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Qui sommes nous ?
Et si,... les Lorrains ! MALHOMME
Et si, ...les Lorrains ? » est une jeune association constituée d’hommes et de femmes de divers horizons, rassemblés dans une démarche prospective centrée sur la Lorraine et son avenir.
Son but :
· Promouvoir la démocratie participative
· Être un lieu permanent d’expression, de production d’idées et de débat pour alimenter le dialogue avec les décideurs
· Notre réflexion se structure autour :
· du développement durable
· d’un cadre opérationnel, centré sur l’agglomération messine et la Lorraine
· Nos moyens d’action :
· L’organisation de débats publics
· L’intervention auprès des décideurs
· La proposition d’actions concrètes
. la réflexion collective
Son but :
· Promouvoir la démocratie participative
· Être un lieu permanent d’expression, de production d’idées et de débat pour alimenter le dialogue avec les décideurs
· Notre réflexion se structure autour :
· du développement durable
· d’un cadre opérationnel, centré sur l’agglomération messine et la Lorraine
· Nos moyens d’action :
· L’organisation de débats publics
· L’intervention auprès des décideurs
· La proposition d’actions concrètes
. la réflexion collective
Archives
Nicola Stern, optimiste !
développement durable
Lundi 1 Février
Pas de quoi déprimer, pour Nicholas Stern. L'économiste britannique, de passage au Collège de France où il donnera bientôt des cours, ne s'avoue pas vaincu malgré l'issue, décevante, de Copenhague. Un accord international sur le climat reste encore possible, assure-t-il. A condition de revoir les méthodes de négociations et de collaborer.
© Terra eco
Rédigé par © Terra eco le Lundi 1 Février à 18:01
2010, année du vivant
développement durable
Lundi 1 Février
L’Organisation des Nations unies a proclamé 2010, Année internationale de la biodiversité pour alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde.
Face aux menaces qui pèsent sur elle (urbanisation croissante, pratiques agricoles, déforestation, pollutions...), la conservation de la diversité biologique est devenue une préoccupation mondiale.
Face aux menaces qui pèsent sur elle (urbanisation croissante, pratiques agricoles, déforestation, pollutions...), la conservation de la diversité biologique est devenue une préoccupation mondiale.
Et si,... les Lorrains !
Rédigé par Et si,... les Lorrains ! le Lundi 1 Février à 18:01
Nos (nouvelles) dessertes TGV de plusieurs villes sont-elles menacées ?
déplacements / transports
Lundi 25 Janvier
Après nous avoir fait goûter, fort cher, la possibilité de nous rendre de la gare Lorraine TGV vers de grandes villes (Lille, nantes, Bordeaux,...), la SNVC envisage de les supprimer...!
Vous avez dit service public !?
Vous avez dit service public !?
Et si,... les Lorrains !
Rédigé par Et si,... les Lorrains ! le Lundi 25 Janvier à 12:01
Lundi 25 Janvier
En allant écouter les conférences, entretiens et autres projections,... du Forum IRTS de Lorraine, une foule de thèmes abordés de février à juin : handicap, protection sociale, urbanisme, nanotechnologies, discrimination, éducation,... .
Et si,... les Lorrains !
Rédigé par Et si,... les Lorrains ! le Lundi 25 Janvier à 12:01
Vendredi 22 Janvier
Le 30 décembre, le Conseil constitutionnel a retoqué la taxe carbone voulue par Nicolas Sarkozy. Trop d'exemptions, trop d'inégalités aussi. Terra eco a sondé plusieurs économistes et vous propose trois scénarios, sur le chemin d'une taxe carbone idéale.
Sarkozy l’avait promis en septembre dernier : “Chaque centime de la taxe carbone sera rendu aux Français. Ce que nous voulons, c’est changer les comportements, pas créer un impôt supplémentaire.” Mais rendre ne veut pas dire remettre exactement là où l’on a pris. Un prélèvement ici pourrait bien signifier un allègement ailleurs. Alors pourquoi pas une baisse des prélèvements sociaux (chômage, retraites...) ?
