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Vendredi 10 Février 2012
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
Photo prise dans une Eglise suisse où le faux esprit du Concile Vatican II semble souffler très fort au point de faire communier les minarets, la sainte Ecriture et le Verbe fait chair.
A Thiberville, l’évêque d’Évreux veut étouffer le Motu Proprio
« Le diocèse d’Évreux est l’un des plus sinistrés de France. Après Mgr Gaillot et Mgr David, Mgr Nourrichard gère la faillite d’une terre jadis chrétienne, où les églises se ferment les unes après les autres, les catéchismes sont désertés, les vocations découragées, les finances asséchées.
Dans ce désert, un prêtre, l’abbé Francis Michel, maintient la plus vivante des paroisses, Thiberville. Il se trouve que ce curé, qui n’est pas issu du monde traditionaliste mais qui est profondément traditionnel, c'est-à-dire catholique, a appliqué par anticipation le Motu Proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI, depuis de longues années. Chez lui sont célébrées des messes dans la forme dite aujourd’hui « extraordinaire » et des messes dans la forme « ordinaire », mais de la manière conforme aux voeux de Benoit XVI et « tourné » vers le Seigneur. Le résultat ? Thiberville et les 17 clochers que dessert l’abbé Michel forment l’ensemble catholique le plus vivant et le plus missionnaire – le seul encore vivant – du diocèse d’Évreux : église de Thiberville comble à toutes les messes, desserte « tournante » des autres églises, catéchismes, participation active des fidèles, foule d’enfants de chœur, scoutisme, confréries, toutes les églises magnifiquement restaurées, enterrements célébrés par le curé lui-même, etc. Ces paroisses où la communion de tous les catholiques est vécue de manière exemplaire est un modèle d’application de la volonté du Pape.
Au-delà de toutes les autres raisons avancées, c’est pour cela que l’évêque voudrait faire disparaître le culte à Thiberville. L’idéologie de « l’esprit du Concile », avec 40 ans de retard, doit s’y appliquer. Après bien des épisodes, Mgr Nourrichard va tenter d’enterrer cette expérience : dimanche prochain, le 3 janvier, il se rendra à Thiberville avec ses collaborateurs et, lors de la messe de 10h, il annoncera avec « douleur » sa décision sans appel : la paroisse de Thiberville n’aura plus de curé propre et sera jointe à un « ensemble paroissial ». La mort du catholicisme paroissial plutôt que le recul de l’idéologie.
A Thiberville et dans tout le canton, c’est la consternation. D’abord parce qu’on y aime beaucoup l’abbé Michel et ensuite parce que l’évêque ne le remplacera pas. Tous les élus locaux de la région et tous les paroissiens seront présents pour dire leur soutien à ce prêtre très populaire, qui a pu commettre des maladresses mais dont le tort principal, pour son évêque, est d’être trop « papiste ».
Le dimanche 3 janvier, la protestation catholique du Peuple de Dieu se fera dans le plus grand calme pour demander qu’à Thiberville la volonté du Pape soit appliquée.
Le comité de soutien à l’abbé Michel »
A Thiberville, l’évêque d’Évreux veut étouffer le Motu Proprio
« Le diocèse d’Évreux est l’un des plus sinistrés de France. Après Mgr Gaillot et Mgr David, Mgr Nourrichard gère la faillite d’une terre jadis chrétienne, où les églises se ferment les unes après les autres, les catéchismes sont désertés, les vocations découragées, les finances asséchées.
Dans ce désert, un prêtre, l’abbé Francis Michel, maintient la plus vivante des paroisses, Thiberville. Il se trouve que ce curé, qui n’est pas issu du monde traditionaliste mais qui est profondément traditionnel, c'est-à-dire catholique, a appliqué par anticipation le Motu Proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI, depuis de longues années. Chez lui sont célébrées des messes dans la forme dite aujourd’hui « extraordinaire » et des messes dans la forme « ordinaire », mais de la manière conforme aux voeux de Benoit XVI et « tourné » vers le Seigneur. Le résultat ? Thiberville et les 17 clochers que dessert l’abbé Michel forment l’ensemble catholique le plus vivant et le plus missionnaire – le seul encore vivant – du diocèse d’Évreux : église de Thiberville comble à toutes les messes, desserte « tournante » des autres églises, catéchismes, participation active des fidèles, foule d’enfants de chœur, scoutisme, confréries, toutes les églises magnifiquement restaurées, enterrements célébrés par le curé lui-même, etc. Ces paroisses où la communion de tous les catholiques est vécue de manière exemplaire est un modèle d’application de la volonté du Pape.
Au-delà de toutes les autres raisons avancées, c’est pour cela que l’évêque voudrait faire disparaître le culte à Thiberville. L’idéologie de « l’esprit du Concile », avec 40 ans de retard, doit s’y appliquer. Après bien des épisodes, Mgr Nourrichard va tenter d’enterrer cette expérience : dimanche prochain, le 3 janvier, il se rendra à Thiberville avec ses collaborateurs et, lors de la messe de 10h, il annoncera avec « douleur » sa décision sans appel : la paroisse de Thiberville n’aura plus de curé propre et sera jointe à un « ensemble paroissial ». La mort du catholicisme paroissial plutôt que le recul de l’idéologie.
A Thiberville et dans tout le canton, c’est la consternation. D’abord parce qu’on y aime beaucoup l’abbé Michel et ensuite parce que l’évêque ne le remplacera pas. Tous les élus locaux de la région et tous les paroissiens seront présents pour dire leur soutien à ce prêtre très populaire, qui a pu commettre des maladresses mais dont le tort principal, pour son évêque, est d’être trop « papiste ».
Le dimanche 3 janvier, la protestation catholique du Peuple de Dieu se fera dans le plus grand calme pour demander qu’à Thiberville la volonté du Pape soit appliquée.
Le comité de soutien à l’abbé Michel »
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Pie XII et Jean Paul II: la sainteté n’exige-t-elle pas patience et vertu?
Pierre-André Chapatte
Le pape Benoît XVI dépose cette année sous le sapin de Noël des cadeaux qui embarrassent. Des cadeaux sous la forme de la proclamation de «vénérables» de deux de ses prédécesseurs, Jean Paul II et Pie XII, étape décisive sur la voie de leurs prochaines béatifications ou canonisation. Pour le premier, le processus de béatification paraît prématuré. Pour le second, il est en l’état franchement troublant.
Les critères de la sainteté ne sont pas forcément tous les mêmes devant Dieu ou devant Rome. Les papes paraissent devenir de saints hommes par leur seule fonction. Une tradition s’installe en effet qui porte le pape à élever quasi systématiquement à la sainteté son ou ses prédécesseurs. Ce n’était pas la coutume autrefois. Benoît XVI s’inscrit dans cette nouvelle habitude et la bouscule à la fois en allant plus vite que les autres. Comme quoi l’accélération du mode de vie saisit aussi le Vatican.
Pour Jean Paul II, le processus de béatification a été mis en route deux mois seulement après sa mort alors qu’une attente de cinq ans constitue la norme habituelle. Admirateur et proche collaborateur de son prédécesseur, Benoît XVI a sans doute ici été sensible à la «vox populi» qui clamait sur la Place Saint-Pierre de Rome à la mort de Jean Paul II «Santo subito» (saint tout de suite). Même si cette voix du peuple n’était pas si spontanée que l’on pensait et qu’elle avait été savamment orchestrée, selon la correspondante du journal français La Croix, notamment par la communauté des Focolari, des dignitaires de la Curie romaine et des prélats polonais. Quoi qu’il en soit et au-delà même des miracles qui peuvent lui être attribués pour accéder à la sainteté, son rayonnement et son rôle historique ont conféré à Jean Paul II une dimension exceptionnelle et incontestable. Le passe-droit dont il bénéficie aujourd’hui pour sa béatification est en outre censé faciliter la procédure engagée par Benoît XVI pour Pie XII.
Car le cas de Pie XII est autrement plus complexe et sujet à polémique. Le processus de sa béatification avait été lancé par Paul VI en 1967 mais laissé en l’état en raison des controverses soulevées par son attitude durant la Deuxième Guerre mondiale face à l’Holocauste. On reproche au pape de l’époque son pesant silence face à l’extermination des juifs par le régime nazi. Ses défenseurs lui sont au contraire gré de sa prudence toute diplomatique qui a permis de sauver aussi des vies et de garder le contact avec les catholiques allemands. La décision de Benoît XVI fâche la communauté juive et suscite pas mal d’incompréhension dans les rangs des catholiques eux-mêmes. Ce pape austère et traditionnel n’a pas laissé le souvenir du saint homme dont le Vatican voudrait nous convraince aujourd’hui.
Ici aussi Benoît XVI pèche par trop de précipitation. L’histoire n’a pas encore pu trancher de l’attitude exacte de Pie XII durant la dernière guerre. Il faudrait pour cela que les archives du Vatican soient ouvertes. Or elles ne le sont pas encore. C’est dire que le pape prend une décision qui restera entachée du soupçon en refusant de laisser les historiens éclaircir d’abord les faits historiques. Il expose aussi l’Eglise au risque d’un désaveu si les archives, une fois accessibles, venaient à confirmer un silence coupable de Rome à face à la question juive. La sainteté n’exige-t-elle pas patience et vertu?
Commentaire de cet éditorial du 24 décembre
En cette fin d’année, monsieur Chapatte ne pouvait que faire écho aux grognements de la meute. Quand on a une réputation de journaliste modéré, soucieux plus que tout du respect de la dignité humaine, quand on situe au firmament de la production intellectuelle les commentaires des éditorialistes parisiens bon teint, quand on rêve d’en être adoubé, il ne faut pas manquer une seule occasion de donner des gages à la pensée unique. C’est ainsi que monsieur Chapatte, à sa manière, à fleurets mouchetés, s’est fait le colporteur, en début d’année, de tous les clichés ineptes au sujet du pape.
On mesure les ravages accomplis par la propagande sur un esprit lorsque celui-ci accepte l’usage que la propagande fait du sens des mots, lorsqu’il n’est plus capable de prendre le moindre recul avec lui. J’ai bien peur que nous en soyons là avec monsieur Chapatte. C’est ainsi que le mot de traditionnel, dans ce montage pavlovien, est immédiatement connoté négativement. Monsieur Chapatte faisant reproche à Pie XII de son côté austère et traditionnel.
D’autres mots sont particulièrement choyés par les éditorialistes dans le vent, ceux comme "polémique"," troublant", "controversé". Ces termes se coulent avantageusement dans une rhétorique sans aucune consistance, molle, une rhétorique désengagée, de spectateur qui n’offre prise à aucune réfutation mais qui se prête à merveille à toutes les opérations de dénigrement. Ces termes permettent de ne prendre aucune position et donc d’esquiver toute réfutation. C'est une rhtéorique d’eunuque, précisément celle dont abusent nos éditorialistes au sujet de Pie XII. Ils pourraient dire, « le pape Pie XII a commis telles ou telles choses condamnables », ou « Pie XII n’a pas jugé bon de faire telle chose indispensable » . Mais parler ainsi, avec cette netteté ( comme je l'ai fait ici ), demande de connaître son sujet et peut vous valoir d’être contesté sur le fond. On comprend pourquoi nos éditorialistes ne veulent pas occuper ce terrain là. Ils préfèrent se réfugier dans le prétendument neutre, dans le descriptif. La preuve que Pie XII est controversé, que son élévation au rang de vénérable est sujet à polémique c’est que nous l’affirmons, et que cette affirmation est reprise en boucle.
C’est ainsi que va la propagande moderne : cent bouches folles, répétant toutes la même chose, font l’actualité. Elles n’apportent rien, aucun élément pour attester que ce qu’elles disent est vrai si ce n’est qu’elles le disent. Et tout ce vide sonore, tout ce vide retentissant se permet au final de faire des reproches à notre pape actuel, de jeter le soupçon ( un de plus) sur ses pratiques, d’affirmer qu’il a péché.
Ô vanité des vanités ! Ô néant !!!
Julien Gunzinger
En cette fin d’année, monsieur Chapatte ne pouvait que faire écho aux grognements de la meute. Quand on a une réputation de journaliste modéré, soucieux plus que tout du respect de la dignité humaine, quand on situe au firmament de la production intellectuelle les commentaires des éditorialistes parisiens bon teint, quand on rêve d’en être adoubé, il ne faut pas manquer une seule occasion de donner des gages à la pensée unique. C’est ainsi que monsieur Chapatte, à sa manière, à fleurets mouchetés, s’est fait le colporteur, en début d’année, de tous les clichés ineptes au sujet du pape.
On mesure les ravages accomplis par la propagande sur un esprit lorsque celui-ci accepte l’usage que la propagande fait du sens des mots, lorsqu’il n’est plus capable de prendre le moindre recul avec lui. J’ai bien peur que nous en soyons là avec monsieur Chapatte. C’est ainsi que le mot de traditionnel, dans ce montage pavlovien, est immédiatement connoté négativement. Monsieur Chapatte faisant reproche à Pie XII de son côté austère et traditionnel.
