l'information circule dans l'entreprise, je l'ai souvent croisée devant la ... machine à café

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Quelques initiatives récentes menées par la firme de Mountain View laissent présager une mutation de l'information brevets vers de nouveaux services et modèles de diffusion


Google et les bases d'information brevets
 
L'Office européen des brevets (OEB ) et Google ont signé un partenariat pour améliorer l'accès à l'information sur les brevets via l'utilisation de la technologie de traduction de Google.

L'accord passé doit permettre d'améliorer l'accès aux traductions des brevets. Alors qu'actuellement, les brevets européens sont disponibles uniquement en allemand, anglais et français, le partenariat prévoit d'utiliser la technologie Google Translate pour traduire dans les langues des 38 Etats membres de l'OEB, des brevets délivrés en Europe, mais aussi ceux provenant d'Asie, des Etats-Unis, du Canada, d'Australie, de Russie et d'Inde bénéficiant d'une protection en Europe. Selon Benoît Battistelli, Président de l'OEB : « le partenariat avec Google, qui vise à développer les outils de traduction automatique pour les brevets, aidera les inventeurs, les ingénieurs et les équipes de R&D à accéder efficacement - dans leur propre langue - aux documents pertinents de notre vaste collection de documents brevets publiés…»

Quelques analyses émergent depuis cette annonce. Pour résumer :

  1. Google a déjà pris dans un passé récent des initiatives dans l'information brevet avec en 2007 le lancement de Google Patent Search qui donne accès librement à un fonds de plus de 7 millions de brevets versés dans l'USPTO*, complété mi 2010 par un accord en vue de la numérisation de l'intégralité du fonds. L'accord avec l'OEB est donc une suite logique et peut être interprété comme de nature à déstabiliser le marché des agrégateurs et diffuseurs d'informations brevets. Cependant cette offre de services dégradés laisse penser que ces prestataires vont se concentrer sur la fourniture de services à valeur ajoutée qu'ils pourront monétiser auprès des entreprises. C'est la voie suivie par Questel qui annonce le développement d'une nouvelle offre pour la fourniture de flux de données d'information enrichis sur les brevets
     
  2. l'initiative - à mettre sur le compte de Google - peut être interprétée comme une stratégie pour devenir l'acteur de référence en matière de traduction technique et scientifique. Pour ce faire, la technologie utilisée par Google repose sur la statistique d'occurrence (voire le principe de la traduction automatique statistique ). L'accès aux bases de l'OEB ouvre un corpus de près d'1,5 millions de documents publiés en plusieurs langues complété des 50 000 nouveaux brevets délivrés chaque année et permet à Google d'enrichir mécaniquement sa base vocabulaire spécialisée multilingue
     
  3. cet accord est à rapprocher de la directive européenne sur la réutilisation des données du secteur public, notamment pour stimuler la recherche et l'innovation. Si on considère que le cadre réglementaire existe, les conditions financières ne permettent pas à date d'assurer dans les meilleures conditions l'ouverture des données. Les agences et administrations pourraient donc trouver dans des accords de ce type un moyen d'ouvrir leurs gisements de données. C'est semble t-il le cas de l'OEB, qui n'ayant pas les moyens financiers de supporter la traduction automatique des brevets européens, trouve en Google le seul acteur a priori capable de réaliser cette tache sans bourse délier. On pourra ensuite s'interroger sur l'hégémonisme de Google dans l'ensemble des secteurs de l'information alors que la Commission européenne a ouvert fin 2010 à son encontre une enquête pour abus de position dominante. Mais ceci relève d'un autre débat qui s'écrit en continu….

Google et les bases d'information brevets
 








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Ressources :

La recherche de brevets, c'est aussi ... Google (in la Machine à café - 18.12.06)

Breaking the language barrier for Europe’s innovators (in Google European Public Policy Blog - 28.03.11)

USPTO Teams with Google to Provide Bulk Patent and Trademark Data to the Public (Press Release - 22.10.10)

Questel announces the creation of a new "Patent Data Licensing" Business Unit (Press Release - 25.03.11)



* United States Patent & Trademark Office

Les nuages s'amoncellent au-dessus de Mountain View : Google hot news

 
Alerte météo au-dessus du Googleplex.

