l'information circule dans l'entreprise, je l'ai souvent croisée devant la ... machine à café


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01/07/2008

Wikis à usage professionnel

Wikis à usage professionnel
 


Si l'idée de créer des wikis dans les entreprises et les organisations commence à se répandre, il n'en demeure pas moins vrai que leur usage reste anecdotique.

Quelques groupes et PME ont opté pour ces outils avec l'idée d'organiser et stimuler le travail collaboratif ainsi que la transmission des savoirs internes à l'entreprise. On peut penser à division R&D d'EDF qui a intégré à sa plateforme de gestion des connaissances des fonctionnalités de wikis pour favoriser le tranfert de connaissances.

Qu'en est-il des plateformes wikis proposées par des prestataires à destination du public ou tout du moins une communauté de praticiens ?

2 cas d'application intéressants :

1) la plateforme AlacraWiki

Son principe : proposer un portail pour les professionnels qui produisent et manipulent de l'information stratégique. On y trouve notamment nombre de ressources sur le secteur de l'information électronique professionnelle :
 
  • l'actualité du secteur
  • les évènements à venir
  • des infos sur les principaux acteurs du marché (éditeurs de contenus, agrégateurs, sources de financements, consultants, organisations proefssionnelles repésentatives du secteur, ...)
  • et près de 70 secteurs d'activité sont recensés dans la rubrique Alacra Spotlights avec pour objectif d'identifier les pincipales sources en ligne disponibles
 
La plateforme se veut une ressource collaborative pour tous les acteurs de l'industrie de l'information professionnelle. Les contributions sont ouvertes, wiki oblige !
 
Pour mémoire, Alacra est un agrégateur US de bases de données à vocation écnomique et financière.


2) le site du CRVS (Centre Régional de Veille Stratégique) de la CCI de Colmar - Centre Alsace

Son principe : proposer un portail à usage pratique sur les outils open source à l'usage des "travailleurs du savoir" plutôt engagés dans une démarche d'intelligence économique.

On y trouve répartis selon 6 thématiques (communication, multimédia, navigation internet, outils en ligne, protection de systèmes d'information et veille) :
 
  • une liste d'outils (gratuits), leur actualité
  • des tutoriaux et didacticiels
  • des forums d'échanges
 
Les contributions à la plateforme, ainsi que la participation aux forums se font sur la base d'une inscrition. A priori, les espaces forums ne sont pas encore actifs.

L'intérêt de la plateforme tient à sa vocation de boite à outils aux services des TPE - PME pour l'usage d'applications gratuites principalement dédiées à l'optimisation du cycle de l'information.

Pour ouvrir de nouvelles perspectives dans ce domaine des wikis dédiés aux organisations, il est opportun de rappeler l'initiative menée par le Director of National Intelligence américain de doter la communauté du renseignement US d'une plateforme d'échanges et de diffusion d'informations entre les divers agents répartis sur l'ensemble des agences de renseignement américaines (il y en a 16 !).

Nom de code : Intellipedia

Mais pour en parler, quoi de mieux que cette animation assurée le 9 juin dernier lors de "Enterprise 2.0 conference" à Boston par les ingénieurs qui au sein de la CIA l'ont développée.

_________________________

Ressources :

Les Intellipedians

Intellipedia Marks 2nd Anniversary



ludovic bour, le 01/07/2008 à 21:56 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


07/06/2008

vers une bibliothèque virtuelle

vers une bibliothèque virtuelle
 



 
C'est l'éternel débat entre la part des contenus numériques et le reste. Sachant que le reste décroit au profit du premier, encore faut-il s'entendre sur ce que représente le reste.

Resituer le débat dans un environnement professionnel (mais pas seulement) où l'expertise utilise diverses voies et média pour irriguer le travailleur du savoir, c'est admettre que la littérature (au sens premier sens du terme) est une des voies d'accès encore privilégiée de l'accès au savoir et à la connaissance.

