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Dimanche 19 Mai 2013
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
Soral mettait en cause la démission des catholiques dans la vidéo que j'ai présentée hier, il allait jusqu'à mettre en cause une reddition théologique. A la lecture du passage présenté ci-dessous du livre magistral de Jean Ousset, fondements de la cité, on ne peut qu'être pris de vertige devant le vide de l'enseignement actuel de l'Eglise sur ce sujet.
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Jean Ousset, fondement de la cité
Moyen puissant, moyen fondamental : il n'est plus possible d'en douter. Moyen qu'un « Devoir sacré » nous presse d'améliorer sans cesse. Car ce «moyen » n'apparaît plus comme un instrument destiné à satisfaire le rêve de quelconque ambition temporelle. A la lumière du « Principe et Fondement » il apparaît comme une de ces « choses qui sont sur la terre », mais d'une puissance exceptionnelle pour aider l'homme à atteindre la FIN que Dieu lui a marquée en le créant. Dès lors ce n'est plus tellement la politique elle-même qui intéresse dans cette perspective… c'est le salut plus facile des âmes qui favorise seulement une judicieuse ordonnance de la Cité.
Certes, comme la bien noté le P. de Montcheuil, ce moyen n'est pas tout. Il ne saurait surtout pas dispenser de l'apostolat proprement dit. Le témoignage explicite et personnel de la vie surnaturelle gardera toujours et par-dessus tout son rôle primordial, irremplaçable. Mais les deux choses, bien loin de s'opposer, se complètent. Sans institutions chrétiennes, la ferveur et la pratique religieuses nationales ne tarderont pas à s'effondrer, victimes de l'indifférence d'une génération qui n'en comprendra plus l'esprit.
Nécessité donc de l'apostolat ; mais aussi nécessité de l'action sociale, civique, politique. A la lumière du « Principe et Fondement » le bienfait de leur distinction autant que de leur complémentarité est évident.
« Tant que le Christ ne règne pas sur les sociétés, notait naguère le chanoine Vigué, son influence sur les individus eux-mêmes demeure superficielle et précaire. S'il est vrai que l'œuvre de l'apostolat se ramène, en définitive, à des conversations individuelles et que ce ne sont pas les nations qui vont au ciel, mais les âmes une par une, il ne faut pas oublier que l'individu vit profondément engagé dans une organisation sociale qui perpétuellement influe sur lui… Essayez de convertir les individus sans vouloir christianiser les institutions, l'œuvre resta fragile, ce que vous avez édifié le matin, d'autres, le soir, viennent le renverser… » (1)
Et le cardinal Pie : « Tant que le prince n'est pas conquis à la vérité, l'apostolat peut multiplier les conquêtes individuelles, mais il ne remporte pas la victoire définitive. Avec Constantin, le monde entier, je veux dire le monde connu et civilisé, ne tarde pas à devenir chrétien(2). Le baptême de Clovis entraîne celui de tout le peuple de France… Les peuples ne sont entrés en masse dans l'Eglise qu'à la suite de leurs princes… » (3). Comme c'est à la suite de leurs prince ou à cause du fléchissement de leur foi que s'est développé l'apostasie des nations.
« Il ne s'agit donc pas là, observe l'abbé Roul (4) d'un point de tactique accessoire ou secondaire, mais bien primordial et essentiel. Non pas d'une restauration de l'ordre politique soit pour nous, entre les causes de salut, la première. La première cause, elle ne l'est pas. Il en est de plus directes et de plus efficaces et sanctifiantes qu'elle : la sainte Messe, les sacrements, la prédication, l'enseignement, etc.
« Mais si elle n'est pas la première dans l'ordre des causes, elle est toute première dans l'ordre des conditions… en ce sens que aussi longtemps que l'ordre politique ne sera pas rétabli il est impossible que les causes directes de salut produisent, nous ne disons pas : leur plein effet, mais même leur effet normal… »
« Beaucoup d'hommes n'ont pas l'air de s'en douter pouvait encore écrire le cardinal Pie, la chose est pourtant démontrée par l'expérience. Quand l'erreur est une fois incarnée dans les formules légales et dans les pratiques administratives, elle pénètre les esprits à des profondeurs d'où il devient comme impossible de l'extirper… Il faut méconnaître entièrement les conditions réelles de l'humanité pour ne pas voir à quel point le vice ou seulement la lacune des institutions influe sur toutes les classes de la société, et pèse sur les esprits même en apparence les plus fermes et les plus indépendants » (5).
Jean Ousset (Fondements de la cité)
(1) Préface aux Œuvres choisies du cardinal Pie. Cf. sur ce même sujet : pie XII (Discours au 1 er Congrès mondial de l'Apostolat des Laïcs, oct. 1951) : « Il ne faudrait pas, non plus, laisser inaperçue, ni sans en reconnaître la bienfaisante influence, l'étroite union qui, jusqu'à la révolution française, mettait en relations mutuelles, dans le monde catholique, les deux autorités établies par Dieu : l'Eglise et l'Etat. L'intimité de leurs rapports (sans empiètements réciproques) sur le terrain commun de la vie publique créait, en général, comme une atmosphère d'esprit chrétien qui dispensait en bonne part, du travail délicat auquel doivent aujourd'hui s'atteler les prêtres et les laïcs pour procurer la sauvegarde et la valeur pratique de la Foi … »
(2) Les premiers chrétiens enseigne Pie XII… « étaient pleinement conscients de leur devoir de conquérir le monde au Christ, de transformer selon la doctrine et la loi du divin Sauveur la vie privé et PUBLIQUE, d'où devait naître une nouvelle civilisation, surgir une autre Rome des tombeaux des deux Princes des Apôtres. Ils ont atteint leur but. Rome et l'Empire romain sont devenus chrétiens ». (A la jeunesse romaine d'A.C., 8 décembre 1947).
