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Et si,... les Lorrains ! MALHOMME
Et si, ...les Lorrains ? » est une jeune association constituée d’hommes et de femmes de divers horizons, rassemblés dans une démarche prospective centrée sur la Lorraine et son avenir.

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· La proposition d’actions concrètes

. la réflexion collective

Le développement des génériques ne profite pas à l'assurance-maladie santé

Jeudi 25 Octobre

Contrairement à d'autres pays d'Europe, la France - et ses comptes de l'assurance-maladie -tire peu profit des médicaments génériques. Tel est le résultat principal d'une étude comparative menée par IMS Health, un organisme de recherche sur la santé, concernant les prix de ces produits au sein de l'Union européenne (UE). L'étude porte sur 35 médicaments génériques commercialisés dans 16 pays de l'UE.

Elle montre que les copies (les génériques) des molécules qui ont perdu leur brevet ne représente que 17 % du marché du médicament en Europel. De plus, il y a un décalage de prix ipeu bénéfique entre le médicament "princeps" et le générique. En France par exemple, la différence de prix entre le générique et le médicament premier est de 40 % quel que soit le nombre de produits en compétition, alors qu'en Suède, les baisses atteignent 80 % par rapport au prix du princeps dès que 8 produits sont en concurrence. En Angleterre, elles sont de 60 % à 80 % si 10 à 15 fabricants sont en compétition. Résultat : l'assurance-maladie française paie les génériques deux fois plus cher que les Scandinaves et les Anglais, mais les Suisses les paient trois fois plus cher.

L'étude montre aussi que les rapports de forces entre distributeurs (grossistes répartiteurs et pharmaciens) et fabricants jouent un rôle dans la composition du prix. En Grande-Bretagne, où le distributeur est puissant (chaînes de pharmacies, intégration avec le grossiste répartiteur), les prix à la fabrication sont dix fois moins élevés qu'en Suisse où le fabricant impose sa norme - Sandoz est le numéro deux mondial du générique.

En France, où la distribution est émiettée, le produit sorti d'usine se paye sept fois plus cher qu'en Grande-Bretagne. Ces prix fabricants conditionnent ensuite les marges des grossistes : les prix affichés dans l'Hexagone sont ainsi quatre fois plus élevés qu'outre-Manche.

Le classement final établi par IMS Health montre que les patients scandinaves et anglais tirent le meilleur profit de l'utilisation des génériques, les Français arrivant en queue de peloton.

d'après un article de Yves Mamou paru dans l'édition du Monde du 25.10.07.

Cela dit ce sont surtout les nouveaux médicaments qui coûtent cher à la Sécu.

Rédigé par Et si,... les Lorrains ! MALHOMME le Jeudi 25 Octobre à 15:38 | Permalien | Commentaires (0)