l'information circule dans l'entreprise, je l'ai souvent croisée devant la ... machine à café


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La fin de l'année scolaire c'est aussi le temps de la remise des prix.

i-expo 2008 (le salon de l'information numérique, de l'intelligence économique et de la veille) vient de livrer la liste des lauréats pour cette 25ème édition. Derrière les valeurs sures du marché de l'information professionnelle (LexisNexis Analytics pour la solution de veille et d'intelligence économique ainsi que Sinequa pour son moteur de recherche), il est intéressant de noter les tendances de fonds qui marquent cette édition :
  1. la poursuite de la convergence des outils et des contenus dont le meilleur exemple est le prix décerné pour LexisNexis Dashboard qui salue l'aboutissement de la fusion engagée depuis début 2007 de la solution Pericles développée par Datops et des services d'agrégation produits par Lexis Nexis
     
  2. le développement des interfaces riches avec la volonté de la part des éditeurs de solutions de veille de satisfaire une demande légitime des clients : accéder à l'information stratégique depuis une interface de consultation unique que l'on attaque le web, les bases de données auxquelles on accède sur abonnement ou non, ou encore les données internes
     
  3. la personnalisation des interfaces de consultation à l'image de ce que propose Netvibes
     
  4. le développement des interfaces graphiques pour les modules analytiques des plateformes de veille
     
  5. la poursuite du développement des Webservices en mode SaaS
     
  6. la gestion du multilinguisme (qu'on retrouve dans la solution primée de LexisNexis)
     
  7. la gestion de la réputation à partir des sources ouvertes
Pour résumer, l'édition 2008 d'i-expo confirme les tendances enregistrées lors des précédentes et replace les débats sur l'émergence du web 2.0 dans le monde de l'information numérique professionnelle sous la perspective des pratiques collaboratives dans le domaine de la veille et de la gestion des connaissances.

Mais sur ce dernier point et pour reprendre le thème d'une intervention de ce jour, si les outils revendiquent l'intégration des fonctionnalités qui permettent de gérer le collaboratif, il reste cependant à en produire le mode d'emploi pour les organisations.
 
_________________________________

Ressources :

les entreprises et solutions primés

le site du GFII (Groupement Français de l'Industrie de l'Information)

Recherche et analyse dans des contenus multimédia
 
Le 1er mai, c'est - par tradition - l'ouverture de la saison des défilés. Pour peu que le beau temps soit de la partie, rien de tel qu'une promenade sur les Grands Boulevards. On sort l'appareil photo, mieux le camescope numérique et on se refait le film de la journée de retour au bureau le lendemain avec les collègues qui ont fait une partie de la ballade en chantant.

Sauf que se repasser 2 heures continues de vidéos au bureau, on évite. Pour faire simple : on préférerait éliminer toutes les longueurs (il y en a dans ce genre d'exercice) et se concentrer sur les "morceaux choisis".

Bienvenu dans le monde des technologies d'analyse automatique et de classification de documents multimédia ou encore celui des technologies avancées de reconnaissance vocale à partir de l'analyse de séquences vidéos.

En voici 2 pour information (il y en a d'autres) :
  1. Blinkx  dont le positionnement repose principalement sur la taille de son index, soit près de 18 millions d'heures de séquences vidéos multilingues
     
  2. Everyzing qui repose sur une technologie de reconnaissance vocale temps réel (BNN technologies) et dont les fonctionnalités peuvent faire pâlir d'envie ses principaux compétiteurs. On notera la possibilité d'accéder directement  dans le corps du contenu au terme recherché, de télécharger le fichier, de générer un flux RSS sur le terme de la recherche. Limite : ne traite que des contenus en anglais et espagnol
Voila de quoi éveiller la curiosité des veilleurs en charge de la surveillance sur des marques ou la réputation d'une société à partir de contenus multimédia. On connait l'appétence des nouvelles générations (digital natives) à produire des contenus audio vidéos pour faire état de leur satisfaction ou de l'inverse. L'excroissance des contenus multimedia diffusés en ligne oblige à une surveillance régulière du réseau des réseaux. L'automatisation de cette surveillance devient un enjeu pour qui veut anticiper la crise plutôt que la gérer.

