Il n'y a qu'à suivre l'actualité récente autour de Google pour se persuader que la société de Mountain View est définitivement entrée dans la catégorie des
market makers. Ce qui est moins connu, c'est son arrivée sur le marché du capital risque (Venture Capital).
En effet, Google a récemment créé son fonds d'investissement en capital risque spécialisé dans l'
open source. Cette nouvelle activité de VC lui permet de participer - entre autre - au financement de la Fondation Mozilla (Firefox), ainsi qu'à l'investissement à hauteur de 350.000 dollars dans un projet mené conjointement par les universités des Etats de l'Oregon et de Portland. L'objectif ce ce fonds est d'apporter un support financier aux projets dits "open source" susceptibles d'entrer dans le
"Google Code".
La stratégie de Google - sur ce sujet - reste à préciser. Cependant, les investissements à risque effectués sur ces jeunes pousses peuvent être interprétés comme un moyen de priver ses concurrents potentiels d'un accès à certaines

innovations. En effet, si Google se positionne sur ce marché - au même titre que les autres entreprises majeures du secteur IT aux Etats-Unis - les contraintes ne sont pas les mêmes. Les grands acteurs du secteur IT sont liés à des actionnaires institutionnels, qui recherchent le profit. Ils perdent en partie leur capacité d'innovation. Leur rôle d'investisseur répond donc plutôt à un besoin vital d'acquisition d'innovation, qu'ils ne sont plus en position de développer en interne. Google viendrait - en sa qualité de VC - détourner une partie de cette manne (projets et technologies innovantes) à son profit si tant est qu'il y ait compatibilité avec le
"Google Code". Sur ce point, le pouvoir attractif de Google est certain.
Gageons que l'initiative de Google ne restera pas sans réponse : Yahoo annonce la création de son propre fonds de financement. Et l'on reparle des start up.
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