mon profil
Mots clés les plus utilisés dans ce site
Dans le filtre de la machine à café
|
les résultats de Google catégorisés avec Search Radar
A force de vouloir systématiquement éviter les liens sponsorisés et commerciaux, j'étais passé à côté d'une nouvelle fonctionnalité(1) proposée sur Google (elle existe aussi pour Yahoo). Pour sur, il faut déporter le regard vers la droite de l'écran de la remontée des résultats et au-dessus des liens commerciaux apparaît un module intitulé Search Radar Qu'est-ce ? J'investigue et en arrive très vite à la conclusion qu'il s'agit d'un nouvel outil de catégorisation des résultats remontés par Google. Le principe en est qu'à une requête donnée, l'outil associe des mots clés. Les avantages sont multiples : 1) repréciser les termes d'une requête sur la base de mots et de phrases associés 2) avoir une vision synoptique rapide (sous forme de nuages de mots clés) pour une recherche donnée 3) identifier les connexions et liens sémantiques possibles entre item 4) remonter des résumés et extraits qui précisent le terme ou la requête par un simple mouvement du curseur En vertu du principe de "serendipité" qui consiste à trouver quelque chose d'intéressant de façon imprévue et aléatoire, c'est aussi se voir suggérer des thèmes de recherches associés à la requête initiale. Attention, il s'agit d'une version béta qui traite et analyse environ 1 million de pages indexées en anglais seulement. Last but not least, le projet est porté par le Webaroo Labs . Pour mémoire, Webraroo propose des technologies pour la navigation hors ligne. _____________________________ Ressources : Sans présager des résultats des primaires US à l'élection présidentielle, j'ai fait le test sur le nom "Obama". Voivi le résultat; Le billet Webaroo ou la navigation off-line (1) cela nécessite de télécharger le plug-in proposé pour Internet Explorer ou Firefox
Wikia : le moteur de recherche qui se veut ouvert
Il y a un an (très exactement), la communauté des SEO (search engine optimizers) se mettait en branle sur le projet (dénomé alors) Wikiasari, le moteur de recherche qui se veut ouvert et universel promut par le fondateur de "l'encyclopédie libre" Wikipedia (voir à ce sujet "l' Odyssée de Wikiasari ") Depuis, l'attente était forte. La détection du moindre indice en provenance de J. Wales était sujette à entretenir la rumeur. JW a parlé et annoncé - le 23 décembre dernier - le lancement public du nouveau service de recherche Wikia Search. Après une période de béta test concentrée sur les 2 dernières semaines de 2007, l'accès public au moteur est donc programmé pour le 7 janvier prochain. Retour : Le projet initié par J. Wales se veut une alternative aux moteurs de recherche qui drainent actuellement la majorité des internautes vers les contenus en ligne. Pour ce faire, la nouvelle plateforme se doit d'être organisée en respectant les principes de transparence (l'algorithme est ouvert), de non divulgation de données à caractère privé et de contribution de la communauté ou d'intervention du facteur humain. Dans ce contexte de développement, la société Wikia Inc. qui porte le projet a acquis mi-2007 une technologie d'indexation de pages basée sur la contribution des internautes (Grub). Les pronostics sont ouverts quant aux chances de survie de cette nouvelle plate forme de recherche dont on peut penser qu'un des objectifs est de venir jouer dans la cour de Google à défaut d'entammer son hégémonie sur les recherches en ligne. Certains émettent déjà l'avis de faire-part qui viendra clore l'aventure du moteur open source, mais ceci n'engage qu'eux-mêmes. L'intégration du facteur humain dans les moteurs en complément de l'algorithme de recherche deviendrait un critère de différenciation. Google n'est pas en reste : pour preuve des évaluateurs humains viennent affiner la remontée de certains résultats (c'est dit ici par le directeur de la recherche P. Norvig) Pendant ce temps, la firme de Mountain View poursuit son projet de création d'une encyclopédie en ligne ( l'info ) qui répond au doux nom de Knol. L'année 2008 est déjà bien lancée dans l'univers de la recherche en ligne et déjà les victimes de 2007 sont à classer au registre des souvenirs éphémères. Qui se souvient de Quaero (l'alternative européenne à Google) ? NB. Dans le monde impitoyable des services et plateformes d'accès au Net, on retiendra la disparition programmée pour février prochain de Netscape (l'ancienne valeur sure du Net à ses débuts qui a connu plusieurs vies - voir à ce sujet le billet " Netscape : le retour ?") source de l'info : PCWorld _________________________________ Ressoucres : Welcome to Search Wikia Labs