(3) « Nous nous tuons, Madame, écrivait saint Jean Eudes à la reine Anne d'Autriche, à force de crier contre la quantité de désordres qui sont dans la France et Dieu nous fait la grâce de remédier à quelques-uns. Mais je suis certain, madame, que si Votre Majesté voulait employer le pouvoir que Dieu lui a donné, elle pourrait plus faire, à elle seule, pour la destruction de la tyrannie du diable et pour l'établissement du règne de Jésus-Christ, que tous les missionnaires et prédicateurs ensembles ». (lettre citée dans La vie spirituelle, 1925, p. 235).
Et saint Alphonse de Liguori, docteur de l'Eglise : « Si je parviens à gagner un roi, j'aurai plus fait pour la cause de Dieu, que si j'avais prêché des centaines et des milliers de missions. Ce qu'un souverain, touché par la grâce de Dieu, peut faire, dans l'intérêt de l'Eglise et des âmes, mille missions ne le feront jamais ».
(4) L'Eglise et le Droit Commun.
(5) On pourrait multiplier citations semblables. Cf. Ecclésiastique X, 2 : « Tels sont les chefs de la cité, tels seront ceux qui l'habitent ». Cf. saint Pie X : « Les peuples sont ce que leurs gouvernements veulent qu'ils soient ». Cf. saint Augustin : « A force de tout voir, on finit par tout supporter, et à force de tout supporter, on finit par tout admettre ». Cf. saint Thomas d'Aquin : « Ceux qui sont soumis à la juridiction des autres peuvent être facilement changés par ceux dont ils reçoivent les ordres, à moins qu'ils ne soient d'une grande vertu ». Somme Théologique. IIa, IIae, q. X, a. 10. Cf. Albert de Mun : « Si l'Etat est mauvais, s'il est vicié dans ses doctrines, il finit par étouffer la révolte de la conscience »
Alain Soral est un génie. Je crois qu’il n’y aucun intellectuel français non-catholique qui lui arrive actuellement à la cheville. C’est bien pourquoi personne n’ose l’affronter en débat. Ses analyses sont la plupart du temps acérées, elles parviennent à rendre compte avec une grande cohérence des logiques profondes qui travaillent notre monde autant sur le plan économique (analyse de la fonction prédatrice de la dette dans son dernier livre, Comprendre l'empire) que sur le plan socioculturel (analyse de la féminisation de la société, des revendications communautaires dans Vers la féminisation et ses abécédaires ).
Dans cette interview, il mène une réflexion intéressante sur la nature, toujours ambigüe, selon lui, de l’enseignement de l’Eglise, sur la finalité politique des églises et analyse d’une façon radicale et sans concession le virage pris par l’Eglise à Vatican II. Soral est un empêcheur de ronronner en rond, il pose des questions cruciales. Ses réflexions sonnent comme autant de défis que les catholiques doivent relever.
51 min« Je dis que Vatican II est la validation théologique du rapport de force de l’après-guerre dans le monde occidental (…) il valide théologiquement quelque chose qui est de l’ordre de la défaite de l’Eglise et ils ( les artisans de Vatican II) se soumettent non seulement pratiquement mais théologiquement aux vainqueurs de l’époque issus de la deuxième guerre mondiale dans un contexte de victoire totale du judéo-protestantisme et de début de la décolonisation et évidemment de domination maçonnique (*)(…)L’Eglise pour survivre, comme elle l’a fait sous la révolution française et comme elle l’a fait à la IIIe République, finalement pour ne pas tout perdre, elle se soumet au pouvoir du moment et pour ne pas être en désaccord entre sa pratique et sa théologie finalement trafique sa théologie pour dire : « Voyez c’est conforme à nos textes, mais en réalité, les églises ne font jamais que réécrire en permanence pour s’adapter (…) : au XIXe tous les rabbins sont anti-sionistes et violemment contre le projet de Herzl et aujourd’hui « l’église » juive officiellement est sioniste. Les gens qui disent « oui mais c’est une hérésie », on s’en fout ! Les Eglises c’est politique. A un moment le roi d’Angleterre décide de se passer du pape et il crée l’anglicanisme ( en allant chercher des rabbins à Venise d’ailleurs) et il crée une religion qui lui permet de faire ce qu’il veut.
Moi j’ai tenté de ressortir les lignes de force de Vatican II, c’est :
- main tendue aux religions exotiques hindoues
- réconciliation avec les musulmans
- enterrage de la hache de guerre avec les protestants
- cesser de déclarer le peuple juif comme peuple déicide
Moi je suis dans la virilité intellectuelle, c’est ça le contenu objectif de Vatican II, le reste c’est des guirlandes. C’est, on aime bien les Hindous, on s’en fout, c’est loin, on aime bien les Hindous, ils sont sympas, parce qu’ils sont aussi pour la paix universelle.
Les musulmans même s’ils ne reconnaissent pas le Christ au sens où on l’entend, aiment quand même bien Jésus et Marie. Donc c’est des potes.
