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Vendredi 10 Février 2012
22:45
DROITS DE L'HOMME

AFFAIRE BEMBA : LE PROCUREUR DE LA CPI PERSISTE ET SIGNE

Luis Moreno Ocampo, Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) n’est pas un enfant de chœur. C’est que le 25 août dernier, il a fait appel de la décision de la chambre préliminaire II de la CPI d’autoriser la mise en liberté sous conditions, de M. Jean-Pierre Bemba Gombo.



Selon M. Luis Moreno Ocampo, la décision du juge unique de mettre en liberté provisoire Jean-Pierre Bemba est erronée. Le Procureur de la CPI justifie son opposition à la liberté sous conditions du chef du Mouvement de Libération du Congo par la gravité des charges qui pèsent contre lui pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

M. Luis Moreno Ocampo, qui persiste et signe, soutient que M. Jean Pierre Bemba n’est plus loin de son procès et s’il était reconnu coupable, il pourrait être passible d’une lourde peine. La mise en liberté du Président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) peut porter atteinte aux témoins, surtout qu’en compulsant le dossier d’accusation, M. Jean Pierre Bemba connaît maintenant leur identité.

Des victimes qui ont repris espoir
En apprenant la nouvelle que le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) refuse de lâcher Jean-Pierre Bemba, les victimes centrafricaines des bayanulengués (mercenaires de Bemba) sont quelque peu soulagées. Mais elles attendent surtout la décision de la chambre d’Appel de la CPI car, selon les victimes, la juge unique de la chambre préliminaire II, en décident de mettre en liberté provisoire, même sous conditions Jean Pierre Bemba, le Magistrat a minimisé la portée des affres subies par les Centrafricains allant de la période du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003, période concernée actuellement par le procès de Jean-Pierre Bemba. Les victimes centrafricaines sont même convaincues que Jean-Pierre Bemba, en liberté, pourrait très facilement se dérober à ses gardiens et trouver refuge dans un pays qui n’a pas ratifié le statut de Rome créant la Cour Pénale Internationale.

Dans cette hypothèse, leur sort serait enterré, même au regard de la justice internationale, tout simplement parce que la fortune colossale de Jean-Pierre Bemba lui aura permis de se soustraire à la Justice. Si l’espoir renaît chez certaines victimes, d’autres par contre sont très dubitatives et craignent que la chambre d’Appel ne puisse confirmer cette décision de la juge unique de la chambre préliminaire II que M. Luis Moreno Ocampo n’a pas manqué de qualifier d’erreur au regard du droit.

Les avocats des victimes sont scandalisés
Pour le procureur de la Cour Pénale Internationale, l’appel qu’il a formulé milite en faveur d’un effet suspensif, de sorte qu’il n’y ait aucune possibilité de mettre M. Jean Pierre Bemba en liberté avant que la chambre d’Appel ne se soit prononcée. M. Luis Moreno-Ocampo est ferme : M. Bemba doit être maintenu au quartier pénitentiaire de la Haye et il affirme qu'il fera tout ce qui est en son pouvoir pour que le procès du leader du MLC débute aussi vite que possible et que les victimes voient que justice est rendue. L’éventualité de la mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo avait hanté les esprits en Centrafrique. La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, Mes Morouba et Lawson Douzima, avocats des victimes Centrafricaines, avaient été scandalisés par cette brèche. Jean Pierre Bemba, en liberté, même les avocats des victimes pouvaient craindre pour leur sécurité compte tenu de la pugnacité dont ils ont fait preuve lors de la séance de confirmation des charges contre Jean-Pierre Bemba. Le public centrafricain, qui suit cette affaire de très près, est dorénavant suspendu à l’issue qui lui sera réservée pour que non seulement Jean Pierre Bemba, mais que tous ses acolytes soient rattrapés par la justice internationale afin que des telles violations du droit international ne se répètent plus en Centrafrique.





Dinawade Mokambo Junior
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Mercredi 2 Septembre 2009

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1.Posté par king kingwaya le 04/09/2009 12:45
Justice soit rendue pour les victimes centrqfricaines oui mais qu'en est il du sort reservé au président PATASSE et ses acolytes.Pas de deux poids deux mesures pour les centrafricains criminels

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