Tout ceci n'est pas sans nous rappeler que le projet Quaero, c'est reparti depuis mars dernier. De même que la société AMI Software avait (déjà) fin 2006 intégré à sa suite logiciel AMI Enterprise Intelligence version 3.0 les technologies de "speech to text " pour traduire du contenu audio en texte, les analyser et remonter ainsi dans des séquences vidéos sur un thème de recherche donné.



L'information numérique fait salon
 
i-expo pour sa 25ème édition se place sous le signe des stratégies d'information et de l'intelligence collective. Il  y sera entre autre question de révolution numérique 2.0. Ce qui était déjà le cas pour la précédente édition ! Oui mais dans ce domaine tout s'accélère et il est important que professionnels et utilisateurs de l'information numérique professionnelle échangent sur les évolutions du secteur : tant sur les contenus, que sur les applications.

C'est aussi l'occasion de pointer quelques thèmes qui ne manqueront pas d'éveiller la réflexion chez tous les « travailleurs du savoir » amenés à manipuler de l'information tels :
  1. la surveillance de l'image et l'analyse de la réputation à travers une analyse des média
  2. l'organisation des réseaux de connaissances
  3. la veille collaborative
Vous l'aurez compris, l'édition 2008 d'i-expo porte dans une large mesure sur les outils émergents qui innervent le monde de l'information professionnelle pour optimiser les pratiques collaboratives de veille, de traitement, d'analyse et de diffusion. Si vous cherchez une motivation supplémentaire, ne retenez que celle-ci : ne pas y être c'est passer à côté des évolutions technologiques qui aujourd'hui redessinent les modalités de consommation de l'information.

A vos agendas ...

les 28-29 mai prochains à Paris-Expo, Porte de Versailles

le site d'i-expo

le programme des conférences et ateliers

En parallèle de l'évènement, il est à signalé que l'édition 2007 de l'étude sur le marché de l'information électronique professionnelle (IEP) en France vient de paraître. L'exercice est  produit par SerdaLab en partenariat avec le Groupement Français de l'Industrie de l'Information

A retenir le chiffre d'affaire du marché français de l'IEP évalué pour 2006 à environ 1,5 milliards d'euros. Ce qui représente en tendance une croissance de plus de 8 % par rapport à 2005. Tous les segments analysés sont en croissance (à l'exception de la distribution d'images et de l'information marketing). A noter, l'insolente croissance du segment constitué des outils de recherche et de veille (près de 40 %) 

La machine à café est-elle le nombril du monde ?
 
Le titre peut prêter à confusion. Il n'est pas de moi. Je l'emprunte à un article paru dans le dernier numéro de GQ* du mois d'avril rubrique EGO (1)

Quand à l'été 2006, j'ai décidé de renommer ce site ressources "La machine à café ", je me satisfaisais à l'idée de transmettre un message subliminal à ses lecteurs. Soit celui d'ouvrir la réflexion à tous les moyens de collecte et de diffusion de l'information (dans un cadre professionnel). Comprendre : pas uniquement les données numériques que nous renvoient les technologies de l'information et du web en particulier. Après 2 ans de production sous cette signature, je reste persuadé que le message est d'actualité ; voire plus évident devant l'excroissance des données numériques. Et ce n'est pas les quelques égarés à la recherche de filtres à café et autres marques d'arabica qui visitent ce site (il y en a, je les évalue à environ 5 à 10 % du visitorat) qui me feront changer d'avis.

Comme le précise l'article sus référencé, l'individu est aujourd'hui supposé se fondre dans une intelligence collective qui reste à construire. En réaction, il cherche à retisser un lien social qui se dilue dans les nouvelles technologies de la communication.