Se pose alors la question de la gestion du classement des ouvrages, des notices associées, et de la recherche sur des fonds plus ou moins importants. Voilà des thèmes approchant ce qui prévaut dans le domaine des contenus numériques, autrement appelés : indexation, requêtage, notices, extraction, etc...

Et puisqu'il est question de 2.0 pour la plupart des applications qui touchent aux contenus numériques, voici une déclinaison intéressante de fonctionnalités collaboratives appliquées au monde des bibliothèques :

Library Thing - catalog your books online

Il s'agit d'une bibliothèque personnelle qui permet de :
  1. héberger jusqu'à 200 références bibliographiques (dans sa version gratuite)
  2. annoter les références
  3. évaluer les titres selon une échelle de 1 à 5
  4. affecter aux références des mots-clés
  5. effectuer une recherche multi-champs à l'intérieur d'une bibliothèque
  6. partager une référence
  7. repérer une communauté d'intérêt sur la base des références cataloguées
  8. obtenir tous les détails sur un titre
  9. engager une discussion sur un titre
  10. détecter des tendances quant à la popularité des titres, ...
Ce service est d'autant plus intéressant, qu'il est simple d'utilisation. Pour preuve, une fois le compte utilisateur créé, le rapatriement des références bibliographiques se fait par l'intermédiaire d'un moteur de recherche (la requête porte sur un titre, un nom d'auteur ou encore un numéro ISBN) qui va - par défaut - fouiller dans Amazon.com ou .fr ou encore dans la base de la bibliothèque du Congrès (1). Une fois la référence détectée, un simple clic permet de rapatrier l'ensemble des données la concernant dans votre bibliothèque.

C'est redoutable d'efficacité et permet au final de partager les références (enrichies) de votre bibliothèque sans contraintes d'espaces et de temps. Bref un service virtuel à consommer sans modération !

voir la bibilothèque de la machine à café

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(1) 686 autres sources peuvent être requêtées





ludovic bour, le 07/06/2008 à 15:33 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


11/04/2008

Vie numérique (suite) - les réseaux de connaissance

 
En conclusion du billet consacré à l'organisation de sa vie numérique, il était fait référence au déploiement d'applications qui proposent la réalisation de pages personnalisables pour des intranets collaboratifs dans un environnement professionnel.

Pour compléter l'information, voici quelques éléments récoltés depuis :

  • on peut (sans prendre de grands risques) penser que Netvibes réfléchit au modèle économique qui lui permettra de générer les revenus sur l'exploitation de sa plateforme. Comment ? Une piste avancée : la tarification des Univers Netvibes 
     
  • un commentaire laissé dans le billet précédent renvoie vers une application (PersonAll ) dédiée à l'entreprise avec à la clé un programme Early Adopter
     
  • Pageflakes, dans la même veine que Netvibes avec la possibilité de partager des onglets thématiques sur des communautés restreintes
     
Pour ceux dont la vie numérique se nomadise, il y a aussi la possibilité de rapatrier des widgets* sur son mobile, notamment avec WidSets



* Un widget est un module de syndication, paramétrable et personnalisable, qui permet d'embarquer  des contenus et fonctions produites par des tiers. Ces contenus sont dynamiques, c'est à dire qu'ils sont réactualisés automatiquement.



ludovic bour, le 11/04/2008 à 23:39 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


27/03/2008

Comment organiser sa vie numérique ?

Comment organiser sa vie numérique ?








 
 





On connait la place grandissante que prend internet dans la transmission du savoir et des connaissances. Plus généralement l'accès à l'information s'entend aujourd'hui comme l'acquisition du contenu numérique qui optimise la recherche d'information. Et pour cet accès "simplifié" à l'information, quoi de plus naturel que d'allumer (aujourd'hui) un ordinateur et probablement demain un récepteur TV qui permettra à tout individu d'organiser sa vie numérique (comprendre sa connexion au réseau des réseaux pour chercher, produire et échanger).

