Un sujet grave,traité sans préjugés par un acteur clé.Un ouvrage profond et sincère, qui témoigne de l’utilité du travail parlementaire dans une société respectueuse des convictions et des sentiments d’autrui.
Le livre
Fin novembre 2010. Suite à des perquisitions, la commission Adriaenssens, constituée par l’Eglise afin de traiter les plaintes de victimes d’abus sexuels commis par des prêtres et des religieux, démissionne. La société doit prendre le relais et le Parlement ses responsabilités. La Chambre décide de créer une commission spéciale sur les abus sexuels dans le cadre d’une relation d’autorité, en particulier au sein de l’Eglise. Elle sera présidée par Karine Lalieux, une députée socialiste précédée d’une réputation de pasionaria laïque. Cette commission va étonner, sa présidente aussi. Plus de cent dix personnes seront entendues: représentants de victimes, évêques, magistrats, policiers… A force d’écoute, une atmosphère particulière se crée. Elle permettra aux parlementaires de dépasser les clivages politiques et confessionnels. Le travail de la Commission débouchera sur la reconnaissance par l’Eglise de sa responsabilité morale. Le Centre d’arbitrage en matière d’abus sexuels sera créé en février 2012, offrant une issue, tant morale que financière, aux victimes de faits prescrits.
Dans cet ouvrage, Karine Lalieux centre son analyse sur les abus sexuels commis au sein de l’Eglise. Elle dialogue, cette fois dans l’intimité, avec plusieurs personnes dont le témoignage s’est révélé fondamental. Cette démarche lui permet de mettre à l’épreuve ses convictions et de sonder ses émotions. L’auteur témoigne également de sa rencontre en tête-à-tête avec des victimes, qui n’étaient pas auditionnées individuellement par la Commission.
L’auteur
Députée fédérale socialiste depuis mai 2000, Karine Lalieux a dirigé la commission spéciale Abus sexuels, mise sur pied par la Chambre des représentants. Elle est notamment l’auteur ou l’initiatrice de plusieurs lois visant à lutter contre différentes formes de violence ou de discrimination. Son travail est aussi à l’origine de l’adoption de la taxe Tobin, du service bancaire de base, de l’Observatoire des prix
Le livre
Fin novembre 2010. Suite à des perquisitions, la commission Adriaenssens, constituée par l’Eglise afin de traiter les plaintes de victimes d’abus sexuels commis par des prêtres et des religieux, démissionne. La société doit prendre le relais et le Parlement ses responsabilités. La Chambre décide de créer une commission spéciale sur les abus sexuels dans le cadre d’une relation d’autorité, en particulier au sein de l’Eglise. Elle sera présidée par Karine Lalieux, une députée socialiste précédée d’une réputation de pasionaria laïque. Cette commission va étonner, sa présidente aussi. Plus de cent dix personnes seront entendues: représentants de victimes, évêques, magistrats, policiers… A force d’écoute, une atmosphère particulière se crée. Elle permettra aux parlementaires de dépasser les clivages politiques et confessionnels. Le travail de la Commission débouchera sur la reconnaissance par l’Eglise de sa responsabilité morale. Le Centre d’arbitrage en matière d’abus sexuels sera créé en février 2012, offrant une issue, tant morale que financière, aux victimes de faits prescrits.
Dans cet ouvrage, Karine Lalieux centre son analyse sur les abus sexuels commis au sein de l’Eglise. Elle dialogue, cette fois dans l’intimité, avec plusieurs personnes dont le témoignage s’est révélé fondamental. Cette démarche lui permet de mettre à l’épreuve ses convictions et de sonder ses émotions. L’auteur témoigne également de sa rencontre en tête-à-tête avec des victimes, qui n’étaient pas auditionnées individuellement par la Commission.
L’auteur
Députée fédérale socialiste depuis mai 2000, Karine Lalieux a dirigé la commission spéciale Abus sexuels, mise sur pied par la Chambre des représentants. Elle est notamment l’auteur ou l’initiatrice de plusieurs lois visant à lutter contre différentes formes de violence ou de discrimination. Son travail est aussi à l’origine de l’adoption de la taxe Tobin, du service bancaire de base, de l’Observatoire des prix
La Libre - Samedi 2 juin 2012 : Karine Lalieux fait le bilan de la commission sur les abus sexuels
"Je ne crois pas à la destinée : ma vie est comme comme je la construis. Mais des opportunités se présentent et il faut les saisir".