Pour l'anecdote, il y a encore peu, j'ai eu écho de cette histoire où un résauteur social invitait par l'intermédiaire de sa plateforme d'échange en ligne un autre résauteur à partager un café "virtuel". J'ai quelques doutes sur la spontanéité des échanges en question :
  1. l'interface machine impose un rapport de distanciation (le temps réel au sens technologique n'est pas l'instantanéïté)
     
  2. l'espace y est unidimensionnel (sans relief) et figé au mieux derrière un écran plat
Pour dire, que l'échange (réel celui là) qui peut se construire devant une machine à café s'organise suivant des règles qui n'ont pas cours dans le monde virtuel. Il se produit dans un cadre spatio-temporel qui donne lieu à sa scénarisation, donc une construction. L'échange n'est pas codifié par une acceptation altruiste des relations sociales. Il se construit dans le temps et l'espace. La machine à café peut faire partie de cet espace dans le sens où elle installe un rapport de convivialité dans la relation.

L'article de GQ est judicieusement construit autour d'un ouvrage (2) qui nous renvoie vers une construction narrative de notre société dans laquelle "la réalité est désormais enveloppée d'un filet narratif qui filtre les perceptions et stimule les émotions utiles."  Ou l'art et la manière de raconter des histoires parce que, nous ne demandons qu'à croire aux belles histoires. Ce "nouvel ordre narratif" organise nos schémas de perception. L'article avance l'idée que la machine à café - au delà de sa fonction première qui est de distribuer un breuvage - participe à la construction du lien social dans l'organisation. Elle fonctionnerait comme un "terminal relationnel" pour distribuer des informations de quelque nature que ce soit. Entre bavardages, rumeurs et dénonciations, les histoires se font et se défont devant la machine à café. A charge pour l'amateur de robusta de filtrer et trier les signaux captés pour ne retenir que ce qui lui assurera une ... bonne journée de travail.

A se demander si l'intelligence économique ne revient pas à céder au rituel du "petit noir" chaque matin devant "la machine à café". Alors la prochaine fois, que vous introduisez les pièces dans la machine, pensez y

« Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait :

S'il te plaît... raconte moi une histoire»

Avec ou sans sucre ?...

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Ressources :

Le sommaire de GQ N°2

* prononcez Djikiou. Le magazine qui parle aux hommes sur un autre ton

(1) Le site de la machine à café y est cité (et pour cause : j'ai été interviewé par le journaliste)

(2) Storytelling - La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits / C. Salmon (Ed. la Découverte)



 
En conclusion du billet consacré à l'organisation de sa vie numérique, il était fait référence au déploiement d'applications qui proposent la réalisation de pages personnalisables pour des intranets collaboratifs dans un environnement professionnel.

Pour compléter l'information, voici quelques éléments récoltés depuis :

  • on peut (sans prendre de grands risques) penser que Netvibes réfléchit au modèle économique qui lui permettra de générer les revenus sur l'exploitation de sa plateforme. Comment ? Une piste avancée : la tarification des Univers Netvibes 
     
  • un commentaire laissé dans le billet précédent renvoie vers une application (PersonAll) dédiée à l'entreprise avec à la clé un programme Early Adopter
     
  • Pageflakes, dans la même veine que Netvibes avec la possibilité de partager des onglets thématiques sur des communautés restreintes
     
Pour ceux dont la vie numérique se nomadise, il y a aussi la possibilité de rapatrier des widgets* sur son mobile, notamment avec WidSets



* Un widget est un module de syndication, paramétrable et personnalisable, qui permet d'embarquer  des contenus et fonctions produites par des tiers. Ces contenus sont dynamiques, c'est à dire qu'ils sont réactualisés automatiquement.

Rédigé par ludovic bour le 11/04/2008 à 23:39 | Commentaires (0) | Permalien | Trackbacks (0)

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Système d'authentification unique (part 2) : OpenLiberty
 









Il y a tout juste un mois, il était fait état de l'adhésion des poids lourds du numérique au projet OpenID. Envahi par l'enthousiasme d'une telle annonce, je m'y référai en ces termes : "Voilà un véritale système d'authentification unique qui devrait favoriser les échanges ... ". L'enthousiame est toujours là, mais la réalité est autre : pour preuve la communauté de développeurs OpenLiberty annonce le lancement d'une biblitothèque open source pour l'élaboration de systèmes d'authentification unique.

Là aussi il y est question d'une fondation (Liberty Alliance avec quelques belles pointures (AOL, BT, France Telecom, Intel, Novell, NTT, Oracle, Sun Microsystems, ...). On y retrouve même VeriSign déjà présent dans OpenID.