Dans ce contexte de croissance des usages de l'internet, certains n'hésitent pas à pointer le risque de dépendance à l'égard du réseau. L'arrivée prochaine des "digital natives " sur le marché du travail n'est pas pour inverser cette tendance.

On comprend mieux les enjeux qui se dessinent sur le point d'entrée sur le réseau des réseaux. Un sondage réalisé mi 2004 par le JDN révélait :
  1. qu'un tiers des internautes se connectait au web par l'intermédiaire d'un moteur de recherche
  2. un sur cinq par l'intermédiaire de la page d'accueil de son fournisseur d'accès
  3. un sur dix par l'intermédiaire d'un portail
Il est probable que ces chiffres ont évolué depuis de par l'évolution des usages et des outils. En effet, noyé dans le flux informationnel, l'internaute développe des stratégies de recherche optimisées qui se conjuguent avec une volonté de réduire le bruit ambiant. L'appropriation croissante des fils RSS va dans ce sens en inversant la mécanique de transmission des flux d'information (push vs pull). L'internaute ne va plus chercher l'information "fraîche", il la reçoit pour une consommation immédiate ou différée. Dans le même registre, la recherche d'information par l'intermédiaire de "moteur verticaux"  tend à se répandre - tout du moins en environnement professionnel (pour plus d'info).

Les outils permettent aujourd'hui de satisfaire à un certain nombre de besoins émis par les internautes pour rationaliser leurs usages en ligne et atteindre un niveau de personnalisation des applications rendues disponibles. Internet n'a pas simplifié l'équation qui permet de résoudre le problème qui veut que le temps c'est de l'argent. Le volume informationel est croissant, les internautes ont besoin d'éliminer le bruit en accédant à l'essentiel. Quoi de plus naturel que de vouloir personnaliser la réponse à un besoin individuel. Nul ne consomme la même information, au même rythme et pour une même motivation.

Avant de penser collectif, organisons les espaces individuels. Bienvenu dans l'extraordinaire diversité des pages d'accueil personnalisées. Et dans ce domaine la plateforme la plus aboutie est probablement celle que propose Netvibes. A tel point que depuis 2 ans, j'en ai fais mon point d'entrée sur le web. Une sorte de poste de pilotage de mon activité numérique qui centralise et optimise l'ensemble des tâches récurrentes qui m'occupent quotidiennement. Ma page personnalisée Netvibes est organisée par onglets. A un onglet correspond un ensemble de tâches homogènes, soit :
  1. un onglet qui permet d'agréger l'ensemble des flux RSS auxquels je suis abonnés
  2. un onglet qui héberge l'ensemble des outils de web messagerie  que j'utilise
  3. un onglet qui reprend l'ensemble de mes favoris organisés par thèmes
  4. un onglet pour l'accueil des moteurs de recherche verticaux utiles à mon activité
  5. un onglet pour héberger les présentations en ligne qui me servent de ressource
  6. un onglet qui reprend les vidéos en ligne que j'utilise comme didacticiel
  7. un onglet dédié à l'accueil d'éléments de cartographie qui me sont utiles
  8. enfin un dernier onglet dans lequel je paramètre - en fonction de l'actualité nécessaire à mon activité - des alertes sur la base de mots clés depuis des sites ressources
On comprend vite l'intérêt de centraliser l'ensemble des données informationnelles depuis une interface unique.

Aujourd'hui ces espaces privés peuvent être partagés pour constituer de véritables portails ressources pour une communauté donnée. C'est ce qu'on retrouve sous l'appellation Univers Netvibes. On y trouve de tout. A titre d'exemple, il y en a un particulièrement riche sur le logiciel phare du P2P (Bittorrent). Mais pour n'en citer que 2 :
  1. celui du quotidien Les Echos avec une vidéo décapante qui explique la crise des subprimes - Mes Echos.fr
  2. celui de Cap Gemini qui constitue une véritable mine d'information multimédia sur le groupe
Il va sans dire qu'au delà de l'intérêt de partager des sources, la plateforme est accessible depuis n'importe quel poste connecté à internet. Les travailleurs du savoir et nomades invétérés n'y seront pas insensibles. La contre partie, c'est que l'hébergement des données se fait sur serveur externe, ce qui ne manquera pas d'éveiller les doutes sur la préservation de la confidentialité de ces données. On peut penser que les entreprises y verront un frein au déploiement de ce type d'application à usage professionnel.