Et avec les protestants on va arrêter de se bastonner. Ce sont nos frère…alors qu’avant c’est la guerre à mort entre protestants et catholiques.
Et avec les juifs, avec ce qu’ils ont souffert, on va cesser de dire que c’est le peuple déicide. C'est-à-dire qu’on va faire comme la psychanalyse qui a cessé de dire que l’homosexualité était une pathologie. Il n’y a aucun argument théologique. C’est :« avec ce qu’ils ont morflé, on va arrêter de parler de cela. » C’est ça Vatican II, c’est ça et c’est rien d’autre. Le reste j’en ai rien à foutre. Ils (ceux qui ont fait Vatican II) ont intégré de A à Z le processus mondialiste(…)
Je pense que les textes religieux malins, faits pour durer et faire de la diplomatie(…) ont toujours des ambivalences et des portes ouvertes à la double lecture et la réadaptation au cas où le cheval qu’on joue n’aurait pas gagné. Et je dis globalement : que fait l’Eglise catholique depuis l’après-guerre ?(…) Qu’apprend-on à l’Eglise, qu’est-ce qui y est dit ? Contre quoi l’Eglise combat-elle ?(…) Soyons honnêtes ! Comment traite-t-elle les traditionalistes ? Ratzinger a essayé à un moment donné de leur tendre la main, comment s’est-il comporté dès qu’on lui a mis la pression dessus ? Où est la virilité là-dedans ?(…) Avec Benoît XVI on est à chaque fois dans le demi-courage. Je crois qu’il n’y rien de pire. C'est-à-dire que c’est incompréhensible pour les gens extérieurs à l’Eglise et ça déçoit tout le monde. Ca déçoit les modernistes car c’est un peu trad, ça déçoit les trad parce que c’est un peu moderne. Ratzinger est un grand théologien, mais malheureusement il n’a pas de virilité politique. Parce que l’Eglise a tellement à perdre dans le combat qu’elle devrait mener ( ce que disait Léon Blois à l’époque) qu’elle préfère encore sauver les meubles(…).
J’aimerais entendre un discours de Benoît XVI qui serait du niveau d’Ahmadinejad à l’ONU. Il pourrait le reprendre entièrement, il ne le fait pas parce qu’il n’a pas ce courage(…)
Frank Abed : c’est peut-être pas son rôle ?
Soral : C’est quoi son rôle, c’est un syndic de faillite ?c’est d’accompagner la liquidation de l’Eglise jusqu’au bout sans aucun sursaut de colère, sans rien tenter d’un peu glorieux.(…) La situation de l’Eglise pastorale au quotidien en France c’est une catastrophe. C’est la faillite(…) S’il n’y a pas un sursaut avec des vrais combats mener contre les vrais ennemis c’est…Le pape aujourd’hui est un syndic de faillite. (…) Pour que ça rebondisse( à la 24e seconde de la deuxième partie) il faut que les gens se retroussent les manches et fassent quelque chose, pas en permanence de la soumission, du ralliement et des demi-vérités, des demi-mensonges. Et en fait qu’est ce que font ces gens là ( les dignitaires de l’Eglise) ? Ils font de la diplomatie. Il n’y a rien de plus éloigné de la théologie, de la foi, que la diplomatie. Qu’est-ce qu’il y a au sommet de l’Eglise catholiques ? des diplomates. »
(1) Yves Marsaudon, franc-maçon de la Grande loge l’expliquait très bien :
" (les catholiques) ne devront pas oublier pour autant que tout chemin mène à Dieu ( il est plusieurs demeures dans la Maison de mon Père) et se maintenir dans cette courageuse notion de la liberté de pensée, qui - on peut vraiment parler là de révolution- partie de nos loges maçonniques, s'est étendue magnifiquement au-dessus du dôme de Saint-Pierre"( l'oecuménisme vu par un franc-maçon de tradition)
« tout franc-maçon digne de ce nom(…) ne pourra pas faire autrement que de se réjouir sans aucune restriction des résultats irréversibles du Concile » (Marsaudon, ibi)
A la mort de Paul VI, le grand Maître du Grand Orient italien, Giordano Gamberini écrivit « pour nous, c’est la mort de celui qui a fait tomber la condamnation de Clément XII et de ses successeurs. C’est donc la première fois – dans l’histoire de la franc-maçonnerie moderne – que meurt le Chef de la plus grande religion occidentale sans être en état d’hostilité avec les franc-maçons. (…) Pour la première fois dans l’histoire, les franc-maçons peuvent rendre hommage au tombeau d’un Pape, sans ambiguïté ni contradiction. » (La Ricista Massonica, juillet 78)
Ce que confirme Edward Schillebeeckx, le grand théologien dominicain, fondateur de la revue consilium, grande revue créée après le concile par les experts théologiens qui firent Vatican II, les Congar, Chenu, Rahner, Küng. Cette revue accueillit également les contributions d’autres théologiens comme Joseph Ratzinger pour continuer la réflexion théologique sur la lancée du Concile : « Vatican II a été une sorte de confirmation de ce qu’avaient fait les théologiens avant le concile : Rahner, Chenu, Congar et d’autres ;(…) ce ne fit pas du tout le point de départ d’une nouvelle théologie, mais seulement le sceau de ce que certains théologiens avaient fait avant le concile ; de théologiens qui avaient été condamnés, éloignés de l’enseignement, exilés, dont la théologie triompha au Concile.(…) Le concile a été un compromis. D’un côté il a été un concile libéral, qui a consacré les nouvelles valeurs modernes de la démocratie, de la tolérance, de la liberté. toutes les grandes idées de la révolution américaine et française, combattues pendant des générations de papes, toutes les valeurs démocratiques ont été acceptées par le concile. D’un autre côté le concile n’a pas pu donner une réponse aux ferments de révolte, qui déjà s’annonçaient(…). Il a accepté un peu notre théologie, nous confirmant dans notre recherche théologique. Nous nous sommes sentis libres comme théologiens et libérés du soupçon , de l’esprit d’inquisition et de condamnation. L’esprit d’Humani Generis (1950) pesait sur nous, cette encyclique de Pie XII qui condamna le Saulchoir et la Fourvière : les écoles des dominicains et des jésuites ( Congar, Chenu, H. de Lubac et consorts ndlr). Nous étions tous soupçonnés avant le concile, et le concile nous a libérés. »(interview dans Jesus, mai 1993)
Alex Jones revient sur l’annonce de la liquidation d’Oussama Ben Laden. Rappelons d'abord que l’annonce de sa mort a été faite le 1er mai 2011, or le 1er mai est une date de toute première importance pour les occultistes, puisque c’est une date qui commémore la création des Illuminés de Bavière le 1er mai 1776.