Invitée à rédiger un livre sur la commission qu’elle préside depuis bientôt deux ans, la députée Karine Lalieux (PS) a dépassé la demande en mettant à l’épreuve ses propres convictions et en sondant ses émotions. Nous l’avons rencontrée.
Lorsqu’on a vous a demandé de faire ce livre, vous avez hésité. Pourquoi ?
J’étais un peu dubitative. A mes yeux, tout était dit et il y avait la crainte de blesser les victimes. Puis, n’y avait-il pas le danger de les instrumentaliser, tout comme mes collègues de la commission du reste ? Il ne fallait pas donner l’impression non plus que je tirais la couverture à moi au risque d’éveiller la polémique alors que le travail de la commission avait été exemplairement unanime sans parler de la sérénité qui l’a traversée. Mais si je m’y suis finalement décidée, c’est qu’il reste important de parler des abus sexuels et de la manière de les combattre. La meilleure manière de combattre la pédophilie est d’en parler… Je rappelle aussi que les médias ont joué un rôle significatif dans les résultats obtenus par le Parlement.
En suivant de très près l’évolution des travaux, mais aussi en rappelant les acteurs à leurs responsabilités, en montrant les enjeux et les objectifs, ils ont permis à tous les citoyens de s’impliquer aussi dans ce débat de société.C’est ce qui vous a amené à compléter votre analyse de la commission par des rencontres avec des personnes dont le témoignage s’est révélé fondamental pour vos travaux…Je n’allais évidemment pas refaire la synthèse de la commission dont le rapport est disponible à la Chambre. Je me suis donc considérée comme le fil rouge du livre. Là, je ne pouvais pas ignorer mes propres rencontres avec des victimes, l’une qui a accepté de révéler son identité, une autre ne le faisant pas pour des raisons personnelles. Cela a donné lieu à des rencontres émotionnellement fortes. Cela a également influencé ma réflexion mais je voulais aussi l’étayer de nouveaux contacts avec l’approche de certains acteurs ou experts dont la contribution m’a paru décisive. J’ai donc rencontré Walter Van Steenbrugge, l’avocat de plusieurs personnes abusées, mais aussi le pédopyschiatre Peter Adriaenssens, le policier Peter De Waele et l’évêque référendaire francophone Guy Harpigny. Toutes des rencontres qui ont encore nourri ma réflexion.Il est très intéressant de revenir à la genèse de la commission…
Début septembre 2010, dans la foulée de la publication du terrible rapport de Peter Adriaenssens, j’ai estimé avec Thierry Giet, alors chef de groupe PS à la Chambre, qu’il fallait réagir. Les témoignages étaient comme une photo non truquée et sans mise en scène de la souffrance de vies gâchées de victimes de la pédophilie dans l’Eglise. Mais c’était aussi un plaidoyer pour écouter et reconnaître ces survivants afin qu’ils puissent relever la tête. Et puis l’Eglise semblait continuer à faire de la résistance même si j’ai constaté très vite un grand écart entre la compassion pour les victimes de Guy Harpigny et la froideur d’André-Joseph Léonard.
L’audition du ministre de la Justice, puis de Peter Adriaenssens, et l’implication des procureurs généraux a finalement débouché sur la commission spéciale installée le 28 octobre 2010. Lorsque j’ai présidé la première réunion, mes collaborateurs du groupe PS m’ont incité à ne pas me laisser griser par les caméras et les objectifs des médias venus en grand nombre…
La suite ici
"Je ne crois pas à la destinée : ma vie est comme comme je la construis. Mais des opportunités se présentent et il faut les saisir".
Invitée à rédiger un livre sur la commission qu’elle préside depuis bientôt deux ans, la députée Karine Lalieux (PS) a dépassé la demande en mettant à l’épreuve ses propres convictions et en sondant ses émotions. Nous l’avons rencontrée.
Lorsqu’on a vous a demandé de faire ce livre, vous avez hésité. Pourquoi ?