2007 : l'odyssée de Wikiasari
2006 s'est achevée sur une question : existe t-il des alternatives au moteur de recherche Google ? 2007 pourrait bien apportée un début de réponse. Dernière annonce faite dans le registre des acteurs qui veulent venir jouer dans la cour de la firme de Mountain View : celle de Jimmy Wales et c'est dans The Times daté du 23 décembre dernier. Jimmy Wales, c'est le créateur de la Success Storie du Web 2.0 : l'encyclopédie en ligne Wikipédia (1) Où il est dit que google est de par son principe de fonctionnement limité en terme de pertinence des résultats remontés. L'algorithme repose sur le calcul de la popularité d'un site à partir des liens qui pointent vers lui (PageRank). Comprendre : plus de liens pointent vers un site, plus celui-ci est réputé populaire, plus son PageRank est élevé, plus ses chances d'apparaître en tête des résultats sont grandes ; le but du jeu étant d'appaître en haut de liste (si vous souhaitez savoir pourquoi ? c'est écrit là) Le problème que soulève J. Wales, c'est que les automates qui effectuent ces calculs de popularité ne sont pas capables de faire la distinction entre les liens "naturels" et ceux qui relèvent d'une activité humaine pour détourner une audience ou encore pour accroitre artificiellement une popularité (on citera à titre d'exemple la technique du Google Bombing ou encore l' épisode de la mise en quarantaine du site d'un constructeur automobile pour abus). Bref, là où la machine trouve ses limites, l'intervention humaine est indispensable pour venir compléter (plus précisément affiner) la recherche. C'est un appel à la communauté des wikipedians (contributeurs de l'encyclopédie) pour valider les résultats remontés par la recherche algorithmique. Pour ce, d'après J. Wales, quelques secondes suffisent à l'intelligence humaine pour qualifier un résultat de pertinent ou non et le proposer en retour au netchercheur. On peut résumer ainsi : un moteur ne doit pas se limiter à la remonter de résultats mais doit analyser ces retours et les trier pour ne servir que les plus pertinents. Le modèle économique retenu par JW est celui de la vente d'espaces publicitaires. Les éléments de différenciation avancés sont ceux de la notoriété acquise par la communauté des contributeurs / utilisateurs de Wikipedia, de la transparence des outils (open source) et au final de la confiance que les netchercheurs ne manqueront pas de manifester à l'égard du futur moteur. Amazon serait partie prenante au projet. Commentaires : l'idée paraît séduisante, ne serait ce que parce qu'un moteur qui remonte des millions de résultats pour une requête donnée produit un effet de suspiscion. Il est certain que pour des requêtes élaborées, les moteurs classiques perdent en pertinence. Maintenant, l'intervention humaine va induire inévitablement la question de la compréhension et au final celui de la subjectivité ou du système référant de celui qui va analyser et trier les résultats. C'est émettre l'hypothèse qu'une même question peut être interprétée différemment selon la personne qui l'analyse, qu'en sera t-il des homonymies et autres subtilités de langage ? C'est aussi admettre que les moteurs "généralistes" ne couvrent qu'une partie réputée "visible" du web et qu'ils n'ont pas accès à des données profondes plus porteuses de pertinence (tout du moins dans un usage professionnel ou académique). A priori, le projet ne devrait pas se démarquer de ses concurrents sur ce point. A suivre ... lancement prévu : courant du 1er trimestre 2007 Nom de code : Wikiasari (si vous souhaitez en connaître la signification c'est dans l' artcile du Times ) Pour compléter l'information : La rubrique : moteurs de recherche La rubrique : la vie en Google Source de l'info : DSI Le carnet des sites de recherche (avec des compléments d'information sur la technologie envisagée) __________________________________________________ (1) environ 350 millions de visiteurs par mois, soit une présence dans le top 10 des sites les plus visités dans le monde
Des alternatives européennes à ... Google ?