Rappelons encore que Steve Peiczenik, adjoint de Kissinger, membre du CFR, fondateur du Bureau de combat du terrorisme, dans une interview donné à Prison Planet.com affirma en avril 2002 que Ben Laden était mort, congelé et que son cadavre serait exploité « à un moment précis » afin d’atteindre un objectif politique précis. Il expliquait également « J’ai travaillé avec Oussama Bin Laden et il est devenu un terroriste selon la volonté du gouvernement ».
Le 17 décembre 2003, Madelaine Albright confirmait sur Foxnews que Ben Laden était « mort et congelé ».
Il semblerait que la finalité de cette opération soit de déstabiliser le Pakistan qui aurait noué une nouvelle alliance à la demande du Prince Bandar pour soutenir le régime Saoudien désormais dans la ligne de mire de Washington
Alors qu'il était nonce apostolique, voici la réponse que fit Mrg Roncalli en 1927 à un jeune Bulgare qui souhaitait se convertir au catholicisme et étudier au séminaire de Rome. « (…) laissez moi vous inviter, comme j’ai toujours fait avec tous les jeunes orthodoxes que j’ai eu la chance de rencontrer en Bulgarie, pour profiter des études de l’éducation que vous recevez au séminaire ( orthodoxe, donc gréco-schismatique) de Sofia. Les catholiques et les orthodoxes ne sont pas ennemis mais frères. Nous avons la même foi, nous participons aux mêmes sacrements, surtout à la même Eucharistie. Quelques malentendus nous séparent autour de la constitution divine de l’Eglise de Jésus-Christ. Ceux qui furent la cause des malentendus sont morts depuis des siècles. Laissons les vieilles querelles, et, chacun dans son camp, travaillons à rendre bons nos frères, en leur offrant nos bons exemples. Vous apprendrez beaucoup de choses au séminaire, surtout l’amour de Jésus, l’esprit d’apostolat et de sacrifice. Plus tard nous nous rencontreront dans l’union des églises pour former toutes ensembles la vraie et unique Eglise de Notre Seigneur Jésus Christ, bien que nous soyons partis par des chemins diviers. C’est ce que je peux vous dire et que j’ai dit à plusieurs braves jeunes bulgares… »
Ainsi après un peu moins de 2000 ans de christianisme, l’un des principaux prélats de son temps - qui allait devenir le pape (Jean XXIII) à l’origine de Vatican II - ne croyait plus que l’Eglise catholique était la « vraie et unique Eglise de Notre Seigneur Jésus Christ » et aspirait à son dépassement dans une sorte d’union mondiale des Eglises. Nous avons là les prémices du faux esprit de Vatican II: un libéralisme nivelant qui ne peut plus assumer le principe d’autorité dont le Christ a investi la seule vraie Eglise, celle des apôtres en communion avec Pierre.
Julien Gunzinger
Dans son entretien du mois de mai, Soral met en cause violemment l’antisionisme « belge », un courant porté par Michel Collon, Jean Bricmont etc…Ceux-ci auraient tout fait pour empêcher la tenue d’une conférence de Soral à Bruxelles et Michel Collon recommanderait aux libraires belges de ne pas vendre son livre.
Soral considère que l’antisionisme belge est une imposture qui prend sa source dans la pensée de Noam Chomsky. Cette imposture consiste à faire du sionisme un mouvement colonial occidental sans aucune filiation avec le judaïsme. Or l’immense majorité des rabbins soutient le sionisme en renvoyant, selon Soral, à la Torah et au Talmud. L’antisionisme belge aurait donc pour fonction d’exempter le judaïsme de toute responsabilité, de dresser une cloison entre judaïsme et sionisme et d’imputer les crimes du sionisme à la seule pensée occidentale dans une énième entreprise de culpabilisation du petit blanc chrétien. Pensée typiquement gauchiste estime Soral.
