Le hasard fait parfois bien les choses. Mais dans le cas présent, s'agit-il vraiment d'un hasard ou d'un début d'épilogue de la chronique d'un évènement annoncé depuis quelque temps.
Résumé : le
premier billet de cette année 2006 était consacré à l'annonce du lancement du projet de moteur de recherche européen. Nom de code : Quaero.
Il se peut bien que le dernier billet de cette même année soit consacré à l'annonce de la fin du dit projet.
L'information date du début de semaine : le ministre allemand de l'Economie aurait déclaré que les partenaires allemands du projet ne seraient plus intéressés à collaborer avec la partie française. Le désaccord, parce qu'il en est ainsi porterait sur la finalité du projet. D'un côté des allemands emmenés à l'origine par Deutsch Telekom et Bertelsmann favorables à un moteur de recherche d'analyse textuelle, de l'autre des français focalisés sur la recherche de contenus multimédia (son, image, vidéo). Au final, 2 projets !
Au-delà du désaccord entre les 2 parties qui semble être aujourd'hui consommé, il est intéressant de noter que le projet n'a pas vraiment soulevé les foules mis à part peut-être les politiques et encore.
L'analyse faite par D. Kaplan dans un
billet paru en mai dernier sur
InternetActu pointe sans détour le travers de ce type de projets : une approche de l'innovation dépassée où l'absence de communication est censée garantir la préservation d'une avancée technologique qui au final se coupe des apports extérieurs au risque de ne pas rencontrer un usage manifesté par un besoin sur le marché. Etonnant ce constat alors que dans le même temps la notion de risque infomationnel et de préservation des données sensibles à l'intérieur des pôles de compétitivité est - aujourd'hui - affiché comme enjeu national (voir le billet : "
Sécurité économique : urgence ? ")
Pour compléter l'information : la
couverture des épisodes relatifs à Quaero par
inFLUX source de l'info :
Libération