Les plus :
La solution avait été envisagée par la Commission Rocard dans son rapport remis en juillet. “C’était une idée intelligente. Il s’agissait de taxer les externalités négatives - la pollution - et de réduire celles sur les externalités positives - le travail - pour réduire le chômage et améliorer le bien être des individus”, décrypte Christian Gollier, économiste à l’université Toulouse 1. Contrairement à la suppression de la taxe professionnelle - validée en décembre et bénéfique avant tout aux entreprises - la baisse des cotisations sociales caresse le porte-monnaie de la ménagère dans le sens du poil. Mieux, son amaigrissement agirait directement sur la croissance, selon une étude menée par le Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired). “La fiscalité sur le travail semble peser davantage sur la croissance et la compétitivité que la fiscalité sur le capital [comme la taxe professionnelle] parce qu’elle est plus élevée en France que dans les autres pays, souligne Emmanuel Combet du Cired. Alors basculer d’une fiscalité du travail vers une fiscalité de l’énergie avec la taxe carbone ? C’est possible, si l’on en croit l’expérience suédoise, avance encore le chercheur. “Ils ont détaxé le travail sans modifier le niveau des prélèvements obligatoires. La fiscalité pèse désormais moins sur l’acte de production mais davantage sur la consommation. Et ça n’a pas plombé l’économie !"
Les moins :
La réduction des cotisations sociales "pose la question du financement de notre système de protection sociale", souligne le rapport remis par la commission Rocard en juillet. A moins d’imaginer que les fonds-retraite ou chômage soient directement alimentés au robinet de la taxe carbone... Et du côté des ménages ? La baisse des cotisations a l’inconvénient d’être moins transparente qu’un chèque vert versé sur le compte en banque. En promettant de réduire le taux de prélèvements sur les feuilles de paie, le gouvernement pourrait être accusé de se remplir les poches dans le dos des Français. “Ce n’est pas facile politiquement”, affirme ainsi Rémy Prud’homme ex-professeur d’économie à Paris XII.
La solution ?
Faut-il choisir entre la baisse des cotisations, la réforme de la taxe professionnelle ou le chèque vert ? Que nenni. Il faut verser un peu à toutes les bourses. En effet, donner toutes les recettes aux entreprises risque de pénaliser les individus les plus vulnérables. Et tout reverser aux ménages ? “Cela aurait un impact négatif sur le bien-être des gens. Les entreprises seront contraintes de diminuer l’activité, il y aura une augmentation du chômage...”, confie Emmanuel Combet. Va donc pour l’équilibre. “Il faut aider les entreprises à préserver leur compétitivité pour éviter la répercussion des coûts de la taxe carbone sur la production. Mais aussi compenser directement les ménages les plus modestes”, souligne encore M. Combet.
Sarkozy l’avait promis en septembre dernier : “Chaque centime de la taxe carbone sera rendu aux Français. Ce que nous voulons, c’est changer les comportements, pas créer un impôt supplémentaire.” Mais rendre ne veut pas dire remettre exactement là où l’on a pris. Un prélèvement ici pourrait bien signifier un allègement ailleurs. Alors pourquoi pas une baisse des prélèvements sociaux (chômage, retraites...) ?
Les plus :
La solution avait été envisagée par la Commission Rocard dans son rapport remis en juillet. “C’était une idée intelligente. Il s’agissait de taxer les externalités négatives - la pollution - et de réduire celles sur les externalités positives - le travail - pour réduire le chômage et améliorer le bien être des individus”, décrypte Christian Gollier, économiste à l’université Toulouse 1. Contrairement à la suppression de la taxe professionnelle - validée en décembre et bénéfique avant tout aux entreprises - la baisse des cotisations sociales caresse le porte-monnaie de la ménagère dans le sens du poil. Mieux, son amaigrissement agirait directement sur la croissance, selon une étude menée par le Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired). “La fiscalité sur le travail semble peser davantage sur la croissance et la compétitivité que la fiscalité sur le capital [comme la taxe professionnelle] parce qu’elle est plus élevée en France que dans les autres pays, souligne Emmanuel Combet du Cired. Alors basculer d’une fiscalité du travail vers une fiscalité de l’énergie avec la taxe carbone ? C’est possible, si l’on en croit l’expérience suédoise, avance encore le chercheur. “Ils ont détaxé le travail sans modifier le niveau des prélèvements obligatoires. La fiscalité pèse désormais moins sur l’acte de production mais davantage sur la consommation. Et ça n’a pas plombé l’économie !"