Il était dit que l'année se terminerait sur le cas Google. Sitôt le billet annonçant la mort progammée du projet Quaero (tout du moins dans sa version d'origine) qu'il nous faut remettre le couvert sur ce qu'il est convenu d'appeler l'industrie de la recherche en ligne et par voie de conséquence son leader incontesté. Si le modèle économique de Google semble pour le moins établi autour d'une logique de groupe média et de constitution d'une régie publicitaire (voir le billet "Google version personalisée"), l'arrivée de nouveaux entrants dans un contexte local n'est pas à exclure. C'est ce qui est écrit dans un article du International Herald Tribune en date du 17 décembre dernier. Et puisqu'impossible n'est pas français, c'est l'éditeur Exalead (spécialisé dans la recherche d'information sur les serveurs internes d'entreprises, sur le poste de travail et sur le web) qui s'y colle. Exalead, c'est aussi (il serait aujourd'hui plus juste de parler à l'imparfait) le partenaire de Thomson (1) dans le cadre du projet Quaero. Pour revenir à l'article, il y est dit que la plupart des moteurs de recherche remonte les mêmes résultats à peu de chose près. Alors, il n'est pas dit qu'il n'y ait pas de place pour un acteur local du référencement qui apporterait une alternative qui se démarquerait des autres. Ces nouveaux entrants peuvent-ils parier sur un phénomène de lassitude ou la volonté des internautes de réduire l'espace hégémonique d'un seul acteur (trop c'est trop !) ? peut-être. Il est cependant plus sage de croire que les habitudes de la net recherche évolueront vers de nouveaux outils si tant est que ceux-ci apportent de véritables alternatives tant sur les fonctionnalités proposées pour améliorer la pertinence des résultats que sur la garantie offerte par ces solutions de recherche que les sessions sont totalement sécurisées ( voir le billet sur la sécurité des systèmes d'information ) ou tout du moins anonymisées. Mais sur ce dernier point, il ne faut pas rêver : si le modèle économique reste celui de la vente d'espaces publicitaires et/ou la constitution de base de données comportementales, autant éteindre l'ordinateur. Il y a probablement des niches à occuper sur lesquelles Google n'apporte pas de réponses. c'est le point de vue développé par un éditeur suédois qui propose une solution de recherche ( Polar Rose ) dont le principe est - à partir de photos - de ... mettre un nom sur des visages. Tout ceci démontre l'effervescence permanente qui occupe le monde de la recherche en ligne et nous renvoie à la catégorie " moteur de recherche " de ce site avec notamment les tendances collaboratives qui innervent aujourd'hui ce secteur. Et puisqu'il y est grandement question de Google, on peut parier que la firme de Mountain View ne reste pas inactive. Au fait, qu'en est-il d'Orion ? (le fameux algorithme de recherche racheté par Google en avril dernier ( voir le billet ) ________________________________________________________ (1) le fabricant de produits grand public dans les domaines de l'audio et de la vidéo, pas le producteur de bases de données professionnelles
le Faire-part de Quaero
Le hasard fait parfois bien les choses. Mais dans le cas présent, s'agit-il vraiment d'un hasard ou d'un début d'épilogue de la chronique d'un évènement annoncé depuis quelque temps. Résumé : le premier billet de cette année 2006 était consacré à l'annonce du lancement du projet de moteur de recherche européen. Nom de code : Quaero. Il se peut bien que le dernier billet de cette même année soit consacré à l'annonce de la fin du dit projet. L'information date du début de semaine : le ministre allemand de l'Economie aurait déclaré que les partenaires allemands du projet ne seraient plus intéressés à collaborer avec la partie française. Le désaccord, parce qu'il en est ainsi porterait sur la finalité du projet. D'un côté des allemands emmenés à l'origine par Deutsch Telekom et Bertelsmann favorables à un moteur de recherche d'analyse textuelle, de l'autre des français focalisés sur la recherche de contenus multimédia (son, image, vidéo). Au final, 2 projets ! Au-delà du désaccord entre les 2 parties qui semble être aujourd'hui consommé, il est intéressant de noter que le projet n'a pas vraiment soulevé les foules mis à part peut-être les politiques et encore. L'analyse faite par D. Kaplan dans un billet paru en mai dernier sur InternetActu pointe sans détour le travers de ce type de projets : une approche de l'innovation dépassée où l'absence de communication est censée garantir la préservation d'une avancée technologique qui au final se coupe des apports extérieurs au risque de ne pas rencontrer un usage manifesté par un besoin sur le marché. Etonnant ce constat alors que dans le même temps la notion de risque infomationnel et de préservation des données sensibles à l'intérieur des pôles de compétitivité est - aujourd'hui - affiché comme enjeu national (voir le billet : " Sécurité économique : urgence ? ") Pour compléter l'information : la couverture des épisodes relatifs à Quaero par inFLUX source de l'info : Libération
