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 <title>Gagner 2012</title>
 <subtitle><![CDATA[Une nouvelle génération de socialistes pour reconstruire la gauche]]></subtitle>
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 <updated>2008-08-08T20:17:52+01:00</updated>
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   <title>Les socialistes rassemblés sur l'Europe, c'est possible</title>
   <updated>2008-02-04T11:12:00+01:00</updated>
   <id>http://www.gagner-2012.net/index.php?action=article&amp;numero=21</id>
   <category term="Dans les médias" />
   <published>2008-02-04T10:55:00+01:00</published>
   <author><name>Gagner 2012</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune publiée dans le journal i[Libération]i par GUILLAUME BACHELAY membre du bureau national, LAURENT BAUMEL responsable national aux études, PASCALE BOISTARD membre du bureau national, DIDIER CUJIVES secrétaire national du MJS, ALEXIS DALEM corédacteur en chef de «la Revue socialiste», MARIETTA KARAMANLI députée, FRANÇOIS KALFON membre du conseil national, FLORA LABOURIER secrétaire national du MJS, SANDRINE MAZETIER députée, CLAUDE ROIRON membre du bureau national.     <div>
             <br />
       N'en déplaise aux commentateurs, les socialistes ne sont pas fondamentalement divisés sur le projet européen. Pour s'en rendre compte, encore faut-il s'abstraire des jeux d'appareils d'hier et regarder en face la réalité d'aujourd'hui. Socialistes, nous sommes tous des proeuropéens convaincus et nous ne nous satisfaisons pas de l'Europe telle qu'elle va. Notre projet est celui d'une Europe démocratique et solidaire.       <br />
              <br />
       C'est au nom de cet idéal, et même si nous mesurons le chemin parcouru, que nous critiquons ce que l'Europe tend à devenir : un marché sans horizon politique, sans réelle solidarité, où la concurrence sociale et fiscale est la principale politique de convergence. Si nous nous sommes opposés et parfois déchirés sur le traité constitutionnel, puis sur l'adoption du traité de Lisbonne, ce n'est pas au nom de conceptions divergentes de l'Europe, mais en raison d'une appréciation différente de la stratégie à adopter : le pari du compromis immédiat pour les uns, le pari du rapport de force pour les autres. Nous partagions un même but stratégique : approfondir l'unification européenne pour répondre à la mondialisation.       <br />
              <br />
       Les partisans du oui ont pensé préférable d'adopter un compromis insatisfaisant pour avancer tandis que ceux du non jugeaient indispensable d'exprimer leur désaccord pour rendre possible une réorientation de l'Europe. Dans les deux cas, il s'agissait d'un pari sur l'avenir, aucun camp ne peut prétendre avoir eu intégralement raison. La suite des événements a pu confirmer les uns et les autres dans leur approche. Si cette différence d'appréciation a débouché sur une incontestable fracture, c'est qu'elle a été exploitée tant par l'ultragauche que par certains dirigeants socialistes. Nous voulons éviter que le champ de bataille du passé ne vire au champ de ruine de l'avenir. Nous nous appuyons sur une certitude : jamais le débat, artificiellement gonflé par le contexte politique interne du Parti socialiste, n'a porté entre nous sur les objectifs de la construction européenne.       <br />
              <br />
       D'ici quelques semaines, la question du mini traité sera derrière nous. Il est peu probable que le dossier institutionnel - voire constitutionnel - soit rouvert à brève échéance. Jusqu'à présent, nous avons toujours envisagé notre projet européen dans la perspective de nouveaux traités débouchant en même temps sur un approfondissement institutionnel et politique. Dans l'Europe à 27, et pour plusieurs années, l'ère des grands traités fondateurs est close. Seules seront possibles des avancées sur des projets concrets. Nous le regrettons, mais c'est un fait. Alors que le nouveau traité ne changera rien aux politiques mises en &#339;uvre, c'est sur celles-ci que nous devons désormais nous concentrer. L'essentiel est de convaincre nos partenaires, non par une attitude agressive et agitée - celle contre-productive de l'actuel président de la République -, mais par la constance et la cohérence. Alors que le spectre d'une récession mondiale se profile, concentrons-nous sur les enjeux économiques et sociaux. Plusieurs avancées sont à la fois urgentes et possibles.       <br />
              <br />
       Les socialistes français doivent être à la pointe du combat pour la réforme de la gouvernance de la zone euro. L'Eurogroupe - autorité politique - doit monter en puissance et s'investir dans un dialogue permanent avec la BCE, et il ne tient qu'à lui de le faire. Les objectifs d'inflation et de taux de change doivent être fixés dans ce cadre. Tout en respectant son indépendance imposée par les traités, l'action de la BCE peut et doit être mieux coordonnée avec l'autorité politique. Un marché unique sans politique de convergence sociale vers le haut est voué à une concurrence vers le bas, ce qui n'est pas tenable à long terme pour nos entreprises, nos emplois, nos territoires, sans oublier nos finances publiques. Les socialistes français doivent proposer une stratégie par étapes, moyennant des compensations. Cela implique une nouvelle ambition pour les politiques structurelles. Le budget de l'Union devrait être porté pour cela à son plafond légal, 1,24 % du PIB, alors qu'il n'est aujourd'hui qu'à 1 %. L'Union doit également s'investir dans la recherche et l'innovation, dont le pilotage serait beaucoup plus efficace à son niveau. Nous proposons de créer une coopération renforcée pour gérer un budget commun et créer un espace européen unifié pour les entreprises innovantes et les chercheurs. L'environnement, les biotechnologies et l'économie de l'immatériel pourraient être les priorités de cette politique. Ils donneraient à la construction européenne un élan comparable à celui que la Communauté du charbon et de l'acier avait donné aux premières heures de l'Union.       <br />