D’autres mots sont particulièrement choyés par les éditorialistes dans le vent, ceux comme "polémique"," troublant", "controversé". Ces termes se coulent avantageusement dans une rhétorique sans aucune consistance, molle, une rhétorique désengagée, de spectateur qui n’offre prise à aucune réfutation mais qui se prête à merveille à toutes les opérations de dénigrement. Ces termes permettent de ne prendre aucune position et donc d’esquiver toute réfutation. C'est une rhtéorique d’eunuque, précisément celle dont abusent nos éditorialistes au sujet de Pie XII. Ils pourraient dire, « le pape Pie XII a commis telles ou telles choses condamnables », ou « Pie XII n’a pas jugé bon de faire telle chose indispensable » . Mais parler ainsi, avec cette netteté ( comme je l'ai fait ici ), demande de connaître son sujet et peut vous valoir d’être contesté sur le fond. On comprend pourquoi nos éditorialistes ne veulent pas occuper ce terrain là. Ils préfèrent se réfugier dans le prétendument neutre, dans le descriptif. La preuve que Pie XII est controversé, que son élévation au rang de vénérable est sujet à polémique c’est que nous l’affirmons, et que cette affirmation est reprise en boucle.
C’est ainsi que va la propagande moderne : cent bouches folles, répétant toutes la même chose, font l’actualité. Elles n’apportent rien, aucun élément pour attester que ce qu’elles disent est vrai si ce n’est qu’elles le disent. Et tout ce vide sonore, tout ce vide retentissant se permet au final de faire des reproches à notre pape actuel, de jeter le soupçon ( un de plus) sur ses pratiques, d’affirmer qu’il a péché.
Ô vanité des vanités ! Ô néant !!!
Julien Gunzinger
Voici un superbe texte de mon ami Pascal Haemmerli, orthodoxe et théologien.
Les icônes et l’Incarnation
« Και ο λογος σαρξ εγενετο... »
Le jour de l’Incarnation, le jour de la prise de chair du Verbe éternel, fut le jour où le Dieu invisible est devenu visible. « Ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie… »
Le commandement ancien interdisait de représenter le Dieu invisible… et invisible il demeurera à jamais. Mais le jour de Noël est le jour d’un printemps nouveau qui jaillit de la solidarité infinie de Dieu avec l’homme. Au travers d’une femme, Dieu Lui-même prend un visage, pénètre la sphère du visible, la sphère de ce que l’on peut représenter.
Dieu visible en chair et en os fut un scandale pour les Pharisiens et les Saducéens, le blasphème absolu.
La Création même sera sauvée dit saint Paul… et la matière est le pivot de notre salut dit Tertullien…
Celui qui vénère la présence mystérieuse du Christ dans l’icône qui le représente, confesse le sens profond de Noël, la teneur métaphysique de la matière, l’espérance dans la résurrection à venir.
Le Christianisme touche le fond de la matière et lui donne une dignité qu’elle ne reçoit jamais dans tous les paganismes. Le Christianisme brise l’isolement de Dieu, qui s’ouvre à l’homme, le sauve, lui trace la voie pleine et mystique qui conduit à la participation à la nature même de Dieu, comme le dit l’apôtre Pierre.
L’Incarnation, c’est la victoire du personnel sur l’impersonnel, de la présence sur l’immanence, de l’amour sur l’inaccessibilité ; au-delà de tous les panthéismes et de tous les transcendantalismes solipsistes ou idéalistes, se dessine l’harmonie secrète du Cosmos, l’ordre profond du réel, portés par l’inépuisable bonté de l’homme de Nazareth, Dieu crucifié dans la chair, passage du fini vers l’infini, unique chemin vers Celui qui jamais ne sera connu dans son essence.
Quant aux saints que nous vénérons au travers de leurs images, ils sont les icônes vivantes de Celui qui fut sur terre « l’image du Dieu invisible » comme L’appelle saint Paul, ils sont la preuve du salut, le trésor de la Création, les colonnes de soutient du Royaume ; les saints sont la réalisation, la plénitude de la présence du Saint Esprit sur Terre, la marque que nous n’avons aucune excuse de ne pas avoir atteint nous-mêmes la perfection.
Πασχαλιος Γεωργιος
« Και ο λογος σαρξ εγενετο... »
Le jour de l’Incarnation, le jour de la prise de chair du Verbe éternel, fut le jour où le Dieu invisible est devenu visible. « Ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie… »
Le commandement ancien interdisait de représenter le Dieu invisible… et invisible il demeurera à jamais. Mais le jour de Noël est le jour d’un printemps nouveau qui jaillit de la solidarité infinie de Dieu avec l’homme. Au travers d’une femme, Dieu Lui-même prend un visage, pénètre la sphère du visible, la sphère de ce que l’on peut représenter.
Dieu visible en chair et en os fut un scandale pour les Pharisiens et les Saducéens, le blasphème absolu.
La Création même sera sauvée dit saint Paul… et la matière est le pivot de notre salut dit Tertullien…
Celui qui vénère la présence mystérieuse du Christ dans l’icône qui le représente, confesse le sens profond de Noël, la teneur métaphysique de la matière, l’espérance dans la résurrection à venir.
Le Christianisme touche le fond de la matière et lui donne une dignité qu’elle ne reçoit jamais dans tous les paganismes. Le Christianisme brise l’isolement de Dieu, qui s’ouvre à l’homme, le sauve, lui trace la voie pleine et mystique qui conduit à la participation à la nature même de Dieu, comme le dit l’apôtre Pierre.
L’Incarnation, c’est la victoire du personnel sur l’impersonnel, de la présence sur l’immanence, de l’amour sur l’inaccessibilité ; au-delà de tous les panthéismes et de tous les transcendantalismes solipsistes ou idéalistes, se dessine l’harmonie secrète du Cosmos, l’ordre profond du réel, portés par l’inépuisable bonté de l’homme de Nazareth, Dieu crucifié dans la chair, passage du fini vers l’infini, unique chemin vers Celui qui jamais ne sera connu dans son essence.
Quant aux saints que nous vénérons au travers de leurs images, ils sont les icônes vivantes de Celui qui fut sur terre « l’image du Dieu invisible » comme L’appelle saint Paul, ils sont la preuve du salut, le trésor de la Création, les colonnes de soutient du Royaume ; les saints sont la réalisation, la plénitude de la présence du Saint Esprit sur Terre, la marque que nous n’avons aucune excuse de ne pas avoir atteint nous-mêmes la perfection.
Πασχαλιος Γεωργιος
"Nous imposerons un gouvernement mondial" telle a été l'affirmation de Ban Ki Moon à l'issue du sommet de Copenhague. Il s'agit d'obtenir une structure supranationale qui coiffe les souverainetés nationales. Tout s'organise dans ce sens. C'est là que nous pousse la doxa, relayée par tous les médias alignés. Le nouveau président du Conseil de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, en début du mois a aussi affirmé que le sommet de Copenhague devait constituer " la première étape de la mise en place d'un gouvernement mondial de notre planète." Les élites transnationales en rêvent tous. Nous entrons dans la phase de réalisation ultime d'un projet de fascisme mondialisé usant de tous les rouages de la désinformation, de la propagande. Mais comme l'a montré la Suisse, les peuples sont de loin pas prêts à suivre le plan de marche de leurs élites intellectuelles vendues au mondialisme. Ils veulent conserver la maîtrise de leur destin.
suit un article de Serge Portejoie trouvé sur www.mecanopolis.org
Lutte contre le réchauffement climatique ou lutte contre les peuples ?
La gestion du climat est présentée comme le domaine où la mise en œuvre de la gouvernance mondiale ne serait plus discutable. Nous aurions tous le même intérêt, le même devoir : sauver la planète. Le consensus serait de mise, il abolirait les classes sociales et les barrières idéologiques.
Les média, certains écologistes, les politiques [1] et les grands patrons de l’industrie [2] tendent à accréditer l’idée que l’affaire est entendue : Le réchauffement global proviendrait de l’effet de serre engendré par le CO2 que nous envoyons à profusion dans l’atmosphère et nous serions tous coupables à quelques degrés prés et que pour éviter « l’apocalypse », il faudrait se serrer les coudes, tous ensembles, exploités comme exploitants. Pour ce faire, les leçons de civisme vert couvrent les pages et les écrans pour mettre sur le même plan celui qui jette son papier mouchoir sur le trottoir et celui qui fait pousser des roses en Afrique avec une main d’œuvre bon marché en privant d’eau potable les autochtones africains (roses qui sont ensuite transportées par avions en Amérique du nord et en Europe pour les proposer en grandes surfaces en toutes saisons.)
Le discours est maintenant au point. Il faut dépasser les égoïsmes, il faut réduire la production, il faudrait éradiquer la paysannerie. Il faudrait même diminuer drastiquement la population. Un vert, Yves Cochet, s’en est fait le chantre en proposant de réduire les allocations familiales. Une version maoïste à la sauce verte. A quand le sommet de la dépopulation ?
Pour l’instant, constatons que l’instrumentalisation de cette question par toutes les institutions nationales, le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne, L’OCDE, l’ONU et par la plupart des gouvernement sert à justifier la mise en œuvre de politiques dévastatrices qu’on nous présente sous le label de « développement durable », un terme à la mode [3]. En France, sous ce prétexte sera créée une taxe carbone que paieront les classes pauvres et moyennes et dont seront exclus les riches.
Certains scientifiques [4], souvent liés aux industriels eux même liés aux politiques forment un triumvirat sociologique qui cherche par une nouvelle croisade à convaincre que l’avenir est incertain, sauf de nous serrer la ceinture toujours plus.
En matière de science le scepticisme est un devoir et d’autres scientifiques qui ne considèrent, au contraire des précédents, rien comme acquis (cela ne se résume pas à Claude Allègre), mettent en doute cette idée de réchauffement et plus encore certains prévoient au contraire un refroidissement climatique. Bien entendu, ces derniers ne rentrent pas dans la « bonne » case de la pensée unique et n’ont donc pas droit aux grands moyens d’information.
En France, pour les grands moyens d’information, tout se passe comme si les débats sur « le Mur de Berlin », sur « l’identité française » ou sur « le réchauffement climatique » avaient été conçus comme des points de fixation, afin de détourner l’attention des sujets fâcheux comme la crise, le renflouement des banques, les privatisation des services publics, les délocalisations, le chômage, la fermeture des hôpitaux, l’attaque contre la laïcité, les droits des migrants ignorés, les syndicalistes victimes de violences, etc….
Les avancées technologiques et scientifiques qui ont fait un bond en avant au vingtième siècle, plus qu’aux dix siècles précédents et les choix politiques de production ont influé et influent sur les conditions environnementales, quelquefois pour les améliorer, quelquefois pour les détériorer.
Si nous prenons l’exemple de la chimie, notons deux mouvements contradictoires parmi d’autres : Pour le positif, le progrès médical qui permet d’avoir en moyenne depuis l’an mille, en France, doublé l’espérance de vie ; pour le négatif la recherche du profit par le productivisme qui conditionne la pollution des nappes phréatiques par les nitrates, les produits phytosanitaires, notamment les herbicides, et les solvants chlorés qui mettent en cause la vie des personnes et des animaux, notamment le long des cours d’eau.
Notons que ce sont les choix économiques et politiques qui déterminent la recherche et ensuite l’application de cette recherche.
Dans ces conditions si la planète est en danger, les participants du sommet de Copenhague devraient, presque tous, comparaître devant le tribunal de l’humanité. C’est ce qu’a d’ailleurs déclaré le président bolivien Evo Morales, pour lui les responsables du réchauffement de la planète doivent indemniser leurs victimes et être jugés.
En effet, les misères que connaît notre planète avec la pollution de l’air (les aliments font le tour de la terre en avions et méga camions avant de terminer dans notre assiette), de la terre (abus de produits phytosanitaires puis agrocarburants) et des eaux (hydrocarbures notamment) proviennent toutes d’un mode de production et sa recherche de profits à court terme : le mode de production capitaliste. Ce sont les décideurs de ce système qui se sont baguenaudés à Copenhague. Des pyromanes pour éteindre le feu.
S’agissant du sommet de Copenhague, sans verser dans la théorie du complot, on peut légitimement se poser quelques questions et remarquer des convergences d’intérêts :
Ce sommet aurait-il eu pour but (non déclaré) de faire diversion, venant ainsi en renfort des terrorismes, dont celui d’Al-Qaida ?
Ce sommet aurait-il pour but en Europe d’invalider le cadre national au profit de l’Union européenne ?
Ce sommet aurait-il pour but de créer une gouvernance mondiale (c’est complémentaire avec la précédente question), vrai projet totalitaire qui permettrait de choisir l’avenir de sept milliards d’être humains sans que ceux-ci aient leur mot à dire, quitte à ce que ces citoyens d’un nouveau monde soient peinturlurés en martiens, couleur d’espoir comme chacun sait ?