Une histoire de moteurs ... et du web
A l'heure où le concept de web 2.0 irrigue l'actualité des TIC, voilà un dossier de fonds réalisé à l'initiative d'un SEO (Search Engine Optimizer) qui nous retrace l'histoire des moteurs de recherche depuis la fin de la 2nd guerre mondial à l'ère Google. Tout d'abord SEO, c'est quoi ? C'est - je cite le consultant en question - l'art et la science d'éditer des informations et de les présenter de façon à les rendre compréhensibles du point de vue des moteurs de recherche suivant les pratiques (en terme de requêtage) constatées sur ces moteurs. Dit autrement, cela revient à optimiser - du point de vue de l'éditeur de contenu - le référencement, l'indexation, l'architecture de restitution des données, etc ... Bref, partir des usages et non plus seulement des capacités techniques de ces moteurs pour organiser l'information et la rendre intelligible par ces moteurs. A partir de là, la "toile" s'organise. Pour quoi s'intéresser à une histoire des moteurs de recherche à l'heure où les projecteurs se focalisent sur le web collaboratif (c'est dit plus haut sous le vocable Web 2.0 ) ? Parce que (il est bon de le rappeler) l'accès au contenu se fait dans une large mesure par l'intermédiaire des moteurs de recherche. Comprendre l'évolution des moteurs de recherche, c'est en observer les pratiques et au final optimiser leur utilisation. L'histoire en question se décline comme un voyage dans le temps : soit un avant et un après sauf que le sigle a changé (JC est devenu WWW). Pour résumer, au lendemain de la 2nd guerre mondiale, la communauté scientifique est invitée à construire un corpus de savoirs et de connaissances pour le bénéfice de l'Humanité. De là part l'idée d'organiser une gigantesque mémoire stockée dans un système appelé Memex (sorte de système hypertexte avant l'heure). Puis vint une théorie de l'indexation pour organiser cette mémoire. Nous voilà déjà dans les années 60 avec l'apparition du concept d'hypertexte dans le cadre du Projet Xanadu (comme la résidence de Charles Foster Kane dans le film Citizen Kane) qui bien que resté au stade d'utopie prévoyait un vaste réseau d'ordinateurs interconnectés et communiquant entre eux pour échanger des données. Nous voilà déjà en 1972 et ARPANet avance le principe de transfert de paquets pour l'échange de données. L'histoire s'accèlère avec le développement du protocole de transfert de données FTP et au final l'avènement du World Wide Web (le premier site internet, c'était le 6 août 1991). Le web, c'est un protocole de communication qui rencontre un système contenant des documents liés entre eux par des hyperliens pour passer automatiquement d'un document à un autre via une interface (aujourd'hui simple) proposée par les navigateurs. Devant la masse de données ainsi créée, il n'en fallait pas davantage pour voir émerger rapidement une logique de classification dans des catalogues ou directories et donc d'indexation. Bien, après cette longue parenthèse, on en arrive à ce que sont les moteurs de recherche devenus. Où il est dit que les moteurs utilisent des araignées "spiders" (plus précisément des robots qui effectuent des taches répétitives à l'infini) qui parcourent la toile pour en lire le contenu, l'indexent dans des catalogues et répertoires, enregistrent les liens. On trouve donc dans un moteur des robots, un index (catalogue) et une interface de recherche. Une fois posé ce principe qui structure un moteur, vient la question de la restitution des données (résultats) et plus précisémment de l'ordre de remontée de ces résultats. Soit le principe discriminant qui permet au dit morteur de classer dans un ordre donné les retours. Après je vous laisse l'initiative de poursuivre la lecture de ce dossier passionnant directement à la source et de retrouver quelques gloires éphémères de la toile tout ceci concentré sur une période qui n'excède pas 15 ans. C'est aussi se remettre dans l'actualité présente des outils de recherche et d'indexation au travers de la question du droit de reproduction des données tierces, des nouvelles tendances du web collaboratif appliquées aux moteurs de recherche. Le dossier complet : History of Search Engines : from 1945 to Google 2006 Pour le plaisir de (re)découvrir la première interface de recherche proposée par Google Pour compléter l'information : - un billet paru en juin 2006 sur 2 études sur le comportement des internautes qui utilisent les moteurs
- la rubrique moteurs de recherche de ce site
Au fait, aviez vous remarqué que ce site propose ... ... 2 moteurs de recherche
L'avenir est-il aux moteurs de recherche verticaux ?