Dans un autre passage, Soral explique que le judaïsme puise à deux sources : la Torah et le Talmud. Il considère que certains prophètes, notamment Ézéchiel, sont pré-talmudiques alors que d’autres, comme Jérémie, sont orientés vers le Christ. C’est une vision profondément anti-chrétienne qui déchire le corpus biblique en retranchant de la Sainte-Ecriture certains prophètes. Cela témoigne en fait d’une conception désincarnée du message chrétien, réduisant le christianisme à une sagesse philosophique.
Dans mon précédent article je parlais de l’égarement des chrétiens rendus perméables aux idéologies du monde et, par conséquent, partiellement responsables de la montée en puissance du totalitarisme actuel : le mondialisme, tout comme les Jedi, dans Star Wars, ont été aveuglés et rendus incapables de comprendre que la République passait sous le joug d’un Seigneur Sith.
Or ce week-end s’est tenue à Delémont, au centre Saint François, une réunion-débat sur le thème des chrétiens en politique. L’abbé Claude Ducarroz - celui-là même qui se fit l’écho, l’année passée, des thèses des pires ennemis de l’Eglise en établissant un parallèle entre le célibat des prêtres et la pédophilie (*) ; celui-là même qui brandit le concile pastoral Vatican II pour tous et pour rien alors que de l’avis même du pape son interprétation reste à faire ; celui-là même qui voit des fruits du concile partout alors qu’il est évident que la situation actuelle de l’Eglise est plus désastreuse qu’elle ne l’a jamais été dans toute son histoire – y a ,paraît-il, "dominé le débat", selon le journaliste du Quotidien jurassien. Avec de pareils meneurs pas étonnant que les chrétiens soient désormais sans boussole, tout acquis aux principes démo(n)cratiques , ces rabatteurs du totalitarisme.
Pour s’en assurer, voyons comment certains des principaux intervenants conçoivent leur engagement chrétien en politique. Madame Anne Seydou, conseillère aux Etats PDC, explique : « Il y a une politique chrétienne et une conception chrétienne de l’homme, dans le respect de l’homme et de la dignité humaine, contre toute forme de discrimination. Quand on est chrétien et PDC, on agit en politique ave une notion forte de la responsabilité individuelle à la base de la liberté de chacun mais dans un esprit de solidarité durable. » Il est parfaitement effarant de constater que ces propos, dès lors que l’on remplace quelques termes, pourrait être ceux de n’importe quel maçon. Il suffit de troquer le terme de chrétien par celui d’humaniste ou de progressiste pour s’en convaincre : c’est exactement le même fond de commerce idéologique que ceux des ennemis de l’Eglise, maçons ou athées militants. Mme Seydou évoque ensuite la doctrine sociale de l’Eglise dont elle prétend qu’elle constitue la base du PDC, or la doctrine sociale qui a été formellement initiée par Léon XIII est entièrement articulée autour d’une conception de la liberté radicalement différente de celle promue par la modernité libérale et dont se revendique pourtant madame Seydou. Elle est aux antipodes de l’idée qui veut que toutes les opinions ont droit de cité, que l’erreur peut côtoyer la vérité sans dommage, que l’Etat n’a aucune compétence en matière religieuse et doit juste garantir à chacun de pouvoir vivre et défendre publiquement tout ce qui lui passe par la tête. La liberté pour le chrétien est toujours en rapport avec la vérité «Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres» (Jn 8,32), cela n’a rien à voir avec la conception libérale négative pour qui être libre c’est être libéré de toute contrainte.
Didier Nicoulin explique ensuite pouvoir se retrouver avec ses valeurs chrétiennes au sein de Combat socialiste. L’Etat providence porté à bout de droit par une formation comme Combat socialiste ne lui pose donc pas de problème en tant que chrétien. Le traitement de l’explosion du lien social par le recours à la froide logique anonyme de l’Etat, l’absorption par l’Etat, à l’envers du principe chrétien de subsidiarité, de l’essentiel des compétences relevant des communautés naturelles ( famille, quartier, entreprise) , la mise en pièces de ces mêmes communautés naturelles ( avortement, destruction de l'autorité paternelle, adoption pour couples homosexuels) ne sont donc pas contradictoires pour lui avec « ses valeurs chrétiennes » dont il dit qu’elles lui permettent de se retrouver « au sein de combat de socialiste » . Il ne comprend donc pas que l’Etat Providence loin d’apporter de solutions aux ravages réels du turbo-capitalisme favorise son extension en détruisant le lien social réel, incarné et solidaire pour lui substituer des relations anonymes et mécanisées : le turbo capitalisme tout comme l’Etat providence sont dans les faits d’insatiables dévoreurs de liens sociaux ( les deux vivent de leur destruction), les deux marchent main dans la main. J’ajoute que la logique de l’Etat providence favorise également l’expansion d’une mentalité « d’ayant droit ». Je ne veux naturellement pas stigmatiser ici les personnes qui sont dans des situations de détresse, nous sommes tous à la recherche d’aide lorsque le malheur nous frappe. Je veux parler d’un état d’esprit qui s’étend au plus grand nombre et qui nous fait considérer comme un dû que l'Etat nous sorte de nos difficultés : « l’Etat pourvoira » se rassure-t-on, plutôt que de s’en remettre à la vraie Providence.
