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La proportionnelle: le débat est enfin ouvert
Le Conseil national de l'UMP, réuni samedi à la Mutualité, a adopté à la majorité (55,3%) une motion acceptant le principe de l'introduction d'une dose "minoritaire de proportionnelle" au Parlement, sans se prononcer clairement sur son niveau.
"L'UMP est attachée au scrutin majoritaire, qui est la garantie de l'efficacité et de la stabilité du régime de la Ve République," souligne la motion, adoptée à une majorité nettement plus faible qu'une autre sur l'"ouverture" des listes aux municipales (80,8%).
"Toutefois, il est nécessaire d'assurer la représentation au Parlement de l'ensemble des courants d'opinion politiques français afin de renforcer sa représentativité et la démocratie", poursuit le texte.
"C'est dans ce cadre que le débat sur l'introduction d'une dose minoritaire de proportionnelle à l'Assemblée nationale ou au Sénat doit avoir lieu", souligne cette motion, adoptée à l'issue d'un débat nourri.
"Je salue l'intelligence de la réponse même si nous avons bien compris qu'il n'y a pas grand enthousiasme pour la prorpotionnelle", a déclaré Patrick Devedjian après le vote.
"Le débat sur la proportionnelle a été plus difficile, il faut le reconnaître", et il faut que ce débat ait lieu et continue d'avoir lieu", a souligné le secrétaire général de l'UMP.
"La faible majorité dégagée et le résultat très serré, par rapport à la motion d'ouverture, montre bien qu'il y a une demande de précisions aujourd'hui nécessaire sur le pourcentage de proportionnelle", a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint du parti Philippe Cochet.
Commentant le vote, Jean-Pierre Raffarin qui présidait le débat, a lancé à son tour à la tribune: "Merci à l'UMP de montrer sa vitalité, son ouverture d'esprit mais en même temps ses convictions".
La possible introduction d'une dose de proportionnelle sans le cadre de la réforme institutionnelle annoncée par le président Nicolas Sarkozy a suscité des remous au sein de l'UMP.
Le président du groupe à l'Assemblée, Jean-François Copé, avait ainsi affirmé qu'une "écrasante majorité" de députés UMP était "totalement hostile" à l'introduction d'une dose "même minime" de proportionnelle.
Auparavant, François Fillon avait insisté sur la qualité de sa relation avec Nicolas Sarkozy, affirmant au parlement du parti: "Le tandem fonctionne, et il vous salue bien!".
"La France en a connu, des situations de gouvernement biaisées, bancales! Elle en a traversé, des périodes de cohabitation acrobatiques, ubuesques parfois! Elle en a subi, des périodes de paralysie", a lancé le Premier ministre à la Mutualité.
. Fillon a raillé "le scepticisme du microcosme", qui décrit selon lui "des tensions au sommet de l'Etat et des tensions dans la majorité". Il a appelé à "renvoyer certains observateurs à quelques constats".
Admettant que "notre façon de gouverner et d'agir prend de court l'analyse conventionnelle", le chef du gouvernement a enfin exhorté les observateurs à ne pas juger l'attelage exécutif "à l'aune des précédents". Dans un monde qui "va vite (...) Nicolas Sarkozy est branché sur le haut débit quand ses prédécesseurs passaient encore par l'opératrice".
Le Premier ministre a ensuite évoqué "la légitimité exceptionnelle dont bénéficie le président de la République, l'engagement personnel de Nicolas, qui le projette en avant de ses positions traditionnelles d'arbitre, l'inversion du calendrier électoral qui place les législatives sous l'éclairage de la présidentielle".
"Tout cela", a-t-il estimé, "dessine une évolution à laquelle la Constitution ne peut pas rester imperméable".
Il a toutefois rejeté tant "le statu quo" que l'instauration d'un "nouveau régime".
"Pas question", a-t-il dit, "d'altérer dans son essence une Constitution qui a donné les preuves historiques de sa solidité et de ses capacités d'adaptations".
Le comité de réflexion sur les institutions présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur doit remettre ses propositions le 22 ou le 23 octobre.
"L'UMP est attachée au scrutin majoritaire, qui est la garantie de l'efficacité et de la stabilité du régime de la Ve République," souligne la motion, adoptée à une majorité nettement plus faible qu'une autre sur l'"ouverture" des listes aux municipales (80,8%).
"Toutefois, il est nécessaire d'assurer la représentation au Parlement de l'ensemble des courants d'opinion politiques français afin de renforcer sa représentativité et la démocratie", poursuit le texte.
"C'est dans ce cadre que le débat sur l'introduction d'une dose minoritaire de proportionnelle à l'Assemblée nationale ou au Sénat doit avoir lieu", souligne cette motion, adoptée à l'issue d'un débat nourri.
"Je salue l'intelligence de la réponse même si nous avons bien compris qu'il n'y a pas grand enthousiasme pour la prorpotionnelle", a déclaré Patrick Devedjian après le vote.
