Cette rencontre avec les professionnels des médias a pour but de les informer sur le recours en annulation des dernières élections du 14 avril 2007. Cette crise qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive a donné l'occasion aux deux candidats perdants, d'éclairer la lanterne du public sur le processus qui a abouti au recours en annulation desdites élections.
Dans son laïus, Thierry Kamach a spécifié que dans toutes les élections, il y a toujours des contestations et le recours en annulation y constitue l'un des éléments qui permettent aux candidats de relever quelques zones d'ombre qui ne cadrent nullement avec les textes réglementaires. C'est ce qui a expliqué la motivation des uns et des autres à contacter la Fédération Internationale de Football Amateur (Fifa) pour régler ce contentieux électoral. Il a rappelé que la Fédération Centrafricaine de Football (FCF) n'a pas été suspendue d'une manière systématique. Par contre, le comité exécutif de la [Fifa]url:http:// www.fifa.com a siégé d'abord en première instance pour étudier les recours en annulation. En deuxième instance, a poursuivi Kamach, le comité qui était composé du président de la Fédération Anglaise de Football, de la Côte d'Ivoire, d'Haïti et les membres de la FIFA, devait tabler sur la véracité des informations qui leur sont parvenues, relatives au trucage des élections du 24 septembre 2007. Dans ce cas de figure, les trois candidats ont été convoqués par la FIFA à Zurich pour être entendus. C'est le moment où le nouveau Président de la FCF, Edouard Patrice Ngaïssona, et deux autres concurrents, Ange Ouefio et Thierry Kaùach, se sont retrouvés devant la barre de la
Fifa.
Un comité préparatoire fautif
Kamach a déclaré que ce n'est pas les trois candidats qui sont mis en cause, mais plutôt les membres du Comité Préparatoire, chargés d'organiser les élections, qui ont été pris à partie pour contestation des résultats par les autres concurrents. Au cours de leur séjour zurichois, les trois candidats ont été entendus sur le processus électoral contesté. Or, M. Gbeti, qui avait cette lourde charge d'organiser ces scrutins, a été mis à rude épreuve pour la non-clairvoyance, non seulement dans l'organisation des fonds octroyés par la
Fifa (15.000 euros), mais pour la gestion peu orthodoxe de ces fonds.
Pour éviter à la Fcf de prendre un coup ou de connaître des situations dramatiques, a poursuivi Kamach, les parties prenantes doivent entrer en négociation. Dans cette optique, un consensus a été trouvé entre Ngaïssona, Kamach et Ouefio. Dans un esprit de patriotisme, ils ont décidé de signer une recommandation avec Ngaïssona, en vue d'éviter à la Fifa de prendre des mesures fâcheuses qui pourraient durablement compromettre le football centrafricain.
Dans les débats qui se sont poursuivis, Ouefio et Kamach ont décidé de revenir sur leur décision par pur esprit de patriotisme. Toutefois, la nouvelle équipe dirigeante de football doit inéluctablement coopérer avec l'ancien Président de la Fcf pour l'avancement du dossier centrafricain au niveau des instances internationales de football. Thierry Kamach a conclu qu'en football, « il n'y a pas de camp ». En d'autres termes, un dicton populaire dit: « Le sport unit le peuple ».