Sauf qu'il y a une jeune pousse parisienne qui propose de décliner le concept de pages personnalisables en version intranet personnalisable et collaboratif. Il y a un programme en cours "Early Adopters" qui permet de tester la solution proposée en open source sur des entreprises candidates. Où l'on parle de valorisation collective de l'information, de détection des foyers de connaissance dans l'organisation et de personnalisation.

Nom de code : Posh ou Portaneo Edition entreprise.

Alors la personnalisation des intranets est-elle un vecteur de développement des pratiques collaboratives en matière de gestion de l'information dans les entreprises ? Tout ceci n'est pas sans rappeler l'offre produite il y a quelques années par l'éditeur d'infrastructure de portail d'entreprise Mediapps qui avait connu son heure de gloire avec Net.Portal, un générateur de portail qui permettait d'assembler selon un profil utilisateur des données internes et externes ainsi que des applications diverses et variées depuis une interface unique. Mediapps avait été racheté fin 2004 par Ever pour constituer le premier acteur français de solutions intégrées de gestion de contenu d'entreprise (Enterprise Content Management).

A suivre ...
___________________________

Ressources :

Pour consulter l'annuaire des univers créés à partir de Netvibes

L'Univers Netvibes Consulaire consacré à l'Intelligence Economique




ludovic bour, le 27/03/2008 à 23:08 | Permalien | Commentaires (1) | Trackbacks (0)


24/04/2007

Google met du CRM dans son moteur


L'intelligence client (customer intelligence) c'est tendance. Où l'on parle de recrutement, fidélisation, personnalisation de la relation, etc... Une stratégie marketing qui place le Client à l'épicentre des préoccupations de l'entreprise et qui s'appuie sur des outils (logiciels de CRM) et on a trop tendance à l'oublier une organisation.

C'est tout du moins le message que souhaiterait porter une entreprise de la banlieue de Seattle (pas celle de Redmonds) spécialisée dans le développement de services on-demand et d'applications web 2.0 dédiée à l'optimisation de la relation client.


Dans un passé récent, la Gestion de la Relation Client (CRM) c'était l'affaire de gros systèmes et donc des gros budgets. Puis vint l'ère de la diffusion de ces applications CRM en mode hébergement externe (ASP pour fournisseur d'applications en ligne) suivant le principe de location des services d'un éditeur pour utiliser ce type d'outil. Conséquence : l'adoption accélérée du principe de la GRC avec un accès simplifié de ces technologies à des entreprises de petite et moyenne taille. Peut-on aujourd'hui parler de nouvelle phase de développement de ce marché de la relation client ?




Son nom : Etelos



Son modèle économique : fournir des applications paramétrables et adaptables à l'environnement de travail du poste de l'utilisateur, mais aussi proposer à des fournisseurs de services en ligne le développement d'écosystèmes. Bref le principe du SaaS (Software as a service) qui propose de donner accès à une plate-forme applicative modulaire, avec la possibilité d'y intégrer des développements spécifiques personnalisés.



Et puisqu'il y est question d'intégration des services Etelos à des environnements web, il faut bien avouer que la société a frappé fort ces derniers jours avec le lancement de 2 modules intégrables dorénavant aux pages d'accueil personnalisables Google et Netvibes :

  1. Etelos CRM for Google Apps
  2. Etelos CRM for Netvibes
Ceux qui ont un compte Google ou Netvibes comprendront très vite le principe des modules qui se placent sur la page en question.


Plus fort encore, Etelos annonce l'accès aux applications proposées en mode déconnecté, rien que ç'a ; avec une synchronisation automatiquement rétablie lors de la connexion à internet. Nom de code : AoP pour «Apps on a Plane». On comprend l'intérêt de cette technologie pour les populations nomades que sont les commerciaux.




