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Le Confident
 

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

Vendredi 10 Février 2012
21:11
DROITS DE L'HOMME

CHARLES MASSI DISPARAIT, LES INTERROGATIONS PLEUVENT

L’affaire Charles Massi, membre du Bureau politique de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), arrêté le 20 décembre 2009 dans la zone des 3 frontières (Cameroun - Centrafrique - Tchad), prend des tournures qui ressemblent de plus en plus à une sorte de feuilleton à rebondissement.



Malgré des témoignages formels sur les circonstances de l’arrestation de l’ancien ministre d’Etat Charles Massi, qui a regagné depuis la rébellion, personne ne sait exactement où a été détenu M. Charles Massi. A-t-il été conduit après son arrestation à Moundou, à Doba? Aucune source ne confirme exactement là où a été détenu le Chef rebelle centrafricain.

Un imbroglio qui fait perdre le latin
Néanmoins des rumeurs persistantes ont commencé à faire état de la probabilité du transfert de M. Charles Massi en Centrafrique. Lors d’une dernière déclaration du ministre d’Etat à la Communication, M. Cyriaque Gonda, un démenti formel a été apporté à cette information que les autorités centrafricaines qualifiaient de fantaisiste. Et pourtant, selon certaines indiscrétions, Charles Massi aurait été transféré à Bossangoa ou à Bossembelé (considérée comme le Guatanamo de Centrafrique). A la presse nationale ainsi qu’aux parents et amis de Charles Massi en quête d’informations sur le sort de leur proche, le Tchad annonce avec fermeté que le leader rebelle centrafricain ne se trouve pas sur son sol. Il en est également pour le Cameroun dont les autorités affirment que M. Charles Massi n’a jamais foulé le sol camerounais. Dans cet imbroglio, on commençait quelque peu à perdre son latin. La longue détention sans nouvelle de M. Charles Massi n’était pas pour donner des assurances à ses proches.

Mme Denise Massi expulsée
Impatiente, Mme Denise Massi, qui voulait en avoir le cœur net, prend le vol d’Afrikyiya et débarque le mercredi 13 janvier 2010 à Bangui. L’épouse du Chef rebelle de la CPJP venait en Centrafrique s’enquérir auprès des services judiciaires du sort réservé à son mari. Mais les autorités judiciaires ne l’entendront pas de cette oreille. La dame Massi sera éconduite aux frontières et remise dans le vol Air-France du jeudi 14 janvier 2010 à destination de Paris. Malgré sa nationalité centrafricaine par les liens du mariage avec M. Charles Massi, Mme Denise est expulsée du territoire centrafricain comme si elle est frappée de bannissement ou d’ostracisme. Cette attitude quelque peu singulière des autorités centrafricaines a surpris tous ceux qui suivaient cette affaire de près. Qu’y-a-t-il à cacher pour empêcher Mme Massi de rencontrer son mari, même en prison, ou d’avoir des nouvelles auprès des autorités judiciaires? De véritables interrogations ont commencé à pleuvoir.

Un pavé dans la mare
Le temps pour les proches de M. Charles Massi de méditer sur l’attitude des autorités centrafricaines, des indiscrétions comme l’a souligné M. Eric Néris, le secrétaire du Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) en France, proche du Chef de l’Etat et du Colonel Jean-Francis Bozizé, ministre délégué à la défense nationale, annoncent à la famille de M. Charles Massi le décès du leader de la CPJP, depuis le 8 janvier 2010, au tristement célèbre bagne de Bossembélé. Mme Denise Massi, qui a eu le temps de contacter l’Agence France Presse (AFP), monte au créneau et demande aux autorités centrafricaines de lui apporter les preuves du contraire de l’assassinat dans des conditions atroces de Charles Massi. L’importance de la nouvelle a quelque peu été éclipsée à Bangui par le 10e sommet des Chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) qui se tient dans la capitale centrafricaine. L’affirmation de Mme Denise Massi et de M. Eric Néris, le Secrétaire du FODEM en France, ne pouvait avoir de réactions immédiates des autorités centrafricaines qui, dans un passé récent, avaient avoué que le leader de la Convention des patriotes pour la paix et la justice (CPJP) ne se trouvait pas en territoire centrafricain. Charles Massi, depuis son arrestation, s’est-il volatilisé?
La vérité ne saurait s’étouffer éternellement.

John Smith
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Mardi 19 Janvier 2010

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1.Posté par ZAKPATA le 19/01/2010 17:13
Ô juste Dieu! Fais que cela ne soit pas vrai!

C'en serait de trop!

Plusieurs media internationaux ont déjà fait échos de cette macabre nouvelle. Pour ma part, je n'ose tout simplement pas croire à tout ce que l'on écrit ou dit autour de cette affaire. Par pitié pour ce pays dont les martyres et les suppliciés, depuis les temps coloniaux, se comptent par centaines.