Les moins :
La réduction des cotisations sociales "pose la question du financement de notre système de protection sociale", souligne le rapport remis par la commission Rocard en juillet. A moins d’imaginer que les fonds-retraite ou chômage soient directement alimentés au robinet de la taxe carbone... Et du côté des ménages ? La baisse des cotisations a l’inconvénient d’être moins transparente qu’un chèque vert versé sur le compte en banque. En promettant de réduire le taux de prélèvements sur les feuilles de paie, le gouvernement pourrait être accusé de se remplir les poches dans le dos des Français. “Ce n’est pas facile politiquement”, affirme ainsi Rémy Prud’homme ex-professeur d’économie à Paris XII.
La solution ?
Faut-il choisir entre la baisse des cotisations, la réforme de la taxe professionnelle ou le chèque vert ? Que nenni. Il faut verser un peu à toutes les bourses. En effet, donner toutes les recettes aux entreprises risque de pénaliser les individus les plus vulnérables. Et tout reverser aux ménages ? “Cela aurait un impact négatif sur le bien-être des gens. Les entreprises seront contraintes de diminuer l’activité, il y aura une augmentation du chômage...”, confie Emmanuel Combet. Va donc pour l’équilibre. “Il faut aider les entreprises à préserver leur compétitivité pour éviter la répercussion des coûts de la taxe carbone sur la production. Mais aussi compenser directement les ménages les plus modestes”, souligne encore M. Combet.
© Terra eco
Rédigé par © Terra eco le Vendredi 22 Janvier à 19:01
2009, 2e année la plus chaude depuis 130 ans
développement durable
Vendredi 22 Janvier
La Terre a connu sa décennie la plus chaude des annales
La décennie qui vient de s'achever est la plus chaude enregistrée dans les annales, qui remontent à 1880, a indiqué jeudi 21 janvier la NASA. L'agence spatiale américaine ajoute que 2009 se classe deuxième sur les 130 années où ont été enregistrées les températures, juste derrière 2005, et presque ex aequo avec 1998, 2002, 2003, 2006 et 2007. Et ce, bien que 2008 ait été l'année la plus froide de la décennie, en raison de la force du courant marin La Niña, qui a refroidi la zone tropicale de l'océan Pacifique, souligne l'Institut d'étude spatiale Goddard (GISS).
"Il y a des variations importantes de températures terrestres d'une année sur l'autre provoquées par l'influence alternée des courants de l'océan Pacifique El Niño (chaud) et La Niña (froid), explique dans un communiqué le directeur du GISS, James Hansen. Mais quand on fait la moyenne des températures sur cinq ou dix ans pour lisser ces fluctuations, on voit que le réchauffement planétaire se poursuit sans relâche".
Les températures ont grimpé de 0,8 degré depuis 1880, malgré un inversement de tendance entre les décennies 1940 et 1970. La hausse a atteint 0,2 °C par décennie au cours des trente dernières années. Ces calculs se basent sur les données de plus d'un millier de stations météorologiques situées tout autour de la Terre, ainsi que sur des mesures de températures à la surface des océans effectuées par des satellites et des données venant des stations de recherche dans l'Antarctique.
LEMONDE.FR avec AFP | 22.01.10 | 12h29 • Mis à jour le 22.01.10 | 15h18
La décennie qui vient de s'achever est la plus chaude enregistrée dans les annales, qui remontent à 1880, a indiqué jeudi 21 janvier la NASA. L'agence spatiale américaine ajoute que 2009 se classe deuxième sur les 130 années où ont été enregistrées les températures, juste derrière 2005, et presque ex aequo avec 1998, 2002, 2003, 2006 et 2007. Et ce, bien que 2008 ait été l'année la plus froide de la décennie, en raison de la force du courant marin La Niña, qui a refroidi la zone tropicale de l'océan Pacifique, souligne l'Institut d'étude spatiale Goddard (GISS).
"Il y a des variations importantes de températures terrestres d'une année sur l'autre provoquées par l'influence alternée des courants de l'océan Pacifique El Niño (chaud) et La Niña (froid), explique dans un communiqué le directeur du GISS, James Hansen. Mais quand on fait la moyenne des températures sur cinq ou dix ans pour lisser ces fluctuations, on voit que le réchauffement planétaire se poursuit sans relâche".
