Cette réaction forte du Ministre Gaston Mackouzangba fait suite à une réunion tenue par les candidats à l'intégration le samedi 3 mai 2008. Au cours de leur rencontre, certains éléments parmi les candidats à l'intégration ont envisagé de durcir leurs positions en faisant monter les enchères par des actions de rue et des actions violentes.
Appel ferme au calme et à la sérénité
Informé de la situation et de la prise de position des candidats à l'intégration, la réponse du Ministre en charge de la Fonction Publique ne s'est pas fait attendre. Par la voie des ondes, le même créneau que les candidats à l'intégration ont utilisé pour lancer leur appel, Gaston Mackouzangba a lancé un appel au calme et à la sérénité, mais empreint de fermeté aux adeptes du désordre dans un Etat de Droit. Par des menaces à peine voilées, le Ministre de la Fonction Publique a informé les «agitateurs» que leur décision lui est parvenue et qu'il a pris les dispositions pour informer qui de droit. Les candidats à l'intégration dans la Fonction Publique qui ont concouru en 2007 attendent la sélection de 402 qui est gap par rapport aux 1200 qui ont été déclarés admis.
Des précautions pour éviter les fraudes
Pour plus de précision et lever toute équivoque, le Ministre de la Fonction Publique déclare que le Comité d'Intégration, dont font partie les représentants des jeunes diplômés, n'a fini son travail qu'en fin mars 2008. Le dossier a été transmis au Ministre de la Fonction Publique, qui vient de prendre ses fonctions et qui estime, pour ne pas être piégé, avoir un droit de regard sur le dossier, pour vérifier sa conformité avec la liste officielle des admis et les priorités exprimées par les départements ministériels. Cette prudence et cette précaution du Ministre Mackouzangba sont justifiées, car par le passé, des concours avaient été organisés et les admis n'étaient pas forcément ceux qui avaient concouru. Ce genre de tripatouillages à l'époque du régime Patassé avait amené le Ministre des travaux publics d'alors, M. Aristide Dominique Sokambi, à démissionner. L'affaire avait fait scandale, mais les organisateurs de cette fraude lors du concours des agents des barrières de péage n'avaient jamais été sanctionnés, alors qu'ils étaient dénoncés à l'époque par le Ministre Sokambi.
Pour le concours d'intégration dans la Fonction Publique Centrafricaine, le Ministre Mackouzangba a précisé que, malgré les précautions qu'il a prises à son niveau, la procédure ne sera pas pour autant terminée. Des vérifications des diplômes seront opérées pour éviter que les titulaires de titres universitaires nébuleux n'occupent plus les places des méritants qui ont suivi un cursus régulier et qui ont obtenu leurs diplômes dans la transparence. Cette phase sera suivie par la poursuite de la procédure à savoir les visas du CERRAC et du contrôle financier pour qu'en finir le Ministre signe les arrêtés d'Intégration.
Cette manifestation a permis au Ministre Gaston Mackouzangba d'apaiser les candidats à l'Intégration dans la Fonction Publique par des termes conciliants.