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Vendredi 10 Février 2012
20:20
SOCIETE

J-D YONGONDOUNGA A MAILLE A PARTIR AVEC LES DEMISSIONNAIRES DE LA SOCATEL

Le feuilleton SOCATEL est loin de trouver une voie de sortie avec le collectif des démissionnaires qui n’a pas encore trouvé de solution à ses revendications. Tout se passe comme l’employeur ne veut pas accéder aux revendications des 104 employés placés en chômage technique par le département de tutelle.



Le Collectif des démissionnaires de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL), dans ses démarches, avait saisi, par l’intermédiaire de son Conseil, l’inspection régionale du Travail de Bangui Centre aux fins d’ouvrir un dossier pour conciliation entre les deux parties. En effet, à la suite de la décision de mise chômage des 104 employés de la SOCATEL, ceux-ci se sont constitués en collectif pour mieux mener les démarches et défendre leurs intérêts matériels et moraux. Les employés, qui sentaient les manœuvres de l’employeur venir, ont décidé d’une démission collective du fait de l’employeur selon l’article 145 du Code du Travail nouveau.
C’est dans ce sens que leur Conseil avait saisi l’inspection régionale du travail d’une requête. Seulement, cette requête a été rejetée par M. Jean de Dieu Yongondounga, arguant que la démission, selon le nouveau Code du Travail, n’est pas collective, car la signature du contrat est individuelle. L’inspecteur régional du travail de Bangui Centre a expliqué que, quand il y a démission, on adresse la demande à l’employeur et on la motive. Or, dans le cas du collectif, la requête n’est pas motivée parce que les gens parlent de lettre de démission collective signée par un seul individu qui se proclame coordonnateur du collectif des démissionnaires.
Du côté du collectif des démissionnaires, les difficultés évoquées par le département des postes et télécommunication sont dues à l’incurie et à l’inertie chronique de ses dirigeants, en l’occurrence Thierry Savonarole Maléyombo. Le collectif estime, pour sa part, que l’autorisation donnée par l’inspecteur régional du travail au chef du département pour la mise en chômage des 104 employés a été faite sans une enquête préalable auprès des concernés, voire sans une négociation préalable regroupant les délégués du personnel, les délégués syndicaux, et l’employeur. Le collectif se dit étonné de l’autorisation donnée à l’employeur qui ne respecte pas ces préalables.
L’étonnement du collectif concerne également le rejet de la requête que leur Conseil a adressée à l’inspection régionale de Bangui Centre aux fins d’ouvrir un dossier de conciliation afin de permettre le versement de leurs droits légaux, conformément aux dispositions de l’article 145 du Code du Travail nouveau, pour liquidation. Selon le collectif, ce rejet constitue un refus de calculer les droits légaux des intéressés. Le motif évoqué par l’inspection régionale aux motifs que le cas SOCATEL est un cas de force majeure qui justifie la mise en chômage technique, que le contrat est conclu individuellement, que la démission ne saurait être collective, qu’il ne peut ouvrir le dossier desdits travailleurs qu’une fois en possession de la lettre de démission.
De l’avis d’un inspecteur de travail qui requiert l’anonymat, c’est une interprétation erronée du nouveau code du travail par l’Inspecteur régional du travail de Bangui Centre. Comment se fait-il qu’une démission ne peut pas être collective ? On ne comprend pas d’où l’inspecteur régional du Travail de Bangui Centre, Jean de Dieu Yongondounga, a pioché cette interprétation ? Pour quelle motivation l’inspection régionale de Bangui Centre a pu rejeter la requête du collectif des démissionnaires de la SOCATEL ? En procédant ainsi, l’inspection régionale ignore que ces démissionnaires sont des parents de nombreuses familles et entretiennent de nombreuses bouches ? Le domaine du travail est très sensible, comme l’a si bien répété l’inspecteur régional du travail. Pour l’aborder, il faut s’entourer de toutes les précautions nécessaires, au besoin, se rapprocher d’autres compétences plus outillées pour éviter de tomber dans un piège qui risque d’être fatal.
Toujours selon l’inspecteur, son collègue est tombé dans une erreur en pensant que les démissionnaires ont remis en cause l’autorisation délivrée au ministre, or non. La cause de la démission des 104 employés, c’est du fait de l’employeur et cela est prévu en l’article 136 du Code du Travail nouveau. En procédant ainsi, l’inspecteur a foulé aux pieds l’article 143, -surtout en son alinéa 3, quand il estime que la démission n’est pas collective- et l’article 145.
Une source qui requiert l’anonymat pense que l’inspecteur régional, dans sa réponse au collectif, a utilisé les mêmes arguments que le ministre quand ce dernier leur répondait. Ce qui signifie que ce dernier se serait trempé dans un jeu qui n’est pas clair. Plus loin, elle ajoute que l’inspecteur régional aurait empoché une enveloppe faramineuse pour le suivre dans ses démarches visant à nuire au collectif.
Du côté du collectif des démissionnaires, qui n’attend pas baisser les bras, il existe une liste qui porte la signature de tous les 104 démissionnaires. Ils sont prêts à verser cette liste dans leur dossier afin de permettre à l’inspection régionale du travail d’ouvrir un dossier sur leur sort. Le collectif pense qu’il s’agit d’une diversion de la part de l’inspecteur régional du travail de Bangui Centre. Si, selon eux, le Code du Travail prévoit le règlement collectif de conflits sociaux, cela paraît étrange qu’au niveau des spécialistes du travail, la démission collective n’existe pas. Pour qui roule l’inspecteur régional du travail ?
Comme le dit l’autre, l’inspection régionale du travail de Bangui Centre contribue à ternir davantage l’image d’une structure qui fait l’objet de nombreuses critiques du public centrafricain et surtout des travailleurs.
Affaire à suivre…

M.J. Poubalandji
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Jeudi 21 Janvier 2010

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