Ce sommet aurait-il pour but d’engager une nouvelle forme de développement capitaliste permettant de relancer les profits tout en diminuant l’impact de l’extraction des hydrocarbures qui à l’exception de l’Arabie Saoudite se fait dans des pays peu sûrs pour le capitalisme : Iran, Venezuela, Russie, voire le Soudan, l’Algérie, le Nigeria ?
Ce sommet aurait-il pour but de permettre de juteuses opérations financières avec les échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre. En effet, les grandes banques multiplient les partenariats avec des start-up « écologiques » pour générer du crédit carbone. Les allocations de droits à polluer sont ainsi devenues objet de spéculation.
Le champion contre le réchauffement climatique, Al Gore, en est le parfait exemple. Ce spéculateur a rejoint en 2007 la société Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB), une société par actions à capitaux privés. Cette société a annoncé un investissement de 500 millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage écologique appelées Green Growth Fund.
Il s’agit donc bien d’un capitalisme vert dénoncé par ailleurs. Les sociétés s’auto-labellisent. Tous les produits que vous achetez en grande surface ont leur label vert. Le « vert » au service de la communication commerciale.
Revenons à Copenhague, d’un point de vue capitaliste, cette diversion se justifie. Quelques remarques non exhaustives.
Socialement, la moitié de l’humanité vit au-dessous du niveau de misère. Les chiffres sont terrifiants : 20 % des plus riches consomment 82,49 % de toutes les richesses de la Terre, les 20 % les plus pauvres doivent se contenter d’un minuscule 1,6 %
Selon ATTAC, les 84 individus les plus riches du monde détiennent une richesse supérieure au PIB de la Chine et de ses 1,3 milliards d’habitants.
En France, selon l’observatoire des inégalités, un ménage sur deux a moins de 1 800 euros par mois de revenus alors que les grands patrons on des revenus annuels de 2 millions à plus de 3 millions d’euros (en 2008, 3,53 millions d’euros pour le PDG de l’Oréal, Jean-Paul Agon).
Pour la France métropolitaine, selon l’INSEE, le taux de chômage s’établit à 9,1 %, soit près de 2,6 millions de personnes en France métropolitaine, à 3,8 millions de personnes si l’on ajoute les personnes exerçant une activité réduite.
La déforestation de la forêt, en Amazonie, en Afrique centrale et en Indonésie, au profit de grands groupes agro-alimentaires bat son plein. Le pillage des ressources pétrolières, gazières et minérales en Afrique par de grands groupes industriels où les Français sont bien représentés (Elf, Bolloré, Bouygues) aussi.
Copenhague, n’a apparemment pas prévu d’annuler la dette des pays dits du Sud. Or seule l’annulation de cette dette, en plus d’un acte de justice, permettrait à ces pays de financer les infrastructures nécessaires à leurs développements et des secteurs sociaux essentiels et donc de protéger l’environnement.
Ces quelques exemples montrent que la meilleure santé de la planète dépend de la santé sociale de ses habitants et que si ces derniers pensent que le système n’est pas bon, ils pourraient essayer d’en changer. C’est bien pourquoi la capitalisme pour continuer son biseness à un impératif besoin de diversion pour assurer sa pérennité
S’il s’agissait de sauver la planète, pourquoi ne pas ajouter à la lutte contre l’effet de serre, celle contre le nucléaire à des fins militaires ? Pourtant, un accident, une guerre, aurait des effets néfastes sur l’environnement et vraisemblablement sur le climat.
Le nucléaire militaire reste le symbole de la puissance et du néocolonialisme, par exemple, Israël par rapport à la Palestine et à l’Iran. Pour permettre la continuation de systèmes nucléaires de plus en plus sophistiqués et de plus en plus dispersés qui rapportent beaucoup aux producteurs d’armes et à leurs actionnaires, la menace terroriste s’est substituée à « l’empire du mal ». Pour la France : Thales, EADS, Dassault, Lagardère, Safran…tirent les marrons du feux. Imaginons un seul instant l’argent utilisé pour le nucléaire militaire employé pour des emplois permettant d’améliorer les conditions de vie sur la planète [5] ?
Dans le cadre d’un autre système politique, il n’en reste pas moins, quels que soient les accords internationaux ou mesures envisagées, que la pollution déjà en place ne se réduira pas d’elle-même.
La nature nous offre la solution grâce aux arbres et autres végétaux avides de CO2 durant toute leur croissance. Il faudra encore mixer la problématique de la pollution avec celles de la désertification et des conditions climatiques. Il faudra donner du temps au temps ce qui est contradictoire avec le capitalisme. Après avoir arrêté la déforestation, il faudra utiliser les techniques qui existent pour faire pousser (ou repousser) des arbres en plein désert. Avec une politique au service des personnes et non l’inverse, essayons-les. Leurs réussites dépendent d’une coopération sans recherche de profits avec des chercheurs indépendants de la finance et de plus en plus nombreux et sous contrôle de l’opinion. Pour faire vite, nous avons besoin de services publics de qualités et auto gestionnaires.
Enfin, il faudra produire bien pour bien nourrir tous les hommes et non pour enrichir quelques-uns. Croire qu’il suffit de produire plus pour nourrir la planète est un non-sens. C’est la question de l’accès aux denrées alimentaires qui est essentielle. Un milliard de personnes dans le monde ont faim parce qu’elles sont trop pauvres, pas parce que l’on ne produit pas de quoi les nourrir en quantité suffisante. Pauvres, à qui le plus souvent, on a pris la terre sur laquelle ils se nourrissaient pour l’utiliser à d’autres fins.
Les questions environnementales n’étant pas indépendantes des systèmes politiques qui les gèrent, il faut aux peuples reconquérir leur espace politique et leur souveraineté, il faut qu’ils se mobilisent, fassent pression et promeuvent des changements venus d’en bas, proposant des échanges multiculturels basés sur la coopération [6] à égalité de droits et de devoirs, un véritable internationalisme et un changement de système politique (révolutionnaire s’il s’agit d’un changement de l’ordre existant dans un sens du bien commun) avec de nouvelles règles constitutionnelles donnant priorité aux citoyens. [7]. Aucun changement réel ne vient d’en haut, il viendra d’en bas, il en va de la qualité de l’environnement comme pour celui de la sécurité sociale, de la démocratie ou de la paix entre les peuples.
Vraisemblablement, nous rentrons dans un nouveau cycle où les gens et notamment les personnes les plus militantes devront créer de nouveaux dispositifs horizontaux, d’échanges, de propositions et d’actions à la place des dispositifs verticaux ou trop souvent les leaders institutionnalisés [8] n’ont pas les mêmes soucis que la base. C’est possible dans l’hexagone comme au niveau international [9]. Alors, seulement, les hommes feront leur propre histoire . . . et amélioreront les conditions planétaires.
Serge Portejoie
une vidéo qui montre toute la violence des policiers de Copenhague, ici
La gestion du climat est présentée comme le domaine où la mise en œuvre de la gouvernance mondiale ne serait plus discutable. Nous aurions tous le même intérêt, le même devoir : sauver la planète. Le consensus serait de mise, il abolirait les classes sociales et les barrières idéologiques.
Les média, certains écologistes, les politiques [1] et les grands patrons de l’industrie [2] tendent à accréditer l’idée que l’affaire est entendue : Le réchauffement global proviendrait de l’effet de serre engendré par le CO2 que nous envoyons à profusion dans l’atmosphère et nous serions tous coupables à quelques degrés prés et que pour éviter « l’apocalypse », il faudrait se serrer les coudes, tous ensembles, exploités comme exploitants. Pour ce faire, les leçons de civisme vert couvrent les pages et les écrans pour mettre sur le même plan celui qui jette son papier mouchoir sur le trottoir et celui qui fait pousser des roses en Afrique avec une main d’œuvre bon marché en privant d’eau potable les autochtones africains (roses qui sont ensuite transportées par avions en Amérique du nord et en Europe pour les proposer en grandes surfaces en toutes saisons.)
Le discours est maintenant au point. Il faut dépasser les égoïsmes, il faut réduire la production, il faudrait éradiquer la paysannerie. Il faudrait même diminuer drastiquement la population. Un vert, Yves Cochet, s’en est fait le chantre en proposant de réduire les allocations familiales. Une version maoïste à la sauce verte. A quand le sommet de la dépopulation ?
Pour l’instant, constatons que l’instrumentalisation de cette question par toutes les institutions nationales, le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne, L’OCDE, l’ONU et par la plupart des gouvernement sert à justifier la mise en œuvre de politiques dévastatrices qu’on nous présente sous le label de « développement durable », un terme à la mode [3]. En France, sous ce prétexte sera créée une taxe carbone que paieront les classes pauvres et moyennes et dont seront exclus les riches.
Certains scientifiques [4], souvent liés aux industriels eux même liés aux politiques forment un triumvirat sociologique qui cherche par une nouvelle croisade à convaincre que l’avenir est incertain, sauf de nous serrer la ceinture toujours plus.
En matière de science le scepticisme est un devoir et d’autres scientifiques qui ne considèrent, au contraire des précédents, rien comme acquis (cela ne se résume pas à Claude Allègre), mettent en doute cette idée de réchauffement et plus encore certains prévoient au contraire un refroidissement climatique. Bien entendu, ces derniers ne rentrent pas dans la « bonne » case de la pensée unique et n’ont donc pas droit aux grands moyens d’information.
En France, pour les grands moyens d’information, tout se passe comme si les débats sur « le Mur de Berlin », sur « l’identité française » ou sur « le réchauffement climatique » avaient été conçus comme des points de fixation, afin de détourner l’attention des sujets fâcheux comme la crise, le renflouement des banques, les privatisation des services publics, les délocalisations, le chômage, la fermeture des hôpitaux, l’attaque contre la laïcité, les droits des migrants ignorés, les syndicalistes victimes de violences, etc….
Les avancées technologiques et scientifiques qui ont fait un bond en avant au vingtième siècle, plus qu’aux dix siècles précédents et les choix politiques de production ont influé et influent sur les conditions environnementales, quelquefois pour les améliorer, quelquefois pour les détériorer.
Si nous prenons l’exemple de la chimie, notons deux mouvements contradictoires parmi d’autres : Pour le positif, le progrès médical qui permet d’avoir en moyenne depuis l’an mille, en France, doublé l’espérance de vie ; pour le négatif la recherche du profit par le productivisme qui conditionne la pollution des nappes phréatiques par les nitrates, les produits phytosanitaires, notamment les herbicides, et les solvants chlorés qui mettent en cause la vie des personnes et des animaux, notamment le long des cours d’eau.
Notons que ce sont les choix économiques et politiques qui déterminent la recherche et ensuite l’application de cette recherche.
Dans ces conditions si la planète est en danger, les participants du sommet de Copenhague devraient, presque tous, comparaître devant le tribunal de l’humanité. C’est ce qu’a d’ailleurs déclaré le président bolivien Evo Morales, pour lui les responsables du réchauffement de la planète doivent indemniser leurs victimes et être jugés.
En effet, les misères que connaît notre planète avec la pollution de l’air (les aliments font le tour de la terre en avions et méga camions avant de terminer dans notre assiette), de la terre (abus de produits phytosanitaires puis agrocarburants) et des eaux (hydrocarbures notamment) proviennent toutes d’un mode de production et sa recherche de profits à court terme : le mode de production capitaliste. Ce sont les décideurs de ce système qui se sont baguenaudés à Copenhague. Des pyromanes pour éteindre le feu.
S’agissant du sommet de Copenhague, sans verser dans la théorie du complot, on peut légitimement se poser quelques questions et remarquer des convergences d’intérêts :
Ce sommet aurait-il eu pour but (non déclaré) de faire diversion, venant ainsi en renfort des terrorismes, dont celui d’Al-Qaida ?
Ce sommet aurait-il pour but en Europe d’invalider le cadre national au profit de l’Union européenne ?
Ce sommet aurait-il pour but de créer une gouvernance mondiale (c’est complémentaire avec la précédente question), vrai projet totalitaire qui permettrait de choisir l’avenir de sept milliards d’être humains sans que ceux-ci aient leur mot à dire, quitte à ce que ces citoyens d’un nouveau monde soient peinturlurés en martiens, couleur d’espoir comme chacun sait ?
Ce sommet aurait-il pour but d’engager une nouvelle forme de développement capitaliste permettant de relancer les profits tout en diminuant l’impact de l’extraction des hydrocarbures qui à l’exception de l’Arabie Saoudite se fait dans des pays peu sûrs pour le capitalisme : Iran, Venezuela, Russie, voire le Soudan, l’Algérie, le Nigeria ?
Ce sommet aurait-il pour but de permettre de juteuses opérations financières avec les échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre. En effet, les grandes banques multiplient les partenariats avec des start-up « écologiques » pour générer du crédit carbone. Les allocations de droits à polluer sont ainsi devenues objet de spéculation.