Assiste t-on à l'apparition d'une killer application venue perturber durablement le marché des solutions de CRM proposées en mode ASP ? C'est à voir ; ce qui est certain, c'est que le fait de voir la firme de Mountain View mettre dans sa nouvelle suite bureautique Office 2.0  du CRM en mode SaaS n'est pas le fruit du hasard. Microsoft n'a qu'a bien se tenir !
Mais pour revenir à Etelos, le modèle proposé est intéressant à plus d'un titre : personnalisation de l'espace, utilisation en mode déconnecté, tarif attractif, etc... On ne manquera pas cependant de poser la question de la confidentialité des données hébergées, soit le patrimoine informationnel de la ressource client de l'entreprise.


Source de l'info : RelationClient.net










ludovic bour, le 24/04/2007 à 23:42 | Permalien | Commentaires (1) | Trackbacks (0)


21/03/2007

Les offices brevets se conjuguent aussi au Web 2.0

 
Le monde des bases brevets est en pleine mutation. Tout du moins pour ce qui concerne les brevets US. On était resté sur l'initiative récente de Google qui lancait en décembre dernier son nouveau service de recherche de brevets (sur la base USPTO) intitulé Google Patent Search.

Voilà que l'USPTO (US Patent and Trademark Office) annonce en début de mois le lancement d'un programme pilote développé en partenariat avec des professeurs de droit. Son principe : les demandes de brevets sont rendues accessibles en ligne pour être soumises aux commentaires "avisés" des internautes. Non initiés s'abstenir !

Un système d'évaluation des contributeurs permettra de juger de la pertinence des remarques et avis portés par ceux-ci. Mais qu'on se rassure, les experts de l'Office (ils sont 4.000) veillent et viendront au final porter l'avis définitif sur la validité ou non du brevet analysé.

Un système qui devrait trouver rapidement son modèle pour le bénéfice :
  1. de la communauté des techniciens et ingénieurs qui souhaitent analyser des demandes de brevets pour le plaisir (il y en a)
     
  2. des professionnels de la veille technologique qui détectent les tendances
     
  3. de l'USPTO qui en appelant à la contribution externe décharge les 4.000 examinateurs de l'Office d'une tache fastidieuse de pré-analyse en quelque sorte
Reste peut-être une inconnue : quel est le degré de risque de voir une demande de brevet être exploitée par un concurrent mal intentionné à l'insu du déposant ? Pour lever cette objection ainsi que toutes celles qui pèseraient sur le système, je vous invite à vous rendre sur l'espace FAQ d'un site ressource dédié au projet :

"Peer to Patent : Collective Intelligence and Intellectual Property Reform"

Le concept du web 2.0 sort des applications grand public et vient investir le champ des usages professionnels. On comprend mieux en quoi ces applications réputées de "travail collaboratif" révolutionnent les modes d'organisation, de production et de diffusion de l'information.

Nom de code du programme pilote : the Peer to Patent program

Démarrage du projet : le 12 mai prochain

Source de l'info : la Dépêche du GFII
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Ressources :

Le wiki de la communauté intitulé "Peer to Patent : Collective Intelligence and Intellectual Property Reform"

Open Call From the Patent Office (Washington Post - 05/03/07)




ludovic bour, le 21/03/2007 à 21:39 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


16/11/2006

Web 2.0 + 1 = 3.0

Web 2.0 + 1 = 3.0
 
Pas un jour sans que je ne lise dans la presse une contribution sur le web 2.0, un billet qui ne traite du même sujet, une initiative labellisée 2.0, un colloque qui ne prenne un vernis 2.0, un produit décliné en version 2.0. etc...

Il y en a même qui vont jusqu'à poser la question : êtes vous 2.0 ou "web 2.0 compliant" ?