Il y a le monde de la recherche en ligne dominé par les moteurs généralistes que sont Google (outrageusement) et Yahoo (dans une moindre mesure) et à l'intérieur de ce monde il y a un sous ensemble appelé : les moteurs de recherche spécialisés, dont les moteurs verticaux (Vertical Search Engines). On pourrait citer aussi les moteurs sociaux, collaboratifs ou communautaires. Bref, le monde de la recherche en ligne est en effervescence à un point tel que Google annonce le lancement de Google co-op , Yahoo celui de son moteur social, Yoono depuis peu intégré au navigateur Firefox en tant qu'extension, eurekster décline dorénavant son moteur communautaire en fonction de la taille de l'éditeur qui souhaite intégré le moteur à son site, etc... La question est : y a t-il la place pour que co-existent ces moteurs spécialisés ou encore offrent-ils une véritable alternative aux deux poids lourds de la recherche en ligne ? C'est en tous cas ce que laisse entendre un article dans le Washington Post en octobre 2005 (OK ! c'a date mais l'information est toujours d'actualité). Où il est fait état de l'intérêt manifeste des annonceurs pour ce type de moteurs qui sont de par leur nature sensés remonter des résultats plus pertinents que les moteurs généralistes. Rappelons que dans le modèle économique qui prévaut pour les moteurs de recherche (Google au premier chef), le client n'est pas le net chercheur, mais l'annonceur qui achète des liens sponsorisés. Il n'est pas difficile d'imaginer l'attrait de ces moteurs verticaux dont l'index se limite à un secteur d'activité ou un thème et qui permettent de la sorte de mener une stratégie de recherche pointue (cela tombe bien, les requêtes formulées par les internautes sont de plus en plus complexes) sur un index limité et dont les liens auront été en amont validés par l'éditeur du moteur. On touche là l'éternelle question de savoir si la quantité ne nuit pas à la qualité ? Les développeurs de solutions de moteurs verticaux mettent en avant les avantages qui devraient théoriquement faire mouche auprès d'une population de professionnels qui estiment consacrés trop de temps à la recherche d'information et pas assez au traitement et à la prise de décision : index limité en quantité, constitué sur la base de sites identifiés qui rentrent dans une ligne éditoriale définie selon un thème précis, des liens validés et mis à jour régulièrement, la notoriété de l'éditeur qui propose le moteur. Avec le développement des moteurs verticaux et leur logique éditoriale, et au-delà les moteurs de type "communautaire" (voir le billet sur les swicki ) on assiste à un changement de paradigme qui se résume ainsi : avant il y avait les machines et les robots, aujourd'hui il y a les machines, les robots et les hommes. Je vous recommande vivement la lecture de cet article paru le 09/06 dans Lexpansion.com et qui propose l'avis d'un Research VP du Gartner Group pour qui il doit y avoir complémentarité entre une recherche algorithmique (qui ne tient pas compte du contexte) et une intervention humaine. Un autre article dans le JDN (24/05/06) : "Le marché va se diriger vers les moteurs de recherche verticaux" Pour compléter, consulter le billet suivant sur les coûts cachés de la recherche d'information en milieu professionnel.[
Blog Oh Sphere !
