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ECONOMIE
LE MINISTRE MBAY REACTIVE LES CENDRES DE LA FILIERE COTONLes cotonculteurs de Centrafrique peuvent commencer à réveiller leurs vieux et traditionnels rêves d’achat de bicyclette, de poste radio, de dot d’une deuxième et/ou troisième épouse. Ce soubresaut d’espoir peut renaître du fait que le gouvernement fait de la reprise de la filière coton qui, longtemps, a connu des déboires, son cheval de batail pour la remise en ordre de l’économie de la zone de la savane du pays. Outre cette ferme volonté de redynamisation de ce secteur d’activités, des engagements sont pris pour tout mettre en œuvre afin de parvenir à régulariser les 2 milliards 600 millions de francs cfa d’arriérés de paiement du coton pris à crédit entre les mains des producteurs. En effet, sous la houlette du ministre Mbay, le gouvernement vient de décider la mise en place d’une cellule chargée de la commercialisation du coton pour l’année 2006. Les responsables de cette cellule viennent d’être nommés ainsi que la définition des modes de fonctionnement de ladite structure. Des pourparlers ont été entamés avec les partenaires au développement de ladite filière après la mise en liquidation de la Socadetex l’ancienne structure. Dans l’attente d’un partenaire extérieur, les rumeurs font état d’un groupe agro alimentaire français dont le non reste à communiquer. Toutefois, le gouvernement se dit prêt à engager du moins partiellement les fonds nécessaires à la nouvelle campagne de commercialisation 2006. Il convient de rappeler que de 40.000 tonnes en moyenne annuelle de production cotonnière jusqu’en l’an 2000, cette production a maintenant chuté à environ 5.500 tonnes à cause des événements de 2001 à 2003 ayant entraîné le déplacement massif des cultivateurs soit sur le territoire national, soit vers le sud du territoire tchadien où ils ont trouvé refuge et aussi à cause de la baisse des cours mondiaux de cette matière. Notons aussi que la production de coton fait vivre environ 1 million de Centrafricains d’abord avec les revenus qu’elle fait générer, puis avec les produits vivriers plantés sur les vieilles parcelles cotonnières qui, habituellement, occupent de larges espaces. Envisager la relance de la culture du coton, une des cultures de rente qui font entrer des devises dans le pays est une bonne initiative dans le cadre des réformes entamées par le gouvernement pour le redressement et la stabilisation de l’économie nationale. Mais il va sans doute se poser le problème de la stabilité des producteurs et de leur sécurité, surtout ceux du Nord et du Centre-Est du pays qui sont souvent victimes des abus de tous ordres de ces bandes armées non identifiées qui sévissent en permanence dans ces zones. Il y a lieu que le gouvernement envisage sécuriser ces zones de façon efficace et durable pour donner une chance réelle à la reprise véritable de la filière cotonnière. Les efforts du gouvernement doivent alors être soutenus par les autres partenaires dont la combinaison des actions viserait l’amélioration des conditions et du niveau de vie de la population centrafricaine en général et de la zone cotonnière en particulier. Grand. Petit-Jean
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Jeudi 2 Février 2006
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