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POLITIQUE
L’OPPOSITION CENTRAFRICAINE DANS L’ŒIL DU CYCLONE
Lors de la rencontre du Chef de l’Etat le vendredi dernier au Palais de la Renaissance avec les maires, les chefs de groupe et des quartiers, François Bozizé n’est pas passé par quatre chemins pour imputer à l’opposition centrafricaine en général et aux candidats malheureux aux dernières élections Présidentielles en particulier, la pleine responsabilité des troubles que traverse le pays.
Le Général Président a solennellement déclaré que des réunions nocturnes tendant à déstabiliser son régime se tiennent tant à Bangui qu’a l’étranger. Le Chef de l’Etat a nommément cité l’Ouganda, le Soudan, le Cameroun, le Togo et la Métropole comme étant les terres d’accueil de ces fauteurs de troubles qui, sont d’ailleurs connus par les éléments de la Police, de la Gendarmerie et de l’Armée. François Bozizé a aussi affirmé qu’il est au courant des agissements de ces fauteurs de troubles et qu’il ne veut pas procéder à leur arrestation mais, préfère plutôt leur prodiguer des conseils. De quelle manière ? C’est la question qui se pose puisqu’il est inconcevable que l’on puisse identifier ceux qui sont considérés comme des ennemis de la paix, et refuser solennellement de les arrêter. Cette déclaration du Chef de l’Etat à notre avis n’est que trompe œil et témoigne à suffisance son incapacité à trouver des solutions salvatrices à l’insécurité qui a élu domicile en territoire centrafricain. Peut être que François Bozizé fera usage de sa casquette de Pasteur pour réconcilier ses brebis égarées. Voilà que le débat sur l’insécurité de la RCA refait surface. Et quand c’est le Président de la République qui le dit, allez y comprendre que François Bozizé a maintenant pris conscience du danger qui guette son pouvoir et contre lequel, il sollicite le soutien des maires, des chefs de groupes et des quartiers. Il leur a demandé d’être vigilants et de conseiller « les jeunes sans emploi qui ont faim et qui peuvent être manipulés par les extrémistes ». Par cette déclaration, le Chef de l’Etat qui a tourné le dos à la jeunesse centrafricaine, reconnaît que ces jeunes apparaissent plus que jamais comme des bombes à retardement, capables de renverser à n’importe quel moment la vapeur. Par ailleurs, les éléments de la Police, de la Gendarmerie et de l’Armée auxquels le Chef de l’Etat a rappelé la mission première qui est celle de protéger la population centrafricaine, n’assument plus comme il se devait ces fonctions car, ces corps armés ne sont devenus que des bourreaux sur la paisible population centrafricaine. Cette vigilance prônée par le Général Président doit être observée aussi bien par ces ex libérateurs sans foi ni loi que le peuple tout entier. Au finish, le Président de la République a reconnu solennellement que Bangui est une ville de rumeurs. Rumeurs, bien sûr que oui. Cependant, l’histoire récente de notre pays nous enseigne que derrière ces rumeurs se cache le plus souvent une « certaine vérité ». A force de minimiser ces rumeurs, le 15 mars 2003 qui était aussi considéré à l’époque comme une simple rumeur était finalement devenu réalité. Pourvu que cela serve de leçon à ceux qui nous gouvernent. A bon entendeur… Fleury - K
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Mardi 7 Février 2006
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