Paul Magnette, Ministre des Entreprises Publiques, a présenté au conseil des ministres sa note d'orientation concernant la limitation des salaires des patrons (CEO), des membres des comités de direction et ceux des conseils d’administration des Entreprises publiques ( Belgacom, Bpost, Belfius Banque, …).
Je suis étonnée de la réaction de certains : le secteur public n’attirera plus personne dès lors qu’on ne les paiera plus assez !
Tout d’abord, la note indique un plafond fixé à 290 000 euros bruts par an pour un patron, soit un salaire de 24 000 euros bruts par mois. Est-ce vraiment misérable ? Il faut mettre de la mesure, notamment vis-à-vis des travailleurs de ces entreprises publiques qui, eux, font des efforts depuis des années et dont les salaires ne sont évidemment pas comparables.
Dans le même élan de rééquilibrage, en France, le Président François Hollande s’apprête à prendre une mesure similaire, d’application immédiate, où les salaires seraient limités à une fourchette allant de 1 à 20, mesure qui assurera un équilibre salarial au sein de l’entreprise mais aussi, à y réfléchir, l’obligation d’augmenter les petits salaires concomitamment aux plus élevés.
En Belgique, que ce soit dans les CA de ces entreprises dans lesquels tous les partis politiques siègent ou dans les Assemblées du pays, nous avons tous été beaucoup trop laxistes !
Cela fait longtemps, trop longtemps que nous parlons de limiter les salaires des patrons, que nous demandons plus de décence dans la fixation de ceux-ci mais nous avons tous trop attendu pour agir. Paul Magnette est le premier ministre à s’y atteler. J’espère que tous les partis seront présents pour soutenir sa démarche.
Une autre chose me frappe : le tout pour l’argent.
Comme si diriger une entreprise publique n’avait pas d’autre attrait que celui de gagner de l’argent. Bien sûr, il faut pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, mais il ne s’agit pas ici de cette question ! Ne serait-ce pas temps justement de revoir la motivation des « top managers »? Travailler au bien-être et à l'intérêt général, travailler pour des missions de services publics, aussi importants que la téléphonie, la poste, le transport ou encore à la sauvegarde d’un système bancaire, n’est-ce là rien dans la vie d’un homme ou d’une femme, n'est ce pas valorisant, grisant ? n'est pas un merveilleux défi à relever?
Pour ma part, j’ose espérer qu’en limitant les salaires (et il était temps de le faire, tout le monde applaudit mais personne ne s’y était mouillé !), il s’agit de remettre un peu de logique, un peu d’équilibre dans ce monde en crise mais aussi de reposer la question : lorsqu’il s’agit de gagner au-delà de ce dont on a besoin, pourquoi travaille-t-on ? Limiter le salaire des patrons des entreprises publiques, c’est reposer la question de la vocation et lui permettre de reprendre la place qui lui revient.
Je suis étonnée de la réaction de certains : le secteur public n’attirera plus personne dès lors qu’on ne les paiera plus assez !
Tout d’abord, la note indique un plafond fixé à 290 000 euros bruts par an pour un patron, soit un salaire de 24 000 euros bruts par mois. Est-ce vraiment misérable ? Il faut mettre de la mesure, notamment vis-à-vis des travailleurs de ces entreprises publiques qui, eux, font des efforts depuis des années et dont les salaires ne sont évidemment pas comparables.
Dans le même élan de rééquilibrage, en France, le Président François Hollande s’apprête à prendre une mesure similaire, d’application immédiate, où les salaires seraient limités à une fourchette allant de 1 à 20, mesure qui assurera un équilibre salarial au sein de l’entreprise mais aussi, à y réfléchir, l’obligation d’augmenter les petits salaires concomitamment aux plus élevés.
En Belgique, que ce soit dans les CA de ces entreprises dans lesquels tous les partis politiques siègent ou dans les Assemblées du pays, nous avons tous été beaucoup trop laxistes !
Cela fait longtemps, trop longtemps que nous parlons de limiter les salaires des patrons, que nous demandons plus de décence dans la fixation de ceux-ci mais nous avons tous trop attendu pour agir. Paul Magnette est le premier ministre à s’y atteler. J’espère que tous les partis seront présents pour soutenir sa démarche.
Une autre chose me frappe : le tout pour l’argent.
Comme si diriger une entreprise publique n’avait pas d’autre attrait que celui de gagner de l’argent. Bien sûr, il faut pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, mais il ne s’agit pas ici de cette question ! Ne serait-ce pas temps justement de revoir la motivation des « top managers »? Travailler au bien-être et à l'intérêt général, travailler pour des missions de services publics, aussi importants que la téléphonie, la poste, le transport ou encore à la sauvegarde d’un système bancaire, n’est-ce là rien dans la vie d’un homme ou d’une femme, n'est ce pas valorisant, grisant ? n'est pas un merveilleux défi à relever?
Pour ma part, j’ose espérer qu’en limitant les salaires (et il était temps de le faire, tout le monde applaudit mais personne ne s’y était mouillé !), il s’agit de remettre un peu de logique, un peu d’équilibre dans ce monde en crise mais aussi de reposer la question : lorsqu’il s’agit de gagner au-delà de ce dont on a besoin, pourquoi travaille-t-on ? Limiter le salaire des patrons des entreprises publiques, c’est reposer la question de la vocation et lui permettre de reprendre la place qui lui revient.

