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Le Confident
 

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Vendredi 10 Février 2012
22:36
DROITS DE L'HOMME

A. BANGA TABASSE PAR L’EQUIPE MOBILE DE LA GENDARMERIE

Le lundi 1er janvier 2010, aux environs de 9heures, Alain Banga, âgé de 24 ans, habitant le quartier Séïdou, a été victime des éléments de l’équipe de la gendarmerie mobile qui accompagnent le service de contrôle de l’ENERCA dans tous les arrondissements de Bangui.



Comme si le service de contrôle était au parfum d’une information sur cette famille, elle a effectué une descente au quartier Séïdou pour procéder à la coupure d’électricité. Selon certaines informations, il n’y a pas d’arriérés d’électricité que la famille Banga doit à l’ENERCA pour que Alain Banga qui résistait aux éléments de la gendarmerie et du service technique, selon certains témoins présents sur les lieux sont légitimes. Le poteau sur lequel le branchement est fait, appartient à la famille Banga. Jean-Paul Banga lui-même fut un ancien sous-lieutenant de la gendarmerie. Les éléments de la gendarmerie qui avaient fait leur descente au quartier Séïdou, ne respecteraient pas leur chef hiérarchique sur le terrain et font tout à leur tête.

Lorsque le jeune Banga Alain avait décidé d’enlever les câbles d’autres clients qui se trouvaient sur leur poteau, cela a déplu aux éléments de la gendarmerie. Les bruits et incompréhensions qui s’en sont suivis entre Banga Alain et les éléments de la gendarmerie étaient atténués grâce à l’intervention des voisins et des personnes venues nombreuses suivre le scénario qui ressemblait véritablement au film de Rodéo, cela a laissé des traces et de la peur au ventre de tous ceux qui étaient présents. L’équipe mobile de la gendarmerie a tiré la photo du défunt sous-lieutenant, feu Banga Jean-Paul, comme si ces éléments ont un problème particulier avec la photo de leur ancien chef. Chose inadmissible. Après ces altercations, Banga Alain est allé dans un ciné vidéo où il était en train de visionner un film. A ce moment précis, trois gendarmes le suivaient au niveau du ciné vidéo et l’ont récupéré. Il a été copieusement tabassé et jeté dans leur véhicule à destination de l’ENERCA. Dans la concession de l’ENERCA, c’est là où Alain Banga a connu les moments les plus mauvais de sa vie. Coups de crosse, de pieds, de ceinturons voire des barres de fer sont autant d’objets utilisés pour frapper le pauvre Alain. Un acte inhumain de surcroît, un personnel de l’ENERCA s’est saisi de sa pince pour pincer le quatrième doigt de ce petit malheureux qui n’a que des cris de douleurs pour exprimer sa souffrance. L’impact des coups sont visibles un peu partout sur le corps de Banga Alain. Il a été transféré au SRI. Les gendarmes qui ont connu leur ancien, le sous-lieutenant, feu Jean-Paul Banga sont vraiment découragés du comportement de l’équipe mobile. Mis au gnouf, il a fallu l’intervention d’un officier qui a connu son défunt père pour le libérer, aux fins d’aller se faire soigner.

Bien avant, ce sont les détenus qui se sont chargés de Banga Alain pour nettoyer le sang qui le couvrait. Faisant des toux sanguinolentes, ce jeune homme se remet difficilement. Un œil poché, front couvert d’hématome, des contusions etc., sont autant des traces laissées par ce passage à tabac en règle par l’équipe mobile de la gendarmerie. Dans les jours à venir, la famille de la victime compte intenter une action en justice pour que le droit soit dit. Les gendarmes qui se comportent comme des véritables gangsters dans un Etat dit de droit, sont vraiment inadmissibles et inconcevables. Et pourtant, des séminaires sont organisés à leur intention sur le droit de l’homme par les partenaires au développement, mais la mise en pratique en est une autre chose. A suivre !



Jimmy Briand
Lu 3172 fois

Vendredi 5 Février 2010

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1.Posté par Inconnu le 05/02/2010 11:05
Franchement!!!!!!!!!!!!!!!!!!! je suis vraiment deçue par le comportement de nos forces de l'ordre! comment est ce qu'ils peuvent faire un tel cauchemarrrrrrrrrrr comme ça?! Ne savent-ils pas qu'ils sont censés assurés la paix et la sécurité?! Est ce que leur engagement lors de la prise de fonction était de maltraiter les pauvres Centrafricains?! Je me pose toujours ces questions, où est ce qu'on ira avec tout ça?! Dans notre propre pays même on est en danger! Faut vraiment qu'ils changent de comportement!

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Clotaire SAULET SURUNGBA
30/01/2012


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