Si il y a autant de monde sur le sujet, c'est que le thème de l'installation d'un véritable standard de la gestion de l'identité porte sur des enjeux de taille pour les acteurs du numérique. Tout ceci avec pour toile de fond l'interopérabilité, c'est à dire la possibilité de passer d'un site à un autre avec un identifiant unique sans avoir à recréer systématiquement une nouvelle identité. Sont en effet concernées :
  1. les applications hébergées (Saas) en fort développement
  2. les plateformes de réseaux sociaux qui se développent de façon exponentielle
  3. les applications sur mobiles
A suivre (en parallèle avec ce qui se passe du côté d'OpenID !)

Pour tout savoir sur OpenLiberty
______________________________

Ressources :

De la portabilité d'un identifiant unique avec OpenID

Open-source identity scheme takes first steps - SDTimes (13/03/08)


Comment organiser sa vie numérique ?








 
 





On connait la place grandissante que prend internet dans la transmission du savoir et des connaissances. Plus généralement l'accès à l'information s'entend aujourd'hui comme l'acquisition du contenu numérique qui optimise la recherche d'information. Et pour cet accès "simplifié" à l'information, quoi de plus naturel que d'allumer (aujourd'hui) un ordinateur et probablement demain un récepteur TV qui permettra à tout individu d'organiser sa vie numérique (comprendre sa connexion au réseau des réseaux pour chercher, produire et échanger).

Dans ce contexte de croissance des usages de l'internet, certains n'hésitent pas à pointer le risque de dépendance à l'égard du réseau. L'arrivée prochaine des "digital natives " sur le marché du travail n'est pas pour inverser cette tendance.

On comprend mieux les enjeux qui se dessinent sur le point d'entrée sur le réseau des réseaux. Un sondage réalisé mi 2004 par le JDN révélait :
  1. qu'un tiers des internautes se connectait au web par l'intermédiaire d'un moteur de recherche
  2. un sur cinq par l'intermédiaire de la page d'accueil de son fournisseur d'accès
  3. un sur dix par l'intermédiaire d'un portail
Il est probable que ces chiffres ont évolué depuis de par l'évolution des usages et des outils. En effet, noyé dans le flux informationnel, l'internaute développe des stratégies de recherche optimisées qui se conjuguent avec une volonté de réduire le bruit ambiant. L'appropriation croissante des fils RSS va dans ce sens en inversant la mécanique de transmission des flux d'information (push vs pull). L'internaute ne va plus chercher l'information "fraîche", il la reçoit pour une consommation immédiate ou différée. Dans le même registre, la recherche d'information par l'intermédiaire de "moteur verticaux"  tend à se répandre - tout du moins en environnement professionnel (pour plus d'info).

Les outils permettent aujourd'hui de satisfaire à un certain nombre de besoins émis par les internautes pour rationaliser leurs usages en ligne et atteindre un niveau de personnalisation des applications rendues disponibles. Internet n'a pas simplifié l'équation qui permet de résoudre le problème qui veut que le temps c'est de l'argent. Le volume informationel est croissant, les internautes ont besoin d'éliminer le bruit en accédant à l'essentiel. Quoi de plus naturel que de vouloir personnaliser la réponse à un besoin individuel. Nul ne consomme la même information, au même rythme et pour une même motivation.

Avant de penser collectif, organisons les espaces individuels. Bienvenu dans l'extraordinaire diversité des pages d'accueil personnalisées. Et dans ce domaine la plateforme la plus aboutie est probablement celle que propose Netvibes. A tel point que depuis 2 ans, j'en ai fais mon point d'entrée sur le web. Une sorte de poste de pilotage de mon activité numérique qui centralise et optimise l'ensemble des tâches récurrentes qui m'occupent quotidiennement. Ma page personnalisée Netvibes est organisée par onglets. A un onglet correspond un ensemble de tâches homogènes, soit :
  1. un onglet qui permet d'agréger l'ensemble des flux RSS auxquels je suis abonnés
  2. un onglet qui héberge l'ensemble des outils de web messagerie  que j'utilise
  3. un onglet qui reprend l'ensemble de mes favoris organisés par thèmes
  4. un onglet pour l'accueil des moteurs de recherche verticaux utiles à mon activité
  5. un onglet pour héberger les présentations en ligne qui me servent de ressource
  6. un onglet qui reprend les vidéos en ligne que j'utilise comme didacticiel
  7. un onglet dédié à l'accueil d'éléments de cartographie qui me sont utiles
  8. enfin un dernier onglet dans lequel je paramètre - en fonction de l'actualité nécessaire à mon activité - des alertes sur la base de mots clés depuis des sites ressources
On comprend vite l'intérêt de centraliser l'ensemble des données informationnelles depuis une interface unique.