Le champion contre le réchauffement climatique, Al Gore, en est le parfait exemple. Ce spéculateur a rejoint en 2007 la société Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB), une société par actions à capitaux privés. Cette société a annoncé un investissement de 500 millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage écologique appelées Green Growth Fund.
Il s’agit donc bien d’un capitalisme vert dénoncé par ailleurs. Les sociétés s’auto-labellisent. Tous les produits que vous achetez en grande surface ont leur label vert. Le « vert » au service de la communication commerciale.
Revenons à Copenhague, d’un point de vue capitaliste, cette diversion se justifie. Quelques remarques non exhaustives.
Socialement, la moitié de l’humanité vit au-dessous du niveau de misère. Les chiffres sont terrifiants : 20 % des plus riches consomment 82,49 % de toutes les richesses de la Terre, les 20 % les plus pauvres doivent se contenter d’un minuscule 1,6 %
Selon ATTAC, les 84 individus les plus riches du monde détiennent une richesse supérieure au PIB de la Chine et de ses 1,3 milliards d’habitants.
En France, selon l’observatoire des inégalités, un ménage sur deux a moins de 1 800 euros par mois de revenus alors que les grands patrons on des revenus annuels de 2 millions à plus de 3 millions d’euros (en 2008, 3,53 millions d’euros pour le PDG de l’Oréal, Jean-Paul Agon).
Pour la France métropolitaine, selon l’INSEE, le taux de chômage s’établit à 9,1 %, soit près de 2,6 millions de personnes en France métropolitaine, à 3,8 millions de personnes si l’on ajoute les personnes exerçant une activité réduite.
La déforestation de la forêt, en Amazonie, en Afrique centrale et en Indonésie, au profit de grands groupes agro-alimentaires bat son plein. Le pillage des ressources pétrolières, gazières et minérales en Afrique par de grands groupes industriels où les Français sont bien représentés (Elf, Bolloré, Bouygues) aussi.
Copenhague, n’a apparemment pas prévu d’annuler la dette des pays dits du Sud. Or seule l’annulation de cette dette, en plus d’un acte de justice, permettrait à ces pays de financer les infrastructures nécessaires à leurs développements et des secteurs sociaux essentiels et donc de protéger l’environnement.
Ces quelques exemples montrent que la meilleure santé de la planète dépend de la santé sociale de ses habitants et que si ces derniers pensent que le système n’est pas bon, ils pourraient essayer d’en changer. C’est bien pourquoi la capitalisme pour continuer son biseness à un impératif besoin de diversion pour assurer sa pérennité
S’il s’agissait de sauver la planète, pourquoi ne pas ajouter à la lutte contre l’effet de serre, celle contre le nucléaire à des fins militaires ? Pourtant, un accident, une guerre, aurait des effets néfastes sur l’environnement et vraisemblablement sur le climat.
Le nucléaire militaire reste le symbole de la puissance et du néocolonialisme, par exemple, Israël par rapport à la Palestine et à l’Iran. Pour permettre la continuation de systèmes nucléaires de plus en plus sophistiqués et de plus en plus dispersés qui rapportent beaucoup aux producteurs d’armes et à leurs actionnaires, la menace terroriste s’est substituée à « l’empire du mal ». Pour la France : Thales, EADS, Dassault, Lagardère, Safran…tirent les marrons du feux. Imaginons un seul instant l’argent utilisé pour le nucléaire militaire employé pour des emplois permettant d’améliorer les conditions de vie sur la planète [5] ?
Dans le cadre d’un autre système politique, il n’en reste pas moins, quels que soient les accords internationaux ou mesures envisagées, que la pollution déjà en place ne se réduira pas d’elle-même.
La nature nous offre la solution grâce aux arbres et autres végétaux avides de CO2 durant toute leur croissance. Il faudra encore mixer la problématique de la pollution avec celles de la désertification et des conditions climatiques. Il faudra donner du temps au temps ce qui est contradictoire avec le capitalisme. Après avoir arrêté la déforestation, il faudra utiliser les techniques qui existent pour faire pousser (ou repousser) des arbres en plein désert. Avec une politique au service des personnes et non l’inverse, essayons-les. Leurs réussites dépendent d’une coopération sans recherche de profits avec des chercheurs indépendants de la finance et de plus en plus nombreux et sous contrôle de l’opinion. Pour faire vite, nous avons besoin de services publics de qualités et auto gestionnaires.
Enfin, il faudra produire bien pour bien nourrir tous les hommes et non pour enrichir quelques-uns. Croire qu’il suffit de produire plus pour nourrir la planète est un non-sens. C’est la question de l’accès aux denrées alimentaires qui est essentielle. Un milliard de personnes dans le monde ont faim parce qu’elles sont trop pauvres, pas parce que l’on ne produit pas de quoi les nourrir en quantité suffisante. Pauvres, à qui le plus souvent, on a pris la terre sur laquelle ils se nourrissaient pour l’utiliser à d’autres fins.
Les questions environnementales n’étant pas indépendantes des systèmes politiques qui les gèrent, il faut aux peuples reconquérir leur espace politique et leur souveraineté, il faut qu’ils se mobilisent, fassent pression et promeuvent des changements venus d’en bas, proposant des échanges multiculturels basés sur la coopération [6] à égalité de droits et de devoirs, un véritable internationalisme et un changement de système politique (révolutionnaire s’il s’agit d’un changement de l’ordre existant dans un sens du bien commun) avec de nouvelles règles constitutionnelles donnant priorité aux citoyens. [7]. Aucun changement réel ne vient d’en haut, il viendra d’en bas, il en va de la qualité de l’environnement comme pour celui de la sécurité sociale, de la démocratie ou de la paix entre les peuples.
Vraisemblablement, nous rentrons dans un nouveau cycle où les gens et notamment les personnes les plus militantes devront créer de nouveaux dispositifs horizontaux, d’échanges, de propositions et d’actions à la place des dispositifs verticaux ou trop souvent les leaders institutionnalisés [8] n’ont pas les mêmes soucis que la base. C’est possible dans l’hexagone comme au niveau international [9]. Alors, seulement, les hommes feront leur propre histoire . . . et amélioreront les conditions planétaires.
Serge Portejoie
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L’année ne pouvait pas se terminer sans une dernière offensive des médias alignés contre le pape. Le prétexte tout trouvé fut la décision de benoît XVI d’élever au rang de « vénérable » Pie XII, étape décisive sur le chemin de sa canonisation. La levée d’indignation a été immédiate. C’est que depuis la fameuse pièce de théâtre le Vicaire, portée à l’écran par Costa Gavras dans son film Amen (dont l’affiche présentait la croix du Christ se confondant avec la croix gammée), les milieux progressistes n’ont cessé de vouloir associer Pie XII à la tragédie de la Shoah, de lui en faire porter une part de responsabilité pour instruire le procès de l’Eglise et en détourner le plus de monde.
Ce qui est assez étonnant dans cette nouvelle vague d’indignation de la bienpensance, c’est qu’en définitive l’affaire est tout à fait interne à l’Eglise. Est-ce à dire que les laïcards incroyants d’hier se seraient soudainement, à notre insu, convertis aux principes chrétiens, reconnaîtraient-ils soudainement la réalité de la sainteté ? Bien sûr que non. Mais l’occasion était trop belle pour créer la confusion, mener une nouvelle campagne de déstabilisation du St Siège, tenter d’en désolidariser les catholiques. Rien dans cette entreprise ne doit être négligé, surtout quand il s’agit de marteler des contre-vérités historiques. La déformation de l’histoire constituant la matrice même de la pensée dominante.
Quels sont les faits historiques incontestables :
- Pie XII a été le rédacteur, sous Pie XI, de l’encyclique Mit brennender Sorge condamnant sans aucune ambiguïté le nazisme.
- Il a explicitement donné l'ordre de protéger les juifs. Un document récemment découvert par le père Peter Gumpel l’atteste. Voici ce qu’il contient « Le Saint-Père veut sauver ses fils, y compris les juifs, et ordonne que les monastères offrent leur hospitalité à ces persécutés. » « L’action de sauvetage, écrit le P. Gumpel, a été réalisée à travers des messagers personnels, des prêtres, qui étaient envoyés à différentes institutions et maisons catholiques, ici à Rome, à des universités, des séminaires, des paroisses ou des couvents de religieuses. »
- l’action menée sans relâche par le pape a été reconnue par des dizaines de personnalités juives qui lui ont rendu hommage. Parmi elles Albert Einstein « L’Église catholique a été la seule à protester contre les assauts hitlériens portés à la liberté. Jusqu’alors, je n’avais pris aucun intérêt pour elle, mais aujourd’hui j’éprouve une grande admiration pour l’Eglise, qui seule a eu le courage de se battre pour la vérité spirituelle et la liberté morale. » Mme Golda Meïer, alors ministre des affaires étrangères d’Israël, est venue personnellement remercier Pie XII pour toute son action en faveur des juifs dans le monde. Lors de sa mort elle s’est exprimée en ces termes « Nous partageons la douleur de l’humanité pour la mort de Sa Sainteté Pie XII… Nous pleurons un grand serviteur de la paix et de la charité. Pendant les dix années de la terreur nazie, quand notre peuple a souffert un martyr effroyable, le voix du pape s’est élevée pour condamner les bourreaux et pour exprimer sa compassion envers les victimes. »
- Dernièrement le jounral Jewish Chronicle a publié un article à la suite des travaux de la fondation Pave the Wav dont les chercheurs ont été mandatés par Yad Vashem pour mener des investigations sur le pape durant la seconde guerre mondiale. Le président juif de cette fondation relève l’héroïsme secret de Pie XII dont l’action a sauvé la vie de milliers de juifs. Il conclut : « De ce que j’ai vu, c’est le plus grand héros de la Seconde Guerre mondiale, sans aucun doute. »
- Le grand rabbin de Rome Israel Zolli s’est converti au catholicisme en 1945. Il a pris le nom « Eugenio Maria », en hommage au Pape Pie XII,né Eugenio Pacelli, en raison de son inlassable dévouement pour les juifs de Rome durant la seconde guerre mondiale.
Alors pourquoi les mensonges, la désinformation constante autour de Pie XII ? Parce Pie XII a été un pape d’une infinie responsabilité qui ne peut qu'échapper à nos donneurs de leçons totalement coupés du réel. Plutôt que les grandes actions retentissantes, les prises de parole fracassantes Pie XII a privilégié l’action discrète, constante, dépêchant jour après jour des prêtres dans les couvents pour qu’ils fassent bon accueil aux persécutés, élaborant tout un réseau de solidarité pour mettre les juifs à l’abri des fureurs nazis. Instruit de la répression sanglante et immédiate des nazis, à la suite de publication d’une lettre des évêques de Hollande dénonçant les excès des nazis (en 24 heures tous les juifs de Hollande, ou presque, furent en effet déportés.), Pie XII a parfaitement compris que toute déclaration intempestive mènerait à l’abattoir des milliers de juifs.
On peut ainsi mesurer l’indécence des nervis de la cabale anti-Benoît XVI. Car c’est naturellement ce dernier que l’on attaque au travers de Pie XII. Ils sont les gardiens de la morale bienpensante, distribuant les bons et les mauvais points, mais ils vivent dans une bulle, se tiennent à des années lumière du réel. Le grotesque de leurs prétentions sauterait aux yeux de tous s’ils ne tenaient pas les rennes de l’essentiel des médias dominants.
Julien Gunzinger
Quels sont les faits historiques incontestables :
- Pie XII a été le rédacteur, sous Pie XI, de l’encyclique Mit brennender Sorge condamnant sans aucune ambiguïté le nazisme.