Cogito, ergo sum

L'être, c'est tendance, ne pas l'être c'est s'exposer à la vindicte presque publique

Sans revenir sur le débat lancé dans un précédent billet (Revue de presse autour du Web 2.0 ), on en arrive à se demander si l'emploi quasi systématique du terme ne sert pas une logique déjà éprouvée dans un passé récent : la constitution d'une bulle qui enfle à mesure qu'on la perfuse de concepts et de fonctionnalités dédiés au partage et à la collaboration.

Sortir du sens commun, c'est admettre à l'évidence que les technologies réputées 2.0 sont pour beaucoup connues et maîtrisées depuis quelque temps (ou dans un temps qui si on suit cette logique devait s'appeler le 1.0). C'est aussi reconnaître qu'il n'y a pas eu de rupture ou saut technologique. C'est surtout accepter l'idée que le web est engagé dans un processus continu d'évolution et n'est pas figé dans des versions successives. Parce qu'après tout, le web 2.0 appelle un web 2.1 qui appelle un web 2.1.2 et pourquoi pas 2.2.

Il y en a qui brûlent les étapes et se réfèrent au Web ....
... 3.0. Illustration : cet article en date du 12 novembre dernier paru dans le New York Times qui fixe quelques idées qui privilégient le bon sens.

Où il est dit que le web 2.0 consiste à connecter des applications et des services entre eux, le 3.0 y ajoute le sens en tant que "web sémantique". Là où le 2.0 actuel permet à des technologies de générer de nouvelles données (notamment en provenance des utilisateurs) et de les stocker dans des bases de données, le 3.0 tend à rendre ces outils intelligents à partir de processus cognitifs dans le cadre de systèmes complexes d'intelligence artificielle.

La prochaine étape doit permettre à ces outils de répondre à des requêtes en langage naturelle aussi complexes que : "Quelle ville américaine serait la plus vulnérable en cas d'attaque à l'anthrax en période estivale ?"

Inutile de préciser que les plus fervents soutiens (notamment financiers) pour le développement et la maîtrise de ce type de technologies sont les agences de renseignement américaines (CIA et NSA National Security Agency en tête).

Pour résumer, le web est actuellement engagé dans un processus d'assemblage de  composants techniques et de services. Une nouvelle phase émerge dans laquelle ces technologies interconnectées vont développer du sens dans des systèmes intelligents capable de comprendre, interpréter et construire des réponses cohérentes.

Reste la question de savoir quelles sont les limites de l'intelligence artificielle et où l'intervention humaine ne peut être écartée ?

Pour revenir à des fondamentaux : la petite histoire du web (par le W3C)

Pour compléter l'information du 2.0 et poursuivre la réflexion : Dessine moi le web 2.0

Sans oublier la rubrique web 2.0 de ce site qui s'intéresse aux thèmes de la veille et de l'intelligence économique




La machine à café, le 16/11/2006 à 22:52 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


23/06/2006

Stratégie Web 2.0 (1ère édition)

C'est fait : Stratégie Web 2.0 (le futur de l'internet professionnel) vient d'avoir lieu. Cette manifestation se veut l'équivalent de ce qui existe déjà aux USA depuis octobre 2004 : Web 2.0 conference à San Francisco sous l'initiative de O'Reilly Media.
En voici les principaux faits marquants

Stratégie Web 2.0 (1ère édition)


L'évènement était organisé par Ph. Nieuwbourg (à qui on doit l'excellent blog de la communauté de la relation client RelationClient.net)
Les sponsors : People In Action, Aubay, Webzine Maker, Prelytis, Nomination, BlueKiwi, et last but not least Microsoft qui a compris l'intérêt d'occuper ce terrain.