Aujourd'hui ces espaces privés peuvent être partagés pour constituer de véritables portails ressources pour une communauté donnée. C'est ce qu'on retrouve sous l'appellation Univers Netvibes. On y trouve de tout. A titre d'exemple, il y en a un particulièrement riche sur le logiciel phare du P2P (Bittorrent). Mais pour n'en citer que 2 :
  1. celui du quotidien Les Echos avec une vidéo décapante qui explique la crise des subprimes - Mes Echos.fr
  2. celui de Cap Gemini qui constitue une véritable mine d'information multimédia sur le groupe
Il va sans dire qu'au delà de l'intérêt de partager des sources, la plateforme est accessible depuis n'importe quel poste connecté à internet. Les travailleurs du savoir et nomades invétérés n'y seront pas insensibles. La contre partie, c'est que l'hébergement des données se fait sur serveur externe, ce qui ne manquera pas d'éveiller les doutes sur la préservation de la confidentialité de ces données. On peut penser que les entreprises y verront un frein au déploiement de ce type d'application à usage professionnel.

Sauf qu'il y a une jeune pousse parisienne qui propose de décliner le concept de pages personnalisables en version intranet personnalisable et collaboratif. Il y a un programme en cours "Early Adopters" qui permet de tester la solution proposée en open source sur des entreprises candidates. Où l'on parle de valorisation collective de l'information, de détection des foyers de connaissance dans l'organisation et de personnalisation.

Nom de code : Posh ou Portaneo Edition entreprise.

Alors la personnalisation des intranets est-elle un vecteur de développement des pratiques collaboratives en matière de gestion de l'information dans les entreprises ? Tout ceci n'est pas sans rappeler l'offre produite il y a quelques années par l'éditeur d'infrastructure de portail d'entreprise Mediapps qui avait connu son heure de gloire avec Net.Portal, un générateur de portail qui permettait d'assembler selon un profil utilisateur des données internes et externes ainsi que des applications diverses et variées depuis une interface unique. Mediapps avait été racheté fin 2004 par Ever pour constituer le premier acteur français de solutions intégrées de gestion de contenu d'entreprise (Enterprise Content Management).

A suivre ...
___________________________

Ressources :

Pour consulter l'annuaire des univers créés à partir de Netvibes

L'Univers Netvibes Consulaire consacré à l'Intelligence Economique


Rédigé par ludovic bour le 27/03/2008 à 23:08 | Commentaires (1) | Permalien | Trackbacks (0)

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De la portabilité d'un identifiant unique avec OpenID
 






Voilà une nouvelle qui devrait contenter tous ceux qui ont développé une addiction forte à la toile, les détenteurs d'identités numériques multiples, les "névrosés" des réseaux sociaux, ainsi que les forçats de l'achat en ligne. Mais plus surement, les travailleurs du savoir et de la connaissance sauront faire bon usage de ce qui suit.

L'information :

Le 7 février dernier, la fondation OpenID annonce que quelques acteurs du numérique (et pas des moindres*) rejoignent le projet pour assurer le développement et la promotion de la technologie OpenID.

Derrière cette initiative, il faut voir l'émergence d'un internet ouvert et interopérable. Soit l'opportunité de naviguer à l'avenir plus simplement sur les sites qui ont une facheuse tendance à demander à ce que les visteurs déclinent leur identité. Pas vain, lorsqu'on admet que les sites réputés web 2.0 - dont la marque de reconnaissance pourrait être la fameuse formule "version béta" - ont pour principale motivation de collecter les profils des usagers des services qu'ils proposent.

