|
SOCIETE
LE NORD DE CENTRAFRIQUE SE DEPEUPLE
Deplacés dans la brousse proche de Bozoum (photo Maurizio Giuliano / OCHA)
Le camp des réfugiés centrafricains d’Amboko situé vers le sud du Tchad vient de recevoir une fois de plus des réfugiés en provenance des villages Bebingui, Bédaya II, Bédoyo Yono et Yéné. A leur arrivée, c’était l’Organisation Non Gouvernementale italienne dénommée COOPI au Tchad, qui leur a administré les premiers soins. Les témoignages recueillis auprès de ces réfugiés font état de pillages, d’attaques et de viols perpétrés par les bandes armées qui sévissent dans le Nord du pays sur la population civile.
Dans la commune de Bekoninda toujours au Sud du Tchad, les réfugiés centrafricains sont accueillis dans les salles de classe où chez les habitants de la communauté locale qui acceptent de partager leurs repas quotidiens avec eux au nom de la solidarité africaine. Au village Bala (Tchad), à défaut de site d’accueil, les réfugiés sont logés dans un entrepôt. Pour l’heure, leur état de santé est stable et pourrait se détériorer car les nouveaux arrivants ne disposent de latrines et sont obligés d’aller se soulager dans la brousse. Avec la saison des pluies et l’inondation, il y aura risques de contamination. Actuellement, le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) ainsi que le gouvernement tchadien sont en train de chercher des voies et moyens pour loger ces compatriotes proche du camp d’Amboko. Si rien n’est fait pour contenir les assauts de ces bandes armées qui sévissent dans le Nord du pays, d’autres villages centrafricains risquent encore de se vider de sa population à l’instar des villages déjà dépeuplés. Le porte-parole de OCHA Maurizio Giuliano a affirmé n'avoir aucune information sur les incidents, mais a assuré que son organisme fait toujours tout le possible pour mieux connaître les besoins humanitaires, et pouvoir venir au secors des plus vulnerables en termes de nourriture et médicaments. Si certains réfugiés centrafricains ont accepté de vivre dans des camps, d’autres par contre, ont jugé utile de partir loin dans d’autres villages tchadiens pour échapper aux incursions des bandes armées. Le dépeuplement des villages dans le Nord du pays aura certes, un impact sur la production agricole locale. Il faut noter que la plupart des réfugiés sont des cultivateurs. Ils conditionnent leur retour au bercail au retour de la paix dans le Nord du pays. Freddy Bicko
Lu 9382 fois
Jeudi 2 Février 2006
Notez
Dans la même rubrique :
PREMIER BAPTEME DE FEU DE Mme DEBALET-KOYT - 27/01/2012L’INSECURITE SEVIT A KABO ET A DAMARA - 03/01/2012UNE FILLETTE DE 18 MOIS VIOLEE - 03/01/2012LE TAXIMAN OBAM OSTIN VICTIME DE BRAQUAGE - 05/11/2011TRANSPORT URBAIN, LA SONATU NE FAIT PAS GREVE - 05/11/2011SYNAES/GOUVERNEMENT, LA PAIX DES BRAVES - 29/09/2011POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIETE | CULTURE | INTERNATIONAL | SANTE | SPORT | EDITORIAL | DOSSIERS | REGIONS | INTERVIEW | LIBERTE DE LA PRESSE | OPINIONS | DROITS DE L'HOMME | CHRONIQUES | TEXTES |
FERDINAND SAMBA CONDAMNE A 10 MOIS D’EMPRISONNEMENT FERMEDans son verdict, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, en audience correctionnelle du 26 janvier 2012, le magistrat Dubai, Président dudit tribunal, assisté de M. Alain Tolmo, représentant du ministère public et des assesseurs, a requis 10 mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de M. Ferdinand Samba, Directeur de Publication du quotidien Le Démocrate, accusé de diffamation, d’injures et d’incitation à la haine.
Votre AVIS compte
Inscription à la newsletter
PLAIDOYER POUR UNE ORGANISATION JURIDIQUE ET POLITIQUE ENTRE LA REPUBLIQUE ET LES RELIGIONS EN CENTRAFRIQUEPar Arrêté ministériel N° 038/MATD/DIR.CAB, Josué BINOUA, ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, avait invité les populations centrafricaines à observer trois journées de jeûne et de prières, le mardi 27 décembre 2011.Clotaire SAULET SURUNGBA
30/01/2012
Dans le forum
|
|||||
|
||||||




POLITIQUE
Procès Jean-Pierre Bemba








