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GOUANDJIKA A DE SERIEUX PROBLEMES AVEC LA LIBERTE D'EXPRESSION



Décidément, le ministre intérimaire de la communication a des problèmes sérieux avec la liberté d'expression, un des droits fondamentaux reconnus et soutenus dans la déclaration universelle des droits de l'homme. Après sa tentative infructueuse de museler de la presse privée indépendante , F.Goundjika change son fusil d'épaule et s'apprend aux artistes musiciens qui, selon lui, chanteraient contre les femmes. Pour cela, il prend un arrêté pour mettre au pas réglé les musiciens. Ce texte a été un sujet de débats dans la grande famille des musiciens qui s'accordent à dire que Gouandjika aurait souhaité des chanson de louange du gouvernement dont il est membre mais ayant vainement attendu, il part en guère contre les musiciens. Il va sans doute déchanter car l'heure n'est plus à ce genre de chansons puisque la République Centrafricaine est à une époque de démocratie pluraliste. Les chansons contre lesquelles s'érige M. Gouandjika ne profèrent nullement des obscénités vis à vis de la femme centrafricaine toujours respectée et honorée.
Dans toute société, le musicien est un observateur qui restitue dans ses chansons les travers de la société afin de l'amener à changer. A l'heure actuelle et avec la prolifération des organisation des femmes centrafricaine, si un fait social portant atteinte à la femme était perceptible, ces organisations d'ailleurs très efficaces sur le terrain auraient réagit et dans la légalité. Il est à noter que la convention américaine sur la liberté d'expression précise que son exercice ne peut être soumis à une censure même en ce qui concerne les spectacles publics, sauf à en réglementer l'accès pour assurer la protection morale des enfants et des adolescents. La liberté d'expression ne peut donc être restreinte par des voies indirectes, notamment par les monopoles d'Etat ou toute autre mesure visant à entraver la communication et la circulation des idées.
Toutefois, il est reconnu que la propagande en faveur de la guerre, tout appel à la haine raciale ou religieuses sont interdits. Dans le cas de figure brandi par le ministre Gouandjika pour amuser la galerie, il s'agit d'abandonner une femme aux comportements rétrogrades et épouser une autre et non un appel à tous les hommes pour battre leurs épouses. Il y a un problème d'audition et de compréhension trop hâtives à ce niveau.
Autre texte qui peut intéresser, c'est la convention européenne qui souligne avec beaucoup de vigueur les devoirs et les responsabilités des médias et énumère dans le détail les objectifs d'ordre public, autorisant des formalités, conditions, restrictions ou sanctions dans l'exercice de la liberté d'expression. Plus simplement, ces dispositions fixent des responsabilités dont l'étendues doit être expressément déterminée par la loi et nécessaire au respect des droits ou à la réputation d'autrui, à la sauvegarde de la sécurité nationale, de l'ordre public, de la santé ou de l moralité publique. Ce n'est nullement un simple acte réglementaire, sans aucune forme juridique qui doit toucher au domaine des libertés fondamentales dont la liberté d'expression et d'opinion telle que consacrée par la constitution du 27 Décembre 2004.


Lundi 05 Décembre 2005
A BAKIKI
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