BOGANDA ET LE PANAFRICANISME : LA CONFERENCE DE M. - R. HASSEN
19/11/2008
BOZIZE REVIENT DE LIBYE
19/11/2008
LE MLPC EN CAMPAGNE DANS LA BASSE-KOTTO
19/11/2008
RCAÂ : LA PAIX A DEUX VITESSES
19/11/2008
M. WABELAYEN ESCROQUE PAR DES AGENTS DES FINANCES DE LA SANGHA-MBAERE
19/11/2008
|
||||||||
|
APPEL DU MEDIATEUR ABEL GOUMBA EN FAVEUR DE L’UNITE NATIONALE
Centrafricains, Centrafricaines,
Chers compatriotes, Une génération responsable qui passe a l’obligation de laisser à celle qui lui succède un héritage digne de ce nom, emprunt d’une bonne culture, notamment la culture de paix, une culture d’amour pour la patrie, qui soit humaniste, une bonne conception de développement et surtout de bonnes dispositions pour garantir au pays un meilleur épanouissement de ses fils et filles. C’est le sens du combat mené par le Président Fondateur de la République Centrafricaine, Barthélemy Boganda, qui a laissé à la génération d’aujourd’hui un pays uni, avec une devise « Unité, Dignité, Travail », qui révèle sa pensée profonde de donner à la République Centrafricaine une vision unificatrice, un peuple digne et capable de créer les conditions de son développement humain et durable. Mais, que voit-on lorsqu’on se réfère aux déclarations faites sur les ondes internationales et dans la presse écrite ? Des échos négatifs illustrés par l’idée de création d’une certaine « République de Logone –Chari au Nord de la République Centrafricaine ». En ma qualité, aussi bien d’élève que de compagnon de lutte et de collaborateur du fondateur de notre pays, le Président Barthélemy Boganda, je me fais ici le devoir d’appeler tous les protagonistes à une prise de conscience du grand sacrifice consenti par le Président Boganda et de rappeler aussi le sens du combat mené par ce panafricaniste pour la création de la République Centrafricaine. C’est pour dire qu’en fait, aucune raison, même apparemment fondée, ne peut, à l’heure actuelle, justifier une quelconque hypothèse de division au sein de cette nation centrafricaine, que le Président Boganda considère, à juste titre, comme « le bastion de l’Unité Africaine, auquel viendront nécessairement se grouper tous ceux auxquels des points communs nous unissent, c’est-à -dire des raisons traditionnelles et ethniques propres à l’Afrique, des raisons d’importation aussi, telles que la culture et le progrès ». A cause de la position géographiquement stratégique de la République Centrafricaine, le Président Boganda avait, de ce pays, une vision panafricaine, mise en œuvre par une politique tendant à unifier l’Afrique, afin de la rendre forte économiquement et politiquement. Dès les années 1948-1949, dans son Bulletin n°3, intitulé « Pour sauver un peuple », Boganda, député de l’Oubangui-Chari, disait : « Une politique individuelle équivaut à une politique de division ; la division affaiblit et la faiblesse tue ». L’histoire a confirmé les pensées de Boganda, qui sont toujours d’actualité et utilisées comme le ferment, sinon la base même de la création de l’Unité Africaine. A plus forte raison, tous les leaders politiques de notre pays, fiers d’appartenir à ce pays pionnier, devraient s’approprier les idées de Boganda et se laisser guider par elles dans tous les efforts qu’ils mènent pour la construction du pays. Prétendre créer au vingtième siècle des poussières d’États, comme le disait Boganda et vouloir détruire ainsi les acquis de tout le combat mené par le Président Fondateur pour l’indépendance et l’unité de la République Centrafricaine, me paraît comme une politique rétrograde, à courte vue et d’intérêt immédiat, mais dont le résultat sera voué à la disparition dans une brève échéance. Il n’échappe à personne qu’aujourd’hui, plus que jamais, se justifie l’adage : « Malheur à l’homme seul ». En effet, comme il l’a encore souligné et à raison dans son bulletin n°9, « Pour une République Centrafricaine » : « Seuls les grains ensemble sont politiquement et économiquement viables ». Ce qui est vrai pour les personnes est encore plus vrai pour les peuples. Je l’ai dit et je le répète après Boganda : « La division, le tribalisme et l’égoïsme ont fait notre faiblesse dans le passé et feront notre malheur dans l’avenir si nous les entretenons encore ». C’est pourquoi je lance cet appel et supplie tous ceux qui se hasarderaient à s’engager dans une aventure de balkanisation de la République Centrafricaine, de renoncer purement et simplement à leur manoeuvre. Ce serait une très lourde responsabilité que de diviser la nation centrafricaine et de détruire son unité, surtout à une époque où le monde tend à devenir un village planétaire. La désintégration de la République Centrafricaine est suicidaire, en ce qu’elle constitue une menace certaine contre la souveraineté nationale et constitue en soi, une voie d’incitation aux guerres tribales. Retenons fermement les objectifs politiques visés par Boganda, avant et après la proclamation de la République Centrafricaine, un des trois territoires de l’Afrique Centrafricaine de l’Afrique Equatoriale Française (AEF), « un noyau solide, homogène et uni. Les Africains ne veulent pas être divisés en comprimés faciles à absorber. Unis, nous vaincrons » ! Fait à Bangui, le 3 septembre 2008 Le Pr. Abel Goumba Médiateur de la République Jeudi 04 Septembre 2008
Le Pr. Abel Goumba
Lu 1158 fois
Dans la même rubrique :
DECES DU Pr. Simon Bédaya Ngaro - 01/02/2006ADP : COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A LA HAUSSE DES PRIX DU CARBURANT ET A LA LOI D’HABILITATION - 19/01/2006REACTION DE L'ASSOCIATION LÔNDO SUITE AUX DERNIERS EVENEMENTS DANS LE 4e ARRONDISSEMENT DE BANGUI - 10/01/2006LES ONG DES DROITS DE L'HOMME S'ELEVENT CONTRE LES ACTES DE BARBARIE DES SOLDATS EGARES - 06/01/2006|1| >> |
||||||||



POLITIQUE
Décrets








