Wat wil Moureaux ?
Après la sortie du Vice-Président du PS dans les colonnes du Soir de mardi, Terzake (VRT) a ouvert son émission du mardi soir par ce sujet : Wat wil Moureaux ?
Dat een vicevoorzitter het beleid van zijn voorzitter afkeurt, gebeurt niet alle dagen. En dat is net wat Philippe Moureaux, vicevoorzitter van de PS, doet. Er zijn geruchten dat Frederic Laloux zijn tankkaart misbruikt heeft en moet daarom ontslagen worden als staatssecretaris. “Slecht ‘gecast’ en brengt trouwens schade toe aan de partij.” Invitée à réagir à ses paroles toujours à Terzake, j’ai déclaré en substance: Je crois que l’expression de Philippe Moureaux n’est pas très élégante étant donné que nous avons des instances, un bureau, où tous les membres du parti peuvent s’exprimer, et où un dialogue peut exister. Cette sortie m’étonne donc un peu de la part du Vice président du parti qui peut à tout moment avoir l’oreille du Président . J’ai longtemps hésité à écrire ce billet qui concerne plus les structures du parti et les personnes que les projets. Projets que j’ai l’habitude d’exposer et de défendre sur ce blog. Mais si je me lance aujourd’hui, c’est parce je ne veux plus que les militants, les sympathisants, les "simples lecteurs" pensent que la seule expression de PS bruxellois vient de son Président, Philippe Moureaux. Que tous les mandataires ou les membres socialistes bruxellois adhèrent à ses propos, à ses méthodes, à son discours. Celui qui a eu et qui a toujours une carrure d’Homme d’Etat ne doit pas tomber dans les attaques ad hominem et garder sa verve pour défendre les valeurs progressistes. Alors, lorsque le lendemain, j’ai lu certaines analyses dans la presse, entendu certains de mes collègues (de mon parti ou d’ailleurs) qui interprétaient sa sortie notamment par le fait que Yvan Mayeur et moi-même nous n'ayons pas été désignés par Elio, mon sang n’a fait qu’un tour. D’abord, je ne suis ni déçue ni dépitée comme j’ai pu le lire. Ensuite, je suis très loin d’être une proche du Vice-Président, et enfin, se serait me donner beaucoup trop d’importance. Pour le reste, je pense que nous avons beaucoup mieux à faire qu’à ouvrir la guerre de succession ou la guerre des clans, qu'à tirer la couverture à soi ou encore se critiquer. C’est vrai, il est difficile de gérer la défaite, d’assumer des sondages peu fameux et les inquiétudes des militants. Il est évidemment plus facile de chercher un bouc émissaire, de renvoyer la faute vers l’Autre. Je ne nie pas que nous vivons des moments difficiles au sein du parti. Je ne dis pas que tous les choix sont unanimement partagés mais aujourd’hui c’est de projets dont nous avons besoin.
Alors, quelle bonne et rafraîchissante surprise, lorsque j’ai découvert dans le Soir de ce jeudi la carte blanche de nos deux Ministres-Président, Charles Picqué et Rudy Demotte Pour une fédération Wallonie-Bruxelles, un plaidoyer birégional . Ces deux hommes dessinent l’avenir de la Belgique au sein de laquelle non seulement la Région bruxelloise est reconnue à part entière et dans ses spécificités (sans nier bien évidemment les bruxellois flamands) mais aussi la solidarité et les liens intrafrancophones sont renforcés et érigés en modèle.
Comme le disent les auteurs, Seules des Régions wallonnes et bruxelloise fortes, établies sur pied d’égalité, permettront aux Wallons et aux Bruxellois de se fédérer et d’organiser de manière efficace les synergies et solidarités auxquelles ils aspirent, au services de leurs intérêts communs et respectifs. Charles et Rudy pensent également que la reconnaissance égale des trois Régions évitera la confrontation stérile d’une communauté contre l’autre et permettra d’atteindre un équilibre institutionnel durable. Voilà un projet, un vrai, qui devrait tous nous rassembler. Samedi 19 Avril 2008
Karine Lalieux
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