Quel que soit le grief qu'il peut reprocher au Colonel Charles MASSI, le Général BOZIZE, chef de l'Etat centrafricain, sait qu'il s'est engagé, à la face de la communauté internationale et du peuple de Centrafrique, à perpétuer et consolider la démocratie dans notre pays. Ce pour lequel il avait dit non à son grand frère Patassé et connu lui aussi les affres de la vie du banni.

A ce titre, il a déjà su montrer une quelconque magnanimité dans le traitement des questions relatives aux soit-disants mouvements rebelles du pays. Les différents accords passés dans ce sens n'ont pas encore, à ce jour, donné les résultats que l'on attendait, car le programme DDR n'a pas, à ce que je sache, déposé devant la représentation du peuple centrafricain, un rapport concluant faisant état d'un aboutissement heureux. Ce qui laisse augurer, somme toute, une issue incertaine.

Ceci étant, comment comprendre que dans une telle situation, le Général-Président, informé au jour le jour des objectifs et procédures inquisitoriales de la CPI, puisse se permettre de faire disparaître comme cela, un opposant, fût-il nuisible, sans qu'un procès en bonne et due forme lui soit fait?

Quoi! Parce que Me NGANATOWA GOUNGAYE WANFIO est mort, on peut tout se permettre? Mais, retenons-le, même si ce n'est pas pour aujourd'hui, il y a des milliers de NGANATOWA GOUNGAYE WANFIO sur ces millions d'enfants encore à la mamelle, dans les maternelles et les écoles tous degrés confondus de Centrafrique. Ne nous y trompons pas.

Charles MASSI, Colonel de l'armée centrafricaine tombé en rébellion, mort les armes à la main sur le champ de bataille, cela se passerait de toutes spéculations a posteriori. Il aurait payé le prix de ses convictions. Il n'aurait pas été, à ce titre, le premier chef rebelle à connaître un tel sort.

Mais arrêté par un pays tiers, puis livré sans aucune forme juridique engageant l'accord de coopération judiciaire entre les deux Etats, et mis à mort sans aucun procès, cela interpelle.

L'image que moi je garde du Général BOZIZE est celle de cet officier général qui, en 2001, dans les moments les plus chauds de l'après l'amateurisme du mouvement militaire attribué à son aîné KOLINGBA, s'était arrêté et a ramassé dans ses propres bras, un jeune homme que l'un de ses gardes du corps, faisant excès de zèle, venait de blesser grièvement, pour l'emmener à l'hôpital et veiller personnellement à ce qu'il reçoive les meilleurs soins. Cela s'était passé sur l'Avenue David DACKO, à Bruxelles. J'étais moi-même dans la foule venue au contact du chef d'état major des FACA de l'époque, pour lui signifier la situation qui prévalait dans le secteur.

Je n'ose pas croire, que ce même Général BOZIZE, devenu ce que nous appelons « Père de la Nation », ignore qu'il ait à entretenir sa place dans le coeur de chaque centrafricain. Encore moins, et surtout qu'il ait pu ignorer les dispositions des conventions de Genève de 1949, particulièrement celles relatives aux prisonniers de guerre. Il n'a pas pu aller, je crois, jusqu'à ça.

Mais si par malheur quelqu'un a dû faire excès de zèle, comme cela est si fréquent, pour réduire définitivement le Colonel MASSI au silence et priver le peuple de connaître la vérité sur les actes de ce compatriote, je crois que l'amour et le respect, que la population ne peut manquer d'inspirer à son chef, exigent que ce dernier fasse rendre des comptes

Car ceci venant à la suite de l'affaire BABA LADE non encore clarifiée, montrerait que le monde en Afrique centrale est entre les mains des gangsters. Et une telle réputation, tôt ou tard finira toujours par desservir ses auteurs.

Aujourd'hui, les responsables de l'ancienne puissance coloniale qui n'ont rien perdu de leurs prétentions sur nos pays, nous caressent dans le sens des poils; car ils savent ce qu'ils attendent de nous. Le feront-ils de la même manière demain une fois que nous ne leur serons plus utiles? Ils sont revenus là en puissance. Ils tiennent l'essentiel de nos points stratégiques. Le peuple ou nos intérêts au service des sempiternels oppresseurs?

Est-ce au prix du sang du centrafricain que nous allons perpétuer leurs mains-mises sur le pays et sur nous-mêmes? BOKASSA, KOLINGBA, puis PATASSE ont été lâchés. En sera-t-il autrement demain pour nous? Je ne fais que m'interroger.

Voilà pourquoi, en tant que fils de Centrafrique, je forme le souhait ardent que le Chef de l'Etat fasse donner toute la lumière sur cette affaire. Cela ne lui enlèvera rien, bien au contraire.

