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Vendredi 10 Février 2012
18:31
POLITIQUE

LA DEMOCRATIE EN DANGER

De retour à Bangui après avoir pris part à la cérémonie ans le cadre de la coupe du monde de football en Afrique du Sud, le Général-président François Bozizé a déclaré que son souci constant, depuis qu’il dirige la République Centrafricaine, est d’œuvre à la consolidation de la paix et de la démocratie.



LA DEMOCRATIE EN DANGER
Curieusement, vingt quatre (24) heures après son retour à Bangui, tous les avocats centrafricains ont organisé un sit-in devant le Ministère de la Justice pour protester contre l’ingérence de l’exécutif dans le judiciaire, l’arrestation arbitraire de l’épouse et des collaborateurs du Bâtonnier Me Symphorien Balemby, l’arrestation arbitraire des employés de ADMN SYSTEMS de Jean Daniel Dengou, la déportation de ces suspects dans l’incendie du Super Marché RAYAN à la prison de Bosembélé communément appelée Guatanamo située à 157 km de Bangui.

Cette protestation des défenseurs des droits humains qui dément l’homme du 15 mars 2003, met à nu les menaces qui pèsent sur la démocratie.

La recrudescence des Fiches mensongères

Il y a quelques années, le tristement célèbre Herman Balla a fait parvenir à sa hiérarchie une fiche mensongère accusant Mamadou Raikina et ses 13 co-accusés comme appartenant à un groupe de malfaiteurs préparant un coup d’Etat contre le régime de François Bozizé.
Parmi les suspects, il y avait des partisans et parents de l’ancien président Ange Félix Patassé.

Au lieu de s’entourer de toutes les précautions en vérifiant les informations reçues, le régime de Bangui a organisé une session de la cour criminelle pour sanctionner Mamadou Raïkina et ses 13 co- accusés.
Entre-temps les suspects qui ont été arrêtés à Bria, ont été conduits à la prison de Bossembélé ou ils étaient correctement torturés.

Faute de preuves et en, raison du dossier qui a été mal ficelé, Mamadou Raïkina et les 13 co-accusés ont été acquittés.

Le président Bozizé qui voulait que sa volonté soit exécutée par cette instance judiciaire a demandé que les prévenus soient maintenus et déportés à la prison de Bossembélé.

Face à cette dérive marquée par l’ingérence de l’exécutif dans le judiciaire, les Avocats ont observé une grève. L’homme fort de Bangui était obligé de reculer.

Depuis un certain temps l’affaire de la vente de l’Immeuble Bangui 2000 opérée, selon certains dans l’opacité, n’a pas encore été définitivement tranchée, lorsque le Super Marché RAYAN, société de l’acquéreur a été incendiée.

Sans qu’une enquête n’ait été effectuée et sans une preuve, le Bâtonnier Me Symphorien Balemby défenseur les intérêts de l’un des propriétaires et Jean Dengou Administrateur Gérant de ADMN SYSTEMS et 1er Vice-Président du Conseil Economique qui est locataire depuis 17 ans.

Si le premier c’est-à-dire le Bâtonnier a commis le prêché de résister à la tentative de corruption de EL Akrass pour bafouer les intérêts de son client, le second, l’Administrateur Gérant de ADMN SYSTEMS a initié une pétition invitant tous les centrafricains qui s’oppose à la dictature des ressortissants Libanais à la signer.
En principe dans un Etat de Droit digne de ce nom la Justice ne devait pas s’exécuter sous les instructions du Chef de l’Etat.

La liberté d’aller et venir menacée
A cette interférence de l’exécutif dans la judiciaire, on note des entraves à la liberté d’aller et venir prescrite par la Constitution du 27 décembre 2004 à l’article 4 alinéas 2.

C’est ainsi que l’anciens Ministres Charles Armel Doubane Cyriaque Gondas et l’ancien 1er Ministre et Président du MLPC M. Martin Ziguelé seront bloqués à l’aéroport, Bangui M’Poko. Le président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), Porte –parole du Collectif des Forces du Changement qui rentrait vu son passeport retiré à l’aéroport Bangui M’Poko.

A ce tableau de la dérive dictatoriale de l’actuel régime sommairement décrit ci-dessus s’ajoutent les tracts, et tentatives de coups d’Eta montées de toutes pièces pour trouver des prétextes afin de nuire aux démocraties qui critiquent les dérapages.

En effet, la démocratie est obtenue en Centrafrique grâce au sacrifice suprême consenti par les élèves et étudiants ainsi qu’à certains démocrates tels que le Docteur Claude Nestor Conjugo Batona sous les précédents régimes.

La rébellion dirigée par le Général –Bozizé a réussi à son pustch le 15 mars 2003 sur ce que les partis politiques de l’opposition qu’il ne cesse de diaboliser aujourd’hui ont fragilisé le régime de Ange Félix Patassé de l’intérieur. Ces mêmes opposants qui sont accusés d’être les fossoyeurs de la République Centrafricaine ont organisé une marche de soutien le 28 Avril 2003. A l’issue de cette marche pacifique les leaders politiques et les syndicats ont décidé d’observer la trêve politique et syndicale pour lui permettre d’engager des reformes vigoureuse pour impulser le développement.
Aujourd’hui les centrafricains sont fatigués de l’immaturité des leaders politiques qui n’ont pas de vision et de projets de bas étages alors que le pays connaît de sérieux problèmes.



Paul Gové
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Samedi 19 Juin 2010

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