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Caen de toutes nos forces!
En avant pour mars 2008!
Philippe Laillier va sonder les Caennais
Le conseiller municipal, chef de file du MoDem et candidat à la mairie, adresse trente questions aux habitants avant de valider son programme.
À partir de la fin de la semaine prochaine, les militants du Mouvement Démocrate vont distribuer quelque 60 000 questionnaires dans les foyers caennais. Philippe Laillier a annoncé cette opération, samedi midi. Elle constitue le point de départ de la campagne que vont mener les fidèles de François Bayrou en faveur du conseiller municipal, dont la candidature à la mairie de Caen vient d'être approuvée par la MoDem.
30 questions, cinq thèmes
C'est peu de dire que Philippe Laillier a pris ses distances vis-à-vis de ses co-listiers et de Brigitte Le Brethon, dont il dénonce « le mandat médiocre ». Cette fois, la rupture est bien consommée. Pour autant, le conseiller municipal ne bascule pas dans l'opposition de gauche, conforme en cela à la position d'un MoDem, dont il est convaincu qu'il suscitera des ralliements socialistes...
Avant de se lancer dans la campagne, Philippe Laillier veut prendre le pouls des Caennais. D'où ce sondage en trente questions réparties sur cinq chapitres : quartier, transport, économie, citoyenneté, culture, sport et jeunesse. « On veut aller à l'écoute des Caennais avant de valider nos choix. On attend beaucoup d'eux. »
Au passage, le conseiller municipal signale une « question humoristique » : « Pensez-vous que le futur maire de Caen doit habiter dans sa ville ? » Une autre sur le cumul des mandats est du même tonneau. S'il pointe « la période difficile entre Brigitte Le Brethon et Luc Duncombe », Philippe Laillier ne tient pas à ce que le poste de maire de Caen et la présidence de l'agglomération soient confiés à la même personne.
Pas le même tandem
« D'autres communes sont aptes à présider Caen-la-Mer. » Philippe Laillier pense notamment à Colin Sueur, le maire de Colombelles. « Il a fait un mandat de grande qualité et a fédéré de nombreux maires. » Implicitement, le conseiller caennais plaide pour des relations harmonieuses entre la ville-centre et l'agglomération.
Pour lui, le vote, la semaine dernière, du conseil municipal, approuvant la délibération sur les vélos en libre-service est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire.
L'idée en soi est bonne. « Mais c'est un projet mal construit, sans concertation ni avec Viacités, ni avec les communes voisines. En plus, il va coûter cher. Je m'étonne des votes de Luc Duncombe et du PS ».
« En plus, ajoute Philippe Laillier, très remonté contre cette décision, le réseau caennais de pistes cyclables n'est pas de qualité », avant d'ironiser sur la mission « Vélo » confiée en son temps par Jean-Pierre Raffarin à Brigitte Le Brethon et sa traduction en terme d'équipement. « Sur les quatorze kilomètres de pistes et bande cyclables, moins de la moitié a été réalisé pendant ce mandat... 695 mètres l'année de son rapport. » C'est sûr, ces deux-là ne feront pas tandem.
On pourra aussi répondre en ligne au sondage sur le site internet (en ligne à partir de mercredi) : http://www.vous.caendetoutesnosforces.fr
Le conseiller municipal, chef de file du MoDem et candidat à la mairie, adresse trente questions aux habitants avant de valider son programme.
À partir de la fin de la semaine prochaine, les militants du Mouvement Démocrate vont distribuer quelque 60 000 questionnaires dans les foyers caennais. Philippe Laillier a annoncé cette opération, samedi midi. Elle constitue le point de départ de la campagne que vont mener les fidèles de François Bayrou en faveur du conseiller municipal, dont la candidature à la mairie de Caen vient d'être approuvée par la MoDem.
30 questions, cinq thèmes
C'est peu de dire que Philippe Laillier a pris ses distances vis-à-vis de ses co-listiers et de Brigitte Le Brethon, dont il dénonce « le mandat médiocre ». Cette fois, la rupture est bien consommée. Pour autant, le conseiller municipal ne bascule pas dans l'opposition de gauche, conforme en cela à la position d'un MoDem, dont il est convaincu qu'il suscitera des ralliements socialistes...