Une série de dépressions venant d'Asie et d'Europe vient perturber la mécanique jusqu'alors bien huilée du Moteur de recherche.

Résumé (chronologique) des faits :

1) News corp (1er groupe média au monde) engagé dans un bras de fer avec le moteur de Mountain View au motif que celui-ci ne redistribue pas la manne financière de la vente d'espaces publicitaires. Où il est question de déférencement dans le moteur de recherche de tous les contenus produits par les entités et titres du groupe. Il y en a ! (Wall Street Journal, the Times entre autre). Le contentieux médiatisé fin 2009 a même été jusqu'à envisager un rapprochement Microsoft / News corp pour que les contenus de ce dernier soient rétribués pour apparaître dans le moteur du premier (Bing) pour se faire un coin de place au soleil à l'ombre du géant de Mountain View. Le monde à l'envers ! (1)

2) une décision (du 18 décembre 2009) du Tribunal de Grande Instance de Paris qui condamne Google pour contrefaçon au motif que la société incriminée numérise et diffuse des oeuvres sous droits sans l'autorisation de l'éditeur. Pour mémoire : le litige oppose le moteur à l'éditeur La Martinière. Les conséquences d'une telle décision peuvent être lourdes pour l'industrie des contenus numériques en général (qu'il s'agisse de contenus culturels, informatifs ou encore à usage professionnel) compte tenu de la stratégie affichée par Google depuis quelques temps d'assurer la numérisation de l'ensemble des savoirs. Ce jugement apporte un sérieux revers à cette stratégie adossée à une implacable logique qui veut que "la raison du plus fort est toujours la meilleure." Il n'est pas dit que cette décision ne fasse jurisprudence et impose à Google de (re)venir à la table des négociations dans le cadre des diverses actions intentées à son égard par les éditeurs et groupements d'éditeurs qui entendent bien au final faire respecter le droit de la propriété intellectuelle

3) les serveurs Google en proie à des attaques informatiques massives en provenance de Chine : les serveurs de messagerie Gmail visés par ces cyber-attaques avec en ligne de mire les comptes de dissidents chinois. L'affaire prend un tour diplomatique avec l'administration US qui demande des explications aux dirigeants de l'Empire du milieu. L'enjeu pour la firme de Mountain View n'est pas anodin : car derrière cette attaque massive c'est l'intégrité des serveurs de données que maîtrise Google qui est visée par les hackers. Or faut-il le rappeler, Google est souvent assimilé à un "Big brother" qui collecte, cumule et agrège des masses de données considérables sur les individus qui passent par le moteur de recherche pour entrer sur le net. Ces données sont ensuite croisées avec les interactions que ces individus ont avec les applications proposées par Google. Il y en a beaucoup pour ceux qui ont créé un compte Google ! Bref, casser l'intégrité du système c'est mettre à mal la confiance que les internautes ont envers l'écosystème numérique proposé par Google. Pour les entreprises, on imagine le chemin qu'il leur reste à parcourir pour ne serait-ce qu'envisager d'envoyer leurs données dans le nuage informatique (voir à ce sujet :
l'informatique dans le nuage à l'épreuve des usages professionnels )

4) le débat initié par le rapport de la commission Zelnik (remis le 6 janvier 2010) sur l'opportunité d'une "taxe Google" destinée à financer un fonds de soutien aux industries de contenus. Cette taxe s'appliquerait sur les revenus publicitaires engrangés par les sites qui génèrent les plus fortes audiences : le nom était tout trouvé !

5) le rapport de la commission Tessier (remis le 12 janvier 2010) à mettre en perspective avec les quelques 750 millions d'euros issus du grand emprunt destinés à financer la numérisation du fonds patrimonial culturel français. Où il est question de (re)définir le cadre contractuel des récents accords passés (et ceux à venir) entre les acteurs privés et publics. Comprendre : revoir les termes de l'accord passé entre Google et la BnF ainsi que l'ensemble des bibliothèques pour la numérisation de leurs fonds.

