l'information circule dans l'entreprise, je l'ai souvent croisée devant la ... machine à café


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Rentrée des classes oblige, cette semaine, les professionnels de l'industrie de l'information à usage professionnel faisait école. Les universités d'été organisées par le Groupement Français de l'Industrie de l'Information (GFII) planchaient sur :
  1. les modèles économiques qui émergent sur l'Information Scientifique Technique et Médicale (ISTM)
  2. les tendances qui se dessinent sur les outils de valorisation de l'information
  3. la croissance des plateformes intégrées où l'utilisateur final trouve contenu et services à valeur ajoutée
  4. les mutations en cours dans l'industrie de l'information professionnelle quant aux modes de production des contenus
Bref, pour résumer un exercice de prospective dans lequel il a été abondamment fait référence :
 
  • aux nouveaux modèles économiques pour la diffusion de l'information,
  • de gratuité (financée par la publicité) versus la vente par abonnement ou licence,
  • le développement des portails métiers notamment sur les segments de l'information juridique et celui de l'ISTM,
  • l'excroissance des données non structurées qui modifie le rapport à l'accès à l'information. Phénomène, par ailleurs, accentué par le développement des données multimédia,
  • les modalités d'accès à l'information depuis un navigateur internet,
  • la question de la validation des informations diffusée dans un cadre professionnel,
  • le développement des plateformes qui intègrent la capture, le traitement, la représentation (sous forme cartographique), la diffusion de l'information pour au final proposer non plus au professionnel de l'information, mais à l'utilisateur devenu "travailleur du savoir ou de la connaissance" les outils qui vont réduire le délai et optimiser le processus de prise de décision.
Voilà donc tout un programme entièrement dédié à la recherche d'une meilleure productivité dans la gestion et le traitement de l'information.

Mais toute réflexion ne serait pas aboutie s'il n'avait été proposé un thème directeur qui devrait occuper les esprits pour les mois, voire les années à venir. Et pour ce, les américains n'ont pas leur pareil pour donner le LA des tendances à venir. Le représentant de la Software Information Industry Association (SIIA) s'y est collé en insistant sur le fait que l'avenir du secteur est au développement des réseaux sociaux (dans un cadre professionnel s'entend) et du "User Generated Content" (UGC), soit la production de contenu informationnel par les utilisateurs.

Les échanges sont riches sur le thème de la production de contenu par les utilisateurs du service. Il sont même passionnés, parce qu'au final, personne aujourd'hui ne détient la vérité sur la question en l'absence de retours d'expérience quantitativement significatifs. Les principes érigés - avec l'émergence du web 2.0 - comme universels par certains apôtres du web collaboratif et selon lesquels nous serions entrés dans une phase vertueuse de la gestion et de la transmission du savoir ne résistent pas à l'analyse critique. (Le "chaos culturel" dénoncé par A. Keen en est une illustration parmi d'autres).

Sur ce thème, une posture semble se dessiner dans l'environnement professionnel : wait and see !

C'est aussi reconnaître que la technologie seule ne créée pas l'usage et que dans l'environnement professionnel le poids de la culture ne saurait être négligé, tout comme celui de l'organisation. Une entreprise est avant tout une organisation productive. Toute organisation se définie par les codes qui lui sont propres et leurs combinaisons.

L'arrivée des "Digital Natives " est un élément favorable au développement des logiques participatives et contributrices dans les organisations parce qu'elle modifie le rapport à l'information et sa production. Le choc culturel est en cours : il n'est pas si loin le temps où l'enfant qui "demandait" la parole, devait lever le doigt.

Au-delà des évolutions culturelles en cours, il ne faut pas négliger cependant certains freins (notamment dans le cadre professionnel) à la généralisation du "User Generated Content" dont celui de la "trace numérique" ou des empreintes que nous laissons sur le réseau des réseaux. L'UGC pose - entre autre - le problème de la spontanéité de la chose produite : l'information. L'information ainsi produite et diffusée ne sera t-elle pas reprise à l'insu de celui qui la produite, déformée, interprétée, manipulée ? Quelle valeur aura t-elle dans plusieurs années alors qu'elle sera toujours accessible ? Gageons que le développement des fichiers à des fins de collecte d'information sur les personnes n'incite pas au développement de ces pratiques.

"User Generated Content" : entre réalité, utopie ou coup marketing de l'industrie du logiciel et de la net économie ? L'avenir nous le dira, mais peut-être pas demain.
 
Alors en attendant, on pourra toujours se rassurer avec l'idée que "pour vivre heureux, vivons caché !"

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Ressources :

Le programme des Universités d'été


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