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Vote blanc
« Les 'blancs' ne sont pas des 'nuls' »
Reconnaître les vote blancs, les comptabiliser dans les suffrages exprimés, rendre le vote obligatoire : les propositions de François Bayrou pour modifier le visage de l'élection et offrir une expression à tous les citoyens.
« Je suis partisan de la reconnaissance du vote blanc, en contrepartie de l'instauration du vote obligatoire. Il ne suffit pas de comptabiliser les votes blancs, ce qui est déjà le cas puisqu'ils sont actuellement assimilés à des votes nuls. Il faut aussi prendre en compte les bulletins blancs dans la détermination des suffrages exprimés.
Cela signifie que pour obtenir une majorité de premier tour, il faudra regarder l'ensemble de l'expression, le vote blanc en faisant partie. Peut-être découvrira-t-on alors que certains votes extrémistes n'étaient pas autre chose que des votes blancs. Un choix différent est un vote qui compte aussi.
Cela induit une conséquence pour l'élection présidentielle. Constitutionnellement, rien ne justifie la présence de seulement deux candidats au second tour de l'élection présidentielle.
Si on avait ouvert le principe qui vaut pour toutes les autres élections, c'est-à-dire la qualification au deuxième tour des candidats ayant atteint un seuil très important, par exemple 10 % des électeurs inscrits, il y aurait eu trois candidatures en 2002 et l'élection n'aurait pas eu le même visage. »
Reconnaître les vote blancs, les comptabiliser dans les suffrages exprimés, rendre le vote obligatoire : les propositions de François Bayrou pour modifier le visage de l'élection et offrir une expression à tous les citoyens.
« Je suis partisan de la reconnaissance du vote blanc, en contrepartie de l'instauration du vote obligatoire. Il ne suffit pas de comptabiliser les votes blancs, ce qui est déjà le cas puisqu'ils sont actuellement assimilés à des votes nuls. Il faut aussi prendre en compte les bulletins blancs dans la détermination des suffrages exprimés.
Cela signifie que pour obtenir une majorité de premier tour, il faudra regarder l'ensemble de l'expression, le vote blanc en faisant partie. Peut-être découvrira-t-on alors que certains votes extrémistes n'étaient pas autre chose que des votes blancs. Un choix différent est un vote qui compte aussi.
Cela induit une conséquence pour l'élection présidentielle. Constitutionnellement, rien ne justifie la présence de seulement deux candidats au second tour de l'élection présidentielle.
Si on avait ouvert le principe qui vaut pour toutes les autres élections, c'est-à-dire la qualification au deuxième tour des candidats ayant atteint un seuil très important, par exemple 10 % des électeurs inscrits, il y aurait eu trois candidatures en 2002 et l'élection n'aurait pas eu le même visage. »
Université
« Porter l'investissement par étudiant au niveau de celui des pays performants de l'OCDE. »
Pour améliorer les chances de réussite des étudiants, François Bayrou avait instauré le semestre d'orientation à l'entrée de l'université. Il reste beaucoup à faire pour rendre les études supérieures plus heureuses et plus fructueuses - et cela demande un investissement nouveau.
« Je veux défendre le modèle universitaire français. S'il n'est pas question de toucher au statut national des diplômes, la question du degré d'autonomie des universités est posée, en particulier pour les budgets de recherche.
Par ailleurs, la gouvernance des universités est à revoir, en démocratisant son fonctionnement et en promouvant les fonctions d'encadrement. Il faut également poser la question de la relation entre l'université et les grandes écoles, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l'autre.
Aujourd'hui, quelque 40 % des élèves échouent en première année à l'université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l'enseignement supérieur. Je propose de faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l'enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d'orientation à l'entrée de l'université.
L'université a besoin de tuteurs, de répétiteurs, de moniteurs, d'interlocuteurs des étudiants débutants, de bibliothécaires aussi, toute une gamme de soutiens qui rendraient l'université accueillante, en échange de bourses convenables qui changeraient la vie de beaucoup d'étudiants, et celle de leur famille. Il s'agit d'un changement en profondeur de la qualité de vie sur les campus : au lieu d'un lieu de grande solitude, il s'agit d'en faire un lieu coopératif.
Et cela ne se fera pas sans un pacte d'investissement sur l'enseignement supérieur, signé de manière responsable, trans-partisane, sur dix ans, et qui porte l'investissement par étudiant au niveau de la moyenne des pays performants de l'OCDE : ce qui signifie un objectif de doublement en dix ans. »
VIe République
La Vème République est épuisée. La concentration des pouvoirs s'y est conjugée avec leur impuissance et leur illégitimité. La France a le plus urgent besoin d'une démocratie saine. François Bayrou s'est donc engagé pour une VIe République, qui reposera sur trois piliers : responsabilité des gouvernants, légitimité des représentants du peuple, contrôle des pouvoirs.
« La République refondée sera le lieu d'une authentique séparation des pouvoirs. La VIe République en principes : les responsables doivent exercer leurs responsabilités ; il y a autant de légitimité parmi les citoyens que chez ceux qui exercent le pouvoir ; le passage d'une loi en force est interdit.
Principe de responsabilité : celui qui est élu doit gouverner. Le peuple délègue sa confiance, il a défini un cap en se choisissant un capitaine. C'est au Président de déterminer et de conduire la politique de la nation. C'est au gouvernement de mettre en œuvre cette politique. Le Premier ministre doit redevenir le premier des ministres, il organise et coordonne. Mais le chef du gouvernement est le Président, élu par les Français pour gouverner.
En face d'un exécutif responsable, il faut un Parlement représentatif du peuple des citoyens. Un Parlement maîtrisant son ordre du jour, et non plus une chambre d'enregistrement de la volonté du gouvernement, interdit de s'exprimer sur des sujets essentiels.
Législateurs « à plein temps », les députés auront un mandat unique. Leur mode d'élection (partie à la proportionnelle, partie par circonscriptions) permettra à l'Assemblée nationale de représenter les territoires aussi bien que les grands courants d'opinion. Le Sénat exprimera la voix des collectivités locales. Ainsi le Parlement retrouvera ses prérogatives et redeviendra le lieu du débat, de la conviction.
Troisième pilier : le contrôle du pouvoir doit devenir une règle permanente, garantie de transparence et d'équité. D'abord, il est essentiel que les autorités de contrôle puissent être saisies par les citoyens. Et, pour que ces autorités soient indépendantes et impartiales, les nominations de leurs membres doivent être approuvées par le Parlement, à la majorité des deux tiers , après audition publique des candidats.
Je veux donner à la France la démocratie dont elle a besoin pour que notre peuple puisse à nouveau décider de son avenir, et être gouverné de façon efficace et crédible. »