              <br />
       Des inflexions importantes doivent être apportées, enfin, à la politique commerciale de l'UE. Plus réactive, elle devrait se fixer pour objectif le juste échange plutôt que le libre-échange. Il ne s'agit en aucun cas de protectionnisme, mais d'une stratégie gagnante pour tout le monde : éviter les à-coups pour nos entreprises et conditionner l'ouverture à des progrès sociaux et environnementaux effectifs du côté des pays émergents. Ces quatre priorités, que tous les socialistes partagent, peuvent être mises en &#339;uvre dans le cadre des traités existants. Tout est question de volonté politique et de force de conviction.       <br />
              <br />
       A nous de convaincre nos partenaires, à commencer par le PSE. Si ces mesures étaient mises en &#339;uvre, elles changeraient le visage de l'Europe, qui deviendrait un espace de croissance et d'influence, d'avant-garde économique et de progrès social. Sur ces questions - comme sur les autres - le PS doit maintenant se mettre au travail pour préciser les propositions et engager le travail de reconquête intellectuelle. Jeunes responsables du Parti socialiste, nous sommes convaincus que la rénovation nécessaire de la gauche ne peut passer par la reproduction à l'infini et l'exacerbation des divergences qui se sont manifestées au cours des années précédentes. Après que le Congrès, réuni à Versailles, a voté, nous voulons surmonter le traumatisme de la division, nous rassembler pour reprendre le travail en commun, aller de l'avant. C'est ce que nous nous engageons à faire en appelant tous les socialistes de bonne volonté à nous rejoindre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Une saine colère</title>
   <updated>2007-07-28T17:55:00+01:00</updated>
   <id>http://www.gagner-2012.net/index.php?action=article&amp;numero=20</id>
   <category term="Dans les médias" />
   <published>2007-07-28T17:52:00+01:00</published>
   <author><name>Gagner 2012</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune publiée fin mai 2007 par Luc Derai, Rodolphe Kauffmann et Yann Aubry dans Marianne.      <div>
      La gauche a, comme en 2002, ratée un nouveau rendez-vous avec l'histoire.        <br />
              <br />
       Elle a perdu car elle a cru que la forme l'emporterait sur le fond, le sondage sur le citoyen, la tactique sur la stratégie. Elle a perdu alors que nous ne devions pas perdre.       <br />
                <br />
       Face à cet état de fait, nous sommes en colère, nous, cadres socialistes venant de divers sensibilité du Parti socialiste. Et nous avons décidé de faire valoir notre point de vue sur le sens de la défaite sévère que nous venons de vivre et sur les jalons à poser pour la gauche de l'avenir.       <br />
              <br />
       Cette « saine colère » nous la devons aussi à ces millions de salariés et de précaires qui vont subir la loi implacable de la droite libérale et autoritaire qui vient de conquérir les rênes du pouvoir d'Etat.       <br />
               <br />
       Il sera difficile de nous traiter de missi dominici d'une quelconque coterie puisque nous venons de courants divers et pourtant nous nous réunissons pour réfléchir ensemble.       <br />
              <br />
       Nous revendiquons encore le rôle du Parti comme intellect collectif devant donner un débouché aux luttes sociales.       <br />
              <br />
       Nous savons que c'est en son sein qu'auront lieu demain les refondations nécessaires permettant de proposer une alternative à la droite décomplexée de Nicolas Sarkozy.        <br />
              <br />
       Nous souhaitons valoriser toutes la gauche syndicale, éducative, associative, intellectuelle pour former les passerelles qui régénéreront notre socialisme démocratique et nous voulons, dès maintenant, nous interroger sur les raisons de notre défaite.       <br />
              <br />
       Laissons de coté les formules lapidaires de celles et ceux qui au lendemain d'une défaite expliquent à longueur de tribunes que c'est toujours la faute des « autres ». N'y aurait-il pas pourtant chez ces éternels jeunes hérauts du coup d'après de l'honnêteté à reconnaître et assumer certaines erreurs ? Les ténors sous-employés ne se seraient pas assez employés. Un parti exemplaire car démocratique au temps des investitures ne serait plus qu'un champ d'indiscipline pendant la campagne. Un agenda souhaité par la candidate et notre premier secrétaire serait devenu la cause d'un manque de lisibilité du programme présidentiel. Rappelons simplement que l'agenda et le débat, accepté par tous, ont placé notre candidate haute dans les sondages jusqu'en janvier&#8230;        <br />
