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Le Confident
 

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

Vendredi 10 Février 2012
20:55
DROITS DE L'HOMME

AFFAIRE MASSI : LA FRANCE DEFEND LES DROITS HUMAINS

En 1990 au Sommet France-Afrique de la Baule, le Président François Mitterrand a pris une décision historique : celle de la démocratisation des anciennes colonies de la France.
Cette mesure tirait son fondement dans le fait que les coups d’Etat étaient le mode d’accès au pouvoir le plus courant, les dictateurs brillaient à cette époque par la gestion patrimoniale des deniers publics et ressources naturelles. Ils n’avaient pas de considération pour leurs concitoyens et excellaient dans les violations des droits humains. Aujourd’hui, après vingt années d’expérience démocratique, les dirigeants centrafricains demeurent les mauvais élèves de la démocratie parce qu’ils ne tirent pas les leçons de l’histoire. Hier, le président Patassé a instauré une dictature à tout casser teinté de la mal gouvernance, des multiples violations des droits humains et de clanisme etc., son refus de s’ouvrir au dialogue mais surtout l’implication des rebelles du Mouvement de Libération du Congo de Jean-Pierre Bemba ont accéléré sa chute. Sous l’actuel régime, au lieu de panser les plaies laissées par Ange Félix Patassé en appliquant les recommandations issues des deux concertations nationales, l’homme du 15 mars 2003 est tombé, à la surprise des Centrafricains, dans le piège des maux qui ont miné la société centrafricaine. Avec les actions engagées par Mme Denise Massi sur le plan politique et juridique afin d’amener les princes du pouvoir à fixer l’opinion publique nationale et internationale sur la disparition prolongée de son mari, le Colonel Charles Massi, Président de la CPJP, l’actuel régime doit désormais tout mettre en œuvre pour tirer son épingle du jeu. Nous publions ci-dessous la correspondance au président Nicolas Sarkozy et la réponse de la Présidence de la France.



AFFAIRE MASSI : LA FRANCE DEFEND LES DROITS HUMAINS
Madame Denise NERIS-MASSI
10 avenue de Budenheim
95600 – EAUBONNE
TEL : 06.28.27.65.87
e-mail : denise.neris@fodem.org


A
Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République Française

Palais de l’Elysée
PARIS
Eaubonne, le 18 janvier 2010

OBJET : A propos de l’assassinat du Colonel Charles MASSI par Monsieur François BOZIZE,
Président de la République Centrafricaine.


Monsieur le Président de la République,
Mon époux, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI, ancien Ministre d’Etat, Président-Fondateur du FODEM (parti politique - Forum Démocratique pour la Modernité), Député Titulaire de BABOUA (République Centrafricaine) et désigné Président du Conseil Politique de la C.P.J.P. (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix) pour aider, ce mouvement de Centrafricains en rébellion, à trouver une solution pacifique avec le Président François BOZIZE) a été enlevé le 18 décembre 2009 par des hommes vêtus d’uniformes tchadiens dans la zone des trois frontières TCHAD-CAMEROUN-R.C.A.
Nos investigations et les témoignages vérifiés ont conclu que le Colonel Charles MASSI avait été retenu par les autorités tchadiennes à DOBA (Tchad) jusqu’au 31 décembre 2009 et remis aux autorités centrafricaines le 1er janvier 2010.

A la recherche de la vérité sur le sort de mon époux, je suis arrivée à Bangui le mercredi 13 février 2010, à 23h30. Le lendemain à 16h, alors que j’étais chez moi en compagnie de Maître MOROUBA, Avocat à Bangui, et de son assistant, une vingtaine de policiers armés ont fait irruption dans mon salon et m’ont demandé de les suivre, sans aucun motif ni destination.