Les températures ont grimpé de 0,8 degré depuis 1880, malgré un inversement de tendance entre les décennies 1940 et 1970. La hausse a atteint 0,2 °C par décennie au cours des trente dernières années. Ces calculs se basent sur les données de plus d'un millier de stations météorologiques situées tout autour de la Terre, ainsi que sur des mesures de températures à la surface des océans effectuées par des satellites et des données venant des stations de recherche dans l'Antarctique.
LEMONDE.FR avec AFP | 22.01.10 | 12h29 • Mis à jour le 22.01.10 | 15h18
© Le Monde.fr
Rédigé par © Le Monde.fr le Vendredi 22 Janvier à 19:01
Appel à projets communs entre les régions Wallonie-Lorraine-Luxembourg- Sarre – Rhénanie-Palatinat
Notre journal
Mercredi 20 Janvier
Le Secrétariat technique commun de la Grande Région a publié un appel à propositions dans le cadre du programme de coopération transnationale INTERREG IV A (un espace regroupant les des territoires de la Lorraine, le Luxembourg, la Rhénanie-Palatinat, la Sarre, la Région wallonne, la Communauté française et la Communauté germanophone de Belgique). Cet appel soutiendra des projets d’intérêt commun, aussi bien des projets de proximité que des actions d’envergure à l’échelle du territoire grand régional dans un grand nombre de domaines..
L’axe 1 concerne l’innovation et l’emploi ; l’axe 2 soutient des projets d’aménagement du territoire, de l’environnement et de mobilité. L’ axe 3 enfin, couvre les coopérations dans les domaines de la santé , du secteur social, des médias et de la valorisation culturelle. A titre d’exemple, les actions financées sur l’axe 2 peuvent être :
- La mise en place de réseaux de villes et de communes dans la Grande Région ;
- Le développement des agglomérations transfrontalières ;
- La diversification des activités dans les espaces ruraux par un développement transfrontalier ;
- La coopération entre les parcs naturels ;
- La création et coordination de processus et d’instruments de planification transfrontalière ;
- La réalisation et utilisation communes d’équipements et de services transfrontaliers locaux ;
Les organismes publics nationaux et/ ou locaux répondant au critère géographique peuvent répondre jusqu’au 12 avril 2010. L’ensemble des documents nécessaires ( fiche synthétique, demande de concours Feder, tableaux financiers) est téléchargeable sur le site
Rédigé par Welcomeurope
L’axe 1 concerne l’innovation et l’emploi ; l’axe 2 soutient des projets d’aménagement du territoire, de l’environnement et de mobilité. L’ axe 3 enfin, couvre les coopérations dans les domaines de la santé , du secteur social, des médias et de la valorisation culturelle. A titre d’exemple, les actions financées sur l’axe 2 peuvent être :
- La mise en place de réseaux de villes et de communes dans la Grande Région ;
- Le développement des agglomérations transfrontalières ;
- La diversification des activités dans les espaces ruraux par un développement transfrontalier ;
- La coopération entre les parcs naturels ;
- La création et coordination de processus et d’instruments de planification transfrontalière ;
- La réalisation et utilisation communes d’équipements et de services transfrontaliers locaux ;
Les organismes publics nationaux et/ ou locaux répondant au critère géographique peuvent répondre jusqu’au 12 avril 2010. L’ensemble des documents nécessaires ( fiche synthétique, demande de concours Feder, tableaux financiers) est téléchargeable sur le site
Rédigé par Welcomeurope
© ETD
Rédigé par © ETD le Mercredi 20 Janvier à 19:01
Et si la taxe carbone était européenne ?
développement durable
Lundi 18 Janvier
Le 30 décembre, le Conseil constitutionnel a retoqué la taxe carbone voulue par Nicolas Sarkozy. Trop d'exemptions, trop d'inégalités aussi. Tant qu'à revoir la copie, autant reprendre le problème par le menu. Terra eco a sondé plusieurs économistes et vous propose trois scénarios, sur le chemin d'une taxe carbone idéale.
