Afin de renforcer l’unité de la filière nucléaire française, le gouvernement envisage d’instaurer un accord de partenariat stratégique entre EDF et Areva couvrant l’ensemble de leurs domaines d’activité d’intérêt commun. Il s’agit de créer une véritable gouvernance du nucléaire français renforçant l’efficience de la maîtrise des enjeux politiques et industriels du secteur.
Pour ce faire, il est envisagé une prise de participation d’EDF au capital d’Areva qui augmentera d’ici à la fin de l’année. Cette réorganisation permet de consolider les liens entre ces deux entreprises et avoir un intervenant industriel unique pour la filière nucléaire avec un rôle central pour EDF.
La nécessité de faire d’EDF l’interlocuteur de la France pour représenter les intérêts nucléaires français à l’étranger réside dans le fait que ce rapprochement doit s’appuyer sur la compétence « d’exploitant et d’architecte-ensemblier d’EDF ». Areva continuera de réaliser les réacteurs et à fournir le combustible et EDF à construire et exploiter les centrales.
L’opération consisterait en une augmentation des parts d’EDF au capital du géant du nucléaire. La nouvelle participation de l’électricien public, qui détient déjà 2,4% du capital d’Areva, pourrait monter à 10 % voire plus.
Cet accord ferait de l’électricien de France le leader de l’export du nucléaire français à une période où le marché du nucléaire est en pleine expansion et où 250 centrales nucléaires sont à construire d’ici 2030 dans le monde.
Alain FOUCHÉ
Sénateur de la Vienne
Membre de la commission énergie du Sénat