Bien que mon avocat ait exigé de connaître, à défaut d’être signifié, le motif de cette interpellation, mes téléphones portables m’ont été violemment retirés et l’interdiction de prévenir l’Ambassade de France et ma famille m’a été faite. Grâce à la présence gênante de mon avocat, empêchant qu’ils me violentent, les « hautes instances », qui avaient donné l’ordre de m’intercepter, invoquèrent, par téléphone, la sécurité d’Etat et décidèrent de m’expulser par le premier vol pour la France.
Il ne m’a même pas été donné la possibilité d’arranger mes effets et de fermer mon
domicile. J’ai été conduite « manu-militari » à l’aéroport où j’ai attendu, sous bonne garde, le vol Air France du jeudi 14 février à destination de Paris dans lequel ils m’ont obligée à monter.

Choqués, devant ces méthodes d’un autre temps, des membres de l’entourage du Président BOZIZE nous ont fait parvenir des informations confirmant l’assassinat de mon époux, informations également récupérées par les enquêtes menées sur le terrain par les médias indépendants, nos parents et nos amis.

A ce jour, nous avons appris que le parcours effectué dans la plus grande discrétion par les proches du Président BOZIZE a situé mon époux au Camp de Roux à Bangui, où il a subi des tortures pour en décéder lors de son transfert dans la tristement célèbre prison de Bossembélé, dénommée « Guantanamo », le vendredi 8 janvier 2010 vers 19 heures.

Excellence, Monsieur le Président de la République,
Le Pharmacien-Colonel Charles MASSI, Ancien élève de l’Ecole de Santé Navale de Bordeaux et Pharmacien Biologiste des Armées, a deux filles et une épouse françaises. Mon « expulsion » vers la France est un aveu cinglant de l’implication directe du Président François BOZIZE dans l’enlèvement et la mise à mort de mon époux. Elle avait pour seul but de m’empêcher d’accéder à la vérité en toute violation des Droits de l’Homme et des principes les plus élémentaires de l’honneur et de la dignité.
Charles MASSI, plusieurs fois Ministre et Député, est connu de tous pour la qualité de son travail, son intégrité et son courage. Il paye aujourd’hui son combat pour la Paix et la Justice !
Excellence, Monsieur le Président de la République.

Au nom de toute sa famille, de ses amis et soutiens, je sollicite votre intervention, à titre humanitaire, auprès du Président François BOZIZE pour permettre au CICR ou à toute autre organisation indépendante de rencontrer Charles MASSI afin de nous rassurer sur le fait qu’il soit bien en vie comme l’affirment les autorités centrafricaines, ou bien qu’ils nous restituent son corps, car nous avons tout lieu de croire qu’un malheur inévitable lui est arrivé.

Pour nous tous, au-delà de la peine et de la détresse, nous vivons suspendus dans le temps depuis sa disparition, il y a un mois exactement, car rien n’est pire que de ne pas savoir.
Veuillez recevoir, Excellence Monsieur le Président de la République, nos plus respectueux remerciements.


Madame Denise NERIS-MASSI

Réponse Présidence France

Paris, le 4 février 2010
Présidence de la République
RM/PP

Le Conseiller Diplomatique adjoint
Chargé de l’Afrique


Madame,
Vous avez appelé l’attention du Président de la République sur la disparition de Monsieur Charles Massi et sollicité son intervention afin d’obtenir des autorités centrafricaines des informations sur sa situation.

Chargé de vous répondre, je tiens à vous assurer que les autorités françaises partagent votre préoccupation quant à la situation de M. Massi, avec lequel notre ambassade à Bangui entretenait ces dernières années, au titre de ses fonctions ministérielles passées et de son activité politique, un contact régulier.

Dès réception de votre courrier, notre Ambassadeur à Bangui a donc été instruit d’effectuer une démarche officielle auprès du gouvernement centrafricain afin de le prier de bien vouloir communiquer toute information en sa possession sur la disparition de M. Massi. L’absence de réponse satisfaisante de ce jour ne peut que nous inciter à persévérer dans notre détermination à obtenir que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Comme vous le savez, la France n’a pas ménagé ses efforts en faveur de stabilisation de la RCA et de l’enracinement de la démocratie dans ce pays ami. L’éventualité que vous évoquez d’une exécution grave des principes élémentaires de l’Etat de droit qui ne consulterait une violation grave des principes élémentaires de l’Etat droit qui ne pourrait rester sans conséquence.
Je vous prie de croire à l’assurance de mes respectueux hommages.