              <br />
       Alors, au nom de la gauche, épargnons nous d'emblée ces arguties qui voudraient voir comme seules explications de la victoire de Nicolas Sarkozy les mauvaises manières supposées &#8211; mais jamais démontrées - des uns ou des autres envers notre candidate Ségolène Royal pour souligner les causes réelles, profondes d'un échec de cette ampleur.       <br />
              <br />
       Cette défaite vient de loin, elle est la défaite d'un projet de société méandreux contre un autre, structuré. Elle est l'aboutissement d'une destruction énergique et patiente des idéaux de progrès par un capitalisme financier qui a trouvé dans « le rappel à l'ordre » le meilleur avatar pour asseoir  son système d'aliénation.       <br />
              <br />
       A longueur de discours, Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse d'opposer les catégories populaires entre elles participant ainsi de l'individualisation de la société. En s'appuyant sur une société fragmentée socialement et territorialement par la mondialisation libérale, le candidat de l'UMP a voulu contraindre l'intérêt collectif et le vivre ensemble en valorisant le chacun pour soi et le communautarisme.        <br />
              <br />
       Par ce biais, Nicolas Sarkozy put surmonter la classique dialectique des rapports de production, celle opposant le capital et le travail, en une autre plus avantageuse pour la tyrannie des actionnaires, celle qui met en conflit les travailleurs et les plus pauvres, ceux que l'on culpabilise désormais sous le vocable d'« assistés ».       <br />
              <br />
       La droite a ainsi gagné une bataille culturelle, elle a inoculé depuis cinq ans un venin idéologique réactionnaire devant être le corollaire au capitalisme mondialisé.       <br />
              <br />
       Cette droite a vocation à servir les intérêts de la prédation libérale. Elle sait que les mécanismes de la financiarisation de l'économie implique naturellement des méfaits palpables pour nos concitoyens : les délocalisations, la précarisation des statuts, l'atomisation sociale, la segmentation territoriale. D'où ce nécessaire viatique qui, pour pérenniser la rentabilité financière de l'actionnariat transnational, doit fournir une conception de l'action publique faite de mise au pas des « déviants », de stigmatisation des plus précarisés d'entre nos concitoyens et de méfiance assumée à l'égard des étrangers.        <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a donc développé une double lecture du monde. Celle qui projette toutes les opportunités sans entraves que recèlent « la société de marché » pour les catégories les plus incluses et celle donnée comme un hochet aux déclassés des Trente Glorieuses, qui a pour réceptacle les mots de hiérarchie, d'effort et d'ordre et comme ennemis mêlés l'Autre et « l'assisté ».       <br />
              <br />
       Or, cette alchimie a fonctionné électoralement, y compris auprès de ceux qui subiront les affres mystificatrices d'une politique ne devant, au final, servir que les intérêts de cette nouvelle aristocratie financière.        <br />
              <br />
       Et face à cela qu'avons-nous faits ?       <br />
               <br />
       Qu'avons-nous fait pendant cinq ans quand nous ne fûmes pas capable de donner un débouché politique aux mouvements sociaux ou de jeunesses (retraites 2003, services publics 2004, banlieues 2005, CPE 2006), quand nous ne pûmes nous adresser aux salariés modestes, quand nous avons oublié l'économique et le social, la République et l'éducation, quand surtout nous n'avons su apporté une réponse globale à la question simple : quel socialisme, quelles régulations pour la mondialisation ? Qu'avons-nous fait de cet électorat qui nous a fait remporter toutes les élections intermédiaires ? Qu'avons-nous fait pour abandonner l'idée même de changement à Nicolas Sarkozy, candidat sortant, ministre cinq année durant ? &#8230;Nous avons fait de la gestion clanique d'appareil.        <br />
              <br />
       Qu'avons-nous fait pendant la campagne sinon parfois épouser les règles du jeu de l'adversaire en reprenant certains thèmes et un métalangage que le candidat de la droite avait déjà préempté depuis bien longtemps ? Qu'avons-nous fait en portant au pinacle le sociétal comme unique Rubicon, la triangulation comme horizon doctrinaire, la rénovation de façade et les postures coté cour ? Qu'avons-nous fait alors que l'ensemble des thèmes jugés prioritaires par les français était favorable au camp progressiste (lutte contre le chômage et la pauvreté, éducation, logement (CSA pour L'Humanité en janvier), auxquels s'ajoutent le pouvoir d'achat et la protection sociale (TNS-Sofres pour Le Figaro en mars) ? Qu'avons-nous fait en lessivant la gauche dans les urnes alors même que 56¨% de ceux qui ont voté pour notre candidate ont voté par défaut au 1er tour ?  &#8230;Nous avons suivi les études qualitatives hebdomadaires.        <br />
              <br />