Le discours de l’abbé Ducarroz, qui a fait si forte impression au journaliste du QJ, est tout aussi dépourvu du moindre accent chrétien véritable et relève de la même eau tiède ruisselante de l’essentiel des échoppes politiques actuelles. « Il faut marier dans un équilibre toujours à refaire le caractère sacré de toute personne et le caractère aussi sacré de la solidarité humaine.(…) C’est la démocratie, un espace où la bonne relation entre ces trois dimensions( le moi, la communauté, la dimension verticale) de l’homme peut sans cesse être recherchée. » Discours tout à la gloire de la démo(n)cratie et de l’homme donc ! On y trouve rien sur le fait que le bien commun de la cité doit être finalisé par le bien suprême : Dieu. Rien sur le fait que la cité a obligation de tout mettre en œuvre pour permettre à ses membres de faire leur salut, en ne légiférant en rien contre la loi divine et la loi naturelle. Pas étonnant que l’essentiel des chrétiens, avec de tels pasteurs, se soit rallié à la démo(n)cratie et à ses principes ( loi du nombre qui refuse la normativité de la loi divine et de la loi naturelle). Pas étonnant dès lors que l’essentiel des chrétiens ne peut plus comprendre que la Bête fait son miel des principes démo(n)cratiques. L’abbé Duccroz a beau dénoncé que nous sommes engagés dans le même processus qui a fait naître Hitler, il ne comprend pas vraiment ce qu’il dit, puisqu’il ne comprend pas c’est la démo(n)cratie qui porte en son sein tous les régimes totalitaires. Plus que jamais il faudrait que les paroles puissantes d’un Maritain, celui d’Antimoderne , nous enseignent à nouveau: « De nos jours, il n’est que trop vrai, les nations ont frémi et les peuples ont médité des projets insensés contre leur créateur ; et presque commun est devenu ce cri de ses ennemis : retirez-vous de nous. De là, en la plupart, un rejet total de tout respect de Dieu. De là des habitudes de vie, tant privée que publique, où nul compte n’est tenu de sa souveraineté. Bien plus, il n’est effort ni artifice que l’on ne mette en œuvre pour abolir entièrement son souvenir et jusqu’à sa notion(…). » Mais quel ecclésiastique aurait de nos jours le courage et la lucidité pour les reprendre à son compte ?
(*) « Et puis il nous faut réfléchir courageusement. Selon l’évêque de Ratisbonne, le célibat imposé aux prêtres catholiques de rite latin n’a rien à voir avec cette affaire. Penser le contraire serait même une bêtise. Cette argumentation, qui cherche à « sauver » une telle discipline, me laisse perplexe. Des prêtres affrontés à un célibat mal assumé parce que vécu comme un devoir forcé ne sont-ils pas davantage exposés aux dérives de la pédophilie, surtout lorsqu’on leur confie des ministères auprès des enfants ou des adolescents ? » écrivait-il dans un article paru dans le Temps.
Julien Gunzinger
Je revisionne actuellement la première trilogie de la guerre des étoiles( Star Wars), dont les 2 premiers épisodes sont sortis à la fin des années 90 et au début des années 2000. Après avoir revu ces deux premiers épisodes j’en suis tout simplement bouche bée. Tous les ressorts de la subversion mondialiste y sont en effet détaillés et articulés. J’applique à la compréhension de ce film une méthode à laquelle j’ai déjà recouru pour d’autres films. Je suis en effet convaincu que la Providence se sert de certains films pour nous adresser des signes et des messages ( j'ai écrit quelques articles à ce sujet: ici , ici ou ici ). Naturellement, Elle le fait, le plus souvent, en détournant l'intention immédiate du réalisateur.
Résumons rapidement le propos de cette première trilogie : la République ( qui intègre une multitude de galaxies) est subvertie de l’intérieur par un Seigneur noir des Sith dont personne ne sait au juste de qui il s'agit. Nous comprenons cependant assez rapidement que ce Seigneur Sith est le chancelier de la République qui organise une énorme opération de manipulation pour concentrer tous les pouvoirs : par la corruption il encourage certains gouvernements à faire sécession , à transgresser les principes de la république pour la déstabiliser ; il met simultanément sur pied une armée destinée à lui être soumises ( les clones, dans le second volet la guerre des clones), puis il fait croire que cette armée à été commandée par les séparatistes. Il convainc alors le sénat, organe centrale de la république, de lui voter les pleins pouvoirs et de transformer la république en un empire. Tout cela se fait naturellement au prétexte de la défense des principes mêmes de la démocratie menacée par les séparatistes et par les Jedi. Ces derniers sont des sortes de moines-soldats, en relation privilégiée avec la force, principe spirituel régissant l’univers. Ce principe spirituel est assez ambigu, de nature panthéiste et gnostique me semble-t-il, mais je ne veux pas m’étendre ici sur ce problème.
Ce qui est intéressant c’est l'organisation théologico-politique de la République qui subordonne le temporel au spirituel. Les Jedi forment en effet une sorte de conseil de surveillance chargé de prévenir les conflits dans la République et de combattre celles et ceux qui iraient à l’encontre de la force. Le sénat, l’instance législative de la république, ne peut donc sombrer du côté obscur de la force, et c’est au Jedi de l’en empêcher, en agissant au besoin en dehors du cadre de la loi. Nous sommes donc en présence d'une vie démocratique qui n'est pas autonome de l’ordre spirituel puisqu’elle lui est ordonnée. Formellement, la guerre des étoiles décrit là la forme authentique des rapports entre le temporel et le spirituel (*).