Les plus :
Une taxe carbone en France, c’est bien. Sauf que les émissions ne rebroussent pas chemin aux frontières de l’Hexagone. Alors une taxe franco-française "c’est un peu comme de cracher en l’air", estime Rémy Prud’homme, ex-professeur d’économie à l’université Paris XII. Mal compensée, celle-ci risquerait même de rendre les entreprises de l’Hexagone moins compétitives que leurs rivales. "Idéalement, il faudrait une taxe carbone mondiale", rêve Emmanuel Combet, doctorant au Centre international de recherche sur l’Environnement et le développement (Cired). Mais difficile de faire peser identiquement le poids carbone sur les épaules d’un Américain et d’un Bangladeshi. Limitons-nous donc au carré bruxellois. C’est l’idée défendue par la Suède, elle-même dotée d’une dîme carbone nationale.
Et pourquoi ne pas supprimer carrément le marché d’échange de quotas européen ? Car la coexistence des deux systèmes - quotas pour les entreprises très émettrices, taxe carbone pour les autres – risque de poser des problèmes. D’équité notamment : dans un cas le prix du carbone dépend des aléas du marché, dans l’autre, il est fixe pour une année donnée. Ainsi, une PME devrait s’affranchir d’une tonne de CO2 à 17 euros tandis que son voisin pétrolier profiterait d’un taux du marché à 9 euros ! Le 6 janvier, Michel Rocard a résolu d’un coup l’équation dans les colonnes des Échos : "Il faut supprimer le marché des quotas de CO2 au profit d’une taxe carbone européenne", a-t-il expliqué en substance.
Les moins :
Imposer une taxe à l’échelle européenne, ce n’est pas tout à fait de la tarte. “En matière de fiscalité, il faut l’unanimité des pays membres de l’UE”, rappelle Emmanuel Combet. Quant à supprimer le marché des quotas, l’idée ne fait pas sauter les économistes de joie. "Il a fallu un effort considérable pour le mettre en place. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Et dans tous les cas, la France ne pourrait pas en décider unilatéralement", martèle pour sa part Patrick Criqui, directeur du Laboratoire d’économie de la production et de l’intégration internationale de Grenoble (Lepii) "Le système des quotas a l’avantage de la souplesse, souligne pour sa part Rémy Prud’homme. Il permet de prendre en compte la situation de certaines entreprises très dépendantes en carbone, comme les cimenteries." Plus simplement, il a le mérite d’exister tandis que la taxe carbone peine à s’installer. "On pourrait au contraire étendre le système des quotas négociables à toutes les entreprises", ose même Rémy Prud’homme en prenant le problème à rebrousse poil.
La solution ?
Ronger son frein. "Une taxe carbone européenne risque d’être très longue à mettre en place. Or, si l’on en croit les travaux du Giec, il y a urgence à agir. Nous ne pouvons pas faire l’économie d’un système parce qu’il n’est pas parfait", souligne Emmanuel Combet qui préconise un système mixte : taxe carbone française, marché des quotas européens. En attendant mieux...
Les plus :
Une taxe carbone en France, c’est bien. Sauf que les émissions ne rebroussent pas chemin aux frontières de l’Hexagone. Alors une taxe franco-française "c’est un peu comme de cracher en l’air", estime Rémy Prud’homme, ex-professeur d’économie à l’université Paris XII. Mal compensée, celle-ci risquerait même de rendre les entreprises de l’Hexagone moins compétitives que leurs rivales. "Idéalement, il faudrait une taxe carbone mondiale", rêve Emmanuel Combet, doctorant au Centre international de recherche sur l’Environnement et le développement (Cired). Mais difficile de faire peser identiquement le poids carbone sur les épaules d’un Américain et d’un Bangladeshi. Limitons-nous donc au carré bruxellois. C’est l’idée défendue par la Suède, elle-même dotée d’une dîme carbone nationale.
