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AUGMENTATION DE LA TVA : LES CONSOMMATEURS VONT SE SAIGNER



Par une lettre circulaire adressée aux opérateurs économiques et à tous les consommateurs, le Ministre des Finances et du Budget, Théodore Dabanga a informé ceux-ci, qu'en application de la nouvelle loi de Finances 2006, en son article 15, le taux de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) précédemment de 18% est désormais passée à 19 % à compter du 1er janvier 2006.
Cette hausse de la TVA qui est d'application immédiate, ne sera pas sans conséquences sur les différents produits de première nécessité. Une fois de plus, c'est le pauvre consommateur centrafricain qui est mis à contribution dans les reformes antisociales entreprises par le gouvernement. Déjà les prix du pétrole lampant ont sensiblement augmenté dans les différents quartiers de la capitale soit de 10 F cfa, soit de 20 F cfa. Ceux d'autres produits de première nécessité ne tarderont pas à suivre.
Avec tous les sacrifices consentis par le consommateur centrafricain, le gouvernement de la République qui, certainement, va bénéficier des retombées financières de cette augmentation, laissera entendre que les caisses de l'État sont désespérément vides. Un credo qui nous ait désormais familier. La gestion rigoureuse qui fait partie intégrante de la notion de bonne gouvernance est méconnue par nos financiers.
De Dologuélé à Ziguélé en passant par Lebouder, Ndidifeï Boyssembé sans oublier Théodore Dabanga voire le Premier Ministre Elie Doté lui-même, tous ont développé des théories de gestion qui, malheureusement n'ont pas aboutis. Etant donné que l'appétit vient en mangeant, ces financiers qui débarquent, nous sapent le moral à travers leurs différentes théories utopiques, pour se laisser découvrir par la suite comme des adeptes du clientélisme, de la corruption et de la facilité ; en un mot des situationnistes. C'est la République en général et le consommateur centrafricain en particulier qui sont appelés à payer les pots cassés ... A quand la fin du calvaire ?

Vendredi 13 Janvier 2006
Fleury - K
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