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LE CCM EN CONCLAVE POUR EVALUER LES ACTIONS LIEES AU FONDS MONDIAL



Le vendredi dernier, 25 novembre 2005, il a été organisé une réunion regroupant toutes les cellules qui ont bénéficié du financement Fonds Mondial en Centrafrique. Prenaient part à cette rencontre qui s'est déroulée dans la salle de conférence de la FATEB, les cellules Fonds Mondial pour la Lutte contre le VIH/SIDA, Fonds Mondial pour la lutte contre la Tuberculose, le Fonds Mondial pour la lutte contre le Paludisme et le Fonds Mondial pour les Orphelins et autres enfants rendus vulnérables du fait du VIH/SIDA (OEV) dans le pays. La présidence de ladite réunion a été assurée par un représentant du ministère du Plan et de la Coopération Internationale. La réunion s'est déroulée aussi en présence des membres de la mission conjointe Fonds Mondial-OMS en séjour à Bangui.
Rappelons-le, le CCM c'est la version du Country Coordinating Mechanism en anglais ou CCFM/STP en Centrafrique qui se résume en Conseil National de Coordination du Fonds Mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme. Ce mécanisme a été mis en place par le Fonds Mondial pour évaluer pendant une année les activités dont les différents programmes ont eu à réaliser afin de voir dans quelle possibilité les réorienter. L'occasion a été donnée à chaque expert de faire le point sur l'évolution de son domaine d'intervention.
Intervenant le premier, le Fonds mondial pour le VIH/SIDA dont les activités concernent plus la prise en charge des personnes vivant avec le SIDA, la majorité des activités a été respectée et tout s'est bien passé dans l'ensemble. Leurs difficultés résident plus sur le fait que le nombre des personnes en charge dépasse de loin les prévisions initiales. Le programme de ce fonds prévoit dans un premier temps deux années pour la première étape et trois années pour la seconde. Les données présentées concernent la première étape où quelque 1.600 personnes sont déjà sous ARV, alors que le programme prévoyait 700. L'autre difficulté c'est que les activités pour cette première phase sont beaucoup plus concentrées au niveau de Bangui.
En ce qui concerne les deux autres, en l'occurrence le Fonds Mondial contre la Tuberculose et le Fonds contre le Paludisme, les activités sont restées encore au stade de démarrage car, leur financement a été octroyé respectivement en janvier 2005 et mai 2005. Ils ont également mis l'accent sur le retard dans la livraison des matériels pour le démarrage normal des programmes à leur charge. Tout comme les deux autres, le fonds mondial pour les OEV connaît les mêmes problèmes et une partie de ses difficultés réside dans son caractère novateur dans le pays.
Au cours des débats qui ont suivi, les participants ont tour à tour relevé les points qui risquent d'avoir des impacts néfastes sur le fonctionnement des différents programmes. Ils ont exprimé aussi leurs inquiétudes en ce qui concerne la suite de ces différents programmes, une fois qu'ils seront relégués au gouvernement tout en insistant sur le transfert des compétences qui doit s'opérer dès le début des programmes.


Lundi 28 Novembre 2005
Modeste Jérôme Poubalandji
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