On connaît l'intérêt croissant des professionnels de l'information pour la blogosphère (on citera l'exemple de Factiva pour illustrer ce propos et le renvoie au billet "Blogs et veille informationnelle"). On sait que les moteurs de recherche sont un des points d'entrée privilégiés pour accéder à cette information ce qui m'amène régulièrement à aborder la question des moteurs dédiés aux weblogs et des différents services qu'ils proposent au-delà de la recherche pure. Ont déjà été cités dans le cadre de ce site : Technorati (" Veille sur les blogs" et son système de veille en temps réel), Blogpulse (" Un outil pour traquer les tendances" compléter par la fonctionnalité de suivi des commentaires). Voici un nouvel outil qui se démarque quelque peu des autres par son algorithme. Au-delà de la popularité d'un site jugée sur la quantité de liens qui pointent vers ce site la notion de pertinence y est calculée par le croisement de 3 critères : - le nombre de liens entrants / sortants
- son organisation générale, soit une moyenne du nombre de billets postés, de leur fréquence, de leur taille,
- une analyse sémantique des billets publiés qui permet de donner un sens aux mots dans leur contexte d'emploi
Résultats: la recherche est intuitive dans une interface simplifiée et les résultats retournés par le moteur doivent logiquement être moins exposés au bruit, donc l'internaute devrait y gagner en pertinence. Pour les services additionnels liés à la recherche, on retrouve moyennant quelques variantes ce que propose un outil comme Blogpulse, notamment : - une représentation graphique des résultats qui permet d'observer une tendance (fonction : custom range, les plages de période y sont cependant plus souple que sur Blogpulse, on peut ainsi remonter une recherche jusqu'à une heure, 12 heures ou la dernière journée, voire semaine)
- l'opportunité d'adosser un fil RSS à une requête, idéal pour être en alerte permanente sur un thème donné
- un lien vers le profil des weblogs qui remontent dans les résultats (prochaine étape le profil du blogger)
Mais aussi des fonctions qui lui sont propres telles que : - une sélection de weblogs réputés les plus populaires pour un terme donné (reprise du même algorithme dont le principe est exposé plus haut -fonction : featured blogs)
- la possibilité d'étendre la recherche au-delà des blogs (images, photos, information presse très orientée Yahoo News pour l'instant, bibliographie, podcasts - fonction: related media)
- la fonction qui permet de faire analyser (en temps réel) par l'outil le contenu d'une page jugée intéressante et de se voir proposer par celui-ci une sélection de weblogs qui traitent du même thème (fonction : Sphere it !)
A essayer dès maintenant
un nouveau moteur pour ce site
Cela fait pas mal de temps qu'en navigant sur divers sites et weblogs qui gravitent autour de mes centres d'intérêt ( TechCrunch et Outils Froids pour ne citer que mes favoris) j'utilise - sans y prêter attention(c'est une erreur que je vais réparer au plus vite) - le moteur que me proposent ces sites : il s'agit en l'occurence d'un Swicki. Pour avoir une idée de ce que propose cette nouvelle génération de moteurs de recherche qui s'enrichissent avec les pratiques de la communauté, je vous invite à lire le billet paru sur Outils Froids fin novembre dernier. Pour revenir à la notion de moteur communautaire ou collaboratif, je vous propose le raccourci suivant : c'est comme reprendre l'équation "pluson est de fous, plus on rit" ; appliqué au domaine de la recherche en ligne, cela donne "la pertinence des résultats fournis par le moteur est proportionnelle à la croissance de la communauté et donc au développement des usages de l'outil". J'ai voulu l'essayer et comme le disent les marketeurs : l'essayer c'est l'adopter ! Côté fonctionnalités, je vous renvoie au billet d'Outils Froids. Du point de vue du module d'administration de l'outil, cela s'avère particulièrement intéressant pour la publication : l'interface de gestion est extrêment simple et conviviale et côté module d'analyse, c'est franchement le paradis : je