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La Fondation panafrican Union présentera lors du prochain dialogue politique inclusif un document de 27 pages sur l'enlèvement et la déportation du Président Bathélemy Boganda


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DROIT DE REPONSE DU Pr. ABEL GOUMBA AU QUOTIDIEN « LE DEMOCRATE »

Après la publication d’une série d’articles sur « l’enlèvement et la déportation du Président Fondateur de la République Centrafricaine Barthélemy Boganda aux Antilles», chef d’œuvre signé Mouammar Bengué-Bossin, ancien Conseiller politique du Pr Abel Goumba à la Primature, dans les colonnes du Quotidien Le Démocrate des 08 et 09 décembre 2007, le Pr. Abel Goumba, réagit par le biais d’un droit de réponse que nous publions strictement dans le cadre de ce dossier pour éclairer nos lecteurs dans la recherche de la vérité sur la disparition tragique de Barthélémy Boganda et autres personnalités de la République.



Professeur Abel Goumba Bangui, le 12 novembre 2007
BP 259 Bangui
Télé : 75 50 11 22
A
Monsieur le Directeur de Publication du
Journal « Le Démocrate »
BANGUI

Objet : Droit de réponse

Monsieur le Directeur,

Suite aux déclarations de Monsieur BENGUE BOSSIN diffusées dans « Le Démocrate » des 08 et 09 Novembre 2007, selon lesquelles :

« Je savais que le Président BOGANDA et ses deux compagnons FAYAMA et KANGALA étaient déportés aux Antilles, mais que j’étais contraint de me taire par peur des représailles ou parce que les autorités coloniales m’avaient promis le pouvoir à la mort de BOGANDA. »

Pour l’histoire, je me dois de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit:
*Seul l’auteur du livre en cours de parution en France est responsable de ses écrits ;
*Je n’ai jamais été contraint par qui que ce soit de dire que BOGANDA est mort, (puisqu’il ne l’était pas).
*Je n’ai jamais eu peur des autorités coloniales de l’époque ; c’est précisément à cause de mon combat courageux et de mon nationalisme intransigeant vis-à-vis de ces autorités que j’ai été constamment écarté du pouvoir dans mon pays par l’Administration coloniale française, avec l’appui des colons ;
*Je n’ai jamais mené, durant ma lutte politique, des tractations avec les représentants de la France d’Outre-mer dans le but sordide et anti-démocratique de me hisser au pouvoir ;

*J’étais en mission officielle de planification et de répartition des biens fédéraux entre les quatre territoires de l’ex-AEF le 15 février 1959 à Brazzaville. Le 16 Février 1959, des troubles ethniques ont éclaté malheureusement entre MBOCHIS (de Jacques OPANGAULT) et LARIS (de Fulbert YOULOU), m’ayant soupçonné d’avoir été envoyé par le président Boganda pour mettre le feu aux poudres par vengeance d’avoir refusé la formule Fédérale (R.C.A) préconisée par le Président du Grand Conseil qui, dans un des ses discours, a prédit le malheur aux séparatistes, et ayant tenté vainement de le remonter pour lui dire que ce n’était pas vrai, j’ai dû rencontrer le Haut Commissaire BOURGES pour lui dire que je ne pouvais pas remplir ma mission à cause des troubles généralisés et expliquer au Président YOULOU que je n’étais pas envoyé par BOGANDA pour mettre le feu dans son pays. Malgré les coïncidences des dates, j’étais en mission officielle à Brazzaville en même temps que d’autres représentants du Tchad, du Gabon et du Congo et que je rentrai à Bangui.

Pour plus de détails, je renvoie l’auteur de la déformation de mes propos, livrés probablement au cours de causeries, à mon livre intitulé « les Mémoires et Réflexions du résistant Anti-colonial, Démocrate et Panafricaniste Professeur Abel GOUMBA » dont le volume N° 1 intitulé «  De la Loi-cadre à la mort de BOGANDA » vient de paraître en Février 2007. Cela évitera de me prêter des intentions malsaines et de faire des amalgames qui nuisent à la véracité des faits et de l’histoire.

Je suis prêt à participer à une table ronde où j’aurai l’occasion de répéter, encore une fois, ce que j’ai vu et vécu à l’époque de la mort de BOGANDA.





Mercredi 19 Décembre 2007
Pr. Abel GOUMBA
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