- Il a explicitement donné l'ordre de protéger les juifs. Un document récemment découvert par le père Peter Gumpel l’atteste. Voici ce qu’il contient « Le Saint-Père veut sauver ses fils, y compris les juifs, et ordonne que les monastères offrent leur hospitalité à ces persécutés. » « L’action de sauvetage, écrit le P. Gumpel, a été réalisée à travers des messagers personnels, des prêtres, qui étaient envoyés à différentes institutions et maisons catholiques, ici à Rome, à des universités, des séminaires, des paroisses ou des couvents de religieuses. »
- l’action menée sans relâche par le pape a été reconnue par des dizaines de personnalités juives qui lui ont rendu hommage. Parmi elles Albert Einstein « L’Église catholique a été la seule à protester contre les assauts hitlériens portés à la liberté. Jusqu’alors, je n’avais pris aucun intérêt pour elle, mais aujourd’hui j’éprouve une grande admiration pour l’Eglise, qui seule a eu le courage de se battre pour la vérité spirituelle et la liberté morale. » Mme Golda Meïer, alors ministre des affaires étrangères d’Israël, est venue personnellement remercier Pie XII pour toute son action en faveur des juifs dans le monde. Lors de sa mort elle s’est exprimée en ces termes « Nous partageons la douleur de l’humanité pour la mort de Sa Sainteté Pie XII… Nous pleurons un grand serviteur de la paix et de la charité. Pendant les dix années de la terreur nazie, quand notre peuple a souffert un martyr effroyable, le voix du pape s’est élevée pour condamner les bourreaux et pour exprimer sa compassion envers les victimes. »
- Dernièrement le jounral Jewish Chronicle a publié un article à la suite des travaux de la fondation Pave the Wav dont les chercheurs ont été mandatés par Yad Vashem pour mener des investigations sur le pape durant la seconde guerre mondiale. Le président juif de cette fondation relève l’héroïsme secret de Pie XII dont l’action a sauvé la vie de milliers de juifs. Il conclut : « De ce que j’ai vu, c’est le plus grand héros de la Seconde Guerre mondiale, sans aucun doute. »
- Le grand rabbin de Rome Israel Zolli s’est converti au catholicisme en 1945. Il a pris le nom « Eugenio Maria », en hommage au Pape Pie XII,né Eugenio Pacelli, en raison de son inlassable dévouement pour les juifs de Rome durant la seconde guerre mondiale.
Alors pourquoi les mensonges, la désinformation constante autour de Pie XII ? Parce Pie XII a été un pape d’une infinie responsabilité qui ne peut qu'échapper à nos donneurs de leçons totalement coupés du réel. Plutôt que les grandes actions retentissantes, les prises de parole fracassantes Pie XII a privilégié l’action discrète, constante, dépêchant jour après jour des prêtres dans les couvents pour qu’ils fassent bon accueil aux persécutés, élaborant tout un réseau de solidarité pour mettre les juifs à l’abri des fureurs nazis. Instruit de la répression sanglante et immédiate des nazis, à la suite de publication d’une lettre des évêques de Hollande dénonçant les excès des nazis (en 24 heures tous les juifs de Hollande, ou presque, furent en effet déportés.), Pie XII a parfaitement compris que toute déclaration intempestive mènerait à l’abattoir des milliers de juifs.
On peut ainsi mesurer l’indécence des nervis de la cabale anti-Benoît XVI. Car c’est naturellement ce dernier que l’on attaque au travers de Pie XII. Ils sont les gardiens de la morale bienpensante, distribuant les bons et les mauvais points, mais ils vivent dans une bulle, se tiennent à des années lumière du réel. Le grotesque de leurs prétentions sauterait aux yeux de tous s’ils ne tenaient pas les rennes de l’essentiel des médias dominants.
Julien Gunzinger
Dans son éditorial du 14 décembre 2009, voici ce qu'écrivait Monsieur Chapatte.
Le peuple n'a pas tous les droits et n'a pas toujours raison. Il le sait bien
Le peuple peut-il se prononcer sur n’importe quel sujet? Le peuple a-t-il tous les droits? Le peuple a-t-il toujours raison? Ce sont les questions qui se posent avec une acuité nouvelle après l’initiative antiminarets acceptée le 29 novembre et d’autres encore en débat comme celle de l’UDC qui réclame le renvoi des délinquants étrangers. Ces questions sont posées en fait depuis que le droit interne d’un pays n’est plus le seul à s’appliquer et que les Etats ont développé un droit international et des institutions supranationales qui s’imposent, contrôlent ou suppléent au droit interne d’un pays.
La démocratie semi-directe que l’on connaît dans notre pays n’est donc pas sans limite. La Suisse s‘est inscrite dans une communauté internationale qui a progressé en inscrivant dans le bronze la défense des libertés et des droits fondamentaux. Le monde n’est de loin pas encore parfait, mais il s’est éloigné de la barbarie pour s’engager dans une civilisation respectueuse des droits de la personne par un nombre de règles que seules les dictatures ne respectent pas. Il serait absurde de permettre que ces mêmes règles puissent être contournées par une démocratie populaire érigée en un nouvel absolutisme. Le résultat reviendrait au même: que ce soit par la volonté du prince ou par celle du peuple,les droits fondamentaux seraient bafoués
Ces limites du droit international aux droits populaires montrent bien que le peuple n’a pas tous les droits ni qu’il a toujours raison. D’ailleurs, le peuple admet implicitement lui-même qu’il n’a pas toujours raison et qu’il peut se tromper. Par exemple quand il refuse à plusieurs reprises le droit de vote des femmes avant de le leur reconnaître plus tard. Même chose pour l’adhésion à l’ONU. Les Suisses ont dit non avant de répondre oui. Idem encore dans nos relations avec l’Union européenne. Le peuple n’a pas voulu de la participation à l’Espace économique européen en 1992, mais il a approuvé par la suite des accords bilatéraux qui conduisent à peu près au même résultat mais par une voie plus lente, plus difficile et plus coûteuse.
Les règles du jeu démocratique en Suisse ne sont cependant pas claires. Qui doit décider ou non de la validité d’une initiative au regard de nos engagements internationaux? Dans les cantons, les parlements ont cette compétence, avec des recours aux tribunaux. Au niveau fédéral, le Gouvernement et le Parlement se montrent incapables ou s’estiment mal placés pour trancher. S’ils laissent aller un texte devant le peuple, ils prennent le risque de le rendre inapplicable. S’ils refusent, ils s’exposent à la critique d’un choix politique. Il faudrait donc sortir cette compétence de l’exécutif et du législatif pour la confier à une autorité judiciaire – le Tribunal fédéral ou mieux, une Cour constitutionnelle suisse à créer. La décision de valider ou d’invalider une initiative ne doit pas être un choix politique, mais une affaire juridique. Et donc à trancher par des hommes de droit et non des politiques.
Pierre-André Chapatte
Cher monsieur,
Votre éditorial du 14 décembre a particulièrement retenu mon attention. Le vote du peuple suisse du 29 novembre, qui n’a pas votre agrément, vous fait vous poser une grave question. Le peuple est-il réellement le souverain absolu ? Il est troublant de constater qu’à l’occasion de cette votation cette question se mette à tourmenter la génération de mai 68. L’une des personnes les plus représentatives de cette période, Daniel Cohn Bendit, a exprimé, dans des termes voisins des vôtres, sa réprobation de voir le peuple être saisi de ce genre de question. La ruse de la raison, que votre génération aimait à convoquer pour désigner à l’humanité son plan de marche, semble vouloir vous administrer une leçon dont vous paraissez cette fois incapable de percevoir l’enseignement. Votre génération, qui n’a eu de cesse de vouloir défendre le sujet souverain maître de son destin, de vouloir déboulonner la statue du commandeur, de vouloir mettre à bas toutes les autorités, dissoudre tous les tabous au nom de la liberté individuelle, au nom du désir par nature transgressif ( cette définition du désir est celle d’un autre enfant de 68, un certain Nicolas Sarkozy) ne se satisfait soudainement plus du choix d’un peuple composé de sujets souverains. Après avoir tant loué les vertus de la dissolution de tout ordre morale, de toute limite discriminatoire au prétexte qu’ils résulteraient d’un montage culturel arbitraire qui porte atteinte à la liberté de chacun, vous voilà à la recherche d’une limite pour tenir la bride aux sujets souverains que votre génération chérissait autrefois. Vous ne pouvez dès lors esquiver l’interpellation suivante : pourquoi donc ce choix là du peuple, précisément, vous jette ainsi hébété à la recherche d’un principe limitatif? Pourquoi sur un problème comme celui de l’avortement votre génération ne s’est-elle pas soucier d’un tel principe ?J'ai ma petite idée à ce sujet et je vais prendre le soin d'analyser votre éditorial pour vous l'exposer.
A vous lire, ce principe limitatif semble résider entièrement dans l’ordre juridique. La norme juridique internationale viendrait avantageusement limiter la volonté populaire. Cependant, il ne vous échappe pas, je pense, qu’invoquer l’ordre juridique, fût-il international, est une gageure. En effet tout ordre juridique, selon les principes du droit démocratique en vigueur dans les régimes libéraux, est fondé sur la souveraineté populaire. En ce sens aucun traité international ne peut se prévaloir de se situer au-dessus de la souveraineté populaire puisque pas même la constitution dans nos régimes démocratiques n’est au-dessus de la souveraineté populaire(*).C’est absolument imparable. La souveraineté est par nature illimitée. Si la souveraineté absolue réside dans le peuple, alors la démocratie n’a pas de limite. Tout ordre juridique ne fait en ce sens que figer la volonté du peuple à un certain instant. Il est à sa remorque et ne fonde aucune norme supérieure qui ne puisse être changée par la volonté du souverain. Or dans votre hâte à vouloir lui faire jouer le rôle de limite absolue vous ne faites que démontrer que votre conception de la liberté, du sujet souverain, a en fait pour vocation de consacrer un ordre métaphysique précis. Tant que la volonté populaire allait dans le sens de cette métaphysique il n’y avait rien à lui reprocher. Quelle est-elle cette métaphysique ? C’est celle qui veut que l’homme n’est tenu par aucune nature humaine, qu’il peut en conséquence se donner les principes qu’il souhaite car il est libre de déterminer ce qu’est le bien et le mal. Il est bien évident que c’est cette idée là qui anime fondamentalement l’ordre libéral, car le libéral qui penserait que l’homme a une nature humaine précise, ne pourrait que faire procéder le bien commun du respect de cette nature humaine. Il serait amené à devoir justifier que certaines formes de vie soient privilégiées plutôt que d’autres, à accepter le principe de discrimination et il ne serait tout simplement plus libéral. Tout l’ordre libéral repose donc sur la dogmatique de l’indifférenciation ( il n’y a pas de nature humaine, ou plutôt chacun peut choisir la sienne, c’est indifférent) qui promeut infailliblement une société où il est interdit de privilégier certaines valeurs morales, certains principes métaphysique ou religieux au prétexte que se serait faire violence à la liberté de chacun. D’où naturellement le silence de toutes les autorités morales de cette métaphysique sur les questions de l’avortement. Puisque l’avortement est une conquête de cet homme qui n’entend être soumis à aucune loi morale, aucun ordre transcendant. D’où la montée aux créneaux des ces mêmes autorités morales sur l’affaire des minarets, puisque le peuple a estimé que tout ne se valait pas, que notre pays doit se protéger de certains symboles religieux.
Tant que la volonté du peuple ne remettait pas en cause, par ses choix, la dogmatique de l’indifférenciation, il n’y avait pas de problème. L’espace publique pouvait être progressivement vidé de tout ce qui renvoyait aux principes moraux, symboliques et religieux hérités du passé au prétexte qu’ils étaient attentatoires à la liberté pour chacun de choisir son mode de vie, ses principes, qu’ils étaient discriminatoires ( mot affreux entre tous). Mais par la grâce de cette initiative et des réactions des opposants formés à l’école de 68, on distingue désormais, jour après jour, que leur pensée recouvre une imposture (certainement ne s’en rendent-ils pas compte, pour la plupart d’entre eux). En fait, notre ordre politique est entièrement sommé de se soumettre à la métaphysique de l’indifférenciation. Et si les peuples n’y sont pas favorables, il faut alors organiser leur neutralisation comme vous l’avez clairement expliqué.
Cher monsieur, votre réaction est en fait salvatrice pour la pensée, car enfin nous allons pouvoir débattre terme à terme de la métaphysique qui est la vôtre et qui définit son plan de route à l’ordre libéral. Désormais l’ordre libéral ne peut plus faire croire à quiconque qu’il ne veut promouvoir qu’une stricte neutralité métaphysique ou religieuse dans un souci de paix civil et de concorde. Il est de part en part au service d’une métaphysique, il est la force agissante promouvant une certaine idée de l’homme. Nous allons donc pouvoir discuter à nouveau du fond des choses. Et notamment de cette question: est-ce que votre idée de l’homme est la bonne? Ce sujet est à nouveau devenu politique. Les masques sont tombés en Suisse et dans la foulée ils tombent également partout en Europe.
Vive la pensée libre, vive le vrai débat d’idées libéré de la logique de la diabolisation, de la stigmatisation.
(*)C’est ainsi que notre constitution dans son article 193 prévoit la révision totale de la constitution.