6) Last but not least : quand Google s'essaie à occuper la scène médiatique pour annoncer le lancement d'un produit et rétablir une communication corporate toute orientée à la valorisation d'un groupe innovant, c'est la concurrence qui prend l'initiative et noie l'annonce de Google dans un continuum informationnel incessant (le Buzz !). Le Nexus One autrement désigné sous le nom de Google Phone a été officiellement lancé le 5 janvier dernier avec pour ambition (
clairement ) affichée de modifier les modalités d'usages en matière de téléphonie mobile. Pas moins de 3 semaines après, Apple lance l'offensive médiatique sur le terrain des nouveaux usages mobiles avec son booklet PC : le iPad !

A n'en pas douter si la décennie précédente a été marquée par l'épopée Google et son insolente emprise sur le monde de l'internet, celle qui commence semble non pas inverser le rapport de forces, mais tout du moins rétablir celui-ci dans des proportions qui laissent supposer que Google se devra d'engager des négociations avec les producteurs de contenus pour le partage des revenus publicitaires notamment.


A suivre ...
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Ressources :

Microsoft and Newscorp eye web pact (in FT.com - 22.11.2009)

German news publishers file complaint against Google (in DW-World.de - 17.01.2010)

French court rules against Google over book copying (in Reuters - 18.12.2009)

A new approach to China (in The official Google blog - 12.01.2010)


(1) On fera, par ailleurs, le lien avec la récente initiative de la fédération allemande des éditeurs de presse d'information qui assigne (17.01.2010) Google devant la cour fédérale en charge des questions liées à la concurrence pour exploitation sans autorisation des dépêches émises par ses membres
.







C'a commence par un thème inépuisable : "le paradoxe de l'information" que l'on peut résumer par "je cherche, mais ne trouve pas". C'est aussi tenter de trouver la bonne information dans une masse de données qui croît de façon exponentielle. Pas de doute l'information existe, elle doit bien être indexée quelque part sur le net et la façon, a priori, la plus sure d'y parvenir est par la formulation d'une requête depuis un moteur de recherche.

On en arrive à la firme de Mountain View qui a fait sa fortune sur le développement de son algorithme de recherche calculé suivant l'indice de popularité (PageRank) des pages web. Depuis, le célèbre moteur a connu quelques déclinaisons sur notamment les périmètres de la recherche (finance, brevets US, etc...), de même que sur les fonctionnalités (Customsearch.

Voici un projet(1) développé par un ingénieur russe qui pose comme principe la gestion de la formulation de la requête et de sa catégorisation appliquée au moteur Google.

                                                Newisearch

Nom de code : Google hack search explorer

L'idée est de classer les résultats remontés par le moteur de recherche suivant des sens possibles. C'est la principe de la clusterisation qui sur la base d'un mot clé permet de naviguer depuis la même interface dans des univers sémantiques différents. A titre d'exemple : une recherche sur le terme "intelligence" permet de remonter un ensemble de résultats propre à "l'intelligence articficielle", mais aussi de naviguer dans un corpus de liens qui traitent de la communauté du renseignement.

Le principe propose à une requête donnée l'association de mots clés. L'internaute peut alors choisir un second niveau de recherche en entrant dans l'univers de sens du mot clé sélectionné. Idéal pour gérer les termes à sens multiples.

L'un des avantages du moteur est, par ailleurs, la possibilité de formuler une requête en langage naturel. Pour cela, l'application qui catégorise les résultats repose sur le principe de l'auto-apprentissage pour constituer une base de connaissances dans laquelle iront puiser les requêtes plus ou moins complexes.

On se souvient de l'initiative en 2005 Google Answers (voir le billet Yahoo répond à Google dans le domaine des services d'intermédiation de questions/réponses. Mais derrière le moteur, il y avait alors le facteur humain qui traitait la demande. Depuis Google Answers a disparu, pas son concurrent.

Si l'objectif du développeur à l'initiative de cet outil est à viser académique, on se prend à rêver d'un projet qui vise à produire une interface de recherche "intelligente".