Or précisément, tout au long de la première trilogie, il nous est expliqué que l’ordre des Jedi souffre d'un « déséquilibre dans la force ». Celui-ci est à la source d’une sorte d’aveuglement chez les Jedi. Une scène cruciale du film explique alors que les manoeuvres du Seigneur Sith pour placer la république sous son joug ont été rendus possible par cet aveuglement. C’est le comte Dooku ( un Sith lui-même, élève du chancelier) qui fait cette confidence à son prisonnier, le maître Jedi Obi-Wan-Kenobi:
(1h27 du second volet de la trilogie, la guerre des clones)
Dooku :- si je vous disais que la République est désormais sous contrôle d'un Seigneur noir des Sith?
Obi-Wan-Kenobi:- non ce n'est pas possible, les Jedi l'auraient perçu
D:- le côté obscur de la force a troublé leur vision mon ami. des centaines de sénateurs sont d'ores et déjà sous l'influence d'un seigneur noir des Sith, connu sous le nom de Dark Sidious
O:- je n'en crois pas un mot
En clair, ce film nous parle exactement de la subversion mondialiste : la mutation de la démocratie en un régime totalitaire universel. Mutation qui résulte des agissements d’intrigants issus des degrés satanistes de la maçonnerie et de la confusion qui se déploie dans l’Eglise catholique pénétrée depuis longtemps pas l’hérésie moderniste. Il faut cependant relever une nuance de taille, c’est que la démocratie moderne n’est pas liée à un principe spirituel limitatif reconnu, au contraire de la démocratie en vigueur dans dans La guerre des étoiles. Notre démocratie refuse toute subordination à une loi supérieure spirituelle, transcendante. C’est bien pourquoi elle est en son principe même l’œuvre du démon, en son principe elle est ordonnée à un maître occulte. La guerre des étoiles nous présente, elle, à la fois la finalité de toute la manipulation ( la constitution d’un univers totalitaire globale au nom de la défense de la démocratie) mais également sa genèse spirituelle : la substitution de l’ordre des Sith( adorateur du côté obscur de la force) à l’ordre des Jedi par la calomnie, le meurtre, la manipulation. Substitution occulte, car le chancelier, qui deviendra empereur, ne se présente pas au départ comme un Seigneur Sith, tout au contraire, il déploie toute son intelligence à cacher sa réelle identité. C’est exactement ce qui s’est passé dans notre civilisation avec le pouvoir spirituel (l’Eglise) que les forces satanistes ont tout fait pour séparer du temporel, sans désigner quel maître elles servaient. Jusqu’au milieu du XXe siècle l’Eglise a tenu bon, dénonçant les complots à l’œuvre pour détruire l’ordre voulu par Dieu de subordination ( dans la distinction) du temporel au spirituel ( ceci quelque soit le régime politique, monarchie, démocratie, aristocratie). Malheureusement, le modernisme s’est infiltré partout dans l’Eglise, si bien qu’à la faveur de Vatican II la confusion devint presque totale. Nous en sommes malheureusement encore là. Par étonnant que le mondialisme puisse continuer sa marche en avant plus vite que jamais, puisqu’au sein de l’Eglise sont toujours plus nombreux ceux qui ont perdu tout discernement et ont été aveuglés, de même que l’ont été les Jedi dans La guerre des étoiles.
(*)« La cité terrestre est ordonnée à un bien commun temporel qui n’est pas seulement d’ordre matériel, mais aussi est principalement d’ordre moral : la vie humainement bonne de la multitude rassemblée. Or la droite vie humaine ici-bas suppose l’ordination de l’homme à sa fin dernière, qui est surnaturelle, et elle ne peut être obtenue que par le Christ ; le bien de la cité doit donc être ordonné à cette même fin dernière surnaturelle qui est celle de chaque homme en particulier ; la société civile doit poursuivre le bien commun temporel selon qu’il aide les hommes à obtenir la vie éternelle. »(Jacques Maritain, Primauté du spirituel)
Julien Gunzinger
Le système, – mais ça ne date pas d’hier, cette technique est vieille comme le monde – choisit souvent pour les postes à responsabilités des individus tarés, ou ayant des casseroles qu’il suffit de sortir le moment voulu quand le bonhomme cesse d’être utile, devient gênant, ou n’obéit plus aux ordres de ceux qui l’ont mis là. Donc, dans le cas de DSK, c’est évident qu’on savait où se trouvait son talon d’Achille et c’était très facile pour les oligarchies US de lui tendre non pas un mais dix pièges, dans l’un au moins desquels il ne pouvait fatalement que tomber.
Et pourquoi ces oligarchies auraient-elles voulu se débarrasser de DSK? La raison est probablement dans la nécessité pour les USA d’envoyer par le fond une bonne fois pour toutes l’Euro, qui les gêne. En effet les USA sont à la veille d’échéances (dans les semaines à venir) qui signifient carrément l’insolvabilité. Si la signature US fait défaut sur ses obligations, c’en est fait le l’hégémonie US dans le monde. En revanche, si l’Euro disparaît, malgré l’état de banqueroute virtuelle du trésor américain, le dollar peut rester encore un certain temps la monnaie de réserve du commerce international, et la fuite en avant d’oncle Sam peut continuer encore un peu. Dès lors on comprend la hâte de Timothy Geithner d'exiger la démission de DSK, qui s'est soumis.
