Suite à la décision de Cnews, je réaffirme mon attachement viscéral à la liberté de la presse


Crédit : Xavier Lahache
Crédit : Xavier Lahache
J’apprends avec consternation la suspension de la journaliste Audrey Pulvar par la direction de CNews. Le motif ? Avoir signé une pétition intitulée « Féministes, nous ne voulons pas du Front national. Nous votons Emmanuel Macron ! »... Aux yeux des dirigeants de la chaîne d’information en continu, il ne s’agirait rien de moins qu’un manquement à son « devoir de réserve ». Prétexte plus que bancal et stupéfiant, d’autant plus que cette décision intervient après que des cadres du parti d’extrême-droite ont manifesté leur mécontentement vis-à-vis du choix de Madame Pulvar. Cette levée de bouclier a permis de mettre en lumière la vision très étriquée du Front national au sujet de la liberté de la presse.

Que dire de la responsabilité de la chaîne à travers cet inquiétant signal ? Cette mise au ban s’inscrit dans un contexte général qui révèle les dangers de la concentration des médias télévisuels et papiers dans les mains d’un petit nombre de grands industriels. L’indépendance journalistique est donc une fois de plus mise à mal par cette éviction.

Je réaffirme ici mon attachement viscéral à la liberté de la presse et au pluralisme des opinions, que je m’attache à faire vivre dans ma ville du Kremlin-Bicêtre, notamment par l’organisation des « Causeries » et des débats citoyens qu’elles suscitent.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 28 Avril 2017 à 12:52 | {0} Commentaires