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Ressources :

l'infobésité, une pandémie à traiter

Sur l'utilisation des moteurs de recherche "Chercher, c'est trouver !"

source de l'info : Testing Search Explorer, a clustering Google hack (Pandia)

et comme Noël approche, sachez qu'il est possible de télécharger le plug-in Search Explorer pour intégrer l'application dans la barre de navigation au niveau des moteurs de recherche

(1) je n'ai pas réussi à dater l'origine du programme, mais je suis remontée à une mention du terme Newisearch de novembre 2006

Rédigé par ludovic bour le 22/12/2007 à 22:52 | Commentaires (0) | Permalien | Trackbacks (0)

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La recherche de brevets, c'est aussi ... Google


Depuis la fin de semaine dernière, divers sites américains le mentionnaient. C'est chose faite : Google lance son nouveau service de recherche de brevets. Nom de code : Google Patent Search

Le moteur utilise la même technologie que celle de Google Book Search, soit la numérisation des brevets dans un format qui rend la recherche possible sur l'intégralité des données hébergées.

La recherche ne porte aujourd'hui que sur la base des brevets américains émis depuis les années 1790 jusqu'à ceux déposés mi 2006, soit environ 7 millions de brevets. En effet, les brevets américains sont gérés par United States Patent and Trademark Office (USPTO) et sont du domaine de l'information publique d'ailleurs consultables depuis le site de l'USPTO.

La recherche de brevets peut se faire en texte libre sur la base de mots clé, mais aussi en recherche avancée sur la base d'un numéro de brevet connu, d'un inventeur, d'une période de référence, etc ...

A l'identique du site de l'USPTO, on y retrouve un résumé, la liste des brevets cités, une description, les dessins associés, ainsi que les revendications. Il est possible d'y effectuer cependant une recherche à l'intérieur du brevet avec surlignage des mots de la requête et d'accéder au document original.

Alors en quoi l'offre de Google est-elle différenciante par rapport à celles des offices nationaux (patent offices). Il est certain que Google va dorénavant négocier avec ces divers offices pour constituer une base universelle de brevets. Prudente, la firme de Mountain View précise "qu'elle souhaite étendre la couverture à d'autres offices brevets et dans d'autres langues".
On peut penser que ce n'est pas l'avis de toutes les parties concernées.

Rappelons, à ce titre qu'en France l'INPI propose - via le portail de recherche en propriété industrielle PLUTARQUE - un accès (tout du moins dans sa version limitée) à une recherche de brevets publiés sur les 2 dernières années.

Autre initiative pour le moins intéressante : celle de l'Office Européen des Brevets qui via sa plateforme esp@cenet se veut le réseau européen des bases de données brevets. Soit dit en passant : esp@cenet, c'est :

   1. l'accès à 60 millions de demandes de brevets et brevets sur 76 pays
   2. une interface d'interrogation multilingue,
   3. un didacticiel extrêmement complet pour une appropriation de l'outil
   4. un forum pour les utilisateurs

Sans compter les bases de données brevets en accès payant telles Derwent World Patent Index du groupe Thomson, et QPAT du groupe Questel. A noter que ces bases de données à usage professionnel offrent des fonctionnalités bien plus élaborées que la simple recherche et consultation des brevets. Notamment pour l'analyse et la visualisation à des fins d'identification d'interrelations entre les données. Ces bases mettent en avant des fonctions de surveillance sur les innovations, les concurrents, les acteurs, les applications faites au niveau des industries, etc ... Bref, de véritables outils de pilotage et d'anticipation.

Pour revenir à un usage plus "basique" de recherche et de consultation, l'initiative de Google est intéressante à plus d'un titre :
  1. elle dénote, a priori, un intérêt de la firme de Mountain View à venir investir le marché des applications d'entreprise (ce qui était déjà le cas avec Google Desktop Search Enterprise
  2. a fortiori, elle démontre une fois de plus qu'une technologie à l'origine à usage non professionnel (Google Book Search) peut se diffuser dans le domaine de l'information professionnelle, par ailleurs, fortement marqué par un mouvement de concentration des acteurs - voir à ce titre le billet suivant
  3. à défaut d'une démocratisation de l'accès aux bases de données brevets - qui il faut le préciser demandent des clés de lecture réservées à public d'utilisateurs avertis -, la démarche pourrait permettre d'initier un nouveau public d'entreprises peu enclin à s'abonner à des bases expertes et obtenir de la sorte un premier niveau d'information en matière de propriété intellectuelle
Difficile de dire si cette initiative est de nature à favoriser l'innovation. On peut néanmoins penser qu'elle ne la gènera pas.