"Le débat sur la proportionnelle a été plus difficile, il faut le reconnaître", et il faut que ce débat ait lieu et continue d'avoir lieu", a souligné le secrétaire général de l'UMP.
"La faible majorité dégagée et le résultat très serré, par rapport à la motion d'ouverture, montre bien qu'il y a une demande de précisions aujourd'hui nécessaire sur le pourcentage de proportionnelle", a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint du parti Philippe Cochet.
Commentant le vote, Jean-Pierre Raffarin qui présidait le débat, a lancé à son tour à la tribune: "Merci à l'UMP de montrer sa vitalité, son ouverture d'esprit mais en même temps ses convictions".
La possible introduction d'une dose de proportionnelle sans le cadre de la réforme institutionnelle annoncée par le président Nicolas Sarkozy a suscité des remous au sein de l'UMP.
Le président du groupe à l'Assemblée, Jean-François Copé, avait ainsi affirmé qu'une "écrasante majorité" de députés UMP était "totalement hostile" à l'introduction d'une dose "même minime" de proportionnelle.
Auparavant, François Fillon avait insisté sur la qualité de sa relation avec Nicolas Sarkozy, affirmant au parlement du parti: "Le tandem fonctionne, et il vous salue bien!".
"La France en a connu, des situations de gouvernement biaisées, bancales! Elle en a traversé, des périodes de cohabitation acrobatiques, ubuesques parfois! Elle en a subi, des périodes de paralysie", a lancé le Premier ministre à la Mutualité.
. Fillon a raillé "le scepticisme du microcosme", qui décrit selon lui "des tensions au sommet de l'Etat et des tensions dans la majorité". Il a appelé à "renvoyer certains observateurs à quelques constats".
Admettant que "notre façon de gouverner et d'agir prend de court l'analyse conventionnelle", le chef du gouvernement a enfin exhorté les observateurs à ne pas juger l'attelage exécutif "à l'aune des précédents". Dans un monde qui "va vite (...) Nicolas Sarkozy est branché sur le haut débit quand ses prédécesseurs passaient encore par l'opératrice".
Le Premier ministre a ensuite évoqué "la légitimité exceptionnelle dont bénéficie le président de la République, l'engagement personnel de Nicolas, qui le projette en avant de ses positions traditionnelles d'arbitre, l'inversion du calendrier électoral qui place les législatives sous l'éclairage de la présidentielle".
"Tout cela", a-t-il estimé, "dessine une évolution à laquelle la Constitution ne peut pas rester imperméable".
Il a toutefois rejeté tant "le statu quo" que l'instauration d'un "nouveau régime".
"Pas question", a-t-il dit, "d'altérer dans son essence une Constitution qui a donné les preuves historiques de sa solidité et de ses capacités d'adaptations".
Le comité de réflexion sur les institutions présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur doit remettre ses propositions le 22 ou le 23 octobre.
Jean-Marc Lefranc mobilise l'UMP
Le président de la fédération UMP du Calvados entend reconquérir Ouistreham et reconnaît être préoccupé par Caen.
« A Bayeux, il y a une parfaite adéquation avec le maire [l'UDF Patrick Gomont. NDLR]. En face, nous aurons une liste de gauche, peut-être plurielle. Il faut que Bayeux reste dans le giron de la majorité », a lancé Jean-Marc Lefranc devant une centaine de militants et de sympathisants réunis hier soir à Bayeux. Le député de la circonscription du Bessin et de la Côte de Nacre n'oublie pas qu'il est également président de la fédération UMP du Calvados. Il a donc évoqué d'autres élections plus ou moins délicates dont Ouistreham et Caen. « Ouistreham, nous l'avons perdue il y a longtemps. Nous avons une possibilité de gagner. Et André Ledran a tout à fait l'âge de prendre sa retraite. » Plus épineux, le cas de Caen : « On a quelques soucis. Il faut trouver des solutions pour ne pas perdre Caen. Ce serait dramatique. » Des décisions pourraient être prises dans les prochains jours. Le député réélu en juin compte beaucoup sur la mobilisation des militants et sympathisants, comme il se réjouit de voir que « 65 % des Français approuvent l'action de Nicolas Sarkozy. Le Président est en adéquation des Français ».
Premier accroc dans la majorité présidentielle entre UMP et Nouveau Centre
PARIS (AFP) - Passée l'euphorie de la campagne électorale, UMP et Nouveau Centre ont connu vendredi leur premier accroc lors des travaux pratiques sur le "paquet fiscal", projet de loi très symbolique de la marque du président Nicolas Sarkozy.
C'est un amendement du député Charles de Courson (NC) excluant CSG et CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal, adopté par la commission des Finances de l'Assemblée, qui a mis le feu aux poudres.
Fidèle à ses convictions en matière d'assainissement des finances publiques, M. de Courson a estimé qu'en incluant ces contributions le bouclier n'était pas ramené à 50% mais à 39%, ce qui revenait à "supprimer l'ISF pour les riches", un choix pas "raisonnable" avec des "comptes publics dégradés".