       Contrairement à 2002, la question sociale était au c&#339;ur de l'actualité et de la campagne présidentielle. Nous avions vocation à y répondre. Nous ne l'avons pas fait, notre « logiciel », virussé par la droite, n'étant plus opératoire vis-à-vis des catégories que nous avons vocation à servir.        <br />
              <br />
       C'est aux réponses à toutes ces questions que nous devons maintenant nous atteler, il en va de notre vocation historique, il en va de l'avenir de la gauche.       <br />
              <br />
       Il est temps de commencer ce travail de refondation idéologique pour irriguer la société. Il est temps de mettre de coté méthodes éculées, reniements et pseudo rénovation, en assumant collectivement la défaite tout en restant lucide sur les responsabilités. Il est temps de proposer un avenir à la gauche. Le débat entre anciens et modernes n'a aucun sens si les socialistes réformateurs français n'accèdent jamais aux responsabilités.        <br />
              <br />
       Nous savons tous que l'alliance des antilibéraux jusqu'aux sociaux démocrates est non seulement souhaitable mais indispensable.        <br />
              <br />
       Nous disons alors que l'avenir à gauche ne s'écrira qu'en réaffirmant nos valeurs et en répondant aux questions que posent la mondialisation libérale en termes de valorisation du capital au dépend du travail.        <br />
              <br />
       Nous disons aussi que l'avenir de la gauche passe par une véritable rénovation de notre fonctionnement interne.       <br />
              <br />
       Comment mettre en adéquation la sociologie du Parti avec celle de notre électorat ? Comment renouer et créer des lieux d'échanges pérennes avec les syndicats, les acteurs associatifs pour irriguer le monde du travail et le mouvement social ? Comment agir volontairement pour créer de véritables sections d'entreprise ? Comment renforcer la formation de nos militants tout en agrégeant les intellectuels en fondant une Université populaire de la gauche ? Comment interagir dans nos relations avec l'ensemble de nos partenaires politiques ? Comment viser au non cumul des mandats et des fonctions ? Comment éviter les résultats connus d'avance dans certaines fédérations ? Comment assumer nos différences en acceptant la richesse de nos débats ?        <br />
              <br />
       La rénovation ne se décrète pas d'une salle obscure rue de Solférino. Elle s'affirmera comme unique solution pour gagner demain.        <br />
              <br />
       La France a longtemps appréciée les finalistes malheureux, les Poulidor, préférée la défaite avec panache à la victoire étriquée. On aurait pu espérer que ces temps là soient révolus. Le « courage » de François Bayrou, « l'allant » de Ségolène Royal ont marqué indéniablement l'élection présidentielle. Qu'en restera-t-il pourtant ? Un quinquennat de Nicolas Sarkozy et la démolition programmée de notre pacte social et républicain. Pour les françaises et les français les plus en difficulté qui seront demain durement touchés dans leur existence, pour la France des droits de l'homme et de la laïcité, seule la victoire de la gauche aurait été belle, nécessaire.       <br />
              <br />
       Alors oui, nous ressentons une sourde colère, celle qui ne s'épuise pas en des sourires radieux comme paravent au soir d'une grave défaite électorale. Celle qui désespère de la gauche quand d'autres font leur miel d'alliance de bords de tables avec un futur parti croupion de centre-droit.        <br />
              <br />
       Nous, socialistes de diverses sensibilités, nous voulons abandonner les impératifs du court terme pour construire la réalité de demain et nous appelons donc toutes celles et tous ceux, de gauche, militants, intellectuels, citoyens, jeunes et moins jeunes, à venir nous rejoindre pour travailler ensemble sur les causes de la défaite et construire la gauche à venir.        <br />
              <br />
       Nous avons cinq ans. Nous ne serons pas d'accord sur tout. Heureusement. Nous ne créons ni un parti ni un courant. Simplement un forum. Nous débattrons, mais avec espoir et ambition. Sans contingence ni leadership. Pour repenser, travailler, pour refonder, pour changer et rénover. Il n'est que temps. Car nous ne nous satisferons jamais d'une défaite évitable, qui au-delà du Parti socialiste, restera principalement celle de nos concitoyens les plus précaires.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>La face cachée du socialisme</title>
   <updated>2007-07-13T16:40:00+01:00</updated>
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   <published>2007-07-13T16:37:00+01:00</published>
   <author><name>Gagner 2012</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune publiée le 12 mai 2007 dans le journal Le Figaro par Guillaume Bachelay, membre du Conseil national du Parti socialiste et Maire-adjoint de Cléon (76).      <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.gagner-2012.net/photo/680985-831698.jpg" alt="La face cachée du socialisme" title="La face cachée du socialisme" />
     </div>
     <div>
      «Rénovation », « re- construction », « re- fondation » : au parti socialiste, depuis la défaite, chacun s'imagine en architecte. Mais pour l'heure, des archéologues seraient plus utiles pour comprendre l'origine de nos désillusions.       <br />
