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15 MARS 2003 -15 MARS 2006 : BILAN D'UNE COOPERATION MITIGELe 15 mars 2003, le général François Bozize rentrait victorieux dans Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Ce coup d'Etat a eu lieu en présence d'une force de maintien de la paix des Etats membres de la CEN-SAD laquelle sera remplacée quelques jours plus tard par la Force Multinationale de la CEMAC (FOMUC). Les Chefs d'État de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) ont été les premiers à reconnaître le régime de Bozize afin de permettre à l'homme fort du 15 mars de bénéficier de l'appui de la communauté internationale pour faire face à ses obligations puisque les caisses de l'État laissées par Patassé étaient vides. C'est ainsi qu'une aide de 12 milliards Fcfa a été octroyée par la CEMAC au gouvernement centrafricain pour payer les salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat. Le gouvernement n'a pas respecté les termes de l'accord qui a permis le déblocage de cette aide. Vers la fin de l'année 2005 et début 2006, le gouvernement confronté une fois de plus à des difficultés financières, était obligé de faire recours à la CEMAC pour le décaissement d'une nouvelle aide. La tâche n'a pas été difficile car, la CEMAC exigeait non seulement un compte rendu de la gestion de cette aide mais, demande à la RCA de la rembourser. Toutefois, malgré que ces justificatifs n'aient pas été fournis, une seconde enveloppe a été octroyée et a permis au gouvernement de calmer la tension sociale qui prévalait dans le pays. Toujours dans le cadre de la coopération, la République Populaire de Chine a octroyé une aide de 100 millions de Yuans soit 6,5 milliards de Fcfa pour soutenir les efforts du gouvernement et financer certains projets de développement dans le pays. Elle contribue aussi dans le cadre culturel et sportif à la construction d'un stade de 20.000 places. Dans le cadre d'une aide budgétaire, la France a octroyé à la RCA respectivement une enveloppe d'un montant de 5 puis 1 millions d'euros, ce qui a favorisé le versement des salaires, l'apurement d' une certaine partie des frais de vacation des professeurs du supérieur. Elle a par ailleurs octroyé une importante aide dans le cadre de la restructuration de l'armée et surtout de la FOMUC. Dans le même volet, l'Union Européenne (UE) a versé une aide de 106,5 millions d'euros dont la moitié est réservée pour la réhabilitation du réseau routier. Une partie est destinée au financement des micro-réalisations (activités génératrices de revenus). Le FMI et la Banque Mondiale n'ont pas aussi manqué de voler au secours de notre pays. Un programme post-conflit d'environ 11,5 milliards de Fcfa a été débloqué en deux tranches respectivement 6,5 milliards en premier et 5 milliards pour le second. Ce qui prouve à suffisance que l'Etat Centrafricain a renoué avec ses partenaires financiers. Le gouvernement et la Banque Mondiale ont signé un accord LICUS permettant le redressement économique. Le système des Nations Unies dont l'UNICEF, le PNUD, le FNUAP, le PAM, l'OMS, AFD, le Fonds Mondial ont apporté chacun dans son domaine à travers plusieurs projets pour appuyer les efforts du gouvernement. D'autres Etats comme la France, le Japon, les Etats-Unis d'Amérique, l'Allemagne la Libye, l'Egypte, le Maroc et consorts sont intervenus non seulement dans le cadre humanitaire mais ont aussi contribué au retour à la légalité constitutionnelle dans le pays par la mise à disposition de notre pays des moyens financiers, matériels qui ont permis la tenue effective des élections législative et présidentielles qualifiées de transparentes par la Communauté Internationale. Cependant, en dépit de ses efforts multiformes, le régime Bozizé n'a cessé de déplorer la passivité de la communauté internationale qui selon, lui ne veut pas assister le pays. Les partenaires au développement déplorent de leurs côtés la gestion scabreuse des ressources du pays, l'affairisme des dirigeants, la mauvaise gouvernance, la corruption et le manque de transparence. Ils exigent aussi le respect des droits de l'homme et la libre circulation des hommes et des biens. Ce qui n'est pas le cas en Centrafrique Jeudi 16 Mars 2006
M. J. P.
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