Et pourquoi ne pas supprimer carrément le marché d’échange de quotas européen ? Car la coexistence des deux systèmes - quotas pour les entreprises très émettrices, taxe carbone pour les autres – risque de poser des problèmes. D’équité notamment : dans un cas le prix du carbone dépend des aléas du marché, dans l’autre, il est fixe pour une année donnée. Ainsi, une PME devrait s’affranchir d’une tonne de CO2 à 17 euros tandis que son voisin pétrolier profiterait d’un taux du marché à 9 euros ! Le 6 janvier, Michel Rocard a résolu d’un coup l’équation dans les colonnes des Échos : "Il faut supprimer le marché des quotas de CO2 au profit d’une taxe carbone européenne", a-t-il expliqué en substance.
Les moins :
Imposer une taxe à l’échelle européenne, ce n’est pas tout à fait de la tarte. “En matière de fiscalité, il faut l’unanimité des pays membres de l’UE”, rappelle Emmanuel Combet. Quant à supprimer le marché des quotas, l’idée ne fait pas sauter les économistes de joie. "Il a fallu un effort considérable pour le mettre en place. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Et dans tous les cas, la France ne pourrait pas en décider unilatéralement", martèle pour sa part Patrick Criqui, directeur du Laboratoire d’économie de la production et de l’intégration internationale de Grenoble (Lepii) "Le système des quotas a l’avantage de la souplesse, souligne pour sa part Rémy Prud’homme. Il permet de prendre en compte la situation de certaines entreprises très dépendantes en carbone, comme les cimenteries." Plus simplement, il a le mérite d’exister tandis que la taxe carbone peine à s’installer. "On pourrait au contraire étendre le système des quotas négociables à toutes les entreprises", ose même Rémy Prud’homme en prenant le problème à rebrousse poil.
La solution ?
Ronger son frein. "Une taxe carbone européenne risque d’être très longue à mettre en place. Or, si l’on en croit les travaux du Giec, il y a urgence à agir. Nous ne pouvons pas faire l’économie d’un système parce qu’il n’est pas parfait", souligne Emmanuel Combet qui préconise un système mixte : taxe carbone française, marché des quotas européens. En attendant mieux...
© Terra Eco
Rédigé par © Terra Eco le Lundi 18 Janvier à 18:01
Copenhague ou la nouvelle donne climatique internationale ?
développement durable
Lundi 18 Janvier
Le Centre d'Analyse Stratégique publie dans sa note 162 une analyse des "accords" de Copenhague :
"Au-delà des attentes suscitées tout au long de l'année 2009 par le sommet de Copenhague et des déceptions qu'elles ont engendrées, la conférence a conduit à deux résultats qui marqueront l'histoire de la lutte contre le changement climatique : l'implication forte dans la mise au point de l'accord de Copenhague non seulement des deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre que sont la Chine et les États-Unis, mais aussi des pays émergents (Afrique du Sud, Inde, Brésil), ainsi que la main tendue aux pays en développement. Ainsi, dans un monde multipolaire de plus en plus complexe, les acteurs majeurs dans la lutte contre le changement climatique sont désormais associés à la coopération internationale. Le prix à payer pour l'intégration de ces nouveaux entrants a résidé à Copenhague dans « l'oubli » du Protocole de Kyoto : il appartient maintenant aux pays historiquement engagés dans la lutte contre le changement climatique de décliner l'accord de Copenhague mais aussi de le réconcilier avec les acquis du Protocole de Kyoto. Tel pourrait être le sens de l'engagement européen durant l'année 2010. Il serait sans nul doute soutenu par la société civile."
"Au-delà des attentes suscitées tout au long de l'année 2009 par le sommet de Copenhague et des déceptions qu'elles ont engendrées, la conférence a conduit à deux résultats qui marqueront l'histoire de la lutte contre le changement climatique : l'implication forte dans la mise au point de l'accord de Copenhague non seulement des deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre que sont la Chine et les États-Unis, mais aussi des pays émergents (Afrique du Sud, Inde, Brésil), ainsi que la main tendue aux pays en développement. Ainsi, dans un monde multipolaire de plus en plus complexe, les acteurs majeurs dans la lutte contre le changement climatique sont désormais associés à la coopération internationale. Le prix à payer pour l'intégration de ces nouveaux entrants a résidé à Copenhague dans « l'oubli » du Protocole de Kyoto : il appartient maintenant aux pays historiquement engagés dans la lutte contre le changement climatique de décliner l'accord de Copenhague mais aussi de le réconcilier avec les acquis du Protocole de Kyoto. Tel pourrait être le sens de l'engagement européen durant l'année 2010. Il serait sans nul doute soutenu par la société civile."