              <br />
       Qu'il faille un leader rassembleur et sérieux, c'est entendu. Que le PS soit plus qu'une belle machine électorale, c'est souhaitable. Qu'il doive occuper tout le champ de la gauche depuis les antilibéraux jusqu'aux sociaux-démocrates, sans être l'otage des gauchistes ni la béquille des centristes, c'est recommandé. Reste le hic principal : pourquoi peine-t-il à accéder aux responsabilités depuis qu'on l'a vu à l'oeuvre ?       <br />
              <br />
       François Mitterrand avait mis fin à la malédiction qui condamnait son camp à briller dans l'opposition ou à gouverner par éclipses. Un an en 1924 avec le Cartel, à peine plus avec le Front populaire, trois fois cinq ans depuis 1981 : dans la capacité à durer, la tendance est à la hausse. Peut-on en dire autant de la volonté de transformer la société ?       <br />
              <br />
       La vérité, c'est que, depuis le tournant de 1983, chaque socialiste est un contorsionniste. Que nous ayons ou non vécu les deux ans qui l'ont précédé, nous ne nous sommes jamais remis du tournis de l'alternance : le vent chaud du changement, l'eau tiède de la pause, au final la douche froide de la rigueur.       <br />
              <br />
       Les avancées les plus durables du double septennat mitterrandien furent réalisées au cours des dix-huit premiers mois. Après, la gauche changea de braquet. Il faut dire que ses adversaires avaient spéculé contre la monnaie et que le FMI menaçait d'intervenir... De guerre lasse et la tête basse, la France rejoignit alors le club des nations converties au libéralisme, renonçant à l'État producteur, célébrant l'initiative privée, pratiquant la rigueur salariale et la baisse des prélèvements. On sauva le gouvernement, pas le changement. Bien sûr, pas question de tenir le langage abrupt de l'adaptation ! Ainsi naquirent « la parenthèse de la rigueur », « la société d'économie mixte » puis le « ni-ni ». Plus tard, on parla d'« ouvertures de capital » pour ne pas dire privatisations. Certes, bazarder des décennies de luttes et hypothéquer les réformes sociales sur l'autel de « la rupture avec le capitalisme » était un choix périlleux. Encore aurait-il fallu en débattre collectivement, en mesurer les effets réellement et assumer publiquement.       <br />
              <br />
       Mais c'est l'Europe - le maintien dans le SME - qui servit de véritable rideau de fumée pour cacher l'ampleur du revirement. Puisque la France était devenue trop petite pour le socialisme, l'Europe lui servirait d'horizon. Celle-ci serait l'Hexagone en plus grand ; et l'euro, notre franc en plus fort. Jusqu'à Maastricht, les Français qui avaient le coeur à gauche vécurent positivement cette projection et crurent sincèrement que l'Europe allait permettre de préserver notre modèle social. L'ennui, c'est que, loin de stopper la sainte trinité - libéralisation-dérégulation-précarisation -, l'Union européenne l'accéléra. Lors du référendum sur la Constitution en 2005, c'est par la gauche que le non l'emporta. Heureusement, certains l'avaient anticipé et ne l'ont pas oublié depuis.       <br />
              <br />
       La politique n'infléchissait plus la logique économique, l'État ne pouvait pas tout et la République ne servait plus à grand-chose ? Qu'à cela ne tienne, le PS changea de terrain. Ses propositions se firent de plus en plus sociétales et morales. Récemment, on y ajouta même une dose de régional et une ration de familial. Résultat : les catégories populaires et les couches moyennes déclassées ont déserté la gauche. On l'a vu le 21 avril 2002. Rebelote en 2007 : au premier tour, le duo Sarkozy-Le Pen a recueilli deux fois plus de suffrages des ouvriers et des employés que Ségolène Royal. Pendant que les inclus des grandes villes, la bourgeoisie d'artistes branchouilles, une partie de la jeunesse et les minorités sont devenus notre base sociale, Sarkozy fait un carton chez les salariés du périurbain et dans le monde rural en parlant travail, pouvoir d'achat, lutte contre les délocalisations et Europe qui protège.       <br />
              <br />
       La leçon de cette histoire, c'est que la gauche doit clarifier son rapport au réel. La mondialisation est un fait dont il faut corriger les effets. Le problème, pour un socialiste, commence quand cette contrainte ne lui apparaît plus comme une donnée extérieure à laquelle il peut opposer une politique, mais comme l'intériorisation de l'impossibilité d'agir. C'est alors que le gestionnaire tue le réformiste, que la droite consume la gauche et que les dégelées succèdent aux déroutes. Et si on parlait enfin de tout cela au PS ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Rénovation : Le bon emploi du Parti socialiste</title>
   <updated>2007-07-13T16:33:00+01:00</updated>
   <id>http://www.gagner-2012.net/index.php?action=article&amp;numero=17</id>
   <category term="Dans les médias" />
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   <published>2007-07-13T16:30:00+01:00</published>
   <author><name>Gagner 2012</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune publiée dans le journal Le Figaro le 11 juillet 2007 par François KALFON, membre du Conseil national du PS, sensibilité « Socialisme et démocratie. ». 