Julien Gunzinger
Votre éditorial du 14 décembre a particulièrement retenu mon attention. Le vote du peuple suisse du 29 novembre, qui n’a pas votre agrément, vous fait vous poser une grave question. Le peuple est-il réellement le souverain absolu ? Il est troublant de constater qu’à l’occasion de cette votation cette question se mette à tourmenter la génération de mai 68. L’une des personnes les plus représentatives de cette période, Daniel Cohn Bendit, a exprimé, dans des termes voisins des vôtres, sa réprobation de voir le peuple être saisi de ce genre de question. La ruse de la raison, que votre génération aimait à convoquer pour désigner à l’humanité son plan de marche, semble vouloir vous administrer une leçon dont vous paraissez cette fois incapable de percevoir l’enseignement. Votre génération, qui n’a eu de cesse de vouloir défendre le sujet souverain maître de son destin, de vouloir déboulonner la statue du commandeur, de vouloir mettre à bas toutes les autorités, dissoudre tous les tabous au nom de la liberté individuelle, au nom du désir par nature transgressif ( cette définition du désir est celle d’un autre enfant de 68, un certain Nicolas Sarkozy) ne se satisfait soudainement plus du choix d’un peuple composé de sujets souverains. Après avoir tant loué les vertus de la dissolution de tout ordre morale, de toute limite discriminatoire au prétexte qu’ils résulteraient d’un montage culturel arbitraire qui porte atteinte à la liberté de chacun, vous voilà à la recherche d’une limite pour tenir la bride aux sujets souverains que votre génération chérissait autrefois. Vous ne pouvez dès lors esquiver l’interpellation suivante : pourquoi donc ce choix là du peuple, précisément, vous jette ainsi hébété à la recherche d’un principe limitatif? Pourquoi sur un problème comme celui de l’avortement votre génération ne s’est-elle pas soucier d’un tel principe ?J'ai ma petite idée à ce sujet et je vais prendre le soin d'analyser votre éditorial pour vous l'exposer.
A vous lire, ce principe limitatif semble résider entièrement dans l’ordre juridique. La norme juridique internationale viendrait avantageusement limiter la volonté populaire. Cependant, il ne vous échappe pas, je pense, qu’invoquer l’ordre juridique, fût-il international, est une gageure. En effet tout ordre juridique, selon les principes du droit démocratique en vigueur dans les régimes libéraux, est fondé sur la souveraineté populaire. En ce sens aucun traité international ne peut se prévaloir de se situer au-dessus de la souveraineté populaire puisque pas même la constitution dans nos régimes démocratiques n’est au-dessus de la souveraineté populaire(*).C’est absolument imparable. La souveraineté est par nature illimitée. Si la souveraineté absolue réside dans le peuple, alors la démocratie n’a pas de limite. Tout ordre juridique ne fait en ce sens que figer la volonté du peuple à un certain instant. Il est à sa remorque et ne fonde aucune norme supérieure qui ne puisse être changée par la volonté du souverain. Or dans votre hâte à vouloir lui faire jouer le rôle de limite absolue vous ne faites que démontrer que votre conception de la liberté, du sujet souverain, a en fait pour vocation de consacrer un ordre métaphysique précis. Tant que la volonté populaire allait dans le sens de cette métaphysique il n’y avait rien à lui reprocher. Quelle est-elle cette métaphysique ? C’est celle qui veut que l’homme n’est tenu par aucune nature humaine, qu’il peut en conséquence se donner les principes qu’il souhaite car il est libre de déterminer ce qu’est le bien et le mal. Il est bien évident que c’est cette idée là qui anime fondamentalement l’ordre libéral, car le libéral qui penserait que l’homme a une nature humaine précise, ne pourrait que faire procéder le bien commun du respect de cette nature humaine. Il serait amené à devoir justifier que certaines formes de vie soient privilégiées plutôt que d’autres, à accepter le principe de discrimination et il ne serait tout simplement plus libéral. Tout l’ordre libéral repose donc sur la dogmatique de l’indifférenciation ( il n’y a pas de nature humaine, ou plutôt chacun peut choisir la sienne, c’est indifférent) qui promeut infailliblement une société où il est interdit de privilégier certaines valeurs morales, certains principes métaphysique ou religieux au prétexte que se serait faire violence à la liberté de chacun. D’où naturellement le silence de toutes les autorités morales de cette métaphysique sur les questions de l’avortement. Puisque l’avortement est une conquête de cet homme qui n’entend être soumis à aucune loi morale, aucun ordre transcendant. D’où la montée aux créneaux des ces mêmes autorités morales sur l’affaire des minarets, puisque le peuple a estimé que tout ne se valait pas, que notre pays doit se protéger de certains symboles religieux.
Tant que la volonté du peuple ne remettait pas en cause, par ses choix, la dogmatique de l’indifférenciation, il n’y avait pas de problème. L’espace publique pouvait être progressivement vidé de tout ce qui renvoyait aux principes moraux, symboliques et religieux hérités du passé au prétexte qu’ils étaient attentatoires à la liberté pour chacun de choisir son mode de vie, ses principes, qu’ils étaient discriminatoires ( mot affreux entre tous). Mais par la grâce de cette initiative et des réactions des opposants formés à l’école de 68, on distingue désormais, jour après jour, que leur pensée recouvre une imposture (certainement ne s’en rendent-ils pas compte, pour la plupart d’entre eux). En fait, notre ordre politique est entièrement sommé de se soumettre à la métaphysique de l’indifférenciation. Et si les peuples n’y sont pas favorables, il faut alors organiser leur neutralisation comme vous l’avez clairement expliqué.
Cher monsieur, votre réaction est en fait salvatrice pour la pensée, car enfin nous allons pouvoir débattre terme à terme de la métaphysique qui est la vôtre et qui définit son plan de route à l’ordre libéral. Désormais l’ordre libéral ne peut plus faire croire à quiconque qu’il ne veut promouvoir qu’une stricte neutralité métaphysique ou religieuse dans un souci de paix civil et de concorde. Il est de part en part au service d’une métaphysique, il est la force agissante promouvant une certaine idée de l’homme. Nous allons donc pouvoir discuter à nouveau du fond des choses. Et notamment de cette question: est-ce que votre idée de l’homme est la bonne? Ce sujet est à nouveau devenu politique. Les masques sont tombés en Suisse et dans la foulée ils tombent également partout en Europe.
Vive la pensée libre, vive le vrai débat d’idées libéré de la logique de la diabolisation, de la stigmatisation.
(*)C’est ainsi que notre constitution dans son article 193 prévoit la révision totale de la constitution.
Julien Gunzinger
un article passionnant Jean-Claude Paye
Sociologue. Derniers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit, La Dispute 2004 ; Global War on Liberty, Telos Press 2007.
Une fois de plus l’Union européenne cède aux exigences de Washington sans contrepartie : les États-Unis auront légalement accès aux informations bancaires des Européens, dès que le Traité de Lisbonne sera entré en vigueur et que le Parlement européen aura avalisé le nouvel accord. Au demeurant, avant même le vote parlementaire, ces dispositions sont déjà appliquées. Jean-Claude Paye analyse cette nouvelle concession.
Ces dernières années, l’Union européenne et les États-Unis ont signé un ensemble d’accords en matière de remise des données personnelles : informations PNR des passagers aériens [1], données financières dans le cadre de l’affaire Swift [2]. Un projet de transfert général est en préparation. Il s’agit de remettre, en permanence aux autorités américaines, une série d’informations privées, telles le numéro de la carte de crédit, les détails des comptes bancaires, les investissements réalisés, les connexions internet, la race, les opinions politiques, les moeurs, la religion [3].
Progressivement, l’Union transforme sa propre légalité, afin de permettre au droit états-unien de s’appliquer directement sur son territoire. Chaque nouvel accord constitue un nouvel abandon de souveraineté des pays membres de l’Union européenne. Le texte qui vient d’être signé entre l’UE et les USA, en matière de saisie des données financières, en est un exemple éclairant.
L’affaire Swift
Ce 30 novembre 2009, le Conseil des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne a avalisé le projet d’accord établi par la Commission, qui permet aux autorités US de se saisir, sur les serveurs de la société Swift placés sur le sol européen, des données personnelles financières des citoyens des pays membres de l’Union. Cette ratification par le Conseil est la dernière étape du processus destiné à mettre fin au scandale de l’affaire Swift et à toute contestation du droit que se sont octroyé les États-Unis de se saisir des informations financières concernant les ressortissants européens.
L’affaire Swift avait éclaté lorsque, en 2006, la presse états-unienne avait révélé que cette société avait, depuis les attentats du 11 septembre 2001, transmis clandestinement, au Département du Trésor US, des dizaines de millions de données confidentielles concernant les opérations de ses clients. Swift, société américaine de droit belge, gère les échanges internationaux de quelques 8 000 institutions financières situées dans 208 pays. Elle assure le transfert de données relatives aux paiements, mais ne fait pas transiter d’argent.
Malgré la violation flagrante des droits, européen et belge, de protection des données personnelles, ce transfert n’a jamais été remis en cause. Au contraire, l’UE et les USA ont signé plusieurs accords destinés à légitimer cette capture.
Tous ont été justifiés par la lutte contre le terrorisme. La saisie par les autorités US était rendue possible par la particularité du système Swift. En effet, toutes les données contenues par le serveur européen, installé à La Haye, étaient également placées sur un second serveur placé aux États-Unis. Ce qui permettait aux douanes états-uniennes d’en prendre possession, le droit américain autorisant cette saisie.
Un nouvel accord UE-USA
Toutefois, depuis juin 2007, il a été prévu que les données Swift inter-européennes ne soient plus transférées aux USA, mais sur un second serveur européen. Cette nouvelle procédure s’avère formellement plus conforme au droit européen et supprimerait la possibilité des autorités états-uniennes de se saisir de ces informations. Ce nouveau serveur placé à Zurich est opérationnel depuis novembre de cette année.
Suite à cette réorganisation et contrairement à ce qui était affirmé lors des précédents accords, le Commissaire européen à la Justice Jacques Barrot a expliqué que les Vingt-Sept souhaitent donner, aux enquêteurs du Trésor américain, accès aux centres d’opérations européens gérés par Swift. Il a déclaré que « ce serait extrêmement dangereux à ce stade de cesser la surveillance et le contrôle de ces flux d’informations » [4] et affirmé que les opérations américaines sur le serveur américain de Swift s’étaient révélées « un outil important et efficace ». Il a simplement repris les déclarations du juge Brugière, la « personnalité éminente » [5] désignée par la Commission pour « contrôler » l’utilisation américaine des dizaines de millions de données transférées chaque année. Ce dernier avait prétendu que cette saisie avait « permis d’éviter un certain nombre d’attentats ». Aucun exemple, permettant de vérifier ces allégations, n’a été avancé. L’énonciation du caractère indispensable de la capture des données financières devient la preuve du succès de cette politique dans la lutte contre le terrorisme. Une identité est établie entre le mot et la chose.
Des justifications en trompe l’œil
L’énonciation de la lutte contre le terrorisme suffit à justifier la capture des données financières. Cependant, la réalité nous montre que les attentats sont généralement sont peu coûteux et ne nécessitent aucun déplacement important d’argent. . La raison invoquée prend un caractère surréaliste quand on sait que la commission officielle d’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 n’a pas voulu investiguer sur les mouvements de capitaux suspects, enregistrés les jours précédents les attentats. Pourtant, juste avant les attaques du 11 septembre, le 6, 7 et 8, il y a eu des options de vente exceptionnelles sur les actions des 2 compagnies aériennes [Americain et United Airlines] qui furent détournées par les pirates, ainsi que sur Merril Lynch, l’un des plus grands locataires du World Trade Center. Ces informations ont été révélées notamment par Ernst Welteke, président de la Deutsche Bank à l’époque, qui a aussi déclaré qu’il y avait beaucoup de faits qui prouvent que les personnes impliquées dans les attaques profitèrent d’informations confidentielles afin de réaliser des opérations suspectes [6]. Tous ces éléments, le fait qu’un attentat terroriste ne nécessite pas d’importants transferts de fonds et la volonté politique de ne pas enquêter sur les transferts financiers suspects, nous indiquent que la capture des données financières des citoyens est bien un objectif en soi.
Souveraineté états-unienne sur le sol européen
La Commission a voulu d’abord signer un accord transitoire, qui a pris effet dès la mise en route du serveur de Zurich. Le processus de décision a été confié à la présidence suédoise et au Conseil, rejetant ainsi toute possibilité de décision partagée avec le Parlement. Cela a toute son importance car le Conseil suit quasiment toujours les positions des fonctionnaires permanents et ceux-ci, se révèlent, le plus souvent, être de simples relais des négociateurs américains. Le commissaire Jacques Barrot affirme réaliser un accord équilibré, mais il a dû reconnaître que le texte actuel n’inclut pas l’accès des autorités européennes aux transactions bancaires états-uniennes [7].
À cet accord transitoire doit succéder un texte définitif, tout aussi unilatéral. Il s’agirait, après 9 mois, de « renégocier » ce qui a été accepté dans l’urgence. Cet accord devrait être avalisé par le Parlement européen, quand le Traité de Lisbonne, qui donne à cette assemblée plus de pouvoirs en matière de police et de Justice, sera d’application. La volonté affichée d’attendre la ratification du Traité indique qu’il s’agit de faire reconnaître, par le Parlement, un droit permanent des autorités américaines de se saisir, sur le sol européen, des données personnelles des citoyens de l’Union. Les nouveaux « pouvoirs » accordés au Parlement trouvent leur raison d’être dans la légitimation des transferts de souveraineté de l’UE vers les USA.