Avant de se lancer dans la campagne, Philippe Laillier veut prendre le pouls des Caennais. D'où ce sondage en trente questions réparties sur cinq chapitres : quartier, transport, économie, citoyenneté, culture, sport et jeunesse. « On veut aller à l'écoute des Caennais avant de valider nos choix. On attend beaucoup d'eux. »
Au passage, le conseiller municipal signale une « question humoristique » : « Pensez-vous que le futur maire de Caen doit habiter dans sa ville ? » Une autre sur le cumul des mandats est du même tonneau. S'il pointe « la période difficile entre Brigitte Le Brethon et Luc Duncombe », Philippe Laillier ne tient pas à ce que le poste de maire de Caen et la présidence de l'agglomération soient confiés à la même personne.
Pas le même tandem
« D'autres communes sont aptes à présider Caen-la-Mer. » Philippe Laillier pense notamment à Colin Sueur, le maire de Colombelles. « Il a fait un mandat de grande qualité et a fédéré de nombreux maires. » Implicitement, le conseiller caennais plaide pour des relations harmonieuses entre la ville-centre et l'agglomération.
Pour lui, le vote, la semaine dernière, du conseil municipal, approuvant la délibération sur les vélos en libre-service est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire.
L'idée en soi est bonne. « Mais c'est un projet mal construit, sans concertation ni avec Viacités, ni avec les communes voisines. En plus, il va coûter cher. Je m'étonne des votes de Luc Duncombe et du PS ».
« En plus, ajoute Philippe Laillier, très remonté contre cette décision, le réseau caennais de pistes cyclables n'est pas de qualité », avant d'ironiser sur la mission « Vélo » confiée en son temps par Jean-Pierre Raffarin à Brigitte Le Brethon et sa traduction en terme d'équipement. « Sur les quatorze kilomètres de pistes et bande cyclables, moins de la moitié a été réalisé pendant ce mandat... 695 mètres l'année de son rapport. » C'est sûr, ces deux-là ne feront pas tandem.
On pourra aussi répondre en ligne au sondage sur le site internet (en ligne à partir de mercredi) : http://www.vous.caendetoutesnosforces.fr
un nouveau budget pour rien, économie sans investissement: bilan comptable contre avenir!
Les priorités municipales de 2008 ont fait l'objet de longs débats, lundi soir, lors du conseil municipal. Le futur budget portera sur 178 millions d'euros.
Dernier débat d'orientation budgétaire pour l'équipe municipale de Brigitte Le Brethon, avant les échéances électorales de mars. Nombre d'élus y sont allés de leurs commentaires. À commencer par Marie-Jeanne Gobert, pour qui les orientations budgétaires de la Ville de Caen « s'articulent avec le premier budget de Nicolas Sarkozy depuis son élection comme président de la République ». Selon l'élue communiste, « elles sont caractérisées par un encéphalogramme plat : pas de vie, pas d'idées. Votre budget se fond dans les tendances lourdes de la loi des finances 2008 et accompagne l'austérité, les régressions ».
Dans son rapport, Daniel Detey, premier maire-adjoint chargé des finances, a souligné que la Ville reconduira « la politique de désendettement. Elle remboursera plus de 14 M d'€ d'emprunts en 2008 et n'envisage d'en souscrire des nouveaux qu'à hauteur de 13 M d'€ ». Brigitte Le Brethon insiste : « Nous avons redressé les finances de la Ville. Si vous en preniez les rênes, ce serait dangereux », lance-t-elle à Marie-Jeanne Gobert.