En d’autres termes, et pour ceux qui ont lu l’excellent livre de Myret Zaki, le dollar est menacé. Myret Zaki parie sur la survie de l’Euro et la mort du dollar. Seulement c’est compter sans la volonté de puissance US qui a été capable d’organiser une monstre opération de déstabilisation appelée mai 68, pour se débarrasser de de Gaulle, au moment où ce dernier faisait mine de demander le payement des dettes US en or, et parlait (avec Jacques Rueff) de revenir à l’étalon or pour la France. (Sur ce sujet, il faut lire le livre de William Engdahl Currency Wars.) Dans la situation actuelle, cela vaut bien un petit traquenard tendu au “chimpanzé en rut” (Tristane Banon) lequel était à fond pour maintenir l’Euro en vie, en continuant l’acharnement thérapeutique actuel. Ca n’aurait pas marché de toute façon. L’Euro est frappé à mort. Mais la puissance US est pressée. Elle a des échéances à trois mois. Elle avait donc besoin d'accélérer les choses, et stopper la perfusion pour empêcher la réalisation du scénario de Myret Zaki.
Et le comble c’est encore que dans un certain sens l’opération sera même bénéfique à certains égards. Car il faut espérer que l’Euro fasse pschiiit le plus vite possible pour que l’UE se décompose enfin, politiquement aussi. Du point de vue suisse nous ne pouvons que nous en réjouir car cela empêchera la constitution d’un super-état qui ne peut, à terme, que nous écraser. Cela desserrera un peu l’étau.
DSK a finalement été débarqué un peu à la façon d’un Attali qui fut chassé ignominieusement de la BERD Banque Européenne de Reconstruction et de Développement, à la tête de laquelle il avait été nommé par la grâce de Mitterrand parce qu’il s’était mis en tête d’empiéter sur le pré carré du big business anglo-saxon. Il a suffi de révéler dans le Financial Times qu’il se servait de la carte de crédit de la banque dans des boîtes de nuit chic. C’était moins spectaculaire, scandaleux et choquant que pour DSK. Mais le résultat était le même et cela a suffi pour écarter le socialiste un peu utopiste et gênant.
Au fond c’est plutôt rassurant, dans un certain sens. On sait who is in charge. C’est triste pour les gaullistes et ceux qui souhaiteraient une politique indépendante de la France. La France ne joue plus dans la cour des grands. On l’a bien vu quand les mêmes milieux ont organisé le dégommage de Gaulle. Ah oui! le système est bien organisé et il peut jouer sur beaucoup de claviers en même temps. Et il n’hésite pas à lâcher ses meilleurs agents quand ils ont cessé d’être utiles.
Est-ce le début d’un mouvement révolutionnaire calqué sur celui des pays arabes ? En tous les cas, des milliers d’Espagnols occupent la place madrilène de la Puerta del Sol ?Ce rassemblement a été interdit par les autorités, mais les leaders ont annoncé qu’ils ne renonceraient pas et mobiliseraient encore plus de personnes. Parmi les revendications : une lutte effective contre le chômage (qui culmine à 21% actuellement), mais aussi l’abandon du bipartisme à la mode américaine qui neutralise tout débat dans les démocraties occidentales (USA, France, Allemagne) et la lutte contre la corruption. Un cocktail très explosif on le voit ! Et ce d’autant plus qu’Angela Merkel vient de jeter de l’huile sur le feu en accusant Espagnols et Grecs d’être en vacances permanente.
Il plane décidément sur le monde une menace de grand chaos. Il suffirait que l’inflation se mette à croître pour que tout bascule.
Julien Gunzinger
Il est de foi que le devoir moral est ordonné au bonheur éternel. Or quel est-il ? C’est la communauté des saints, heureux ensemble de vivre éternellement le bonheur que Dieu leur offre. C’est la grande différence entre le catholicisme et le protestantisme. Le catholicisme c’est la Jérusalem céleste, c’est la Cité sainte, c’est la Communion des Saints. Il est traversé de part en part par cette dimension communautaire, politique. Un catholique n'est jamais heureux pour lui seul, c’est pur nominalisme de la foi que de le penser, il l'est toujours en communauté et en amitié. Aimer c’est donc vouloir le bonheur de l’autre et le vouloir complet, durable et intérieur. Or pour y parvenir, cela suppose d’avoir été élevé à une réelle noblesse qui permette d’être fidèle à cette relation. C’est à cela aussi que doit pourvoir la société, en favorisant la vertu. Par le travail de l’éducation, deux dimensions de la nature humaines doivent être travaillées: les sentiments et les passions et l’intelligence du cœur.
Mais quel est un autre enseignement de l’Eglise ? Que la nature humaine, blessée par le péché originel, a toutes les peines de garder les commandements. Le chrétien ne peut donc jamais penser que la loi de la cité puisse être abandonnée au seul ordre naturel. Lui qui n’a pas les moyens de se soutenir lui-même, comment pourrait-il penser que la cité, qui a à promouvoir la vertu, puisse être soustraite à l’ordre surnaturel. L’ordre naturel sans le soutien de l’ordre surnaturel se décompose. Ce qui est valable au niveau de la réalité personnelle, l’est tout autant au niveau de la société. Les deux sociétés parfaites, la nation et l’Eglise, doivent travailler donc travailler de concert. C’est cela la vraie laïcité. C’est la nature sociale de l’homme qui l’exige. L’homme a besoin d’être façonné, formé à la vertu par la puissance des lois et l’ordre qu’elles promeuvent mais elles-mêmes ont besoin de se placer sous l’autorité du Christ pour ne pas se muer progressivement en lois scélérates.
Julien Gunzinger
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