Cette position a le mérite d’être transparente, de présenter le Traité, non pas comme un texte constitutionnel interne à l’Union, mais comme un acte d’intégration de l’UE dans une entité supranationale sous souveraineté états-unienne. Ce nouvel accord qui permet aux autorités US de capturer, sur le sol européen et sans aucune réciprocité, des données personnelles des citoyens de l’Union, représente un nouveau pas dans l’exercice de la souveraineté directe des institutions étasuniennes sur les populations européennes.
Une structure impériale asymétrique
La capture US des informations sur les citoyens européens, surtout celles relatives à leur transactions financières, doit être replacée dans le cadre de la formation du futur grand marché transatlantique à l’horizon 2015 [8]. Les accords, qui autorisent ce transfert vers les USA, ne constituent qu’une étape préparatoire, la condition préalable permettant l’installation d’un grand marché transatlantique [9], ainsi que la constitution d’une entité politique commune. Ayant pour base le droit états-unien, ce projet s’avérera être un grand marché des données personnelles, à travers lequel, ces informations confidentielles seront livrées au secteur privé. La transformation de la vie privée en marchandise va de pair avec sa surveillance policière, cette dernière étant la condition d’existence de la première. La capture des données par les autorités administratives étasuniennes constitue une nouvelle accumulation primitive capitaliste ayant pour objet l’installation de nouveaux rapports de propriété basé sur la fin de la propriété de soi.
Le caractère asymétrique de la capture des données personnelles : les autorités américaine ayant accès aux données européennes, sans qu’il soit question d’une quelconque réciprocité, nous révèle que au niveau du futur grand marché transatlantique, toutes les entreprises seront égales, mais certaines, les firmes US, le seront plus que d’autres.
L’utilisation par les autorités états-uniennes des données financières recueillies lors de « la lutte contre le terrorisme » a déjà commencé dans le cadre de « la lutte contre la fraude fiscale », dont les attaques contre la banque suisse UBS [10] et l’instrumentalisation du G 20 du 1er et 2 avril 2009 [11] ont été les épisodes les plus médiatisés.
[1] « L’espace aèrien sous contrôle impérial », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 13 octobre 2007.
[2] « Les transactions financières internationales sous contrôle états-unien », Réseau Voltaire, 28 avril 2008.
[3] Council of the European Union, « Note from Presidency to Coreper, Final Report by EU-US Hight Level Contact Group on information sharing and privacy and personal protection », 9831/08, Brussels 28 mai 2008. Téléchargement.
[4] « Partage de données bancaire : nouvelles négociations entre les 27 et les États-Unis », Le Soir, 28 juillet 2009.
[5] « Jean-Louis Bruguière, un juge d’exception », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 29 avril 2004.
[6] « Insider trading’ by terrorists is suspected in Europe », par William Droziac, Washington Post, 22 septembre 2001.
[7] « EU wants to share more bank details with the US authorities », Edri.org, le 29 juillet 2009.
[8] « Un nouvel ordre politique : le futur grand marché transatlantique », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 4 février 2009. « Résolution du Parlement européen sur l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux États-Unis », Réseau Voltaire, 23 mars 2009.
[9] « Un mercato transatlantico imperiale », par Jean-Claude Paye, Critica Marxista, 2009 n° 1
[10] « Lutte contre la fraude fiscale ou main mise sur le système financier international ? », Réseau voltaire, 3 mars 2009.
[11] « À qui profite la fin du secret bancaire ? Le G 20 : une hiérarchisation des marchés financiers », Réseau Voltaire, 9 avril 2009.
voici un commentaire qui a été laissé à mon dernier article.
"Pourquoi parlez-vous « de la culture de la mort » alors qu'il ne s'agit que de prévenir les grossesses non désirées et de mettre en œuvre des politiques d'instruction et d'émancipation des femmes des pays les plus pauvres? Ne s'agit-il pas d'un à priori idéologique? Aucun « mode de vie hédoniste et consumériste » ne pourra être conservé et j'imagine que vous l'avez déjà compris. En effet la fin des énergies fossiles prévue pour le milieu du siècle va tout bouleverser et si nous voulons que TOUS les humains présents à ce moment là aient un niveau de vie suffisant, il faut bien qu'ils ne soient pas trop nombreux. Les véritables humanistes sont les personnes qui s'inquiètent de la démographie excessive."
j'ai estimé que ces propos méritaient une réponse détaillée.
Littéralement prévenir les grosses non-désirés cela veut dire empêcher les grossesses. Mais il est évident que les partisans de la dépopulation ne s'en tiennent pas à cela, ils entendent promouvoir partout le droit de tuer l'enfant dans le ventre de sa mère. Les journaux que j''ai cités ( dans mon précédent article) ne s'y sont pas trompés puisqu'ils se félicitent que Obama ait fait sauter la politique de Mexico qui interdisait de financer des ONG pratiquant l'avortement ou l'encourageant. Cette mesure fut même la première prise par Obama. Tout un symbole. Dernièrement Mme Clinton, en réponse à une question qui lui a été posé au congrès, a été très explicite. " Il se trouve que nous (l’actuelle administration américaine) pensons que le planning familial constitue une part importante de la santé féminine et que la santé reproductive comporte un accès à l’avortement dont je crois qu’il doit être sûr, légal et rare".
Donc c'est clair! ce qui permet la réduction de la population mondiale, dans l'esprit des personnes qui l'appellent de leurs vœux, c'est l'extension à toute la terre des techniques et services de cette santé reproductive. Comme quoi les humanistes dont vous me faites les louanges peuvent légitimement inspirer d'autres sentiments.
De nombreux scientifiques disent que l'on peut nourrir une population mondiale de 13 milliards d'habitants. Évidemment il est pas possible que 13 milliards d'habitants disposent chacun d'un 4x4 ou de deux écrans plasmas. Il faut donc organiser la décroissance des biens matériels et la croissance des biens spirituels ( connaissance, culture, échange, débats...). Il n'y a aucune fatalité à devoir embrayer sur une dépopulation. Ceux qui le souhaitent ne font que masquer que l'enjeu est de perpétuer un modèle de vie ( philosophique) de jouisseur, hédoniste. Le seul écologisme conséquent c'est celui que défend Benoît XVI, celui qui affirme que la pollution de la nature n'est pas séparable de la pollution des mœurs. On ne peut séparer la pollution de la nature de notre environnement avec celle de notre nature, par son déni ou son mépris.
Car derrière le respect de son cadre de vie par l'écologisme moderne que se cache-t-il ? En fait, que le respect des volontés de l’individu. Pour prendre une image il respecte la nature comme on respecterait un marteau, il se borne à ne pas vouloir l’abîmer pour qu’il puisse servir encore, donc il ne respecte que la volonté de celui qui s’en sert. Ainsi cette écologisme est partie intégrante de la métaphysique moderne qui veut que l’homme n’a d’autre nature que celle qu’il se donne, qui récuse donc l’idée classique de nature selon laquelle on y est fidèle par le respect de la loi morale naturelle. Cet écologisme procède du dogme contemporain de la souveraineté du moi. Il est mu par la crainte que les ressources de la terre ne se tarissent et que l’humanité perde les moyens de faire ce qui lui plaît. C’est donc bien un hédonisme, qui se donne pour collectif. Mais on le sait cette collectivisation du plaisir, comme toutes les collectivisations, n’est qu’un alibi moral pour ceux qui entendent maintenir prioritairement leurs propres privilèges hédonistes.
Ce qui nous permet logiquement de conclure avec Claude Polin« si l’écologisme d’aujourd’hui, ramené à ses principe, est bien un avatar de la sacralisation du moi, du culte de la majorité de nos contemporains voue à la subjectivité, et de manière générale, de la conviction, résolument moderne, que l’homme n’est pas une puissance qui doit passer à l’acte, un être qui a à accomplir le modèle qu’il porte en soi, mais au contraire un être dont toute l’essence consiste à choisir d’être ce qu’il veut, si en un mot l’écologisme contemporain est bien l’effet d’une conception moniste de la nature humaine, - alors l’écologisme est un avatar de la pensée révolutionnaire dans ce qu’elle a de plus profond, et incarne, sans toujours en avoir conscience, la plus pure haine de la Nature des classiques et de la Tradition. »
le débat se poursuit ici
Littéralement prévenir les grosses non-désirés cela veut dire empêcher les grossesses. Mais il est évident que les partisans de la dépopulation ne s'en tiennent pas à cela, ils entendent promouvoir partout le droit de tuer l'enfant dans le ventre de sa mère. Les journaux que j''ai cités ( dans mon précédent article) ne s'y sont pas trompés puisqu'ils se félicitent que Obama ait fait sauter la politique de Mexico qui interdisait de financer des ONG pratiquant l'avortement ou l'encourageant. Cette mesure fut même la première prise par Obama. Tout un symbole. Dernièrement Mme Clinton, en réponse à une question qui lui a été posé au congrès, a été très explicite. " Il se trouve que nous (l’actuelle administration américaine) pensons que le planning familial constitue une part importante de la santé féminine et que la santé reproductive comporte un accès à l’avortement dont je crois qu’il doit être sûr, légal et rare".
Donc c'est clair! ce qui permet la réduction de la population mondiale, dans l'esprit des personnes qui l'appellent de leurs vœux, c'est l'extension à toute la terre des techniques et services de cette santé reproductive. Comme quoi les humanistes dont vous me faites les louanges peuvent légitimement inspirer d'autres sentiments.
De nombreux scientifiques disent que l'on peut nourrir une population mondiale de 13 milliards d'habitants. Évidemment il est pas possible que 13 milliards d'habitants disposent chacun d'un 4x4 ou de deux écrans plasmas. Il faut donc organiser la décroissance des biens matériels et la croissance des biens spirituels ( connaissance, culture, échange, débats...). Il n'y a aucune fatalité à devoir embrayer sur une dépopulation. Ceux qui le souhaitent ne font que masquer que l'enjeu est de perpétuer un modèle de vie ( philosophique) de jouisseur, hédoniste. Le seul écologisme conséquent c'est celui que défend Benoît XVI, celui qui affirme que la pollution de la nature n'est pas séparable de la pollution des mœurs. On ne peut séparer la pollution de la nature de notre environnement avec celle de notre nature, par son déni ou son mépris.
Car derrière le respect de son cadre de vie par l'écologisme moderne que se cache-t-il ? En fait, que le respect des volontés de l’individu. Pour prendre une image il respecte la nature comme on respecterait un marteau, il se borne à ne pas vouloir l’abîmer pour qu’il puisse servir encore, donc il ne respecte que la volonté de celui qui s’en sert. Ainsi cette écologisme est partie intégrante de la métaphysique moderne qui veut que l’homme n’a d’autre nature que celle qu’il se donne, qui récuse donc l’idée classique de nature selon laquelle on y est fidèle par le respect de la loi morale naturelle. Cet écologisme procède du dogme contemporain de la souveraineté du moi. Il est mu par la crainte que les ressources de la terre ne se tarissent et que l’humanité perde les moyens de faire ce qui lui plaît. C’est donc bien un hédonisme, qui se donne pour collectif. Mais on le sait cette collectivisation du plaisir, comme toutes les collectivisations, n’est qu’un alibi moral pour ceux qui entendent maintenir prioritairement leurs propres privilèges hédonistes.
Ce qui nous permet logiquement de conclure avec Claude Polin« si l’écologisme d’aujourd’hui, ramené à ses principe, est bien un avatar de la sacralisation du moi, du culte de la majorité de nos contemporains voue à la subjectivité, et de manière générale, de la conviction, résolument moderne, que l’homme n’est pas une puissance qui doit passer à l’acte, un être qui a à accomplir le modèle qu’il porte en soi, mais au contraire un être dont toute l’essence consiste à choisir d’être ce qu’il veut, si en un mot l’écologisme contemporain est bien l’effet d’une conception moniste de la nature humaine, - alors l’écologisme est un avatar de la pensée révolutionnaire dans ce qu’elle a de plus profond, et incarne, sans toujours en avoir conscience, la plus pure haine de la Nature des classiques et de la Tradition. »
le débat se poursuit ici
Dans un précédent article je désignais les politiques de dépopulation mondiale comme le réel objectif de nombre de partisans du développement durable, au motif que c’est le seul moyen de lutter contre le réchauffement climatique. La thèse du réchauffement climatique, on le sait, a de nombreux opposants scientifiques. Dernièrement il a été révélé que des scientifiques du GEIC (cet organe d’expertise sur les questions climatiques qui produit les rapports auxquels s’adossent tous les promoteurs de politiques anti-réchauffement) ont trafiqué leurs chiffres pour ajuster leurs résultats à la thèse du réchauffement climatique.