Mais, pour revenir au projet OpenID, on peut dire que l'intérêt est multiple :
 
  • une gestion simplifiée de l'identité numérique des internautes
  • un meilleur controle des informations personnelles susceptibles de circuler
  • la possibilité pour les éditeurs de sites d'augmenter leur trafic
 
Le principe :

OpenID est un système d'authentification décentralisée. Son principe repose sur la fourniture d'une identité numérique unique par un serveur OpenID. A partir de là, les portes s'ouvrent pour s'inscrire ou s'authentifier sur les sites qui supportent ce protocole d'authentification. Exit les formulaires d'inscription fastidieux et pour certains suffisamment intrusifs pour décourager les internautes qui souhaitent entretenir une transparence sérieusement mise à mal.

Plus le service d'autentification est supporté par des éditeurs de sites plus son intérêt est manifeste avec en ligne de mire l'opportunité de devenir un standard (c'est l'effet cumulatif qui fait croitre la valeur d'usage). On comprend mieux en quoi l'adhésion des poids lourds de l'internet au projet est un message fort.

Pour mémoire, le principe de l'identifiant unique n'est pas une nouveauté. Microsoft s'était déjà engagé dans le développement d'un système centralisé de gestion de l'identité. Mais l'approche priopriétaire de la firme de Redmond avait plombé l'enthousiasme à la fois des éditeurs de sites et des utilisateurs (l'info. C'est là où le système développé en open source vient se subtituer à l'initiative précedente puisque le principe repose sur la délégation d'authentification à un fournisseur tiers, soit une gestion décentralisée de l'identité.

Travaux pratiques :

L'ouverture d'un compte se fait par l'intermédiaire d'un fournisseur d'identité OpenID (voir une liste ci-dessous). La gestion des informations personnelles rattachées au compte créé se fera ensuite auprès de ce fournisseur. Le fournisseur délivre un identifiant openID qui prend la forme d'un URL (du type http://monID.monfournisseurOpenID.com). Lors d'une navigation sur un site qui supporte le protocole OpenID, il suffit de renseigner le formulaire d'identification avec votre identifiant OpenID. Un aller-retour entre le site visité et le fournisseur d'OpenID, le temps de signaler à votre fournisseur que vous vous identifierez à l'avenir sur ce site avec votre OpenID et le tour est joué.

Voilà un véritale système d'authentification unique qui devrait favoriser les échanges. Les réseaux sociaux ne devraient pas y rester insensibles longtemps.

Il est loin :

  • le temps où il fallait se constituer un véritable portefeuille d'identifiants et de mots de passe (tous ceux qui sont frappés d'amnésies chroniques s'abstenir)
  • le temps des coffres forts virtuels pour simplifier la vie de ces mêmes amnésiques chroniques
 
Pour les plus sceptiques, il y a toujours la possibilité de se constituer un annuaire d'identifants et de l'héberger dans un coffre fort en ligne (Keepass. Ou encore de procéder au cryptage des mots de passe (PwdHash


* Google, IBM, Microsoft, VeriSign et Yahoo

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Ressources :
 
Technology Leaders Join OpenID...; (The Earth Times)

Quelques fournisseurs d'identifiant OpenID : Orange, Yahoo, myOpenID


La Gendarmerie Nationale à l'heure du libre
 
Vous vous souvenez ? ...
"Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !"

avec le son

Et bien 64 ans plus tard, c'est au tour de la Gendarmerie Nationale de célébrer le "libre"

Explication de texte :

Le grand show de l'open source s'achève ce soir : Solutions LINUX.
Et le moins qu'on puisse dire, c'est que l'actualité du logiciel libre est à metttre au tableau d'honneur du secteur des TIC toutes catégories confondues.

L'info : la Gendarmerie Nationale française vient d'annoncer qu'elle basculera d'ici 2013 quelques 70 000 ordinateurs (soit l'ensemble de son parc informatique) sous la suite Linux Ubuntu.