Malgré l'avis défavorable du rapporteur général du Budget, Gilles Carrez (UMP), le député a emporté l'adhésion d'une partie de l'UMP et du PS, et franchi l'étape symbolique de la commission, ce qui ne lui assure pas pour autant de réussir en séance.
La réponse de Jean-François Copé est tombée dès vendredi matin: il a "tapé du poing sur la table" et affirmé à l'AFP qu'il était "hors de question que le groupe UMP adopte cet amendement". "Je veillerai scrupuleusement à ce que la feuille de route du président de la République soit intégralement adoptée, je suis tout à fait ouvert aux amendements qui améliorent le texte mais tout à fait défavorable à ceux qui le dénaturent", a affirmé l'ancien ministre du Budget. Et d'admonester son allié centriste:
"Le Nouveau Centre ne peut pas être un pied dedans, un pied dehors, nous avons été élus sur une feuille de route". Le président du groupe NC, François Sauvadet, a aussitôt répliqué: "La majorité n'est pas un pensionnat. Elle n'a pas besoin d'un surveillant général. Ce n'est pas en se disant prêt à taper du poing sur la table qu'on fera avancer le pays". Il a fait valoir que "le dialogue et l'ouverture voulus par le président de la République et que (le NC) partage pleinement doit s'exercer à l'Assemblée". Pour lui, "on ne peut pas vouloir la revalorisation du rôle du Parlement sans respecter le travail des parlementaires et leur rôle de propositions".
Bien qu'opposé à l'amendement, Patrick Devedjian (UMP) a estimé qu'il fallait que les débats "aient lieu".
L'épisode a ravi le président du MoDem François Bayrou, qui s'est dit auprès de l'AFP "très heureux de l'indépendance d'esprit" de M. de Courson "devant un texte (...) injuste dans son inspiration" et manquant "aux engagements européens". "Le Parlement n'est pas une chambre d'enregistrement", a renchéri Jean Arthuis (UDF). Le "paquet fiscal", examiné mardi en séance, comprend, outre l'abaissement du bouclier fiscal, toute une série de mesures qui seront autant d'occasions pour la majorité de se retrouver ou de se diviser.
C'est un amendement du député Charles de Courson (NC) excluant CSG et CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal, adopté par la commission des Finances de l'Assemblée, qui a mis le feu aux poudres.
Fidèle à ses convictions en matière d'assainissement des finances publiques, M. de Courson a estimé qu'en incluant ces contributions le bouclier n'était pas ramené à 50% mais à 39%, ce qui revenait à "supprimer l'ISF pour les riches", un choix pas "raisonnable" avec des "comptes publics dégradés".
Malgré l'avis défavorable du rapporteur général du Budget, Gilles Carrez (UMP), le député a emporté l'adhésion d'une partie de l'UMP et du PS, et franchi l'étape symbolique de la commission, ce qui ne lui assure pas pour autant de réussir en séance.
La réponse de Jean-François Copé est tombée dès vendredi matin: il a "tapé du poing sur la table" et affirmé à l'AFP qu'il était "hors de question que le groupe UMP adopte cet amendement". "Je veillerai scrupuleusement à ce que la feuille de route du président de la République soit intégralement adoptée, je suis tout à fait ouvert aux amendements qui améliorent le texte mais tout à fait défavorable à ceux qui le dénaturent", a affirmé l'ancien ministre du Budget. Et d'admonester son allié centriste:
"Le Nouveau Centre ne peut pas être un pied dedans, un pied dehors, nous avons été élus sur une feuille de route". Le président du groupe NC, François Sauvadet, a aussitôt répliqué: "La majorité n'est pas un pensionnat. Elle n'a pas besoin d'un surveillant général. Ce n'est pas en se disant prêt à taper du poing sur la table qu'on fera avancer le pays". Il a fait valoir que "le dialogue et l'ouverture voulus par le président de la République et que (le NC) partage pleinement doit s'exercer à l'Assemblée". Pour lui, "on ne peut pas vouloir la revalorisation du rôle du Parlement sans respecter le travail des parlementaires et leur rôle de propositions".
Bien qu'opposé à l'amendement, Patrick Devedjian (UMP) a estimé qu'il fallait que les débats "aient lieu".
L'épisode a ravi le président du MoDem François Bayrou, qui s'est dit auprès de l'AFP "très heureux de l'indépendance d'esprit" de M. de Courson "devant un texte (...) injuste dans son inspiration" et manquant "aux engagements européens". "Le Parlement n'est pas une chambre d'enregistrement", a renchéri Jean Arthuis (UDF). Le "paquet fiscal", examiné mardi en séance, comprend, outre l'abaissement du bouclier fiscal, toute une série de mesures qui seront autant d'occasions pour la majorité de se retrouver ou de se diviser.