Hier à Copenhague, lors d’une conférence de presse, un journaliste a osé demander à un expert du GEIC ce qui lui inspirait les pratiques de certains de ses collègues. Il a été rapidement privé du micro puis menacé par un agent de l’ONU de se faire confisquer son matériel. ( ici la vidéo de cette scène invraisemblable)
C’est que les enjeux sont énormes. Les élites transnationales veulent pouvoir embrayer sur des politiques de dépopulation massive au nom du développement durable. Ainsi le 9 décembre le Financial times se félicitait que «le Sommet de Copenhague ait donné un nouvel élan au débat sur la nécessité de stabiliser la population mondiale ». Il regrettait cependant que « certains pays en développement ont échoué à suivre la grande transition démographique vers des niveaux de fertilité plus bas, qui s’est produite ces dernières décennies dans le monde occidental ».Mais le Financial time se rassurait en sachant pouvoir compter sur Barak Obama :« En tant que Président, une des premières décisions de Barack Obama a été de briser la règle du silence mondial. Il a depuis annoncé une révision des financements de la santé mondiale, en insistant sur l’élargissement des programmes comme le planning familial plutôt que de se concentrer sur une poignée de maladies prioritaires ».
Dans le Financial post les véritables enjeux sont abordés plus frontalement. Sous le titre « La véritable vérité qui dérange : le monde entier doit adopter la politique chinoise de l’enfant unique » on peut en effet y lire : « La dérangeante vérité qui plane sur le Conférence de l’ONU à Copenhague n’est pas le réchauffement ou le refroidissement du climat, mais le fait que les humains surpeuplent le monde. Une loi planétaire similaire à la politique chinoise de l’enfant unique, est le seul moyen d’inverser le taux de natalité catastrophique qui est actuellement d’un million de naissances tous les 4 jours. Les autres espèces, la végétation, les ressources, les océans, les terres arables, l’eau et l’atmosphère sont détruits à cause du taux de reproduction croissant de l’humanité. Le remède est simple. C’est dramatique. Et pour l’instant à Copenhague, les dirigeants du monde ne le prennent pas en compte. Ils se feront prendre en photo, feront leur blabla sur la science et la fraude climatique, annonceront la création de fermes éoliennes géantes et la mise en place de droits d’émission carbone. Rien de cela ne marchera à moins d’imposer une politique de l’enfant unique à la chinoise. Les discussions de Copenhague sont à côté de la plaque. Le seul remède est que tous les pays procèdent à une réduction drastique de la population, nettoient leur foutoir et imposent des mesures contraignantes de conservation ».
C’est que les enjeux sont énormes. Les élites transnationales veulent pouvoir embrayer sur des politiques de dépopulation massive au nom du développement durable. Ainsi le 9 décembre le Financial times se félicitait que «le Sommet de Copenhague ait donné un nouvel élan au débat sur la nécessité de stabiliser la population mondiale ». Il regrettait cependant que « certains pays en développement ont échoué à suivre la grande transition démographique vers des niveaux de fertilité plus bas, qui s’est produite ces dernières décennies dans le monde occidental ».Mais le Financial time se rassurait en sachant pouvoir compter sur Barak Obama :« En tant que Président, une des premières décisions de Barack Obama a été de briser la règle du silence mondial. Il a depuis annoncé une révision des financements de la santé mondiale, en insistant sur l’élargissement des programmes comme le planning familial plutôt que de se concentrer sur une poignée de maladies prioritaires ».
Dans le Financial post les véritables enjeux sont abordés plus frontalement. Sous le titre « La véritable vérité qui dérange : le monde entier doit adopter la politique chinoise de l’enfant unique » on peut en effet y lire : « La dérangeante vérité qui plane sur le Conférence de l’ONU à Copenhague n’est pas le réchauffement ou le refroidissement du climat, mais le fait que les humains surpeuplent le monde. Une loi planétaire similaire à la politique chinoise de l’enfant unique, est le seul moyen d’inverser le taux de natalité catastrophique qui est actuellement d’un million de naissances tous les 4 jours. Les autres espèces, la végétation, les ressources, les océans, les terres arables, l’eau et l’atmosphère sont détruits à cause du taux de reproduction croissant de l’humanité. Le remède est simple. C’est dramatique. Et pour l’instant à Copenhague, les dirigeants du monde ne le prennent pas en compte. Ils se feront prendre en photo, feront leur blabla sur la science et la fraude climatique, annonceront la création de fermes éoliennes géantes et la mise en place de droits d’émission carbone. Rien de cela ne marchera à moins d’imposer une politique de l’enfant unique à la chinoise. Les discussions de Copenhague sont à côté de la plaque. Le seul remède est que tous les pays procèdent à une réduction drastique de la population, nettoient leur foutoir et imposent des mesures contraignantes de conservation ».
Voici quelques éclaircissements sur deux chefs de file du concile pastoral Vatican II: Yves Congar et Karl Rhaner.
Quelles étaient les dispositions de Rahner? Il était hostile à l'enseignement traditionnel qui n'était pour lui que "monolithisme" et "théologie d'école". Une lettre qu'il écrivit à Herbert Vorgrimler lors de la traduction de son dictionnaire de théologie en italien est très révélatrice. "(...) Une traduction italienne est certes un problème spécial en raison de la présence à Rome des bonzes et des gardiens de l’orthodoxie. D’un autre côté, je suis toujours fortifié dans mes positions. On pourrait aussi dire que ce petit lexique est rédigé de telle manière que ces gens n’y comprennent rien et ne voient donc pas ce qui est dit contre leur étroitesse. »
Dans une lettre toujours adressée à Herbert Vorgrimler il rapporte que le Cardinal Ottaviani, préfet du Saint Office qui était presque aveugle et s’exprimait sans note, a vu son micro coupé parce qu’il avait dépassé son temps de parole. « tu as sans doute appris qu’Alfrink a de nouveau coupé la parole d’Ottaviani parce qu’il parlait trop longtemps. On a alors commencé à apllaudir ( ce qui n’est pas habituel). Devise : la joie sadique est la joie la plus pure. »
Or quelle était l’influence de ces deux experts. Congar lui-même témoigne en ces termes du poids de Rhaner.
« le climat devint : Rahner dixit, ergo verum est ( Rhaner l’a dit donc c’est vrai). Je vous en donne un exemple. La Commission doctrinale était formée par les évêques, chacun ayant à ses côtés son propre expert, mais aussi par certains supérieurs généraux ( comme celui des dominicains ou celui des carmes). Or, sur la table de la commission il y avait deux micros, mais Rhaner, pratiquement, en avait pris un pour lui seul. Rahner était un peu envahissant, et très souvent, en outre, le cardinal de Vienne, Franz König, dont Rahner était l’expert, se tournait vers lui et disait, pour le faire intervenir : Rahner quid ? Naturellement Rahner intervenait(…) » ( Yves Congar, Trente jours)
Quand à l’influence de Congar voici comment Mrg Lefebvre la présenta « au début du concile vatican II, j’allais aux réunions ( des évêques français) à Saint-Louis-des Français. Mais j’ai été stupéfié de voir comment cela se passait. Les évêques se comprtaient littéralement comme des petits garçons devant les Congar et autres experts qui gravitaient. Le père Congar montait à la table de la présidence et sans la moindre gêne disait : « Monseigneur Untel, vous ferez telle intervention sur tel sujet. N’ayez aucun souci, nous vous préparons le texte et vous n’aurez qu’à le lire. » Je n’en croyais pas mes yeux, ni mes oreilles ! Et j’ai cessé d’aller à ces réunions (…) »( Fideliter no 59)
Propos confirmés par Mrg Desmazières, évêque auxiliaire de Bordeaux, proche de Congar. « (…) l’après midi, les ateliers continuent. Je vais au kien, dirigé par le père Congar, sur l’Ecriture et la Tradition. Nous sommes une douzaine. A nous de prévoir les interventions à faire demain(…). On me demande de prendre la seconde. Je ne refuse pas à condition que le P.Congard m’en prépare le texte. C’est d’accord. Il me le fera passer dans l’autocar.(…). Je prends connaissance du texte dans le car : je ne suis pas décidé à y changer quoi que ce soit. »( l’Aquitaine, semaine religieuse de Bordeua, décembre 1962)
Or en 1994, la parution de la correspondance de Rhaner avec la poétesse Luise Rinser ( 1911-2002) a révélé qu’ils entretenaient une correspondance amoureuse à l’époque même où le Père Rahner exerçait toute son influence sur le concile. Il lui écrivait jusqu’à 3 fois par jour ( 276 lettres dans la seule année 1964).
Dans son journal de l’année 1954 Congar pour sa part écrivait, peu après la sanction qu’il avait reçu de ses supérieurs : " continuer au maximum à écrire dans le même sens, utilisant toutes les chances encore libres. Là est surtout mon combat. je sais ( et "ils" savent) qu'à plus ou moins longe échéance, tout ce que je dis et écris est la négation du système. Oui, là est mon vrai combat: dans mon travail théologique, historique, ecclésiologique et pastoral. le cours que je fais en ce moment, de Ecclesia, exactement comme su de rien n'était, c'est cela une vraie réponse, c'est cela ma vraie dynamite sous le fauteuil des scribes." ( Yves Congar, notes manuscrites février 1954, cité par François LePrieur, quand Rome condamne)
Dans une lettre toujours adressée à Herbert Vorgrimler il rapporte que le Cardinal Ottaviani, préfet du Saint Office qui était presque aveugle et s’exprimait sans note, a vu son micro coupé parce qu’il avait dépassé son temps de parole. « tu as sans doute appris qu’Alfrink a de nouveau coupé la parole d’Ottaviani parce qu’il parlait trop longtemps. On a alors commencé à apllaudir ( ce qui n’est pas habituel). Devise : la joie sadique est la joie la plus pure. »
Or quelle était l’influence de ces deux experts. Congar lui-même témoigne en ces termes du poids de Rhaner.
« le climat devint : Rahner dixit, ergo verum est ( Rhaner l’a dit donc c’est vrai). Je vous en donne un exemple. La Commission doctrinale était formée par les évêques, chacun ayant à ses côtés son propre expert, mais aussi par certains supérieurs généraux ( comme celui des dominicains ou celui des carmes). Or, sur la table de la commission il y avait deux micros, mais Rhaner, pratiquement, en avait pris un pour lui seul. Rahner était un peu envahissant, et très souvent, en outre, le cardinal de Vienne, Franz König, dont Rahner était l’expert, se tournait vers lui et disait, pour le faire intervenir : Rahner quid ? Naturellement Rahner intervenait(…) » ( Yves Congar, Trente jours)
Quand à l’influence de Congar voici comment Mrg Lefebvre la présenta « au début du concile vatican II, j’allais aux réunions ( des évêques français) à Saint-Louis-des Français. Mais j’ai été stupéfié de voir comment cela se passait. Les évêques se comprtaient littéralement comme des petits garçons devant les Congar et autres experts qui gravitaient. Le père Congar montait à la table de la présidence et sans la moindre gêne disait : « Monseigneur Untel, vous ferez telle intervention sur tel sujet. N’ayez aucun souci, nous vous préparons le texte et vous n’aurez qu’à le lire. » Je n’en croyais pas mes yeux, ni mes oreilles ! Et j’ai cessé d’aller à ces réunions (…) »( Fideliter no 59)
Propos confirmés par Mrg Desmazières, évêque auxiliaire de Bordeaux, proche de Congar. « (…) l’après midi, les ateliers continuent. Je vais au kien, dirigé par le père Congar, sur l’Ecriture et la Tradition. Nous sommes une douzaine. A nous de prévoir les interventions à faire demain(…). On me demande de prendre la seconde. Je ne refuse pas à condition que le P.Congard m’en prépare le texte. C’est d’accord. Il me le fera passer dans l’autocar.(…). Je prends connaissance du texte dans le car : je ne suis pas décidé à y changer quoi que ce soit. »( l’Aquitaine, semaine religieuse de Bordeua, décembre 1962)
Or en 1994, la parution de la correspondance de Rhaner avec la poétesse Luise Rinser ( 1911-2002) a révélé qu’ils entretenaient une correspondance amoureuse à l’époque même où le Père Rahner exerçait toute son influence sur le concile. Il lui écrivait jusqu’à 3 fois par jour ( 276 lettres dans la seule année 1964).
Dans son journal de l’année 1954 Congar pour sa part écrivait, peu après la sanction qu’il avait reçu de ses supérieurs : " continuer au maximum à écrire dans le même sens, utilisant toutes les chances encore libres. Là est surtout mon combat. je sais ( et "ils" savent) qu'à plus ou moins longe échéance, tout ce que je dis et écris est la négation du système. Oui, là est mon vrai combat: dans mon travail théologique, historique, ecclésiologique et pastoral. le cours que je fais en ce moment, de Ecclesia, exactement comme su de rien n'était, c'est cela une vraie réponse, c'est cela ma vraie dynamite sous le fauteuil des scribes." ( Yves Congar, notes manuscrites février 1954, cité par François LePrieur, quand Rome condamne)
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Julien Gunzinger
Blog d'un catholique jurassien
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
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