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ECONOMIE
LE MINISTRE MALIKO DONNE LES RAISONS DE LA HAUSSE DES PRIX DU CARBURANTDans un point de presse donné le lundi dernier dans la salle de conférence de la Primature ; le Ministre Sylvain Maliko a entretenu les professionnels des médias sur les causes de la hausse des prix du carburant, décidé par le gouvernement. L’orateur a fait savoir que les prix des hydrocarbures qui ont fortement évolué depuis mai 2005 associés à la hausse des cours du dollar sont à l’origine de l’augmentation des prix du carburant à la pompe dans notre pays. L’Etat centrafricain, pays enclavé, non producteur de pétrole est soumis à la loi de l’offre et de la demande, laquelle détermine les prix du baril sur le marché international. Le gouvernement centrafricain, qui, a, depuis quelque temps, interrompu son approvisionnement par la voie fluviale, se procure désormais en hydrocarbures par la voie terrestre. Ce qui coûte extrêmement cher. Par ailleurs, le Ministre Maliko aux côtés duquel étaient présents le Ministre délégué aux Finances Nganzé Doukou et le Ministre d’Etat à l’Equipement et aux Transports, M. Charles Massi, a fait mention de ce que l’Etat centrafricain qui a accumulé une dette qui se chiffre à 720.000.000 Fcfa vis à vis de Total, distributeur de carburant dans la période de mai à décembre 2005, ne peut indéfiniment continuer par souci d’équité sociale, à subventionner les pertes pour combler les trous à la pompe. Cette question liée aux pertes accumulées par l’Etat Centrafricain a toujours été soulevée par les institutions de Bretton Wood lors des négociations. C’est dire que la hausse des prix du carburant a été inéluctable. Face à cette réalité, et dans le souci d’informer les partenaires de cette hausse des hydrocarbures, le gouvernement a initié une rencontre qui s’était tenue à la Primature et regroupant le Groupement des Conducteurs Centrafricains et le syndicat des conducteurs de taxis et bus. A l’issue de cette rencontre, un comité technique avait été mis en place pour réfléchir profondément sur les possibilités de trouver une solution à cette crise. Ce comité a fait des recommandations et dégagé 6 hypothèses parmi lesquelles, la 4ème permettait à l’Etat de réaliser un gain de 2 milliards, soit + 8% sur le super à 700 F le litre, + 10% sur le pétrole à 385 F le litre, 17% sur le gasoil à 675 F le litre . Les recommandations faites sont fondées sur deux objectifs qui consistent à veiller à ce que l’Etat n’accumule pas les déficits et de libéraliser le marché national des hydrocarbures pour éviter de déstabiliser l’économie du pays. Cependant, le Ministre Maliko a fait savoir que l’augmentation des prix des hydrocarbures rentre dans la droite ligne des reformes entreprises par le gouvernement. Ces reformes, affirme-t-il, se feront de manière graduelle et méthodique et toucheront tous les secteurs de l’administration centrafricaine. En filigrane, le membre du gouvernement a insisté sur le fait que le comité technique de réflexion mis en place par le gouvernement dispose de trois mois pour rendre la conclusion de ses travaux. Fleury -K
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Jeudi 19 Janvier 2006
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