Xavier Le Coutour (Citoyens à Caen-PRG) met en avant « une spirale descendante » de la Ville. « Même si c'est bien, diminuer sa dette ne peut suffire à asseoir la politique d'une ville. » Concernant cette réduction de la dette, « elle n'a pu être affichée que parce qu'elle s'accompagne d'une réduction importante des investissements », commente-il. Un niveau d'investissement de la Ville sur ce mandat « exceptionnellement faible, ajoute-il. On est inférieur de 35 % aux autres grandes villes. »
Luc Duncombe (Nouveau centre) voit « une contradiction totale » dans ces propositions budgétaires. « Vous comptez à la fois prélever moins de recettes et faire plus de projets. Pourquoi ne pas envisager des partenariats avec le privé · » Pour Etienne Adam (Anpag), ce budget a « le mérite de la cohérence avec les précédents : il traduit une incapacité à prendre en compte les changements qui se poursuivent autour de nous. Peut-on construire l'avenir sur les seules ressources dont on dispose · Le manque de logements devrait nécessiter des opérations majeures ».
Des élus proches du maire, Gérard Delaunay et Bertrand Schmitt, décident aux aussi de prendre la parole pour défendre les choix municipaux. « Aujourd'hui, on nous reproche de tenir nos promesses », s'insurge le premier. Le second parle d'« acharnement à lutter contre l'endettement de la ville ». Selon Sylvie Morin-Mouchenotte (centriste), qui fait référence à Viacités, syndicat mixte des transports qu'elle préside, « il est temps aujourd'hui de faire le ménage, de savoir qui fait quoi, qui doit porter les projets. La Ville a rétabli ses comptes et nous pouvons peut-être voir l'avenir avec plus d'optimisme ».
Dernier débat d'orientation budgétaire pour l'équipe municipale de Brigitte Le Brethon, avant les échéances électorales de mars. Nombre d'élus y sont allés de leurs commentaires. À commencer par Marie-Jeanne Gobert, pour qui les orientations budgétaires de la Ville de Caen « s'articulent avec le premier budget de Nicolas Sarkozy depuis son élection comme président de la République ». Selon l'élue communiste, « elles sont caractérisées par un encéphalogramme plat : pas de vie, pas d'idées. Votre budget se fond dans les tendances lourdes de la loi des finances 2008 et accompagne l'austérité, les régressions ».
Dans son rapport, Daniel Detey, premier maire-adjoint chargé des finances, a souligné que la Ville reconduira « la politique de désendettement. Elle remboursera plus de 14 M d'€ d'emprunts en 2008 et n'envisage d'en souscrire des nouveaux qu'à hauteur de 13 M d'€ ». Brigitte Le Brethon insiste : « Nous avons redressé les finances de la Ville. Si vous en preniez les rênes, ce serait dangereux », lance-t-elle à Marie-Jeanne Gobert.
Xavier Le Coutour (Citoyens à Caen-PRG) met en avant « une spirale descendante » de la Ville. « Même si c'est bien, diminuer sa dette ne peut suffire à asseoir la politique d'une ville. » Concernant cette réduction de la dette, « elle n'a pu être affichée que parce qu'elle s'accompagne d'une réduction importante des investissements », commente-il. Un niveau d'investissement de la Ville sur ce mandat « exceptionnellement faible, ajoute-il. On est inférieur de 35 % aux autres grandes villes. »
Luc Duncombe (Nouveau centre) voit « une contradiction totale » dans ces propositions budgétaires. « Vous comptez à la fois prélever moins de recettes et faire plus de projets. Pourquoi ne pas envisager des partenariats avec le privé · » Pour Etienne Adam (Anpag), ce budget a « le mérite de la cohérence avec les précédents : il traduit une incapacité à prendre en compte les changements qui se poursuivent autour de nous. Peut-on construire l'avenir sur les seules ressources dont on dispose · Le manque de logements devrait nécessiter des opérations majeures ».
Des élus proches du maire, Gérard Delaunay et Bertrand Schmitt, décident aux aussi de prendre la parole pour défendre les choix municipaux. « Aujourd'hui, on nous reproche de tenir nos promesses », s'insurge le premier. Le second parle d'« acharnement à lutter contre l'endettement de la ville ». Selon Sylvie Morin-Mouchenotte (centriste), qui fait référence à Viacités, syndicat mixte des transports qu'elle préside, « il est temps aujourd'hui de faire le ménage, de savoir qui fait quoi, qui doit porter les projets. La Ville a rétabli ses comptes et nous pouvons peut-être voir l'avenir avec plus d'optimisme ».