On attend la suite et la réaction des "patent offices" des divers pays et régions ...
Ce qui ne devrait tarder

l'espace de recherche d'esp@cenet



Rédigé par La machine à café le 18/12/2006 à 19:58 | Commentaires (0) | Permalien | Trackbacks (0)

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Dans un billet du 22 juin dernier, il était question de stratégie de verticalisation des moteurs de recherche.

Une tentative de réponse de Google était avancée dans le billet qui annonçait le lancement de la version béta de Google Co-op. Il y était question de stratégie défensive du moteur pour contrer toute vélléité d'autres acteurs pour venir capter une partie de la mane publicitaire. Il serait naïf de ne pas voir le modèle économique qui guide la stratégie de Google, à savoir la constitution d'une formidable régie publicitaire (aujourd'hui en ligne, mais demain ?)

La suite ...

Elle vient d'arriver avec l'annonce faite par la firme de Mountain View du lancement de Google Custom Search. Pour faire un raccourci, il s'agit d'une énième déclinaison du moteur qui permet aux éditeurs de sites et de weblogs de restreindre la recherche aux données du site (et d'en faire de la sorte le moteur interne) et/ou d'ouvrir la recherche à des sites choisis par l'éditeur même. 

L'intérêt :

  1. pour l'éditeur est de limiter la recherche à des sites qu'il a sélectionnés,
  2. pour le net chercheur de ne pas voir remonter des milliers de résultats avec le sentiment d'être promené dans les impasses sémantiques de la toile
  3. pour Google, de permettre aux annonceurs de mieux cibler l'achat de liens sponsorisés
  4. et puisqu'il est question d'argent, Google propose à tout un chacun de créer son propre moteur de recherche en annonçant on ne peut plus clairement sur le blog officiel de Google que l'on peut "faire de l'argent avec le trafic généré sur le moteur avec le programme AdSense"
Trop fort Google qui va même jusqu'à proposer de partager et d'enrichir le moteur à tout moment dans le cadre d'un travail collaboratif. Bref, on est pas loin de la logique du moteur communautaire et je ne peux que vous renvoyer vers le billet qui traite des swicki

Pour créer votre moteur de recherche

 




Rédigé par La machine à café le 26/10/2006 à 22:24 | Commentaires (0) | Permalien | Trackbacks (0)

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Une suite Google Office
 
 
C'est fait !

Google annonce le lancement de sa version béta Google Docs & Spreadsheets
C'a ressemble furieusement à une suite bureautique (y manque cependant l'outil de présentations graphique). Au passage, on notera la disparition du projet Writely fondu dans la suite sus-référencée.
 
Pour être honnête, ce n'est pas une surprise : déjà en mars dernier on pouvait formuler sans trop de risque que Google préparait sa suite Office (voir les billets "Ajax Write ou les malheurs de microsoft " et "Google vat-il déclarer la guerre à Microsoft ? ")
Cette information était d'ailleurs confirmée en juin avec l'annonce de la phase test du tableur en ligne.

Cette suite bureautique permettra - à tout internaute - de réaliser des documents texte et de les enregistrer sous divers formats (rien que ç'a !), de concevoir des feuilles de calcul, d'organiser son agenda, de gérer son album photo et de communiquer via sa boîte Gmail. Pas besoin de développer des qualités de stratège pour comprendre les intentions de Google : l'INTEROPERABILITE

C'est dit et expliqué dans le billet "l'avenir est aux formats de fichiers ouverts "




Rédigé par La machine à café le 11/10/2006 à 21:44 | Commentaires (0) | Permalien | Trackbacks (0)

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14/06/2006
Google Co-op


Inutile d'être sorti major d'une promotion d'une école de management pour comprendre que ce qui se cache derrière le dernier né des projets de la firme de Mountain View est en fait un moteur inscrit dans une logique de coopération.