vais enfin tout savoir des requêtes formulées par les lecteurs de ce site. Autre élément bluffant (je suis en train de devenir un Swicki addict !), c'est au niveau de la page de remontée des résultats. La fonctionnalité qui permet de comparer sur la même page 2 colonnes de résultats (l'une pour swicki, l'autre pour des "moteurs traditionnels") est intéressante. Pour ceux qui estiment (il y en a beaucoup notamment dans le contexte de l'entreprise) que les moteurs traditionnels perdent en pertinence et génèrent trop de bruit (ou plus simplement dit que la quantité nuit à la qualité des résultats), la comparaison avec Swicki est déroutante. Jugez plutôt, j'ai mené une recherche en parallèle sur le Swicki et Google, puis Yahoo, puis MSN et enfin Ask.com pour une requête sur un produit (testé dans le cadre de ce site). Les résultats sont : - 168 pour le Swicki - environ 41 800 pour Yahoo - 4 860 pour Ask.com - environ 92 900 pour Google ! Je me risque à qualifier ce type d'outil de moteur communautaire et en devine assez bien ses domaines d'application dans un environnement professionnel en matière de partage des connaissances et de pertinence accrue des résultats remontés. Là où des portails sectoriels ou thématiques et autres vertical seach engines imposent une ligne éditoriale voulue et définie par l'éditeur de l'outil (donc forcément partiale), ce type d'application bénéficie des pratiques qu'en fait la communauté des utilisateurs. En ce sens, le Swicki s'inscrit dans une tendance web 2.0 dans laquelle le feedback (en temps réel) permet à l'éditeur et aux utilisateurs d'enrichir le moteur et donc sa pertinence. Qui a parlé d'intelligence collective ? Pour compléter : un billet paru sur Elanceur le site Eurekster qui propose le Swicki A essayer vite ... ... sur ce weblog, bien sûr ! (c'est dans la partie droite : Rechercher dans ce blog et d'autres)
Yoono : moteur 'social'
C'a y est ! Le lancement d'un nouveau moteur de recherche dit "social" (on est dans la tendance web 2.0 ou internet collaboratif) est annoncé le 23 mars dernier. Le moteur en question c'est : Yoono Oui, mais Veille & Innovation en parlait déjà dans un billet daté du 24.11.05 (" Un outil pour partager l'information"). Alors, quoi de neuf dans le monde merveilleux du social bookmarking ? Pour les fonctionnalités, je vous renvoie au billet de novembre et des tests réalisés à cette occasion, tout en rappelant le principe de base : la popularité d'un site qui remonte via le moteur n'est plus liée à la notion de pageRank (soit le nombre de liens qui pointent vers un site) mais se mesure au nombre de fois qu'un site a été référencé par l'ensemble de la communauté des utilisateurs de Yoono pour une requête donnée. Précisons que le lancement officiel du moteur permet aujourd'hui de télécharger une extension Firefox qui vient ajouter une barre d'outils Yoono au navigateur et rend son usage plus simple. Ajoutons à cela le fait que Yoono permet d'identifier des "experts" rattachés à une requête. L'expert est un membre de la communauté dont le dossier favoris sur un thème donné est consulté par nombre d'utilisateurs. Le degré d'expertise est fonction de l'audience cumulée. Pour résumer, avec Yoono, on entre dans le partage d'expérience avec la possibilité d'identifier des experts sur une recherche donnée. L'outil offre une alternative intéressante aux moteurs de recherche traditionnels dans le sens où l'objectif n'est pas d'indexer le plus grand nombre de sources (quitte à ce que l'information pertinente soit noyée dans la masse des résultats remontés par le moteur), mais de référencer les bookmarks de ses utilisateurs. Cette démarche - qui s'inscrit dans une logique de pré-qualification de l'information - n'est pas sans risque. Il faudra s'assurer que les bookmarks partagés soient de qualité et mis à jour régulièrement ; de même que l'outil ait atteint une masse critique enterme d'utilisateurs (le nombre de 10 000 utilisateurs circule actuellement), sans quoi la notion d'expert devient toute relative. Retrouvez l' interview d'un des co-fondateurs du moteur
|
|