Trop de sang centrafricain a coulé aussi bien à Bangui que dans les zones sous tension. Le peuple ne devrait pas être amené à faire des supputations fondées sur de l'abstrait qui tendraient à donner, au premier magistrat centrafricain, le qualificatif de vengeur ou de hors-la-loi.

La DEMOCRATIE dans cette situation deviendrait un vain mot. Et l'image de marque du premier d'entre les fils de Centrafrique de ces temps, déjà suffisamment écornée grâce à certaines actions crapuleuses directes ou indirectes, finirait par ne plus être ce qu'elle est encore, tant en Centrafrique qu'à l'extérieur. La succession des cas déconcerte.

Il faut que l'arbitraire cède du terrain. Le peuple a le droit de savoir.

Les raisons du rangement de Monsieur MASSI derrière la position des rebelles, après avoir été l'un des partenaires proches du Chef de l'Etat centrafricain, échappe à la majorité. Beaucoup d'entre nous ne cessent de s'interroger sur le bien-fondé du comportement de ce haut cadre devenu homme politique, qui avait tout pour se la couler douce.

En faisant comparaître le Colonel MASSI devant une cour de justice régulière, le régime contribuerait à asseoir sa crédibilité dans l'opinion nationale, en mettant à nu les motivations réelles de ce dernier.

Il y a eu procès pour certains prétendus rebelles. Pourquoi préférer la manière expéditive pour MASSI? Qu'avons-nous à soustraire à la connaissance du peuple? L'élimination physique du Colonel MASSI, sans prendre le temps d'aller au fond de la question et découvrir les vrais tenants et aboutissants, contribuera-t-elle à ramener la paix durable dans le pays?

Quoi qu'on puisse en penser, un autre Général-Président, KOLINGBA, l'a fait. Et ceux qui avaient eu la chance d'y passer, doivent reconnaître aujourd'hui que si le prédécesseur de PATASSE en a été desservi, le Centrafrique en a été, quant à lui, servi. Car ceux qui nous gouvernent aujourd'hui sont encore là pour lui rendre, à leur façon, des services. Et même KOLINGBA ne s'en plaindrait pas car il en bénéficie par cette liberté d'aller et venir dont il jouit à ce jour.

Mon Général! C'est vous seul qui détenez et avez l'exercice du pouvoir exécutif que le peuple centrafricain vous a conféré. C'est à vous, et seulement à vous, que compte demain sera demandé, en bien ou en mal. Que personne ne vous induise en erreur! Vous ne gagnerez rien en traitant le cas MASSI en catimini.

Il y a beaucoup d'impondérables dans notre sous-région. En tant que frère soucieux de l'avenir de notre terroir commun, je vous exhorte, au nom de Jésus-Christ dont on dit que vous êtes serviteur, à prendre le peuple centrafricain, qui encore a la possibilité de croire en vous, à témoin dans cette affaire.

La solution des raccourcis, nous le voyons avec les résultats du DPI, n'accouche que du piétinement, dont la résultante est cette perpétuation de l'incertitude, qui entretien le sentiment de l'éternel recommencement.

JUSTICE et RECONCILIATION sont, à mon humble vue, les seules procédures pouvant conduire vers la voie de la RECONSTRUCTION et la CONSOLIDATION de la NATION CENTRAFRICAINE.

Vous êtes à l'heure du bilan. Le terrain sur lequel nous vos concitoyens vous attendons est celui de la Démocratie participative, de l'Unité, de la Solidarité et du Développement durable dans la CONCORDE et la DIGNITE retrouvées. Le contraire entretiendra une place royale pour la prévarication dont l'envers est la frustration et la précarisation des couches sociales, malgré les efforts consentis.

Que sous votre houlette prévalent en Centrafrique le DROIT et la LEGALITE. Nos morts et la souffrance de nos soeurs et frères dans les camps des réfugiés nous le réclament et même l'exigent.

ZAKPATA.

2.Posté par moussa le 22/01/2010 13:09
LE SILENCE GENE DES AUTORITES SI ON PEUT LES APPELER AINSI PROUVE TOUT SIMPLEMENT QUE SA MORT ES T DEJA EFFECTIVE LA FAMILLE MASSI PEUT DEJA FAIRE LE DEUIL DE CHARLES.

3.Posté par mbioko martin le 22/01/2010 14:26
Charles massi bien fait pour sa gueule,c'est un traitre et rebelle,lui et ses troupes ont tué des pauvres villageois,il mérite la mort.personne ne parle de Massi à Bangui,il est oubliè.Il a tu as tué et violé des femmes,c'est normal que ses enfants pleurent aussi;Sewa a raison oeil pour oeil et dent pour dent;
merci bozizé tu as fait du bon boulot,centrafrique est en paix
on doit oublier massi vite vite;
les gens ont dit à Massi,massi massi ita il n'a pas voulu tant pis pour lui;
qu'il aiile en enfer

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