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Bientôt des actions syndicales d'envergure

Les Centrales Syndicales se disent déterminées à en découdre avec le Gouvernement. Conscientes de leur faculté de nuisance et décidées à obtenir gain de cause pour leurs revendications, les six puissantes centrales du pays reconduisent leur grève pour huit jours, mais d'autres actions sont à prévoir, comme l'explique M. Edouard Koyacommandant, Secrétaire Général de la Confédération Nationale des Travailleurs Centrafricains (CNTC) à l'issue de l'Assemblée Générale du samedi 5 janvier 2008 à la Bourse du Travail.



Le Confident (LC) : Après les concertations des 2 et 3 janvier 2008 avec le gouvernement, M. le Secrétaire Général, quelles grandes décisions avez-vous arrêtées au cours de cette Assemblée Générale du 05 janvier 2008 ?

Edouard Koyacommandant (E.K) : Je dois d'abord vous affirmer que les six Centrales Syndicales reconnues en RCA sont cette fois-ci dans la même barque et naviguent ensemble. Au cours de notre Assemblée Générale d'aujourd'hui, de grandes décisions ont été prises. La première, c'est d'écrire au gouvernement pour la reconduction de la grève de huit jours.

Ensuite, nous allons écrire au Président de l'Assemblée Nationale, pour chercher à le rencontrer et lui présenter les conditions difficiles dans lesquelles les fonctionnaires centrafricains se trouvent. Après ces démarches nous allons organiser un meeting syndical le samedi prochain, meeting au cours duquel toutes les couches seront représentées. Les journalistes, les organisations des Droits de l'Homme, le public, les partis politiques tant de la majorité que de l'opposition, ainsi que les étudiants seront invités. Les étudiants qui seront les futurs fonctionnaires doivent être imprégnés dès maintenant de ce qui se passe dans le pays. Pour les grandes actions que les travailleurs ont voulu mettre en chantier, nous leur avons demandé de faire patience car ces actions seront menées graduellement. C'est après la tenue du grand meeting syndical que nous déciderons des actions comme les marches pacifiques, les sit-in, les concerts de casseroles, et autres…

L.C : Avez-vous prévu de saisir les grandes Centrales mondiales et le Bureau International du Travail ?
E.K : Tout à fait. Nous faillirions à un devoir si nous ne le faisons pas. Dès la semaine prochaine, des correspondances seront acheminées.
Tout d'abord, toutes ces institutions ont été informées de notre première prise de position en ce qui concerne la première grève de huit jours. Cette fois-ci en entamant les grandes décisions, il faudrait qu'elles soient informées. Nous allons adresser des correspondances à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et au Bureau International du Travail (BIT).

L.C : Dans le communiqué final de la concertation gouvernement/syndicats, vous avez fait mention expressément des actions à mener. Les avez-vous passées en revue ?
E.K : Je vous ai cité quelques actions, mais elles ne seront pas limitatives. Il y aura des actions. Mais il faudrait que le moment vienne pour se rendre à l'évidence et qu'on mette les actions en pratique.

L.C : Quelle était l'ambiance au cours de cette Assemblée Générale ?
E.K : C'était la détermination et l'engagement dans les grandes actions qui ont prévalu. La motivation était à son comble; le problème des conditions de vie des travailleurs concerne tout le monde. Tous les travailleurs sentent dans leurs os et dans leur chair les difficultés actuelles que nous endurons. Si nous prenons le cas du Syndicat Autonome des Travailleurs Progressistes dont nous ne connaissons pas encore bien l'obédience, nous pouvons présager que la défense du droit du Travail nous est commune.

Lors des dernières négociations avec le gouvernement, nous avons été fermes. Nous nous sommes dits que si le gouvernement continue à ne pas respecter ses engagements, qu'il démissionne. Et au cours de l'Assemblée Générale d'aujourd'hui, les travailleurs ont été unanimes à reconnaître la forfaiture du Gouvernement et à exiger sa démission si les promesses oiseuses continuent.


Lundi 07 Janvier 2008
Propos recueilli par Mandimba-Nimba
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