Ce qui doit passer par les opérations de photo, la délivrance des cartes électorales. Ce faisant, l'identification du corps électoral est une démarche qui permet d'exercer, avec beaucoup plus de conviction, les devoirs et obligations qui leur incombent.
La délivrance des cartes électorales est l'une des étapes très importantes pour permettre l'accès dans la salle le 10 mai 2008, jour de l'assemblée élective de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF). Il semble qu'après que le comité de normalisation ait été mis en place, des truquages seraient montés pour passer outre certaines étapes qui doivent rendre plus démocratique et transparente, cette élection tant attendue. Ce qui a suscité la réaction des responsables des clubs des provinces qui ne cessent de téléphoner chaque fois à Bangui en vue de dénoncer cette situation qui risque de causer du tort au football centrafricain.
Le non-respect des normes internationales
Selon les textes statutaires et règlementaires de la FIFA, le ministère de la Jeunesse, le Comité National Olympique Sportif Centrafricain (CNOSCA), sont trois instances qui sont habiletés à organiser les élections des membres du bureau de la structure sportive de toutes les fédérations affiliées à la FIFA. Aujourd'hui, 40 clubs de la Ouaka et 20 autres clubs et ligues sont en difficulté. Or, le cas de ces clubs devait être traité pour les ramener dans le corps électoral initialement prévu à 216 voix. Il se passe que le comité de normalisation a déployé sur le terrain des personnes acquises à sa cause dont le rôle est de recenser ceux qui ne soutiennent pas le candidat Edouard Patrice Ngaïssona. Cette stratégie qui a été mise en place, consiste à réduire les chances de celui-ci et de l'empêcher à être aux commandes de la FCF. Ce qui est curieux, les personnes identifiées par ces missions, ne dirigent pas le football dans les différentes localités visitées. La FIFA, ayant désavoué le CNOSCA, a donné au ministère de la Jeunesse la responsabilité de cette mission qui doit être indépendante et non partisane. Le travail qui a été donné au comité de normalisation dont le président et ceux qui effectuent la mission des provinces, sont des candidats. Ce qui est contraire aux textes internationaux de la FIFA, foulant aux pieds le principe sacro-saint de neutralité. Ce qui traduit dans les faits que la FIFA aurait déjà choisi une personne à imposer aux Centrafricains pour la présidence de la FCF.
Pourquoi les fraudes préélectorales ?
Le comité de normalisation s'est cassé la figure par rapport à la préparation des Fauves de Bas Oubangui. Ce qui est connu de tous. La mauvaise préparation de l'équipe nationale et le forfait lors du match retour, sont des éléments qui expliquent les limites de ce soi-disant comité qui a toutes les peines du monde à conduire les Fauves sur le chemin de la remise en confiance avec son public sportif. Même pour la disposition des couleurs des drapeaux du Gabon et de la République Centrafricaine, cela se passe de commentaires. En principe, le comité devait être interpellé pour s'expliquer sur ce qui pourrait être considéré de sabotage organisé sur les fonds des contribuables. Malgré la tension de trésorerie, le gouvernement a défalqué une bagatelle somme de 11 millions Fcfa. Ce qui n'a pas donné des résultats escomptés. Dans des pays dits démocratiques, des démissions en cascade devraient se faire, mais hélas. Aujourd'hui, l'idéal aurait voulu que la FIFA se désengage de son implication dans la gestion des affaires purement internes au football centrafricain, mais jouant seulement son rôle d'arbitre. Mais organiser des missions d'indentification du corps électoral avec un membre de chaque sensibilité, alors que cela devait se faire initialement par le ministère de la Jeunesse pour rendre transparente la gestion de cette opération, la FIFA a une fois de plus violé les règles élémentaires qui régissent son bon fonctionnement. Il faut éviter des incidents qui risquent de mettre à mal le football centrafricain. Nul ne peut ignorer que le football centrafricain a traversé ces dernières années, une crise sans précédent.