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Vendredi 10 Février 2012
21:07
SOCIETE

ECOLE NDRES II : GESTION CHAOTIQUE DU BUREAU DE L’APE

L’école de Ndrès II, située à Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement, a connu, à un moment de son histoire, ses jours de gloire.



Au départ, tous les parents d’élèves se précipitaient pour inscrire leurs enfants dans cette école, considérée comme une école de référence pendant beaucoup d’années. Cette l’école a été construite par des fonds de la Banque Mondiale dans le cadre d’appuyer la politique du gouvernement dans sa politique de l’éducation. C’est ainsi que cette école fut construite ainsi que d’autres en provinces.
Aujourd’hui, cette école n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle s’est progressivement dégradée, voire délabrée. Certaines portes des bâtiments sont enlevées. Il ne suffisait seulement d’un rien pour les remettre en place. Le bureau de l’Association des parents d’élèves qui était mis en place ne semble pas œuvrer dans le sens de l’amélioration des conditions de travail des enseignants. Chose curieuse, la direction de cette école a demandé aux enseignants de se substituer aux peintres pour badigeonner le tableau noir avec de l’ardoisine. Et pourtant, existe l’association des parents d’élève, qui dispose d’assez de moyens, mais dont sa gestion est souvent décriée par les parents d’élèves.

Aujourd’hui, le bureau de l’association des parents d’élèves de l’école Ndrès II ne se limite qu’à son président. Aujourd’hui, l’école de Ndrès II embauche deux maîtres-parents. Le sort réservé à ces compatriotes relève de l’autre époque et peut être considéré comme une nouvelle forme d’esclavage.

Ces maîtres-parents travaillent pour ne recevoir un traitement forfaitaire entre 2000 et 7000FCFA. Cette situation dépasse vraiment l’entendement du commun des mortels. Et pourtant, lors d’une réunion avec le directeur, les enseignants, les parents d’élèves et les maître-parents, il était clairement établi que chaque enfant devait verser 100Fcfa chaque mois pour remettre aux maîtres-parents aux fins de les motiver au travail.

Malheureusement, ce n’est que de la poudre aux yeux. Certains parents d’élèves, conscients de la situation de ces maîtres-parents, réagissent positivement, tandis que d’autres font fi de cela. A titre d’illustration, quelques parents d’élèves profèrent des menaces à l’endroit des maîtres-parents qui osent interdire aux élèves dont les parents n’ont pas versé les 100FCfa pour la motivation de ceux-ci.
Chose bizarre au sein de cette structure scolaire, depuis presque le début de l’année, les élèves ne saluent plus le drapeau. Et pourtant, il existe bel et bien un mât. L’incapacité de la direction et du bureau de l’APE de payer une ficelle qui ne coûte presque rien empêche les élèves de saluer le drapeau chaque matin avant de faire leur entrée dans la salle. De ce fait, l’éducation civique est mise en danger.

Tranquillement, la direction plie le drapeau et le met dans le tiroir. Si c’est du mensonge, l’inspection académique peut faire un tour tout de suite à l’école de Ndrès II pour constater la véracité des faits. Il est grand temps aujourd’hui pour que le ministère de l’éducation nationale se réveille pour mettre un terme à ce désordre qui règne dans cette école.

Concernant la porte de la salle qui n’est pas réparée, elle est devenue une toilette publique. C’est effectivement le lieu où les enfants, voire les hommes et les femmes viennent souiller la nuit et repartir.

Les maîtres-parents de l’école de Ndrès II broient du noir et leur situation va de mal au pis. Avec ce traitement dérisoire, les maîtres-parents risquent de mettre la clé sous le paillasson.

Alexis REMANGAÏ
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Dimanche 7 Février 2010

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