Bilan parlementaire 2007-2010 suite : mes réalisations en matière de services publics

Réalisations :

Lutte contre les emplois précaires à la Poste;
Encadrement de la libéralisation du secteur postal;
Maintien des bureaux de poste.



Bilan parlementaire 2007-2010 suite : mes réalisations en matière de services publics
Mes combats gagnés :

La Poste

  • Lutte contre les emplois précaires

Cette législature a été particulièrement mouvementée pour la Poste; les grèves de 2009 démontraient le malaise profond qu’il régnait entre la Direction de l’Entreprise publique et ses travailleurs.

Raison principale de ce malaise : la volonté de la Direction d’imposer des « livreurs de courriers », chargés uniquement des distributions simples et « ne pouvant entrer en contact avec la population ». Bref, la Poste souhaitait créer une nouvelle catégorie de travailleurs synonyme d’emplois précarisés- salaire de misère pour 2 à 3 heures de travail par jours…- et d’une remise en question progressive du rôle social du facteur.

Avec les autres élus socialistes, je me suis battue en Commission de l’Infrastructu contre ces nouveaux « sous emplois » qui n’avaient et n’auront jamais leur place pour le PS, qui plus est au sein d’une Entreprise publique ! Grâce à la volonté et à la solidarité affichée par les syndicats et les travailleurs de la Poste unis face à ce projet, nous avons obtenu que la Poste fasse demi-tour et remplace le projet « livreurs de courriers » par celui des « facteurs auxilliaires » qui garantit à ses nouveaux collaborateurs une majorité d’emplois à temps plein et une possibilité de devenir, à terme, facteur.

  • Encadrer la libéralisation du secteur postal

Autre motif de satisfaction, le PS a obtenu que l’ouverture prochaine du marché postal soit strictement encadrée par des obligations aux nouveaux entrants, notamment l’obligation d’un véritable statut de salarié pour tous ses travailleurs !

  • Bureaux de poste

En outre, par le nouveau contrat de gestion, nous avons obtenu le renforcement du réseau postal avec le maintien à l’avenir de 650 bureaux ouverts contre la formule actuelle « d’un bureau de poste par commune “.

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Mes combats en cours :

Loterie nationale

La Loterie « on-line » est devenue une réalité depuis janvier dernier. Si cette évolution technologique est une bonne chose pour l’Entreprise, elle est également source d’interrogation et d’une double inquiétude :

  • Quid des libraires ? J’ai interrogée à de nombreuses reprises le Ministre des Finances pour lui signaler le risque de voir la loterie sur internet « vampiriser » les ventes des libraires, partenaires historiques de la Loterie nationale. Et ce ne sont pas mes rencontres avec les libraires qui me rassurent à ce sujet ; quand on sait qu’en une semaine, près de 300.000 € ont déjà été joué via internet, on imagine les dégâts pour les libraires pour qui les commissions des produits de la Loterie nationale constitue une part essentielle de leurs gains.

  • Quid du risque du jeu pathologique ? La loterie en ligne fonctionne sur un système d’auto-régulation. En bref, c’est le joueur lui-même qui détermine quand et combien il joue. Lorsque j’expliquais à Didier Reynders combien ce système était dangereux – on peut joueur un maximum de 1200 € par mois aux jeux de la Loterie on-line ! -, il m’a rétorqué que le « joueur pouvait lui-même s’exclure et ne plus jouer ». Drôle conception de la protection contre le jeux pathologique, surtout lorsque l’on exerce la tutelle d’une Entreprise publique chargée de canaliser le jeu !

Une semaine avant la dissolution des Chambres, je venais de déposer une résolution demandant notamment à la Loterie Nationale une évaluation complète de sa politique de protection des joueurs et de lutte contre le jeu pathologique.

Jeudi 13 Mai 2010
Karine Lalieux
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