Les motifs avancés :
  1. se détacher de la dépendance des principaux éditeurs et optimiser l'évolution des applications
  2. acquérir un meilleur contrôle sur la sécurité des systèmes
  3. faire des gains substantiels (le chiffre de 7 millions d'euros est avancé) dans la gestion du parc
On ne peut évidemment pas s'empêcher de faire le lien avec la firme de Redmond (1) dont l'emblématique chef à plume vient de faire un passage remarqué à la Mairie de Paris. Ce qui a eu pour conséquence directe de relancer le débat sur la place grandissante du logiciel libre dans les administrations françaises.

On rappellera que l'initiative de la Gendarmerie Nationale ne relève pas d'un coup du sort pour Microsoft, mais d'une stratégie engagée ces dernières années de déploiement des outils réputés open source dans les administrations françaises.

Pour mémoire :
 
  • il y a 2 ans, les 70 000 postes de la Gendarmerie (voir l'info avaient été équipés du navigateur Firefox ainsi que l'outil de messagerie proposé par la fondation Mozilla (Thunderbird)
     
  • l'Assemblée Nationale a opté en mars 2007 pour la suite Linux
     
Enfin, il est intéressant de mettre en regard cette information avec la parution récente du rapport Attali qui entre autre propose de libérer la croissance (sic) en inscrivant dans la Décision 58 de "Promouvoir la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels libres". Notamment en réservant d'ici 2012 au profit du libre un objectif de 20 % des applications nouvellement développées ou installées dans le cadre des appels d'offres publics.

Le débat sur l'interopérabilité reprend de la vigueur et c'est tant mieux. Va t-on vers un Référentiel Général d'Interopérabilité ? Si tout ceci n'est pas de l'intelligence économique (quoiqu'il y est question de sécurité nationale), on dira alors que c'est de l'intelligence tout court.

A suivre ...

_____________________________________

Ressources :

l'info de PCInpact

A lire le Guide pratique d'usage des logiciels libres dans les administrations pour tous ceux qui dans les administrations (et les autres) se posent des questions sur les logiciels libres

La rubrique Open source de ce site



(1) Jusqu'alors les PC de la Gendarmerie Nationale sont équipés de l'OS Windows


Rédigé par ludovic bour le 31/01/2008 à 22:08 | Commentaires (0) | Permalien | Trackbacks (0)

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les résultats de Google catégorisés avec Search Radar
 
A force de vouloir systématiquement éviter les liens sponsorisés et commerciaux, j'étais passé à côté d'une nouvelle fonctionnalité(1) proposée sur Google (elle existe aussi pour Yahoo). Pour sur, il faut déporter le regard vers la droite de l'écran de la remontée des résultats et au-dessus des liens commerciaux apparaît un module intitulé Search Radar

Qu'est-ce ? J'investigue et en arrive très vite à la conclusion qu'il s'agit d'un nouvel outil de catégorisation des résultats remontés par Google. Le principe en est qu'à une requête donnée, l'outil associe des mots clés.

Les avantages sont multiples :

1) repréciser les termes d'une requête sur la base de mots et de phrases associés
2) avoir une vision synoptique rapide (sous forme de nuages de mots clés) pour une recherche donnée 3) identifier les connexions et liens sémantiques possibles entre item
4) remonter des résumés et extraits qui précisent le terme ou la requête par un simple mouvement du curseur

En vertu du principe de "serendipité" qui consiste à trouver quelque chose d'intéressant de façon imprévue et aléatoire, c'est aussi se voir suggérer des thèmes de recherches associés à la requête initiale.

Attention, il s'agit d'une version béta qui traite et analyse environ 1 million de pages indexées en anglais seulement.


Last but not least, le projet est porté par le Webaroo Labs . Pour mémoire, Webraroo propose des technologies pour la navigation hors ligne.

_____________________________

Ressources :

Sans présager des résultats des primaires US à l'élection présidentielle, j'ai fait le test sur le nom "Obama". Voici le résultat

Le billet Webaroo ou la navigation off-line

(1) cela nécessite de télécharger le plug-in proposé pour Internet Explorer ou Firefox

Rédigé par ludovic bour le 20/01/2008 à 19:28 | Commentaires (1) | Permalien | Trackbacks (0)

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