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DOSSIERS
Élections: Bara Léopold Narcisse interpelle la CEI
Monsieur Bara Léopold-Narcisse Bangui, le 18 juin 2010
Tel : 75 06 50 65 E-mail: blopold@yahoo.fr BP: 1220 Bangui Au Révérend pasteur Joseph Binguimalé, Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) Assemblée Nationale Bangui (RCA) Objet : Respect de principes universels des droits de l’homme Monsieur le Président, Vous avez la lourde responsabilité historique de préparer, d’organiser et de superviser les élections présidentielles et législatives en République Centrafricaine, responsabilités pour lesquels, je vous présente mes hommages. Après maintes observations sur le terrain dans certains pays où se trouvent les Centrafricains, électeurs potentiels, il m’est apparu comme un impératif catégoriques d’attirer votre attention sur une certaine catégorie d’électeurs qui, à mon avis, ne devrait pas être inscrite sur les listes électorales au niveau des comités d’ambassades et consulaires. En effet, si la République Centrafricaine revendique son appartenance à la communauté des Etats dits de droit, elle ne doit par faire exception quant à l’application des devoirs qui y sont liés, car toutes exigences de droit s’accompagnent nécessairement d’impératif de devoir, ceci à travers la protection accordée aux Centrafricains établis en dehors du territoire national par l’entremise des représentations diplomatiques et consulaires qu’à travers le respect des droits et devoirs liés aux principes de protection accordés par les Nations Unies à toute personne se sentant persécutée dans son pays d’origine ; dans le cas d’espèce, la Centrafrique dont vous présidez la Commission Electorale. Monsieur le président, L’impératif qui s’impose à toute démocratie éprise de paix et de justice est celui de veiller aux respects et à l’application par tous les droits et devoirs de l’homme conformément à la convention de Genève relative à la protection des réfugiés et apatrides sans distinction, aucune, d’appartenance à un parti ou association politique, à une nationalité ou professant telle idéologie ou défendant telle opinion etc. Conformément aux raisons susmentionnées, monsieur le président, j’attire l’attention de votre institution sur la présence en surnombre de Centrafricains de l’étranger (LA DIASPORA), électeurs potentiels, INJUSTEMENT inscrits sur les listes électorales diplomatiques et consulaires en flagrante violation du statut de réfugié politique et apatride dont ils bénéficient. Car ces derniers sont pour la plupart du temps soit réfugiés politiques ou demandeurs d’asile; ce qui devrait, en principe, les priver de facto de leur droit d’électeur en tant que Centrafricain dans la mesure où ils se sont, VOLONTAIREMENT, placés sous la protection des Nations Unies. En d’autres termes, un demandeur d’asile ou un refugié politique est privé de tout contact avec les représentations diplomatiques et consulaires du pays dont il dit avoir subi des tortures pour une raison ou une autre et qu’il a revendiqué Délibérément le bénéfice de la convention de Genève relative à la protection des réfugiés et apatrides. Monsieur le président, Force est de constater que ce principe élémentaire du respect de la convention des droits de l’homme et de la liberté fondamentale est allègrement foulé au pied par les Centrafricains réfugiés politiques ou demandeurs d’asile qui, se sachant sous la coupe de cette protection, se sont faits INJUSTEMENT inscrire sur les listes électorales des comités d’ambassades et des consulats. C’est pourquoi, je vous demande très respectueusement de vous faire aider par les organismes chargés de protections des refugiés et apatrides à l’instar du Haut Commissariat chargé des Réfugiés (HCR) au niveau de l’Afrique et de l’Office français de la protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) au niveau de la France et d’autres organismes similaires dans d’autres pays afin que soient expurgés des listes électorales toute personne se trouvant dans cette situation permettant une organisation juste, équitable et transparente des opérations électorales en République Centrafricaine comme d’aucuns appellent de ses vœux, car « nul n’est sensé ignorer la loi ». « Dura lex, sed lex ». Comptant sur l’intérêt que vous voudriez bien porter à cette contribution, prière de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma profonde gratitude Léopold –Narcisse Bara
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Mercredi 30 Juin 2010
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