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FONCTION PUBLIQUE: A QUAND LA PROCHAINE PAYE?Les fonctionnaires et agents de l'Etat commencent à s'inquiéter par rapport à la promesse faite par le gouvernement de leur verser régulièrement les salaires. Après avoir versé trois mois de salaires en l'espace d'un mois en décembre dernier, ayant ainsi permis aux fonctionnaires du public de souffler un peu, rien ne semble se profiler à l'horizon pour un éventuel versement du salaire du mois de juillet. La dernière grève déclenchée par les travailleurs du secteur public et qui a perturbé la rentrée scolaire d'octobre 2005, fait suite aux revendications du versement régulier de leur salaire. Nul ne peut comprendre aujourd'hui la position du gouvernement si les salaires ne sont versés selon la promesse du gouvernement. La trêve syndicale décidée par le responsables syndicaux fait suite à la rencontre avec le Chef de l'Etat pour trouver une issue à cette crise qui a perduré et évitant le spectre d'une année blanche. En effet, il y a lieu de signaler que les fonctionnaires ont posé un certain nombre de conduites à tenir au cas où les salaires ne seront pas versés comme promis par le gouvernement. Selon les exigences des syndicats, la date butoir pour le versement des salaires ne doit pas dépasser la date du 5 de chaque mois. Actuellement, aucun signe ne nous dit que les salaires seront payés d'ici demain. Au départ, les syndicats avaient réclamé plusieurs mois d'arriérés de salaires ce qui a obligé le gouvernement d'entrer en négociation où des promesses ont été faites. En s'appuyant sur les aides budgétaires de la CEMAC, le gouvernement avait promis donner deux mois de salaire d'un trait aux fonctionnaires et agents de l'Etat. Ce qui n'a pas été fait. Mais, son effort à payer en l'espace d'un mois trois salaires, a amené les syndicalistes à mettre un peu d'eau dans leur position. Faut-il rappeler que depuis les derniers paiements des salaires du mois de décembre 2005, les choses semblent stagner et tend vers un recommencement. Les grandes décisions prises lors de la dernière Assemblée Générale tenue à la Bourse de Travail suspendant la grève, il a été fait mention que les salaires doivent être versés mensuellement, à en croire l'engagement pris par le gouvernement. Faille-t-il s'interroger si le gouvernement a pris bonne note des exigences des syndicats qui ont décidé de reconduire leur mouvement sans préavis à chaque fois que les salaires ne seront pas versés à la date fixée ? La République Centrafricaine est un Etat souverain, un Etat de Droit, le salaire constitue une obligation de l'Etat vis à vis de ses partenaires sociaux. Il n'est nullement question de faire des pressions le gouvernement de faire face à ses obligations. L'inquiétude qui est en train de gagner les travailleurs et agents de l'Etat à l'heure actuelle pousse plus d'un à la réflexion sur la volonté réelle du gouvernement à répondre positivement à ses engagements. Puisque l'argent est là, comme avait déclaré le ministre des Finances et du Budget Théodore Dabanga, espérons que les fonctionnaires du secteur public ne puissent connaître encore ces déboires qui ont fait couler tant d'encre et de salive. Il convient de rappeler que les problèmes de salaire sont devenus une épine dans les pieds du gouvernement. Dernièrement, les professeurs vacataires du supérieur ont refusé de délibérer les examens parce que le gouvernement n'a pas tenu à sa promesse, celle de leur payer les arriérés de leurs frais de vacation. Cette situation risquerait bien fort de répercuter sur les autres catégories des fonctionnaires. Or, au cours du dernier mouvement de grève des agents du secteur public, l'administration a été paralysée durement lors du débrayage de l'Union des Syndicats des Travailleurs de Centrafrique (USTC) causant ainsi un manque à gagner pour le trésor public. Les douaniers qui avaient accepté de reprendre le travail, ont promis de faire des recettes pouvant permettre à l'Etat de faire face à ses dépenses de souveraineté. Nous pouvons espérer que cet engagement n'est pas un vain mot et que le gouvernement Doté va s'atteler à lever toute équivoque. Tout compte fait, cette semaine sera décisive pour le gouvernement Doté qui doit retrousser les manches afin de verser les salaires aux fonctionnaires et agents de l'Etat qui les attendent impatiemment. Lors de sa dernière rencontre avec les secrétaires généraux des fédérations de base affiliés à l'USTC, le premier ministre Elie Doté, a, dans son cabinet, pris l'engagement ferme de satisfaire les travailleurs du secteur public. Il faut éviter au pays un perpétuel recommencement. Lundi 30 Janvier 2006
MT
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