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.gagner-2012.net/photo/680980-831693.jpg" alt="Rénovation : Le bon emploi du Parti socialiste" title="Rénovation : Le bon emploi du Parti socialiste" />
     </div>
     <div>
      A l'heure où il est de bon ton de parler de rénovation et de renouvellement au sein du PS, quelques précisions s'imposent pour distinguer les discours de circonstances des intentions réelles de changement. En premier lieu il convient de bien s'accorder sur les raisons réelles de la défaite. Prenons ainsi la mesure du décalage entre le PS et sa base sociale. Hier, notamment lors des campagnes présidentielles victorieuses de 1981 et 1988, la gauche avait su se faire l'écho des aspirations des classes moyennes dans leur volonté de promotion sociale. Aujourd'hui, faute d'avoir bien compris les attentes du salariat au cours des élections présidentielles, le PS a relayé des revendications segmentées visant des publics hétérogènes autour de propositions sans réelle cohérence entre elles : en pointe des avancées sociétales pour séduire la nouvelle bourgeoisie des centres urbains, portant des revendications catégorielles pour rassurer les plus défavorisés ou compassionnel vis-à-vis des étrangers&#8230;Voilà quelques uns des masques empruntés successivement par la candidate et le Parti pendant ces dernières élections.       <br />
              <br />
       Au c&#339;ur de la campagne, la question de la place et de la valorisation du travail illustre singulièrement l'échec de cette stratégie. Là où hier la gauche portait l'aspiration d'une meilleure répartition entre le capital et le travail, elle est apparue à cette occasion &#8211; à tord ou à raison &#8211; comme défendant les revenus d'assistance par opposition à ceux du travail. Des secteurs entiers du salariat se sont détournés du PS et retrouvés dans le discours de Nicolas Sarkozy qui a su faire de la « valeur travail » un puissant rôle de catalyseur au profit de la droite. En face, la gauche est restée engluée dans ses ambigüités sur les 35 heures ou le niveau du SMIC sans parvenir à convaincre l'électorat de sa préférence pour la société du travail.       <br />
              <br />
       La raison profonde de ces contradictions est finalement fort simple. Là où la gauche aurait du - depuis bien longtemps - faire sa mue social démocrate en présentant aux français un projet compatible avec la mondialisation, un projet où l'efficacité économique se met au service de la justice sociale, ce sont des revendications qui relèvent du registre de la protection et de nature catégorielle qui sont apparues en tête des propositions à l'image du moratoire sur la réforme des retraites ou de la présentation du CDI comme cadre immuable du code du travail, accréditant l'idée que seule la conservation en l'état du droit est protectrice. Or les salariés ne nous ont pas suivis dans cette voie car ils ont compris que le statu quo proposé - loin d'apporter la sécurité promise - n'est que la garantie d'une lente et certaine dégradation de leur condition de vie. Quant à la question du pouvoir d'achat abordée d'abord à travers le prisme du salaire minimum, elle consacrait la « smicardisation » de la société là où il aurait fallu au contraire encourager la progression salariale.       <br />
              <br />
       Au-delà de la stricte question du travail, le sujet du rétablissement de la compétitivité de notre pays a été insuffisamment pris en compte. Cela procède d'une incertitude sur le diagnostic posé. Tout s'est passé comme si le PS n'avait pas pris la mesure du décrochage français qui - loin d'être une mystification libérale, est une réalité que l'on peut observer chaque jour : la désindustrialisation se mesure à l'aune des pertes d'emplois industriels, notre université et notre recherche publique sont dans un état préoccupant et appelle des réformes de structures qui vont bien au-delà d'un accroissement significatif de leur financement.       <br />
              <br />
       Au lendemain de la troisième défaite consécutive à une élection nationale, il importe sur tous ces sujets de bien s'entendre sur le contenu de la rénovation : Doit-on comme certains de nos dirigeants commencent déjà à le faire s'opposer indistinctement à tous les projets de la majorité pour la simple raison qu'ils proviennent du pouvoir en place ? Emprunter ce chemin « d'opposition systématique » ferait l'économie de la définition de lignes directrices rénovées et constituerait à l'évidence la même impasse que l'attitude adoptée par la direction du Parti socialiste au lendemain du 21 avril 2002.       <br />
              <br />
