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LE MINISTRE GOUANDJIKA EMPECHE L'EQUIPE DE KARATE DE VOYAGER



La Fédération Centrafricaine de Karaté éprouve des difficultés ces derniers temps pour participer à la compétition qu'organise chaque année la France, regroupant les meilleurs Karatékas des pays francophones. Au départ, 10 Karatékas étaient mis au vert pour préparer cette compétition qui devait en principe avoir lieu à Paris la semaine prochaine. Compte tenu des moyens limités de l'Etat centrafricain, l'effectif de nos karatékas est revu à la baisse. Trois de ceux ci sont définitivement retenus pour participer à cette compétition. L'équipe nationale de Karaté devait en principe prendre le vol hier mercredi 11 janvier 2005 pour Paris. Au dernier moment, il semblerait que le ministre des Postes et Télécommunications Fidèle Gouandjika aurait donné l'ordre à l'ambassade de France de ne pas délivrer des visas aux Karatékas Centrafricains qui s'apprêtaient à prendre le vol de Paris car, il aurait estimé que le voyage de Paris n'est qu'une pure aventure selon ses propres termes. De surcroît, il serait parti au ministère des Finances et du Budget pour s'opposer aux subventions accordées à cette équipe. Maître Ouabiro Samba, connu sous le nom de Mataki, premier vice-président de la Fédération Centrafricaine de Karaté se dit ne pas comprendre l'attitude du ministre Gouandjika qui mélange le sport et la politique. Il a affirmé que Gouandjika aurait déclaré que si l'un de ses poulains du 4ème arrondissement, précisément celui du quartier Boy-Rabe ne ferait pas partie de la délégation, l'équipe ne voyagerait pas.
Il convient de rappeler que Fidèle Gouandjika est l'ancien président de la Fédération Centrafricaine de Karaté. Est-ce par mauvaise foi qu'il aurait pris cette décision ? Le président de la fédération centrafricaine de Karaté Da Sylva Mackpayen, compte tenu des difficultés de la trésorerie, aurait payé trois billets d'avion à ses propres frais afin de permettre aux représentants du pays de prendre part activement à ladite compétition. L'on sait aujourd'hui, qu'à chaque sortie de l'équipe nationale de karaté de notre pays, elle fait des exploits. Le dernier en date est une médaille d'argent remportée au tournoi d'Angola il y a de cela deux mois.
Le sport unit les peuples dit un adage. Si tel en est le cas, le ministre Gouandjika doit reconsidérer sa position et donner l'occasion aux karatékas centrafricains qui ne déméritent jamais dans les différentes compétitions tant au plan national qu'international de participer à ce jeu qui ne peut que faire l'honneur du pays. Il faut penser tout d'abord à la jeunesse qui constitue le fer de lance non seulement pour la relance économique et politique mais également et surtout pour sa promotion sociale.

Jeudi 12 Janvier 2006
Mony Tamkourou
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