La journée était articulée de la façon suivant :

le matin dédié à des conférences et l'après midi des ateliers de présentation de produits et solutions suivant deux thèmes : 1) cycle publication 2) cycle applications

Résumé :
  1. les évolutions technologiques récentes et leurs implications sur les modes de consommation
  2. les nouvelles formes de publication et d'édition et l'interactivité croissante avec les "consommateurs d'information"
  3.  les nouvelles tendances en matière de gestion de connaissances dans les entreprises et organisations et les plate formes de travail collaboratif 
  4. le développement des réseaux sociaux ou l'identité numérique des individus 
    l'intégration croissante du rich media ou applications internet riches dans les applications entreprises ou comment améliorer la productivité en améliorant l'ergonomie 
Les présentations des intervenants étaient assorties de cas de mise en application dans des entreprises.

Sur les ateliers auxquels j'ai participé, à retenir :
  1. le développement prévisible de la syndication de services (au-delà de la syndication de contenu via les flux RSS) pour arriver à des "applications intelligentes" (ex : la société NominatioN qui a développé un mashup ou application composite qui permet d'importer à fréquence régulière des "flux de nominations de dirigeants d'entreprise" dans une application de CRM (il s'agit en l'occurrence d'Eudonet CRM de la société Eudoweb)
  2. les flux RSS c'est tendance (même si seulement à peine 5 % des internautes savent ce dont il s'agit). Une société XFruit développe des briques d'applications à partir de ces flux qui sont transformés en page html pour lecture depuis un navigateur, en format spécifique de lecture sur téléphone mobile en doc Pdf pour impression, en format spécifique pour envoi par mail. Toutes ces briques peuvent être agrégées dans le cadre d'un mashup XFruit Composer et constituer un système de communication multi modal
  3. mon coup de coeur : BlueKiwi du Groupe Reflect. Il s'agit d'une solution intranet dédiée au travail collaboratif ou plus précisément d'un réseau de bloc notes personnels ou communautaires pour produire, publier, partager de l'information dans l'entreprise. On y retrouve plus ou moins la logique des weblogs avec des fonctionnalités web 2.0 (nuages de tag sur les mots les plus populaires, syndication de flux RSS, paramétrage d'alertes mots clés en flux RSS, moteur de recherche à l'intérieur des bloc notes, identification d'experts, histogramme des requêtes dans le temps, etc...). Les solutions de KM ont du souci à se faire dixit les intervenants. La solution est simple à installer sur le système d'information de l'entreprise et à interfacer (via des connecteurs) avec les applications existantes (CRM, etc...) et propose un module d'administration centralisé. Il y a eu une présentation par Dassault Systèmes de la mise en production de BlueKiwi au sein du groupe
Pour compléter votre info que le web 2.0, vous pouvez retrouver la rubrique Web 2.0




Tags : crm km rss web 2.0

La machine à café, le 23/06/2006 à 14:11 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


19/06/2006

Revue de presse autour du Web 2.0

Revue de presse autour du Web 2.0


Voilà un thème qui occupe de plus en plus d'espace médiatique, c'est le moins qu'on puisse dire.

Web 2.0, vous ne pouvez plus y échapper.

Pour preuve, voici une revue de presse (quotidienne nationale) récente mais non exhaustive :

  1. P. Chappaz (le fondateur de la success story Kelkoo) anime une chronique hebdomadaire dans Libération. Le thème : les nouvelles frontières de l'Internet appelée 2.0
  2. Le Monde n'est pas en reste. Pour preuve, depuis le 12 juin et pour la semaine entière, le quotidien a posé chaque jour la question à ses lecteurs : êtes vous 2.0 ? 
  3. un article en date du 15 juin paru dans Les Echos sur le match que se livrent Yahoo et Google sur la recherche d'information en langage naturel avec en toile de fond le ... Web 2.0 
Voilà donc revenu le temps des faiseurs de rêves à base de technologies et d'innovation marketing. Où l'on reparle de start-up, d'acquisitions, de nouveaux modèles économiques (qui se cherchent toujours, même si les revenus publicitaires semblent y prendre une part prépondérante ; Cf. le billet du 06.12.05 ). Certains chroniqueurs s'avancent à y voir là la constitution d'une nouvelle bulle financière.