       Les français n'ont pas suivi la gauche et le PS dans cette voie lors des récentes élections présidentielles parce car ils savent bien que la mondialisation appelle d'autres réponses que le recours mythique à l'âge d'or du fordisme et des protections qui lui sont associées. Ils attendent de nous, comme l'ont fait de nombreuses social-démocraties européennes, que nous leur proposions un chemin qui permette la recomposition solidaire de notre modèle social.        <br />
              <br />
       Mais ne nous payons pas de mots, ce cycle vertueux ne s'enclenchera que si la gauche accepte de promouvoir un nouvel équilibre entre production et solidarité. Et c'est par notre réflexion interne, qui a tant manqué au sein du PS ces derniers temps, et par le dialogue social que nous trouverons une voie juste qui prenne en compte les aspirations et intérêts de chaque acteur.       <br />
              <br />
       Au moment où s'ouvrent les discussions des partenaires sociaux sur la sécurisation des parcours, sur le contrat de travail, l'attitude de la gauche sera déterminante. Choisira-t-elle l'impasse de l'opposition systématique ? Pour ma part j'appelle de mes v&#339;ux une attitude plus responsable par exemple en appuyant l'effort des partenaires sociaux pour que ces chantiers déterminants pour l'avenir de notre système de protection sociale et l'amélioration du fonctionnement du marché du travail passent de l'état de projet à l'état de réalisation. Est-ce à dire pour autant qu'il n'y a plus de place pour le travail d'opposition ? Bien au contraire, il faudra que l'opposition pèse de tout son poids, pour contribuer à sortir la négociation sur la pénibilité de l'impasse dans laquelle le patronat la plongé mettant en danger l'effort entrepris pour l'emploi des seniors, pour se mobiliser contre le « paquet fiscal » qui favorise la rente au détriment du travail. Enfin, parce que le plein emploi est l'objectif prioritaire, il y a urgence à convaincre - comme les économistes de tous bords ne cessent de le dire - que l'encouragement des heures supplémentaires est déraisonnable car il pénalise la création d'emplois.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Comment on perd une élection</title>
   <updated>2007-07-13T16:35:00+01:00</updated>
   <id>http://www.gagner-2012.net/index.php?action=article&amp;numero=16</id>
   <category term="Dans les médias" />
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   <published>2007-07-13T16:24:00+01:00</published>
   <author><name>Gagner 2012</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune publiée dans le journal Le Monde le 9 mai 2007 par Alexis Dalem, chercheur en science politique et corédacteur en chef de la Revue socialiste.      <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.gagner-2012.net/photo/680976-831688.jpg" alt="Comment on perd une élection" title="Comment on perd une élection" />
     </div>
     <div>
      « Si elle était désignée, sa défaite serait presque assurée. » Cette phrase, je l'ai écrite dans un texte publié dans ces mêmes colonnes le 25 août 2006. J'y expliquais que, malgré les sondages, qui n'ont aucune valeur prédictive à plusieurs mois du scrutin, l'équation personnelle et la ligne politique de Ségolène Royal ne pouvaient conduire le Parti socialiste qu'à un échec.        <br />
              <br />
       J'aurais préféré que les faits me donnent tort. En relisant ces lignes, le sentiment qui domine est celui d'un immense gâchis. Car cette élection était imperdable pour la gauche. Imperdable parce que rarement le candidat de la droite a suscité une telle peur et un tel effet de vote « anti ». Parce que jamais depuis 1974 une majorité sortante n'a gagné l'élection présidentielle. Parce que le souvenir du 21 avril 2002 a fortement mobilisé la gauche. Imperdable surtout parce que tout montrait une attente de gauche très forte dans le pays. Un sondage IPSOS sortie des urnes du 22 avril 2007 révèle que, parmi les six thèmes qui ont le plus compté pour le choix des Français, cinq donnent un avantage à la gauche (chômage, pouvoir d'achat, éducation, exclusion-pauvreté, retraites) contre un seulement à la droite, l'insécurité, dont le poids dans la campagne a été bien moindre qu'en 2002.       <br />
              <br />
       Le candidat de la droite l'emporte, mais la France n'est pas à droite. La plupart des thèmes qui ont dominé le débat depuis des années sont de gauche : demande de protection contre les déséquilibres de la mondialisation, demande d'une Europe plus sociale et plus démocratique (« non » au Traité constitutionnel), demande d'une protection sociale consolidée (mobilisation contre les réformes Fillon), demande d'un droit du travail protecteur (mobilisation contre le CPE), demande de services publics garantis dans les « quartiers » comme dans les zones rurales, demande d'une nouvelle donne écologique, demande d'une Ecole de l'égalité réelle, demande d'un Etat fort, capable de réguler et de stimuler l'économie.       <br />