Nom de code : Google Co-op Co-op pour coopération, c'est écrit une ligne au-dessus

Le constat initial : les moteurs de recherche réputés "généralistes" occupent l'espace numérique. On serait tenté de dire sans partage (2 éléments d'appréciation permettent pour corroborer cette idée : 1/ l'accès aux pages d'un site internet se fait dans un cas sur trois par l'intermédiaire d'un moteur de recherche 2/ Google en particulier avec plus de 80 % de part d'audience sur la France).

Donc, d'un côté un moyen privilégié d'accéder à l'information en ligne par l'intermédiaire des moteurs de recherche et de l'autre une insatisfaction croissante (pour ne pas dire frustration) des internautes quant à l'usage de ces moteurs. Il faut dire que pour reprendre l'adage répandu selon lequel "trop d'information, tue l'information", on a vu jusqu'à un passé récent les principaux moteurs surenchérir sur la taille de leur index. A vouloir jouer les gros bras sur le nombre de pages internet balayées par ces moteurs, on en arrivait à se demander si la croissance régulière de la taille de l'index avait encore un sens, d'autant que des études démontrent aujourd'hui que les internautes (dans une très large proportion, voir le billet "Chercher, c'est trouver !") ne dépassent pas la première page de remontée de résultats des moteurs.

Le principe de Google Co-op :

On est dans un système communautaire dans lequel les membres (ce qui nécessite une inscription) proposent du contenu, des liens, associent des sites à des labels, ou catégories pré-définis. Bref, un appel à la contribution des utilisateurs du moteur pour en améliorer l'efficacité. Mais répétons-le, tout ceci se passe sur la base de la déclaration : un éditeur de site n'apparaîtra dans les pages de résultats que si il a au préalable enregistré les données de son site. On est, au final, assez proche de ce qui se passe dans le domaine du Web 2.0 (tag, système de notation par les internautes, partage, suggestion de liens apparentés). Google propose déjà dans le cadre du projet "Google Health", ce système de remontée de résultats "certifiés".

Assite t-on à une stratégie de verticalisation du moteur Google ?

Certains ("Google co-op is a vertical search killer y voient déjà une stratégie défensive de Google pour contrer les nouvelles tendances qui émergent notamment chez les éditeurs de presse et autres média qui développent des moteurs de recherche verticaux susceptibles un jour de venir jouer sur le terrain de jeux de Google et donc de venir détourner une partie du marché des ressources publicitaires. CQFD

En savoir plus sur Google Co-op

Une explication détaillée de WebRankInfo

Pour rappel :le billet sur les Swickis

un exemple de moteur vertical : le moteur de recherche Web entreprise du site oseo.fr

Rédigé par la machine à café le 14/06/2006 à 22:55 | Commentaires (0) | Permalien | Trackbacks (0)

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Juste le temps de poster un billet "Google enfonce le clou ... avec un tableur " et voilà que le débat s'anime dans des termes plutôt manichéens.

Ce matin, Good Morning Silicon Valley revient sur l'annonce du début de semaine faite par Google sur le lancement de la phase test de son tableur en ligne.

Si la cause est entendue, nombre de chroniqueurs admettent que cet utilitaire (appelons-le ainsi) est destiné à un usage personnel (home office) et non pas professionnel. Ils sont, par ailleurs, unanimes pour reconnaître que l'outil présente de sérieuses lacunes de par ses fonctionnalités limitées. Il faut dire que la comparaison (des fonctions proposées) avec la référence du marché, penche clairement en faveur de l'application proposée par la firme de Redmond. Pour faire un raccourci : il n'y a pas photo !

Mais est-ce vraiment là l'objectif de Google (venir proposer une solution concurrente d'Excel) ? Pas sur ! Un billet paru dans Ars Technica avance une thèse pour le moins percutante. L'intitulé du billet est suffisamment explicite : "Google Office : it's about file formats, not MS Office". Où il est fait état de la motivation de Google de populariser (pour reprendre une terminologie familière du côté de Mountain View) un standard de format de documents accessibles depuis des applications web ; et l'on reparle d'interopérabilité et de Open Document format (ODF) : un format ouvert basé sur du XML pour le traitement de texte, les tableurs, bases de données et fichiers de présentation. Bref un format ouvert de fichiers et documents prêts à être consultés, partagés et édités depuis le net.