Sans revenir sur ses caractéristiques (voir la rubrique qui lui est dédiée), on retiendra que le Web 2.0 "replace l'internaute ou l'utilisateur au centre du réseau" (c'est dit dans l'article paru dans Le Monde en date du 12.06.06).

Soit ! Mais, dans ce raccourci on donne déjà un premier élément d'appréciation : et si le web 2.0 n'était qu'un concept marketing qui se cache derrière un discours humaniste et universaliste où le partage est la règle d'or, le bénéfice mutuel la raison d'être et le développement des connaissances l'objectif d'une société de l'information devenue vertueuse ? Car après tout, dans l'environnement sémantique qui est le sien, il est bien question de : financement, marché, modèle économique, utilisateur, client, annonceur, acquisition, part d'audience, etc ...

Faut-il crier gare au loup ? ou encore y voir une supercherie orchestrée par les marketeurs des poids lourds de la net économie ?

C'est en tout cas, un discours qui aujourd'hui rencontre un échos proportionnel au buzz que génère le Web 2.0. C'est notamment l'argument développé par K. Dubost qui dans la-grange.net assimilait ouvertement le web 2.0 à un "piège à ...". C'est aussi reprendre l'idée que le Web 2.0 va permettre de constituer des bases de données extrêmement fines (à des coûts minimisés) à des fins commerciales, on s'en doute et que derrière la gratuité se cache un système intrusif.

Dis moi qui tu es ? ce que tu fais ? à quelle communauté appartiens tu ? ce que tu veux ?

Bienvenu dans le Web 2.0

Pour compléter l'information : Why Web 2.0 will end your privacy





la machine à café, le 19/06/2006 à 19:44 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


02/05/2006

Qu'est-ce que le web 2.0 ?


A l'origine, il y a un concept défini par Tim O'Reilly

Un long article daté du 30.09.2005 vient préciser ce concept de web réputé "nouvelle génération". Des traductions et synthèses (en voici une) ont alors permis à un public francophone d'approcher le "monde merveilleux" du Web 2.0

En parcourant InternetActu, voilà que l'intégralité de la traduction du texte fondateur m'est proposée ... en français ; et j'avoue par la même mon manque de courage à l'origine pour lire dans le texte l'article à sa parution.

Navigation faisant, je m'aperçois en retournant vers le site de T. O'Reilly que la traduction en français y est proposée et qu'il y est bien question d'article fondateur.

Mention spéciale au traducteur : JB Boisseau

Je ne vais donc pas vous refaire la synthèse de cet article, mais retenir cette idée que la tendance qui se dessine avec les applications réputées Web 2.0 permet d'envisager l'Internet comme une plate-forme d'échanges plus précisément définie sous le vocable d'"intelligence collective". L'image qu'emploie T. O'Reilly est celle du cerveau formé de synapses où les interconnexions se renforcent avec l'expérience et la pratique.

Dans ce contexte d'interaction, l'auteur émet l'idée que si le modèle économique (gagnant) des sociétés engagées dans cette tendance reste à préciser, on peut cependant considérer que le Web 2.0 devrait leur permettre de devenir des "assembleurs" de services en ligne.

Enfin pour conclure, l'auteur retient 7 critères qui permettent d'apprécier si une application peut être réputée Web 2.0 ou non :
  1. des services, pas un package logiciel, avec des possibilités d'économie d'échelle
  2. un contrôle sur des sources de données uniques, difficiles à recréer, et dont la richesse s'accroit à mesure que les gens les utilisent
  3. considérer les utilisateurs comme des co-développeurs
  4. tirer partie de l'intelligence collective
  5. toucher le marché jusque dans sa périphérie à travers la mise en place de service « prêt à consommer »
  6. libérer le logiciel du seul PC
  7. offrir de la souplesse dans les interfaces utilisateurs, les modèles de développements ET les modèles d'affaires
La traduction de l'article fondateur

L'original (pour ceux qui considère que la copie n'égale jamais la VO)

La rubrique Web 2.0 de ce weblog

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la machine à café, le 02/05/2006 à 08:10 | Permalien | Commentaires (0)