              <br />
       Alors pourquoi cet échec ? La principale raison, c'est Ségolène Royal elle-même, non sa personne, mais ses choix politiques. Tout autre candidat aurait probablement fait mieux qu'elle.        <br />
              <br />
       Ces choix, ceux d'une ligne politique perdante, elle les a arrêtés le plus souvent seule, sans consulter son parti. Ségolène Royal a imposé une droitisation des thématiques &#8211; ordre, sécurité, drapeau &#8211; ce qui revenait à remettre au c&#339;ur du débat des thèmes favorables à la droite. Autant offrir directement l'élection à l'adversaire ! Elle a privilégié le discours sur la méthode (la démocratie participative, le « renouvellement politique ») et sur le sociétal, qui sont des questions secondaires pour l'électorat. Elle a délaissé les thèmes économiques et sociaux, l'enjeu européen et la mondialisation, alors qu'ils constituent la clef pour l'avenir, ce que les Français savent bien. A tel point &#8211; grand paradoxe &#8211; que Nicolas Sarkozy a pu se présenter comme le candidat de la protection contre les « désordres du libéralisme ». Elle a opéré un déplacement vers le centre confirmé par l'offre d'alliance faite à François Bayrou, qui a jeté dans la perplexité de nombreux électeurs de gauche.       <br />
              <br />
       La campagne brouillonne de Ségolène Royal, marquée par l'improvisation permanente, a permis à Nicolas Sarkozy d'apparaître comme le candidat de la crédibilité, du rassemblement et surtout du changement, alors qu'il était le candidat de la majorité sortante. Cette campagne sans véritable ligne directrice a été trop solitaire et trop personnalisée. Les impairs se sont multipliés et les propositions sont restées floues. « Nous en discuterons après ». Mais les Français ne votent pas pour des promesses de discussions !       <br />
              <br />
       Tout faux, en un mot. S'il y avait une leçon à tirer du 21 avril 2002, c'était qu'il fallait retrouver le chemin de l'électorat populaire. Ségolène Royal a cru y parvenir en parlant d'ordre, de sécurité et de participation, alors que cet électorat attendait un vrai changement à gauche sur le terrain économique et sociale, fondé sur des propositions précises. Résultat : sa campagne a eu un effet démobilisateur sur l'électorat de gauche. Elle n'a su rassembler ni son camp, ni sa base électorale, ni créer une dynamique au-delà. Les sondages sortie des urnes montrent que près de la moitié de ses électeurs n'ont voté pour elle que par rejet de Nicolas Sarkozy. Face à un candidat moins polarisant, son score aurait été encore plus faible. Contrairement à ce qu'elle prétend, elle n'a pas engagé le renouvellement de la gauche ; elle a approfondi sa crise.       <br />
              <br />
       Le Parti socialiste doit accepter de tirer pleinement les conséquences de ce fiasco. Rien ne serait pire que de refuser, au nom de l'unité, d'analyser ses raisons et d'opérer les remises en cause nécessaires. Faire ce travail est d'ailleurs le meilleur moyen pour préparer les législatives : montrer aux Français, et avant tout aux électeurs de gauche, que l'on a compris leur message. Renouveler la politique, c'est d'abord cela : mettre chacun devant ses responsabilités.        <br />
              <br />
       Le Parti a besoin d'une refondation autour d'une ligne authentiquement de gauche, d'une gauche concrète et d'avenir. C'est là l'enjeu de fond. Ségolène Royal a imposé sa candidature à partir d'une critique du socialisme français qualifié d'« archaïque ». Ce discours lui a valu le soutien d'une partie du monde médiatique, intellectuel et culturel acquise à l'idéologie de la « troisième voie ». Selon eux, le problème du PS français viendrait de ce qu'il n'a pas réalisé son aggiornamento social-démocrate. Le résultat de cette élection contredit cette affirmation. Le socialisme du centre porté par Ségolène Royal est mis en échec. Les Français ont préféré la présomption du changement avec Nicolas Sarkozy, aussi douloureux puisse-t-il être, au risque du statu quo avec le social-centrisme de la candidate socialiste.       <br />
              <br />
       Face aux quatre grands enjeux actuels &#8211; persistance du chômage de masse, risque de décrochage économique de la France, précarisation généralisée de la société et nouveaux périls environnementaux &#8211; seul un projet de transformation à gauche peut être crédible. C'est ce projet renouvelé, en prise avec les enjeux de demain, et enfin sérieux qu'il faut maintenant reconstruire.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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