Le Confident

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Tél.:+236 75 04 64 14

Dimanche 23 Novembre
12:12
Votre AVIS compte
La Fondation panafrican Union présentera lors du prochain dialogue politique inclusif un document de 27 pages sur l'enlèvement et la déportation du Président Bathélemy Boganda


Site recommandé par Ousurfer.com

Accueil Accueil    Envoyer à un ami Envoyer à un ami    Version imprimable Version imprimable

DEBLOCAGE DES SALAIRES, LES SYNDICATS S’IMPATIENTENT

En septembre- Octobre 2007, les syndicats, inquiets de voir la situation des travailleurs se dégrader et les promesses du gouvernement renvoyées aux calendes grecques, avaient observé un arrêt de travail.



Cette grogne des travailleurs du secteur public avait failli perturber la rentrée scolaire. En négociations, le gouvernement avait fait la promesse d’étudier le problème du déblocage des salaires pour l’exercice budgétaire 2008. De nombreux scénarios ont été mis en scène par le gouvernement et le déblocage n’était pas à l’ordre du jour. Deux camps s’étaient formés au sein du gouvernement. Les partisans du déblocage et les ministres qui en étaient foncièrement contre.

Le déblocage ne figure nulle part
Le gouvernement n’a pas surpris lorsque le 2 janvier 2008, les travailleurs du secteur public ont décidé d’observer une grève jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications. Peu avant la fin de l’année, des négociations ont été ouvertes et le gouvernement a déclaré son incapacité à débloquer les salaires gelés depuis 1985, les avancements n’existent que sur le papier, mais jamais payés. Le gouvernement avait déclaré que la situation serait examinée en Juillet 2008 lors d’un collectif budgétaire. Le gouvernement de M. Faustin Archange Touadera, qui venait de prendre la relève de M. Elie Doté poussé à la démission par la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale, n’avait pas d’autre choix que de céder aux revendications syndicales. La grève de janvier 2008 avait paralysé tous les services publics et l’inquiétude planait déjà sur l’année scolaire.

Début mars 2008, les travailleurs du secteur public ont repris, qui le chemin des bureaux, qui le chemin de l’école, qui d’autre encore le chemin de l’hôpital. Mais cette reprise n’a pas fait oublier aux syndicats les promesses du gouvernement. Ils attendaient donc de pied ferme le collectif budgétaire. Or, il s’avère que lors de la convocation de l’Assemblée nationale en session extraordinaire à partir du 1er Août 2008, un collectif budgétaire figurait bien à l’ordre du jour. Au grand dam des syndicats, après examen de ce collectif, la question du déblocage n’avait été prévue nulle part et comme les syndicats, pressés par leurs bases, n’ont pas la mémoire courte, les six (6) centrales syndicales que sont la CCTC, la CNTC, la CSTC, l’OSLP, l’UGTC et l’USTC, ont adressé une lettre de revendications au gouvernement pour lui rafraîchir la mémoire sur ses promesse du début de l’année.

Les syndicats sont sceptiques
Dès réception de la correspondance des syndicats, le gouvernement a mis tout en œuvre pour ne pas être confronté à un autre problème sur le front social Jugeant la situation très sérieuse et préoccupante, le gouvernement n’a pas hésité un seul instant à désigner M. Parfait Mbaye, ministre d’Etat aux Transports, pour rencontrer en urgence les représentants des six (6) centrales syndicales. La rencontre a eu lieu le jeudi 14 août 2008. Conscient qu’il joue sur la corde raide, le ministre d’Etat Parfait Mbaye a tenté d’apaiser les inquiétudes des représentants des travailleurs. Le membre du gouvernement s’est lancé dans de longues explications, présentant à ses interlocuteurs les difficultés actuelles de l’Etat. M. parfait Mbaye a déclaré qu’il vaut mieux maintenir le niveau actuel de la masse salariale et payer régulièrement ces salaires, que d’avoir des niveaux faramineux que le gouvernement ne pourra pas payer ou pourra payer, mais très difficilement. Ce qui aura pour conséquences d’accroître le niveau des arriérés de salaires.

Malgré la plaidoirie du ministre d’Etat aux Transports, les représentants des organisations des travailleurs du secteur public sont demeurés sceptiques quant à la volonté réelle du gouvernement de résoudre ce problème qui empoisonne constamment l’atmosphère lors des négociations syndicats/gouvernement. Cette question risque de revenir plus que jamais dans les doléances des syndicats, depuis que les prix des denrées de première nécessité ont pris l’ascenseur.

Après avoir remis, il y’a quelques jours, une réflexion des centrales syndicales sur la flambée des prix et relancer le gouvernement sur ses promesses de déblocage des salaires, les syndicats estiment qu’ils commencent à accumuler sérieusement des griefs. Un leader syndicaliste, qui a pris part à la rencontre avec le ministre d’Etat Mbaye, nous déclare que la rentrée scolaire risque d’avoir du plomb dans l’aile, car les syndicats ont déjà pris le temps d’observer le gouvernement de M. Faustin Toudera Archange et de le voir à l’œuvre. Ces vacances permettront peut-être au gouvernement d’affiner sa stratégie pour éviter la chaleur sur le front social surtout que le front politique ne se porte pas bien pour le processus du Dialogue Politique Inclusif



Mercredi 20 Août 2008
Madimba-Nimba
Lu 371 fois



Dans la même rubrique :

|1| >>

POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIETE | CULTURE | INTERNATIONAL | SANTE | SPORT | EDITORIAL | DOSSIERS | REGIONS | INTERVIEW | LIBERTE DE LA PRESSE | OPINIONS | DROITS DE L'HOMME | CHRONIQUES | TEXTES




Inscription à la newsletter
 


partenaire