Mue par un enthousiasme communicatif et encore un peu naïf, je m'avance à dire : "Vous l'avez rêvé, Google l'a fait ..." et me souviens d'un commentaire de début d'année de T. Nitot dans son Standblog qui s'interrogeait - entre autre - sur l'évolution du marché des suites bureautiques en comparaison de ce qui se passe dans le domaine des navigateurs.

Je vous restitue - dans le texte - la conclusion du billet de Ars Technica :

"... An open standard for documents is everything Google wants. If DOC and XLS currently rule the day, they may rue the day that modestly robust ODF editing tools for word processing and spreadsheets are only a "feeling lucky" click away. And this is how ODF will become the default file format for Office 2010 or 2012. It's not whether or not you're using Word that matters to Google. It will be whether or not you're using ODF as a file format. The first step in taking away dependence on an application (or suite of applications) is to take away the things that make it proprietary"

Bon résumons :

  1. pour le traitement de texte Google développe autour de Writely, d'autres s'y intéressent aussi (AjaxWrite notamment, voir le billet "AjaxWrite ou les malheurs de Microsoft "),
  2. côté tableur, (suivre l'actualité de la semaine)
  3. pour la navigation sur le net on ne présente plus Firefox (tout est dit dans le billet "Internet Explorer ou Firefox " complété par "Firefox en environnement professionnel ")
  4. reste les outils de présentation graphique. On pense bien sur à Powerpoint. Et là on peut dire que l'avenir s'assombrit aussi du côté de Redmond, bien que Google n'ait pas - encore - fait d'annonces. Pour preuve, quelques start-up investissent le marché des outils de présentation en ligne (voir le billet suivant paru dans CNet blog)

Quelques commentaires et avis :

Google Spreadsheet beta doesn't quite add up (InformatioWeek)

Google Spreadsheet hands-on (the Cnet Blog)




Rédigé par la machine à café le 09/06/2006 à 19:11 | Commentaires (0) | Permalien | Trackbacks (0)

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Google enfonce le clou avec ... un tableur


C'était hier (plus précisément courant mars), Veille et Innovation revenait sur les initiatives de Google pour venir jouer dans la cour de Microsoft.

Il était dit que la firme de Mountain View était en route sur le sentier de la guerre pour croiser le fer avec celle de Redmond. La hache était déterrée avec l'annonce du rachat de l'application de traitement de texte Web : Writely. Eh bien, on peut dire que Google a de la suite dans les idées et enfonce le clou avec l'annonce du lancement d'un tableur.

Point de démarrage de la réflexion menée par Google : comment partager facilement et rapidement des données en temps réel ?

Réponse du Google Labs: la mise à disposition d'un tableur sur le web ou l'accès à vos données produites à partir d'un tableur depuis n'importe quel poste connecté au net.

Pour faire encore plus simple : plus nécessaire d'avoir recours à des applications bureautiques propriétaires payantes (on ne citera pas le leader du marché, c'est déjà fait). Il suffit d'une connexion à internet pour accéder au document depuis un navigateur.

On en devine très vite l'intérêt (ou plutôt les intérêts) :
  1. l'accès au document à distance, à tout moment
  2. le partage des données avec des personnes invitées (saisie des e-mail) à consulter, modifier le document dans une logique de travail collaboratif (c'est tendance). L'application permet de définir divers profils d'invités en fonction des droits qui leurs sont alloués (visualisation uniquement ou édition) 
Condition pour participer à la validation de la version béta : disposer d'un compte Google. C'est ici

Mais attention, le tableur Google n'a pas vocation à proposer des fonctionnalités aussi élaborées que celles du standard du marché (on ne le citera pas, c'est dit plus haut). Par exemple, les imports et éditions de graphiques depuis l'application ne sont pas proposés - tout du moins dans l'immédiat. La version béta doit permettre de faire remonter au Google Labs l'ensemble des besoins (réputés basiques) exprimés par les utilisateurs finaux.

