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CPI : DES SAUVEURS POUR A.F. PATASSE

Après l’arrestation du richissime mais tristement célèbre Jean-Pierre Bemba Gombo et son transfèrement de la Belgique à La Haye, l’étau commence à se resserrer autour de ses complices.



Pour la petite histoire, sous le précédent régime, le Président Ange Félix Patassé, qui était confronté aux crises militaro-politiques récurrentes, a sollicité l’intervention des rebelles du Mouvement de Libération du Congo (MLC) pour restaurer la sécurité, la paix et pérenniser son règne.

Des personnalités politiques et militaires centrafricaines avaient efficacement contribué à l’aboutissement des négociations entre le pouvoir et le leader du MLC, Jean-Pierre Bemba Gombo.
Les rebelles du MLC furent impliqués dans un conflit purement centrafricain. Une grande première dans l’histoire de la République Centrafricaine.

L’occasion faisant le larron, ces malfrats, au lieu de repousser les rebelles et bandits de grand chemin et assurer la sécurité à l’intérieur et aux frontières, s’étaient livrés à cœur joie aux exactions, pillages, viols, tortures, etc., sur les Centrafricains. Certaines personnalités politiques et militaires furent humiliées.

Au moment où la Cour Pénale Internationale (CPI), sommée par le gouvernement centrafricain, déclenche sa procédure pour déterminer la responsabilité de tous ceux qui, de près ou de loin, ont aidé à l’ingérence de ces forces non conventionnelles dans une affaire centrafricaine et envisage la réparation des préjudices subis par les victimes, certains Chefs d’Etat de la Communauté des Etats Sahelo-Sahariens (CEN-SAD) exercent des pressions sur le Président Togolais Faure GNASSINGBE pour le pousser à ne pas livrer l’ancien président Ange Félix Patassé à la CPI.

Selon nos sources, les partenaires au développement, informés des agissements des sauveurs de Patassé, soutiennent qu’il n’est pas question que cet ancien président de la République Centrafricaine ne réponde pas de ses actes devant cette instance judiciaire internationale. Ils se sont engagés de veiller à ce que la procédure annoncée par la CPI sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Centrafrique aille jusqu’à terme.

D’autres partisans de Patassé avancent comme prétexte justifiant sa non comparution devant la CPI, sa popularité et sa grande capacité de nuisance.

Malheureusement, ceux-ci ne disent pas comment ils comptent repousser les préjudices et l’humiliation subis par les Centrafricains en général et les victimes des rebelles du MLC en particulier.
La CPI ne doit pas jouer avec son image.




Lundi 07 Juillet 2008
Jean SIOPASSA
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