J’étais un peu dubitative. A mes yeux, tout était dit et il y avait la crainte de blesser les victimes. Puis, n’y avait-il pas le danger de les instrumentaliser, tout comme mes collègues de la commission du reste ? Il ne fallait pas donner l’impression non plus que je tirais la couverture à moi au risque d’éveiller la polémique alors que le travail de la commission avait été exemplairement unanime sans parler de la sérénité qui l’a traversée. Mais si je m’y suis finalement décidée, c’est qu’il reste important de parler des abus sexuels et de la manière de les combattre. La meilleure manière de combattre la pédophilie est d’en parler… Je rappelle aussi que les médias ont joué un rôle significatif dans les résultats obtenus par le Parlement.
En suivant de très près l’évolution des travaux, mais aussi en rappelant les acteurs à leurs responsabilités, en montrant les enjeux et les objectifs, ils ont permis à tous les citoyens de s’impliquer aussi dans ce débat de société.C’est ce qui vous a amené à compléter votre analyse de la commission par des rencontres avec des personnes dont le témoignage s’est révélé fondamental pour vos travaux…Je n’allais évidemment pas refaire la synthèse de la commission dont le rapport est disponible à la Chambre. Je me suis donc considérée comme le fil rouge du livre. Là, je ne pouvais pas ignorer mes propres rencontres avec des victimes, l’une qui a accepté de révéler son identité, une autre ne le faisant pas pour des raisons personnelles. Cela a donné lieu à des rencontres émotionnellement fortes. Cela a également influencé ma réflexion mais je voulais aussi l’étayer de nouveaux contacts avec l’approche de certains acteurs ou experts dont la contribution m’a paru décisive. J’ai donc rencontré Walter Van Steenbrugge, l’avocat de plusieurs personnes abusées, mais aussi le pédopyschiatre Peter Adriaenssens, le policier Peter De Waele et l’évêque référendaire francophone Guy Harpigny. Toutes des rencontres qui ont encore nourri ma réflexion.Il est très intéressant de revenir à la genèse de la commission…
Début septembre 2010, dans la foulée de la publication du terrible rapport de Peter Adriaenssens, j’ai estimé avec Thierry Giet, alors chef de groupe PS à la Chambre, qu’il fallait réagir. Les témoignages étaient comme une photo non truquée et sans mise en scène de la souffrance de vies gâchées de victimes de la pédophilie dans l’Eglise. Mais c’était aussi un plaidoyer pour écouter et reconnaître ces survivants afin qu’ils puissent relever la tête. Et puis l’Eglise semblait continuer à faire de la résistance même si j’ai constaté très vite un grand écart entre la compassion pour les victimes de Guy Harpigny et la froideur d’André-Joseph Léonard.
L’audition du ministre de la Justice, puis de Peter Adriaenssens, et l’implication des procureurs généraux a finalement débouché sur la commission spéciale installée le 28 octobre 2010. Lorsque j’ai présidé la première réunion, mes collaborateurs du groupe PS m’ont incité à ne pas me laisser griser par les caméras et les objectifs des médias venus en grand nombre…
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Info.catho.be Lundi 4 juin 2012 : le livre de l'après-commission Lalieux
La députée fédérale Karine Lalieux a vu sa notoriété croitre avec la présidence de la « commission spéciale sur les abus sexuels dans le cadre d’une relation d’autorité ». Une commission dont la qualité des auditions et des travaux parlementaires a été saluée par bien des professionnels de la justice, notamment.
Résolument laïque, Karine Lalieux, d’obédience socialiste, reconnait avoir été profondément marquée par ces rencontres et témoignages. Au point d’en faire un livre. Elle a d’ailleurs complété son texte en rencontrant personnellement certaines victimes des abus, mais aussi Mgr Guy Harpigny, l’évêque référendaire, Walter Van Steenbrugge, l’avocat de plusieurs victimes, Peter Adriaenssens, qui fut le président de la commission chargée du traitement des plaintes pour abus sexuels dans le cadre d’une relation pastorale, …
Ce livre n’est pas un compte rendu détaillé du travail parlementaire accompli, mais le regard posé par Karine Lalieux sur un sujet grave, qui n’est plus – et ne doit plus être – tabou. Comme elle le déclare à nos confrères de La Libre Belgique : « Ce n’est pas fini car si l’on a réussi à aborder le dossier de l’Eglise, il y a encore trop de milieux où il faudrait (ré)agir. Il y a le monde du sport mais aussi celui des thérapeutes qui pose parfois problème. On ne peut rester au milieu du gué. C’est ce qui m’a récemment amené à organiser un colloque sur l’inceste à la Chambre. ».