Il permet malgré tout d'importer des feuilles de calcul sous format .xls, ainsi que des données au format .csv. L'enregistrement des documents réalisés depuis l'application peut se faire sur le poste de travail sous 3 formats (xls, csv et html).

Le public visé par Google est - a priori - celui des particuliers qui souhaitent utiliser l'application dans une configuration "simple" pour produire des documents (plannings de réunion, feuilles de calcul) et les partager.

A considérer que la firme de Redmond génère une partie importante de ses revenus sur les entreprises, on peut malgré tout penser qu'il s'agit d'un sérieux pavé dans le modèle économique de Microsoft.

Et l'on reparle d'un univers informationnel dominé par Google qui l'organise comme un réseau global de connaissances qui concentrera tous les savoirs (numériques) produits par l'homme et accessible à tous ou presque depuis internet.

Pour en savoir plus : le Google Spreadsheets Sneak Peek tour

Source de l'info : SiliconValley.com (Mercury News)

pour compléter le billet :

Google va t-il déclarer la guerre à Micosoft ?

AjaxWrite ou les malheurs de Microsoft




Rédigé par la machine à café le 08/06/2006 à 21:37 | Commentaires (0) | Permalien | Trackbacks (0)

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Google vient d'acquérir un nouvel algorithme qui viendrait compléter celui du célèbre moteur de la firme de Mountain View.

Orion (c'est le nom du moteur de recherche) est développé par un étudiant de University of New South Wales (UNSW) : Ori Allon.

La particularité de ce moteur est qu'à la différence des principaux moteurs du marché qui remontent des pages web en fonction des occurrences rencontrées pour une requête donnée et de l'indice de popularité de ces pages, Orion va rechercher des pages qui traitent du même sujet relatif à une requête (mot clé). Ensuite, le moteur affichera les résultats non plus sous la forme d'un URL suivi d'un descriptif succinct, mais remontera un passage de la page jugée pertinente qui contient le mot clé, ainsi que la liste de sujets et pages relatifs au terme de la requête.

Le créateur de l'algorithme donne 2 exemples de recherche :
  1. sur la requête "révolution américaine", le moteur remonte dans ses résultats des sites qui contiennent la séquence, mais aussi des résultats sur l'Histoire américaine, G. Washington, la guerre d'indépendance et autres sites qui traitent de ce contexte historique
  2. sur la requête "Ford SUV",le moteur remonte des résultats de sites pour l'achat d'un véhicule neuf ou d'occasion de la gamme, de même que des sites qui proposent des analyses, des sites ressources pour trouver un atelier de réparation spécialisé sur cette gamme en particulier, des pièces détachées sur les véhicules de la gamme, etc...
On peut penser que Google a trouvé dans cet algorithme un moyen d'assurer des remontées de résultats plus pertinents pour les Net chercheurs et ce faisant de trouver de nouveaux débouchés publicitaires au niveau des annonceurs avec de la publicité contextuelle.

Est-ce vraiment une nouveauté ? Pas sûr, des outils (exemple QTsearch) proposent des fonctions approchantes à celles d'Orion ; cependant le fait que Google ait jeté son dévolu sur celui-ci (alors que MSN Searchet Yahoo s'y intéressaient de très près) laisse penser que Google prend à nouveau une sérieuse longueur d'avance sur ces principaux concurrents. Alors, doit-on parler d'une nouvelle façon d'explorer le web susceptible de révolutionner le marché de moteurs de recherche actuels ? C'est ce que semble attester Bill Gates en personne : "Bill Gates was recently quoted in Forbes magazine as saying that we need to take the search way beyond how people think of it today. We believe that Orion© will do that" (Andrew Stead of New South Innovations)

Les conditions du transfert de la technologie de UNSW à Google ne sont, a priori, pas encore connues.

Pour l'anecdote, Orion ne ferait pas référence au personnage mythique de la Grèce antique, mais serait la contraction du nom et du prénom de son créateur.

Malheureusement il n'y a pas de version de démonstration. Can't wait !

source de l'information : ZDNet

un article (daté de septembre 2005) de UNSW

Rédigé par la machine à café le 12/04/2006 à 18:02 | Commentaires (0) | Permalien

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