Cette séance très importante s’est déroulée en présence du Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et des experts nationaux et internationaux.
Chronogramme conçu et élaboré par la CEI
Cette séance, initiée par la Commission Electorale Indépendante, après la rencontre de son président, le pasteur Joseph Binguimalé, avec les leaders des partis politiques tant de la majorité que de l’opposition, ressemblait fort à un cadre de concertation et de Dialogue, réclamé à cors et à cris par l’opposition, que le gouvernement a toujours refusé de mettre en place. Et pourtant, un ancien membre du gouvernement, M. Elie Ouéfio, de l’Administration du Territoire, qui s’était toujours opposée à la création de cet organe, était présent dans la salle, mais en sa qualité de Secrétaire Général du parti présidentiel le KNK. Situant l’assistance sur les raisons de cette rencontre, le Rapporteur général, porte-parole de la Commission Electorale Indépendante, M. Rigobert Vondo a déclaré que les échanges allaient se focaliser autour du projet de chronogramme conçu et élaboré par la CEI avec l’appui des experts nationaux et internationaux. Pour le porte-parole de la CEI, les sages conseils et les avis des participants seront les bienvenus au cours de cette rencontre qui pourra déterminer avec exactitude les dates des élections présidentielle et législatives.
Une rencontre déterminante pour le processus
Prenant la parole à son tour, le président de la Commission Electorale Indépendante, le pasteur Joseph Binguimalé, a rappelé la rencontre du vendredi 29 avril 2010, initiée par le Chef de l’Etat, le général François Bozizé. On se souvient, qu’à cette occasion, le rapporteur général de la CEI avait fait un bilan, pas très élogieux, du travail abattu par la CEI depuis sa mise en place et les différentes crises qui l’ont secouée. Ce bilan négatif, malgré les sommes colossales injectées par le Chef de l’Etat pour le fonctionnement de la CEI, avait amené le président François Bozizé à décider du report des élections de 2010, en demandant à tous les acteurs impliqués dans le processus électoral d’accorder leurs violons afin de présenter un chronogramme consensuel.
La préparation des élections avait donné lieu à des sons discordants. D’un côté, la CEI avait son chronogramme qui voulait respecter les délais constitutionnels, mais qui s’avérait irréaliste, compte tenu de certains délais incompressibles contenus dans la loi portant Code Electoral. De l’autre, le Collectif des Forces du Changement, regroupant l’opposition démocratique, les ‘‘Autres Partis’’ et certains groupes politico-militaires, avait un chronogramme qu’il disait mûrement réfléchi. Pour le pasteur Joseph Binguimalé, la CEI à la mission d’organiser des élections libres, démocratiques, transparentes, apaisées et inclusives. Pour réussir cette mission, la CEI, dans ses réflexions, a mis en relief trois aspects fondamentaux qui sont l’aspect technique, l’aspect financier et les avis et préalables qui doivent émaner tant des partenaires que des entités parties prenantes au processus électoral. L’aspect technique, selon le pasteur Joseph Binguimalé, a généré le chronogramme, assorti de recommandations. S’agissant de l’aspect financier, le président de la CEI a déclaré que la communauté internationale est dorénavant consciente de ses responsabilités. Pour les suggestions, la CEI, en associant les entités à la réflexion, compte sur la perspicacité des leurs représentants pour de meilleures élections, car cette occasion d’échange à une grande importance pour le processus électoral.