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LA COHESION SOCIALE A RUDE EPREUVE



Le Président Fondateur de la République Centrafricaine, Barthélemy Boganda, a laissé un pays prospère qui regorge d'importantes ressources naturelles. Pour promouvoir le développement de ce pays, Barthélemy Boganda a laissé comme héritage, les cinq verbes du Mouvement de l'Evolution Sociale en Afrique Noire (MESAN) qui doivent guider tous ceux qui veulent gouverner la République: Nourrir, soigner, loger, instruire, vêtir.

Ces cinq verbes -pleins de signification– devraient permettre au peuple centrafricain de donner le meilleur de lui-même pour son épanouissement, voire le développement intégral du pays. La mobilisation fut forte : un peuple soudé pour une même cause ; la défense des intérêts des uns et des autres étant le maître mot pour la cohésion nationale. Car l'ultime objectif poursuivi par Boganda était d'installer le Centrafricain dans des conditions de vie appréciables et enviables.

Au cours de l'histoire et à travers les différents régimes qui se sont succédés à la tête de la République Centrafricaine, des divisions apparaissent et c ‘est le bas peuple qui ressent les conséquences néfastes de cette division. Le crépitement des armes dans les zones de confits a contraint les populations à prendre le chemin de l'exil ne sachant à quels saint se vouer vivant dans des conditions aussi misérables que déplorables. Les écoles dans l'arrière-pays ne fonctionnent pas régulièrement. La plupart des infrastructures sanitaires sont tombées dans un état de décrépitude avancée. Se nourrir devient un luxe à cause de la rareté des pécules qui devrait permettre à chaque Centrafricain de subvenir à ses besoins. Cette panoplie de dysfonctionnement a entraîné les fonctionnaires à se mettre en grève pour réclamer les arriérés de salaires. La cohésion sociale est ainsi fragilisée par les différents mouvements rebelles qui sèment la terreur dans le nord, le nord-ouest, le centre et le nord-est du pays.

La confusion se ressent encore aujourd'hui par l'annonce officielle des éléments de l'APRD, qui mettent à la tête de leur mouvement rebelle Jean-Jacques Demafouth, l'ancien ministre de la Défense de Patassé. Ce qui compromet inévitablement la tenue du Dialogue Politique Inclusif tant réclamé par l'opinion nationale et la communauté internationale. Le fossé se creuse donc davantage entre l'APRD et le gouvernement.

Le Dialogue Politique Inclusif (DPI) divise une fois de plus les Centrafricains. Les uns veulent que ce forum soit organisé à l'extérieur du pays, d'autres le contraire.

Il faut retenir que ce forum est à n'en point douter, l'étape la plus importante pour sortir la République Centrafricaine de la crise dans laquelle elle est pongée depuis plus d'une décennie. Les calculs politiciens et partisans mettent à mal la cohésion et la réconciliation nationales. La paix sociale est la condition SINE QUA NON de la concorde nationale.

Et si cette cohésion sociale est mise à rude épreuve. Qu'adviendra-t-il du développement de notre pays? Et pour quels intérêts agissons-nous de la sorte!

Mercredi 26 Mars 2008
La Rédaction
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