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BOSSEMBELE : CINQS PEUHLS ABATTUS PAR DES MILITAIRES




L'on ne cessera jamais de parler des cas de violation flagrante des droits de l'homme dans le pays. Cette situation qui est devenue un phénomène quotidien doit leur responsabilité aux porteurs de tenue qui se comportent toujours comme des véritables gangsters, et qui n'ont certainement pas leur place dans une société dite démocratique qui aspire à la paix.
A chaque instant, des cas de viol, d'assassinats sont relevés ça et là. La liberté d'aller et venir n'a plus son sens voire sa raison d'être dans le pays. Tout le monde se promène la peur au ventre et se met toujours à l'esprit que d'un moment à l'autre il peut être agressé, violé, torturé... Les droits de l'homme sont toujours foulés au pied comme si la vie ne se résume qu'à quelques individus qui doivent jouir pleinement de cela. Le monde évolue et nul n'a le droit de priver son prochain de sa liberté. Le retour à l'ordre constitutionnel est une étape décisive pour permettre aux investisseurs étrangers de revenir s'installer dans le pays et injecter de l'argent pour la relance de l'économie centrafricaine.
Il apparaît clairement que les ex-libérateurs font toujours piètre figure et sont vomis par la population qui en a marre de leurs comportements odieux. Des dénonciations sont fréquemment faites par les organisations internationales des droits de l'homme pour interpeller l'opinion nationale et internationale sur les actes inhumains posés par les compatriotes porteurs de tenue sur les paisibles populations. L'impunité aidant, ces genres de comportement qui ne sont pas condamnés avec la dernière rigueur, motivent davantage leurs auteurs à récidiver.
Devant cette situation qui met à mal tout le système de fonctionnement de la société et de l'administration publique et privée, il convient de dire que le pays va vers une dérive totalitaire et sanguinaire comme sous le règne de l'ex-empereur Bokassa 1er. La passivité du Chef de l'Etat François Bozizé et son manque de courage à punir les auteurs de ces crimes les poussent à toujours poser ces actes ignobles qui dépassent l'entendement de tous.
A titre d'illustration, une mission militaire qui était venue de Bossangoa, a pris à partie certains Peuhls de la localité de Badéngué, dans la sous-préfecture de Bossémbélé. Il s'agissait des Peuhls qui ont fui les coupeurs de route, communément appelés Zaraguina pour se réfugier dans la brousse.
Les militaires qui revenaient de Bossangoa ne sont pas passés par quatre chemins pour qualifier ces Peuhls de Coupeurs de route. Ils ont été rudoyés et ont subi des menaces graves. Malgré l'intervention du chef de groupe et des chefs de village qui ont plaidé leurs causes devant les autorités militaires, que ces Peuhls ne sont pas des bandits de grands chemins, ces derniers ont balayé de la plaque de la main tout ce que ces autorités locales leurs ont dit, tuant ainsi cinq de ces peuhls et faisant deux blessés graves dont l'un, répondant au nom de Hamadou Ngordji se trouve actuellement à l'Hôpital de l'Amitié pour des soins intensifs.
La RCA appartient à tous les centrafricains et il n'est nullement question de dire outre mesure que c'est une jungle où la loi du plus fort doit l'emporter.


Jeudi 02 Février 2006
MT
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