Madame Denise NERIS-MASSI
10, avenue de Budenheim
95600-EAUBONNE

Paul Gové
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Vendredi 5 Mars 2010

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1.Posté par CENTRAFRICAIN le 08/03/2010 12:07
Massi,tu es mort betement pour ta gourmandise.Toujours la course pour le pouvoir,l'honneur,la richesse accumulée en peu du temps et ne rien laisser aux autres.Les Centrafricains ne se souviendront jamais de toi.Tout le monde dit de toi"bon débaras"c'est toi qui l'a cherché.
Heureusement que tous les anciens Ministres des gouvernements successifs n'ont pas pris des armes pour combattre les Presidents qui les ont évincés,qu'est ce qu'elle serait devenue notre belle RCA?Comment moi le Centrafricain peut regretter un homme comme toi qui a tué d'autres Centrafricains pour s'accaparer du pouvoir et pour ses pauvres interets?
Pourquoi Denise Neris Massi n'a t elle pas écrit à Mr NICOLAS SARKOZY d'intervenir auprès de mari de stoper ses massacres dans les villages occupés par les hommes à Massi?Pourquoi Mme Denise Neris Massi n'est elle pas intervenue aupres de son mari pour lui demander d'arreter de massacrer les villageois qui ne comprennent rien à la politique?Ces pauvres gens aspirent à la paix et avoir une belle recolte,la politique pour eux c'est du CHINOIS.La vie des pauvres paysans et villageois ne comptent pas pour des raisons politiques.N'est ce pas Mme DENISE NERIS MASSI?Accepteriez vous d'etre la PREMIERE DAME CENTRAFRICAINE d'un PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE dont les mains sont trempées dans le sang?Il y a deux poids deux mesures.
"lola lo gui kouwa ti lo" Adieu et bon débaras

2.Posté par PETIT CHERCHEUR le 08/03/2010 12:13

"Fais-toi rare,certains Centrafricains te pardonneront"

"Qui s,assemble se ressemble".

Cher Raconteur des Citations,

C,est vraiment faux ce que tu m,avais enseigné.Ceux qui font leurs recherches après CLaude Bernard
en France venaient de m,envoyer le resultat d,une de leurs recherches depuis le 16.02.2010.ILs viennent de découvrir une hormone.Et c,est bien cette hormone qui est à l,origine d,un sentiment envers le Centrafricain Charles Massi."Hormone de lien".

S,il était encore en vie,j,allais le prier de te communiquer le nom de cette hormone.Mais hélas!

Nous dormons la nuit,mais Google travaille 24/24 sur tous les territoires du monde entier pour filmer et enregistrer TOUT ce qui se passe. Les Bourreaux de Bangui risqueront de demander d,ici peu à l,Ambassadeur de la france de quitter le pays.

Ayant la patience et attachons nos coeurs avec une corde solide.


STATION RADIO INTERNET POUR LA DEMOCARTIE EN CENTRAFRIQUE
PETIT CHERCHEUR
CENTRAFRICAIN







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FERDINAND SAMBA CONDAMNE A 10 MOIS D’EMPRISONNEMENT FERME

Dans son verdict, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, en audience correctionnelle du 26 janvier 2012, le magistrat Dubai, Président dudit tribunal, assisté de M. Alain Tolmo, représentant du ministère public et des assesseurs, a requis 10 mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de M. Ferdinand Samba, Directeur de Publication du quotidien Le Démocrate, accusé de diffamation, d’injures et d’incitation à la haine.


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PLAIDOYER POUR UNE ORGANISATION JURIDIQUE ET POLITIQUE ENTRE LA REPUBLIQUE ET LES RELIGIONS EN CENTRAFRIQUE

Par Arrêté ministériel N° 038/MATD/DIR.CAB, Josué BINOUA, ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, avait invité les populations centrafricaines à observer trois journées de jeûne et de prières, le mardi 27 décembre 2011.

Clotaire SAULET SURUNGBA
30/01/2012


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