Le livre « Abus sexuels dans l’Eglise. Paroles libérées » vient de sortir aux éditions Luc Pire.
La députée fédérale Karine Lalieux a vu sa notoriété croitre avec la présidence de la « commission spéciale sur les abus sexuels dans le cadre d’une relation d’autorité ». Une commission dont la qualité des auditions et des travaux parlementaires a été saluée par bien des professionnels de la justice, notamment.
Résolument laïque, Karine Lalieux, d’obédience socialiste, reconnait avoir été profondément marquée par ces rencontres et témoignages. Au point d’en faire un livre. Elle a d’ailleurs complété son texte en rencontrant personnellement certaines victimes des abus, mais aussi Mgr Guy Harpigny, l’évêque référendaire, Walter Van Steenbrugge, l’avocat de plusieurs victimes, Peter Adriaenssens, qui fut le président de la commission chargée du traitement des plaintes pour abus sexuels dans le cadre d’une relation pastorale, …
Ce livre n’est pas un compte rendu détaillé du travail parlementaire accompli, mais le regard posé par Karine Lalieux sur un sujet grave, qui n’est plus – et ne doit plus être – tabou. Comme elle le déclare à nos confrères de La Libre Belgique : « Ce n’est pas fini car si l’on a réussi à aborder le dossier de l’Eglise, il y a encore trop de milieux où il faudrait (ré)agir. Il y a le monde du sport mais aussi celui des thérapeutes qui pose parfois problème. On ne peut rester au milieu du gué. C’est ce qui m’a récemment amené à organiser un colloque sur l’inceste à la Chambre. ».
Le livre « Abus sexuels dans l’Eglise. Paroles libérées » vient de sortir aux éditions Luc Pire.
La DH - Samedi 2 juin 2012 : Le malaise de l’Église face à la pédophilie
Karine Lalieux (PS) explique la difficulté qu’a eue l’Église à reconnaître les abus. Livre son expérience, son vécu, ses émotions, sa réflexion… C’est un peu tout cela que Karine Lalieux entend partager dans le livre Abus sexuels dans l’Église – Paroles libérées (Éd. Luc Pire).
L’auteure, députée PS, fut la présidente de la commission parlementaire spéciale chargée de tirer les conclusions des révélations faites en 2010 sur les cas d’abus sexuels dans l’Église. Le Pr Peter Adriaenssens avait personnellement traité quelque 475 dossiers… “Un cataclysme”, pour Karine Lalieux.
La commission parlementaire avait terminé ses travaux sur une série de recommandations. Mais surtout sur une proposition adressée à l’Église. Elle l’invitait à indemniser, au travers d’un centre d’arbitrage, les victimes de prêtres pédophiles pour les faits prescrits par la justice. L’Église avait accepté.
Et ça, selon Karine Lalieux, on le doit en grande partie à Guy Harpigny, l’évêque en charge de gérer les affaires de pédophilie pour l’Église. “C’est grâce à lui que l’Église a reconnu sa responsabilité morale” dans les nombreux abus perpétrés.
La suite ici
Karine Lalieux (PS) explique la difficulté qu’a eue l’Église à reconnaître les abus. Livre son expérience, son vécu, ses émotions, sa réflexion… C’est un peu tout cela que Karine Lalieux entend partager dans le livre Abus sexuels dans l’Église – Paroles libérées (Éd. Luc Pire).
L’auteure, députée PS, fut la présidente de la commission parlementaire spéciale chargée de tirer les conclusions des révélations faites en 2010 sur les cas d’abus sexuels dans l’Église. Le Pr Peter Adriaenssens avait personnellement traité quelque 475 dossiers… “Un cataclysme”, pour Karine Lalieux.
La commission parlementaire avait terminé ses travaux sur une série de recommandations. Mais surtout sur une proposition adressée à l’Église. Elle l’invitait à indemniser, au travers d’un centre d’arbitrage, les victimes de prêtres pédophiles pour les faits prescrits par la justice. L’Église avait accepté.
Et ça, selon Karine Lalieux, on le doit en grande partie à Guy Harpigny, l’évêque en charge de gérer les affaires de pédophilie pour l’Église. “C’est grâce à lui que l’Église a reconnu sa responsabilité morale” dans les nombreux abus perpétrés.
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