Et si,... les Lorrains !
Rédigé par Et si,... les Lorrains ! le Lundi 18 Janvier à 18:01
Votre poubelle peut rapporter gros
Notre journal
Lundi 18 Janvier
"Comment inciter le bon citoyen à trier ses déchets ? En France, on compte sur des leçons de civisme et de bonne conscience. Aux États-Unis, c’est à d’autres instincts que l’on fait appel, mais ça marche !
Ca s’appelle Recyclebank, la banque du recyclage. Lancée en 2004 dans un quartier de Philadelphie, elle fonctionne maintenant dans une vingtaine d’États américains et vient de démarrer au Royaume-uni. Son boulot : collecter les déchets recyclable.
Son idée : distribuer des poubelles bleues nominatives et pourvues d’une code barre unique à chaque famille. Lors du ramassage, le camion-poubelle pèse votre container et scanne votre code-barre. Ainsi, Recyclebank sait qui recycle combien (au poids, évidemment, pas à la qualité du tri).
Ainsi, vous gagnez des points, échangeables via internet en cadeaux sonnants et trébuchants : des bons d’achat pour toutes sortes de boutiques (mode, hi-tech, maison…) et de restos. Et parallèlement à la masse de déchets collectés et recyclés, la Recyclebank donne de l’argent à un programme environnemental dans toutes les écoles du pays.
Leur business model est très léger, puisqu’ils ne sont pas propriétaires des camions et des infrastructures de recyclage, mais juste prestataires de service. Ils collent leur marque et leur concept sur des systèmes municipaux pré-existants, qu’ils permettent d’optimiser. S’ils font une petite marge sur ce que leur versent les collectivités, ce n’est que pour couvrir leurs frais de fonctionnement.
En effet, le “business” des cadeaux offerts aux particuliers trieurs provient de deals publicitaires. Les marques partenaires se font du green-washing à bon compte (comme Coca-Cola, par ailleurs grand pourvoyeur de déchets) en échange d’une visibilité sur le site internet Recyclebank et sur leurs camions.
La Recyclebank a été élue “Championne de la Terre 2009″ par les Nations Unies. Alors, vraie ou fausse bonne idée ? "
Lu sur le blog Optimiste
Ca s’appelle Recyclebank, la banque du recyclage. Lancée en 2004 dans un quartier de Philadelphie, elle fonctionne maintenant dans une vingtaine d’États américains et vient de démarrer au Royaume-uni. Son boulot : collecter les déchets recyclable.
Son idée : distribuer des poubelles bleues nominatives et pourvues d’une code barre unique à chaque famille. Lors du ramassage, le camion-poubelle pèse votre container et scanne votre code-barre. Ainsi, Recyclebank sait qui recycle combien (au poids, évidemment, pas à la qualité du tri).
Ainsi, vous gagnez des points, échangeables via internet en cadeaux sonnants et trébuchants : des bons d’achat pour toutes sortes de boutiques (mode, hi-tech, maison…) et de restos. Et parallèlement à la masse de déchets collectés et recyclés, la Recyclebank donne de l’argent à un programme environnemental dans toutes les écoles du pays.
Leur business model est très léger, puisqu’ils ne sont pas propriétaires des camions et des infrastructures de recyclage, mais juste prestataires de service. Ils collent leur marque et leur concept sur des systèmes municipaux pré-existants, qu’ils permettent d’optimiser. S’ils font une petite marge sur ce que leur versent les collectivités, ce n’est que pour couvrir leurs frais de fonctionnement.
En effet, le “business” des cadeaux offerts aux particuliers trieurs provient de deals publicitaires. Les marques partenaires se font du green-washing à bon compte (comme Coca-Cola, par ailleurs grand pourvoyeur de déchets) en échange d’une visibilité sur le site internet Recyclebank et sur leurs camions.
La Recyclebank a été élue “Championne de la Terre 2009″ par les Nations Unies. Alors, vraie ou fausse bonne idée ? "
Lu sur le blog Optimiste
© Le Monde.fr
Rédigé par © Le Monde.fr le Lundi 18 Janvier à 12:01
